L’avis de Carine sur le roman de Farah Anah La romance de ma vie… TU PARLES !

41iJ1NP0xYL._SY346_Titre : La romance de ma vie… TU PARLES !

Auteur : Farah Anah

Genre : Romance comédie romantique

Editions : Black Ink

Ebook 4.99€

Résumé :

Alizée, auteure à succès, ne sort pas de chez elle.
Alizée possède un vieux chat violeur nommé Vampyr.
Alizée ne porte que des pyjamas pilou, n’en déplaise à certains.
Alizée n’aime ni les enfants, ni ses parents, ni… Non la liste serait trop longue, restons sur ce qu’elle aime…
Alizée adore la tranquillité, de ce fait, elle ne supporte pas son voisin canon qui fait crier les filles, une fois la nuit tombée. Elles pourraient faire preuve de solidarité, après tout !
Alizée va donc en découdre avec…

Ervin est beau.
Ervin est musclé.
Ervin plaît aux femmes et il le sait. PIRE ! Il en profite à fond !
Ervin est un incorrigible arrogant.
Ervin est horripilant.
Ervin a une voisine qui lui résiste, et il compte bien la faire ployer…
Sauf qu’il ne s’attendait pas au phénomène Alizée…

Mon avis :

Alizée est une auteure à succès très connue pour ses écrits, mais qui refuse l’exposition, se cachant derrière ses pseudos d’auteurs, déclinant toute interview ou encore plateau télé. Elle vit en ermite dans son petit appartement parisien très cosy avec son chat Vampyr, pianotant sans cesse pour faire vivre ses récits en se nourrissant de pizzas surgelées. Elle collectionne les Best-sellers dans plusieurs univers, comme la Fantasy ou encore le Thriller. Cependant, en ce qui concerne la romance, elle vit le syndrome de la page blanche depuis bien trop longtemps. Si elle excelle dans les romans sombres, c’est pour extérioriser toute la noirceur qui émane d’elle. La lumière a cessé de briller depuis bien trop longtemps et l’amour ne fait plus partie de son vocabulaire. Elle le fuit, elle le hait… Comment peut-on arriver en écrire lorsqu’on n’y croit pas soi-même ? Malgré tout, elle a des engagements et la pression de sa maison d’édition n’arrange pas les choses.

Alors, lorsque son nouveau voisin emménage et qu’elle peine à pouvoir écrire sous les hurlements constants de ses conquêtes d’un soir, on peut dire qu’elle pète vite un câble et va lui déclarer la guerre sans somation. Car Alizée est loin d’avoir la langue dans poche ! Sous ses faux airs de poupée, elle pourrait facilement être l’héroïne d’un de ses Thrillers bien sanglants et le voisin ne passerait sûrement pas le prologue vivant ! Il fait vraiment tout pour la faire sortir de ses gongs.

Ervin, le stéréotype parfait du héros de ses romances comme sorti des pages par enchantement. Un cliché ambulant ! Canon, sexy et sûr de lui, qui n’a pas la langue dans sa poche non plus et dont l’arrogance transpire de tous les pores de sa peau, va se mettre en tête de draguer sa voisine pour faire plier sa résistance face à son sex-appeal. Le jeu peut commencer, la guerre est déclarée. Cachez-vous, ça va péter !

La romance de ma vie… Tu parles ! Un roman léger, rafraîchissant et complètement barré qui ne l’est pas tant que cela finalement. Si Farah Anah joue la carte de la comédie et va nous faire rire plus que de raison, elle nous offre aussi une héroïne imbuvable, pleine de complexes et loin de faire partie des canons de beauté qu’on a l’habitude de rencontrer dans nos lectures. Alizée est ronde, mais surtout une chieuse de première. Très cynique, on peut dire qu’elle a un vrai caractère de merde et elle l’assume ! Elle est telle qu’elle est et si cela ne plait pas, elle en a vraiment rien à faire. D’ailleurs, si elle ne vous plait pas, vous pouvez toujours refermer le roman, elle s’en balance complètement. Elle n’est pas là pour vous plaire, elle veut juste vivre sa romance et voir ce qu’il se cache dans le caleçon de son voisin qui fait autant beugler ses conquêtes, mais surtout sans qu’il sache qu’elle aimerait bien voir ! Vous me suivez toujours ? Alors on continue, car face au dit voisin, les choses vont se compliquer. Il n’est pas du genre à lâcher prise et compte bien arriver à ses fins.

Qui des deux fera plier l’autre ? Trop fière, Alizée ne peut pas avouer être attiré par ce queutard a la plastique parfaite, mais dans leurs moments de trêves, il se dévoile et elle peut déceler des valeurs qui lui tiennent à cœur et qui apporteront quelques faiblesses à sa résistance. Il peut être doux, gentil, et facilement se mettre en colère face aux complexes de sa belle voisine. Il va la pousser à s’accepter, à se sentir désirable, décelant les failles qui la rendent telle qu’elle est. Mais c’est face à deux murs de béton que chacun deux se retrouve. Alizée n’a rien du dragon qui pourrait se transformer en Princesse devant un bellâtre, à part peut-être lorsqu’il lui prépare des pan-cakes…. Tout comme Ervin ne se changera jamais en Prince charmant préférant un jeu constant du chat et de la souris sans jamais vouloir l’attraper vraiment.

Une romance … Tu parles ! On pourrait plutôt penser qu’Alizée s’est enfuie d’un autre roman de Farah, Le sang des sauvages où la haine, la violence, le désir et l’amour s’entremêlent ! Un titre que je trouve parfait pour cette héroïne que je n’arrive pas vraiment à dire si je l’ai aimé ou pas ! Parfois, elle porte un peu sur les nerfs et j’aurais aimé que son vocabulaire de charretier ne soit pas aussi brut de décoffrage tout au long de la lecture. C’est dans ses fêlures, qu’elle m’a touchée et m’a apporté de l’émotion. Puis, c’est dans ses durites qui pètent les unes après les autres qu’elle m’a fait rire, alors que dire ?… Elle est comme elle est, c’est son personnage et l’auteure l’a assumé jusqu’au bout, ce qui est tout à son honneur. Une chose est sûre, elle m’a vraiment fait passer un bon moment de lecture. Ervin en est-il plus la cause ? Fort possible, assurément même. J’en suis tombée follement amoureuse. Puis, il est bien connu que les hommes canons s’acoquinent toujours des femmes les plus chieuses non ? Et ils n’en sont pas malheureux pour autant, bien au contraire, leur vie ne peux qu’être pimenté à forte dose 😉

La romance de ma vie… Tu parles ! Est un récit à dévorer sans modération à un moment où on a besoin de rire et de légèreté, comme cela a été mon cas. Une belle parenthèse de lecture hilarante, sensuelle, qui ne manque pas non plus de cheminement psychologique ni de rebondissements. Les petites joutent verbales de nos deux héros sont tout simplement captivantes et très addictives au point qu’on ne souhaite à aucun moment que cela ne s’arrête. Malheureusement, l’intrigue pour ma part n’a pas été une surprise dans sa totalité, mais j’ai aimé en découvrir tous les tenants et les aboutissants et toutes les situations cocasses… Ou pas, qui les ont accompagnés. Une lecture que je ne peux que vous conseiller de lire en vous laissant porter par tous les protagonistes, autant les principaux que les secondaires, sans oublier Vampyr et Dédé qui ont fait, pour ma part, ma journée lors de leur découverte ainsi que le plus gros fou-rire du roman !

Ce roman est un cocktail détonnant de bonne humeur et de vapeur à haute dose. Fan de Comédie romantique, ce roman est fait pour vous ! Ne passez pas à côté !

Un grand merci à Black ink Editions pour m’avoir permis de découvrir cette romance en service presse numérique.

Extrait :

Lorsque les premières lueurs du matin s’invitent dans mon salon, je regrette de ne pas avoir laissé mon voisin torché à son sort, seul sur le palier. Il est sept heures et il m’est impossible de me rendormir, aussi confortable que soit mon canapé. L’idée de retourner dans mes draps me tenaille, toutefois, me confronter au ronfleur fou m’empêchera tout autant de sombrer. Pas à cause de ses ronflements, non… Un grincement m’interpelle. Mon attention est concentrée sur les bruits de pas qui se rapprochent. J’ouvre un œil, mais il s’est déjà rendu en cuisine. OK, je peux dire au revoir à ma grasse matinée.
— Tu t’es perdu ? bâillé-je en rejoignant le claquement des placards. Fuck ! Ervin se balade devant mon plan de travail, tasse en main, toujours en boxer. Rien qu’en boxer. Je déglutis, lorsque mes yeux butent sur son membre turgescent, faisant coucou à la lisière de son sous-vêtement. Enfin, « coucou » est un maigre mot, considérant tout ce qui dépasse. Oh. Mon. Dieu.
— Désolé, je ne pensais pas te réveiller. Où est le café ? Encore embrumée, je lui indique l’étagère, sans défaire mon attention de son érection. Nom d’une bi… euh, pipe ! Que fait cette chose dans mon appartement ? Dans ma cuisine ? Serais-je toujours en train de rêver ? Enfin, de cauchemarder.
— En fait, à ce stade, je ne comprends pas pourquoi tu t’emmerdes avec un boxer…, soufflé-je, scandalisée. Tu peux ranger ce truc ? Il met quelques secondes à saisir, suit
aussitôt la trace de mon regard. À ma surprise, il hausse les épaules, penche son pénis pour l’enfouir entièrement dans le bout de tissu élastique. Bonté divine, il s’étale presque jusqu’à sa hanche ! Ervin m’oppose ensuite son dos pour se préparer du café.
— Désolé, érection matinale. En même temps, c’est toi qui m’as déshabillé. Moi, je n’ai pas trouvé mes fringues. Exactement comme sur ses photos Instagram, les phrases « Do not fear death. Fear a life of mediocrity » sont tatouées sur ses dorsaux, juste au-dessus d’une magnifique carpe koï.
— Elles sont dans la salle de bains, réponds-je machinalement, hypnotisée par son cul. Je déglutis. Maudis mon hospitalité.
— OK. Bon, au moins, la vision du monstre t’aura immunisée.
— Qu’est-ce que tu racontes ?! Sans se démonter, il poursuit, désinvolte.
— Que t’en verras pas deux comme ça.
Non, mais le beauf ! Est-il sérieusement en train de vanter la taille de sa queue ?

Extrait de La romance de ma vie… tu parles !

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