L’avis de Carine sur le tome final de Une plume dans le désert. Un roman de Aryabella Connors chez Lips and Co

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Titre : Une plume dans le désert

tome 3/3

Auteur : Aryabella Connors

Genre : Romance

Editions : Lips and Co

Collection Lips and Roll

Ebook : 5.99€

Broché : 16.99€

Résumé : « J’ai l’impression que tout le monde me regarde. Je suis encore aux aguets, je scrute la silhouette de chaque personne que je croise, détaillant sa tenue à la recherche d’une arme cachée, et me rends compte à chaque fois que cette manie n’a pas sa place ici. Je dois trouver un moyen de m’y faire, à ce calme, cette paix, cette liberté… »

À peine de retour sur le sol américain, Maxynne se retrouve confrontée à Brooster, son « fiancé », qui entend bien récupérer sa promise. Sebastian étant toujours en Libye, l’attente de son retour semble interminable à la jeune femme perdue entre l’amour et la raison.

Quand les autres soldats reviennent enfin, elle constate avec effroi qu’il n’est pas parmi eux, présumé mort dans un crash d’hélicoptère. Mais pour Maxynne, c’est inenvisageable ! Une sorte de lien la pousse à croire que son lieutenant est toujours en vie.

La tristesse aurait-elle cédé la place à la folie ? Ou doit-elle continuer à espérer ?

En plus de ce deuil intolérable et de l’étau des responsabilités qui se resserre, la belle infirmière va recevoir une nouvelle qui pourrait bien tout chambouler…

****

Mon Avis :

Un troisième tome différent, mais non moins intense…

À peine les pieds posés sur le sol Américain, que Maxynne se retrouve face aux « Grands » de la Pantha. Le comité d’accueil n’est pas celui qu’elle espérait. Et se retrouver devant ceux qui souhaitent diriger son avenir va la rendre folle de rage. Son ex-fiancé, Brooster, compte bien la récupérer et la ramener à la raison. Sauf que Maxy n’est plus cette douce femme soumise à des idéaux qui n’étaient finalement pas les siens. Et surtout, ces Indiens qui pensent qu’elle doit être purifiée pour retrouver son rôle D’Aïyana ne sont plus sa famille… Non, sa famille se tient là, auprès d’elle et prête à en découdre avec tous ces hommes à plumes plus ridicules qu’autre chose. Tous font bloc aux côtés de Leur Rossignol dans leurs uniformes qui attirent le respect. Mais si les Panthaliens finissent par rebrousser chemin, ils ne comptent pas en rester là. Maxynne est leur Aïyana et hors de question qu’elle n’épouse pas Brooster. Qu’importent les moyens à employer. Le Cycle des saisons est beaucoup plus important pour eux que la dignité humaine.

Le retour à la réalité est dur pour elle. L’odeur de la ville lui saute à la gorge, tout comme celle des pots d’échappement. Tout est différent de la Libye et son cœur se serre en voyant les enfants s’amuser en toute sécurité, les femmes déambuler sans voile, ou encore tous ces magasins qui regorgent de nourritures. La paix, la liberté sont étranges tout à coup. Elle n’a plus l’impression d’être à sa place. Les gens qui vivent ici n’ont aucune idée de ce qu’il se passe à des milliers de kilomètres de là, et encore moins, ce qu’il se passe dans son cœur…

Maxynne a laissé trop de choses dans le désert. Et la plus précieuse de toutes est son Big Love, son âme sœur qui lui a appris que l’amour valait autant la peine de se battre que pour la vie. Elle est triste, perdue. Sa tente lui manque, son lit de palette lui manque, IL lui manque… Mais Sébastien est dans son cœur, il est partout autour d’elle et elle n’a plus qu’une hâte, c’est qu’il rentre à son tour pour qu’ils puissent enfin aspirer à cette vie qu’ils ont tant rêvée. Maxynne à fait le choix de l’amour et elle ne le regrette pas une seule seconde, et ce, même lorsque le pire va lui tomber dessus…

Ce troisième et dernier tome de Une plume dans le désert clôture la saga magistralement même si nous ne sommes plus dans la même dynamique que dans les deux premiers, ni dans les mêmes émotions. Il n’en est pas moins fort. Ni moins intense. Bien au contraire. Et ce, même si parfois quelques scènes m’ont un peu déroutée, je me suis laissée porter une fois de plus dans cet univers fascinant que l’auteure nous décrit avec passion.

Les rebondissements sont riches et bouleversants. J’ai pleuré dès les premières pages. Maxynne m’a touchée plus que raison, tout comme les familles et tous ceux qui sont rentrés chez eux, ou à contrario… Ceux qui ne sont pas rentrés. Ou plutôt si, mais les pieds en avant… C’est la dure réalité de la guerre, de ces hommes et de ces femmes qui se battent de l’autre côté des frontières au nom de leurs pays. Et que peu savent ce qu’ils endurent pendant, après, ni les exploits qu’ils peuvent y réaliser.

Les retours sont douloureux et il faut réapprendre à vivre normalement, jusqu’au prochain départ. Maxynne en fera les frais en ayant du mal à reprendre sa vie en main et se jetant alors à corps perdu dans son travail et dans sa quête de protéger et sauver ceux qu’elle aime. Elle qui a toujours été le pilier de tous, va néanmoins s’effondrer suite à une nouvelle qu’elle ne peut accepter et va devenir l’ombre d’elle-même. C’est au tour des autres de prendre soin d’elle et lui faire remonter la pente. Elle trouvera son salut à l’hôpital dans lequel elle prend ses nouvelles fonctions tout en continuant sa formation d’Ange Gardien. Son statut lui sied à merveille. Elle est vraiment faite pour cela et c’est bien dommage que ni son père, ni les Panthaliens ne peuvent la comprendre et approuver ses choix.

Cependant, nous sommes très loin de nous retrouver face à la douce Maxynne. La guerre a laissé des traces qui l’aident à remonter la pente mais qui vont aussi la rendre dure et intransigeante. En se forgeant alors une carapace pour que rien ne puisse atteindre à nouveau son cœur déjà bien meurtri.

Aryabella m’a offert un nouveau souffle dans mes lectures et je l’en remercie car cette saga est un véritable coup de cœur. Elle nous offre plus qu’une simple romance. Elle nous emporte dans un autre univers, dans une aventure hors du commun avec de vraies valeurs qu’elle a mises en avant dans le récit.

Avant de nous broyer les tripes dès le début de ce tome, elle nous a précédemment fait vivre le « Théâtre » comme si nous y étions, comme si nous le vivions, et nous a fait prendre conscience des liens forts qui peuvent s’y créer. De cette folie qui fait tomber nos frères, nos sœurs, tout comme les autochtones. Et dans cette suite, ces liens auront toutes leurs importances. Les émotions sont là tout comme le suspense et la tension qui nous animent tout au long des pages. Mais aussi les désillusions avec lesquelles l’auteure nous malmène. On refuse que cela se termine et on en veut encore du désert Libyen !

 J’ai aussi beaucoup aimé le parallèle entre les militaires et les Panthaliens, car il nous fait prendre conscience que certains se complaisent dans des choses futiles, comme le cycle des saisons en ayant aucun remords à sacrifier une vie, pendant que d’autres se battent et risquent la leur pour sauver celle des autres et aider tout un pays.

Je ne peux que vous conseiller de découvrir cette saga à votre tour, je vous l’ordonne même car elle est sans conteste, mon coup de cœur de cette année…

Un grand merci à Lips and Co pour m’avoir permis de découvrir cette pépite livresque en service presse broché. Ils trônent fièrement dans ma bibliothèque et feront partie de ces romans que l’on prend plaisir à lire et à relire.

Merci Aryabella Connors pour m’avoir emportée dans ton univers et m’avoir fait vivre cette aventure pleine d’émotions et de valeurs humaines.

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