L’avis de Carine sur le roman de K.Jarno The Bounty Fuckers chez Black INK Editions

81ivwbncxvL._AC_UY436_QL65_ML3_Titre : The Bounty Fuckers
Auteur : K.Jarno
Genre : Romance MM
Editions : Black Ink
Ebook : 4.99€

Résumé :

Hugo est un baiseur de primes. Là où un chasseur de primes est engagé pour tuer, lui l’est pour baiser.

Tester l’honnêteté ou la sexualité d’un conjoint, briser une carrière, dépuceler un coincé, c’est son job, et rien ne l’arrête. Le client fixe une mission, il la remplit. Aucune limite ! Personne ne lui résiste.

Personne ? Sauf peut-être sa nouvelle cible : Zedd. Une coupe de militaire, un regard agressif, une allure de taulard, une attitude de mauvais garçon.

Rien chez lui ne présage une possible attirance pour les mecs. Comme si ce détail pouvait arrêter Hugo. Il est le meilleur et compte bien le rester !

Quoi qu’il en coûte, ce Zedd finira dans son lit. Parole de Bounty Fucker !

Mon avis écrit par #Carine :

Nom : Blanchemaison

Prénom : Hugo

Profession : Bounty Fucker

Vous ne savez pas ce qu’est un Bounty Fucker ? C’est comme un Bounty Hunter, un chasseur de prime qui a peu de considération pour la vie humaine du moment où l’enveloppe qu’on lui donne pour sa mission est bien remplie. Mais pour Hugo c’est différent, il n’enlève la vie à personne, juste, il les baise. Un baiseur de prime  ! Si vous payez bien et que vous savez être discret, il peut se charger de n’importe quelle mission avec ses atouts et sa belle gueule.  Un dépucelage, briser un mariage dont le mari cache ses véritables penchants sexuels ou encore, provoquer un scandale pour briser une carrière politique, les raisons pour l’embaucher ne manquent pas et Hugo ne rate jamais ses cibles. Mais la facilité de ses missions commencent à l’ennuyer. La même platitude chaque jour et l’amour à deux balles lui pèse.  Il aspire et rêve que ces cibles lui donnent un peu de fil à retordre et que cela lui apporte un peu plus de piquant dans sa vie.

Cela tombe bien, car sa nouvelle mission relève d’un vrai challenge !

Zedd est un officier de police glacial, taciturne, avec lequel il va devoir faire équipe le temps de le démasquer. Sa femme le soupçonne d’aimer les hommes et souhaite que Hugo lui en apporte la preuve. Rien ne laisse penser qu’elle a raison, mais Hugo est assez fort dans son domaine, il compte bien disposer de tous les éléments pour accomplir sa mission et pour ce fait, Zedd doit finir dans son lit… Mais la partie n’est pas gagnée d’avance au vu du spécimen complètement hermétique à tout ce qui l’entoure, mise à part les enquêtes sur lesquelles il bosse comme un damné. Mais Hugo qui ne recule devant rien va cependant se prendre une belle claque en intégrant l’équipe de Zedd, car en plus de patiner sur sa mission, il va devoir affronter son passé qui lui revient en pleine face et va le mettre en danger. Tout comme il va mettre en danger son statut de Bounty Fuckers en transgressant la première des règles d’un Baiseur de prime… Ne pas s’attacher à sa cible.

Une belle romance dans laquelle Kentin Jarno a mis tous les ingrédients nécessaires pour tenir le lecteur d’un bout à l’autre même si pour ma part il m’a manqué un petit quelque chose. Un peu plus de profondeur peut-être, et un développement plus poussé sur certains points. C’est la trame qui m’a accrochée par son originalité  et m’a permis de prendre le temps de m’attacher aux protagonistes que j’ai vraiment adorés. L’ intrigue est bien menée avec de l’action, des secrets, de l’amour et du sexe savamment dosé. L’émotion arrive petit à petit, au fur et à mesure que l’on s’attache à Zedd et Hugo en apprenant à les connaître et en découvrant leurs fêlures. Plus on avance plus on les découvre, plus on succombe. Nos deux héros sont différents et se complètent pourtant dans leur relation qui prend le temps de se mettre en place. Ils souffrent tout deux d’un passé  qui leur pèse et les fait souffrir malgré les apparences. Mais en s’apprivoisant et s’ouvrant l’un à l’autre, ils vont prendre conscience qu’il faut avant tout affronter ce passé pour pouvoir aller de l’avant.

Nous avons d’un côté un Hugo, ce petit frenchy exilé à New-York qui n’a pas froid aux yeux et qui nous fait rire avec son humour complètement décalé (Kentin sort de ce corps ! ou pas… 😉 ).  On ne peut que l’admirer pour sa force de caractère, et la façon dont il a rebondi après avoir repris sa vie en main, malgré un flou encore présent. Certes son métier n’est pas des plus banals, mais cela reste son choix. Il fait cela de son propre chef sans aucune obligation et c’est tout ce qui compte. Il ne connaît pas l’amour et n’en veut surtout pas, donc rien de dérangeant.

Puis nous avons Zedd le Bad boy ténébreux,  fils de militaire marié à une fille de militaire. Cet homme est peut-être beau à en crever, mais il est surtout glacial et très secret. Il qui ne vit que pour son job et on a vraiment du mal à le cerner. Son mariage n’est pas sa priorité, seul les trafiquants de drogues ont toute son attention. Et depuis peu aussi, le petit frenchy au visage d’ange, qui lui fait sonner tous ses signaux d’alerte. Il cache quelque chose et il doit savoir quoi… On va le voir s’ouvrir et sortir doucement de sa chrysalide pour devenir un magnifique papillon de nuit bien sulfureux. S’extirper d’une emprise toxique n’est pas aisée, mais Hugo pourrait lui en donner le courage.

Entre moment de doutes, de peines, de remise en questions et de révélations dramatiques, la magie des sentiments opèrent tout à coup en donnant au roman cette légèreté qui touche et nous emporte vers des sentiments, certes complexes dans un premier temps, mais qui illuminent le cœur de nos héros et nous illuminent alors aussi, à notre tour.

Une belle lecture à la plume fluide et drôle malgré le sujet, qui se lit facilement et qui nous emmène jusqu’au prologue avec cette envie soudaine et très frénétique de connaitre la suite. Car avec le récit de Zedd et Hugo, Kentin Jarno nous tisse un fil conducteur que l’on a hâte de retrouver dans le prochain tome qui concernera un des associés et amis de Hugo. Bellamy ou  Joan ? Qu’importe ! Tout deux nous offrent de bons moments déjà dans ce premier tome, même si mon cœur va tout de même vers Bellamy et le mystère qui l’entoure. Sa sagesse et son sarcasme m’ont déjà fait fondre.

Bounty Fuckers c’est une série de Spin-off indépendants, mais j’imagine qu’au fil rouge les relis,  il vaut mieux les lire dans l’ordre. Chaque tome est une mission différente avec un personnage différent. A quand la suite ? Très vite j’espère !

Un grand merci aux Editions Black ink pour m’avoir permis de découvrir cette belle lecture en service presse.

Extrait : 

« En général, mon intuition ne me trompe pas. Jusqu’ici, elle ne m’a jamais fait défaut. Sans elle, je n’en serais jamais arrivé à ce stade dans ma carrière. Ce mec dit la vérité. Il n’est rien d’autre qu’une pute parmi d’autres, dans cette organisation. Donc cette piste tombe à l’eau. Plan B : entrer dans l’hôtel pour faire un repérage des lieux et éventuellement trouver le bureau des Bonnie and Clyde du fion.
Et merde.
Voilà que le frenchy déteint sur moi, maintenant. Génial ! Heureusement que je n’ai pas dit ça à voix haute, il ne se serait plus senti. Je ne veux pas qu’il croie qu’on va devenir amis. Il n’y a pas de place dans ma vie pour ça. Il n’est rien d’autre qu’un stagiaire qui cache quelque chose. Et je veux découvrir son secret.
— Vous voulez quoi ? me demande le suspect.
On ne peut clairement pas rentrer dans le bâtiment par la porte d’entrée. D’où l’intérêt de tenir ce mec sous ma coupe.

— Tu vas nous faire entrer à l’Empire of Hearts. Par la porte arrière.
Il éclate de rire.
— Vous n’êtes pas sérieux ?
Mon air strict lui démontre immédiatement le contraire.
— J’ai l’air d’être le genre à plaisanter ? demandé-je.
Hugo se marre à côté. Première fois qu’il intervient. Il se tenait en retrait pour observer en tant que stagiaire, j’imagine.
— Je confirme, il n’a même aucune idée de la définition du mot « plaisanter », assure-t-il, amusé. Vous feriez mieux de coopérer.
Une pointe d’amertume me pince le cœur. Je ne suis pas du genre susceptible. Des critiques, j’en ai essuyé toute ma vie. Personne ne passe à côté. En l’occurrence, Hugo n’a rien dit de bien méchant. Pourtant, ça ne me plaît pas du tout, venant de sa part. Bien sûr que je sais m’amuser. Juste pas avec les cons de Français prétentieux. »

Extrait de
The Bounty Fuckers
K. Jarno
bounty

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