Le cri du silence par Angel Arekin aux éditions Black Ink !


Hello les étoiles, je vous présente mon avis coup de coeur sur Le cri du silence d’Angel Arekin. Edité par Black ink éditions. Encore un roman époustouflant à son actif…Un thriller à vous glacer le sang et une romance riche en émotions, Le combo parfait à ne pas louper !

Titre : Le cri du silence 

Auteure : Angel Arekin

Éditeur : Black Ink éditions 

Genre : Thriller 

Résumé : Un tueur rôde dans les Lofoten, ces îles magnifiques de Norvège, là où la nuit ne tombe jamais en hiver et où le soleil de minuit éclaire les journées d’été. 
C’est ici que Maja a grandi, sur ces terres morcelées qui abritent tant de secrets. 
C’est ici que Caern et sa sœur sont arrivés voilà quelques années, après la faillite de leur famille. 
Adolescent silencieux et marginal, à la beauté sauvage et charismatique, Caern est pourtant méprisé de tous. Seule Maja le voit différemment et se lie avec lui malgré les mises en garde de ses proches. 
Mais alors que la relation entre les deux adolescents se développe, le Tueur des Lofoten frappe à nouveau, détruisant la tranquillité de l’archipel. 
Dix ans s’écoulent avant que le destin ne les remette sur le même chemin. Le passé a laissé des traces indélébiles mais l’attirance entre eux est toujours présente. 
Le problème, c’est qu’ils ne sont pas seuls…

L’avisdeMya :

Tout d’abord laissez-moi remercier Black Ink éditions pour l’envoi du service presse numérique. Et aussi féliciter Angel Arekin pour ce thriller magistral qui ne laisse point indemne.

L’été s’installe tout doucement à Svolvær. Les jours rallongent et s’enchaînent dans cette petite magnifique ville norvégienne. Le spectacle n’en est que plus fabuleux sous le soleil de minuit. Les plus courageux profitent du panorama époustouflant de La baie d’Unstad en s’aventurant dans ses eaux glaciales. À l’instar de quelques touristes, la bande d’Erlend y est aussi pour affronter les vagues déferlantes du spot. Maja, la petite sœur de quinze ans d’Erlend, Leiv, Jens et Madi. Tout le monde ondulent en même temps que la houle jusqu’à ce que la planche de Maja heurte celle de l’un des surfeurs. Qui n’est autre que Caern Corange. Maja est si frigorifiée et désorientée à cause du coup reçu sur la tête, que Caern se dépêche de prendre les choses en main pour la sortir de l’eau glacée lui évitant une hypothermie certaine. Tout en faisant fi des regards haineux de son frère, Erlend. C’est clair, ces deux-là ne s’aiment pas.

Le cadre que l’auteure nous décrit est idyllique et l’entente est bon enfant et donne envie de se plonger dans cette histoire sans sursis. Jusqu’à ce que l’ambiance se plombe et devienne hitchcockienne et le décor assez sinistre pour hérisser les poils et faire monter la tension artérielle à son paroxysme.

En effet, la population se réveille sous le choc et la nouvelle se répand dans la ville comme une traînée de poudre. L’odeur pestilentielle d’un cadavre sauvagement profané a souillé la pureté et la fraîcheur de l’air de l’archipel des Lofoten. Et depuis, rien n’a été dans cette bourgade. La quiétude de la ville et l’insouciance de ses habitants se sont envolées pour laisser place à un climat d’inquiétude, tendu et suspicieux.

Pendant que le chef de police Sørensen et sa brigade organisent leur chasse à l’homme, Maja et Caern mènent une lutte contre des sentiments qui leur sont interdits. Maja ne peut pas se tenir loin de l’aura magnétique de ce loup solitaire. Malgré la désapprobation de ses proches, de ses amis et même de celle de la jumelle de ce dernier, elle est déterminée à approfondir cette attraction prétendue malvenue qui l’aimante à Caern. Quant à ce dernier, ses efforts sont vains à essayer de résister à la tentation, à l’éloigner de crainte d’entacher son innocence. Et pour cause… Caern et sa jumelle, Aenna, sont l’attraction de la ville, ou plutôt ses moutons noirs. Surnommés les Silent Twins, ils sont observés comme des bêtes de foire, détestés et montrés du doigt. On raconte des choses peu ragoûtantes sur eux, et certaines sont probablement vraies. Par exemple, qu’ils entretiennent une relation malsaine, qu’ils sont nuisibles, qu’ils sont fusionnels et dysfonctionnels, qu’ils sont anormaux… Et d’autres insanités abracadabrantes. Chacun y va de son anecdote dur eux. Mais cela n’empêche pas Maja de lui courir après, voyant en lui, des qualités invisibles aux communs des mortels. Mais pas à elle. Caern est devenu une évidence, son âme sœur et ni les racontars ni même les menaces ne la dissuaderont de l’aimer.

Jusqu’à la découverte d’un deuxième cadavre. Et cette fois-ci pas de doute, tous les doigts se pointent vers Caern. Lui seul avait une aussi grande colère en lui et une bonne raison pour commettre un meurtre si violent. Un crime monstrueux qui a poussé Maja à la fuite loin sa ville et de sa famille des années durant, pour oublier le fantôme qui hante désormais sa tête et son cœur meurtri. On pourrait croire que son exode vers d’autres cieux arrêterait ce déchaînement de violence. Malheureusement, son retour au bercail semble réveiller le monstre qui sévit dans les Lofoten après une hibernation de dix ans. Les crimes n’en sont que plus brutaux et s’approchent de plus en plus d’elle. Sera-t-elle l’objet d’une obsession sanglante ?

Démêler le vrai du faux de ce thriller s’est avéré aussi casse-tête qu’un jeu de puzzle auquel Angel Arekin s’y adonne avec excellence. Le cri du silence est un embarquement total dans les contrées sauvages et sublimes du Nord. Les Lofoten comme elle en parle font rêver. Mais le revers de la médaille nous en éloigne très vite pour chasser l’émerveillement et laisser place à l’écœurement, aux crimes répugnants, au doute, à d’inévitables émotions qui nous rongent tout le long des pages. Le décor paradisiaque cède sa place à un autre plus macabre que l’auteure décrit avec brio, installant un climat de psychose purement hitchcockien. Et elle ne nous épargne pas les détails. Tout y est. Un manoir sinistre, des personnages écorchés à vif, et d’autres plus flippants, un suspense insoutenable, un malaise palpable dont je ne suis pas arrivée à m’en défaire. Cette peur qui prend aux tripes quand on ne sait pas à quelle sauce on allait être mangées. La connaissant, j’avais le droit de craindre le pire (lol). Et, je ne n’ai pas été déçue. Car, le brouillard n’a de cesse de s’épaissir au fil des pages, elle distillait les indices au compte-gouttes, laissant planer le doute et le mystère. L’improbable est devenu réel, le monstre de l’archipel s’est avéré démoniaque et insoupçonnable et sa créatrice rudement sadique.

Angel Arekin a encore une fois était au rendez-vous pour enchanter nos papilles livresques avec le combo parfait pour ne pas changer à notre grand bonheur. Elle nous a fait don d’un amour interdit, bouleversant et à la limite de l’obsession, comme elle seule sait le faire, d’une folie meurtrière et d’une intrigue machiavélique menée d’une main de maître. En somme, un thriller incontournable qui glace les sangs et au dénouement bluffant mâtiné d’une romance riche en émotions à lire sans attendre !

Je suis admirative de cette plume qui ne déroge pas à ses habitudes à nous pousser dans nos retranchements, à malmener nos cœurs et à nous tordre les tripes. Et on en redemande… Chapeau bas l’artiste qui arrive toujours à me surprendre !

 

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