L’avis de Carine sur le roman de Sarah Felvie chez Black Ink : Palladium

41HrgQThFoLTitre : Palladium 

Auteur : Sarah Felvie

Genre : Romance

Editions : Black Ink

Ebook : 3.99 €

Résumé :

L’univers de Léonie pourrait se résumer en 2 mots : Le Palladium.
Ce bar branché qu’elle gère d’une main de maître est le symbole de tout ce qu’elle cherche à protéger : ses blessures, ses amis et la musique.
Tout est sous contrôle. Jusqu’au jour où Zack passe la porte du Palladium.
Zack… Cet inconnu aux yeux verts et à la voix éraillée.
Zack… Cet homme qui pourrait bien être la clé de sa guérison, mais aussi celle de sa chute.
Si au départ, leur histoire sonne comme une évidence, un secret pourrait venir tout gâcher.

Mon avis : 

PALLADIUM… Une sublime lecture même si j’ai eu un peu peur à un moment donné de tourner en rond. Je me demandais comment l’auteure allait continuer à me vendre du rêve alors que je pensais être au bout. Tout était parfait, la romance était rafraîchissante, l’intrigue se devinait rapidement, mais elle était touchante et me voilà à la moitié du roman… Que pouvait-elle me réserver de plus alors que j’étais en fin de route ? Et bien, tout simplement un virage à 180 degrés qui m’a valu une nuit blanche, des larmes, beaucoup de larmes, de la tension, de l’amour… et une playlist à tomber ❤

Et pour tout cela, je vous invite à vous présenter devant Yoris, gardien du Palladium, qui vous ouvrira les portes de ce bar très branché que gère Léonie d’une main de maître et qu’elle protège de toute son âme. Cette magnifique jeune femme pleine de vie qui a fait de ce lieu, un rendez-vous incontournable depuis déjà cinq ans. Dites-lui que vous venez de la part d’une étoile, au Palladium elles y sont les bienvenues et y brillent de mille feux… Arrivées au bar, installez-vous confortablement au zinc et passez commande à Devon, le beau gosse, qui se fera un plaisir de vous épater avec sa maîtrise parfaite du jonglage de bouteilles. Vous aurez peut-être la chance d’assister au show des Twins qui lâchent souvent leurs plateaux pour danser et mettre l’ambiance. Vous y croiserez aussi Célio, Véra et Rose. Tous forment une véritable famille, celle du Palladium, les piliers de Léo, ceux qui sont toujours là, qu’importe les circonstances. Puis fermez les yeux et écoutez… Écoutez la musique et laissez-vous envoûter par les paroles de l’histoire de Zach et de Léonie.

Léo est une femme pleine de peps au langage très fleuri et profondément humaine qui ne manque pas de répliques déjantées pleines d’humour qui rivalisent à merveille avec celles de Rose, sa meilleure amie de toujours. Bien que celles de Rose, cette Fan incontestée d’Esprits criminels soient d’un humour noir hilarant, limite psychopathe, à l’imagination débordante qui fuse sans cesse. Mais dernière sa façade joviale et sa force, Léo cache ses fêlures et un sentiment de culpabilité qui la ronge. Seule Rose connait son secret et rêve de la voir un jour lâcher prise et revivre son rêve. Léo a vécu un drame qui lui a fait abandonner ce qu’elle avait de plus cher au monde, sa musique. Pensant être la cause de ce malheur, elle a fait une croix sur sa plus grande passion. Chanter en public, c’est fini, elle n’y arrive tout simplement plus. Mais lorsque les lumières du Palladium s’éteignent et qu’elle est seule face aux étoiles qui brillent au travers du toit verrière du bar, elle se laisse aller, mélancolique, à sortir ses émotions de la meilleure manière qu’elle connaisse. Seule avec son piano, son micro et cette culpabilité qui lui tord les tripes … Elle monte les notes très hautes, tout en laissant descendre ses larmes très basses…

Puis un jour un inconnu va lui parler en musique. Avec sa voix et son regard de velours, Zack va lui inspirer bien plus que la confiance… C’est la collision de deux cœurs, de deux âmes que le destin a choisies de faire percuter pour panser des blessures si semblables qu’ils ne peuvent que se trouver. Il sera sa musique, elle sera la sienne, mais la partition est loin d’être écrite dans son intégralité et passé le refrain, les notes vont rester en suspens, attendant de trouver le bon tempo et les paroles de leur histoire battant à la mesure de leur cœur.

 » La bonne musique ne se trompe pas, et va droit au fond de l’âme chercher le chagrin qui nous dévore. »

Sara Felvie nous ouvre les portes du Palladium, mais aussi celle du cœur de Lénonie et de Zack. Deux personnages forts et très intéressants qui nous font fondre en un rien de temps. Tous les ingrédients sont là pour passer un bon moment de lecture. Des personnages secondaires à tomber avec une ode sur l’amitié qui fait chaud au cœur ! Un musicien Mamour, une femme solaire et pleine de caractère, de l’amour, une intrigue et la surprise d’une tournure inenvisageable qui va nous remuer les tripes en donnant un second souffle au récit qui commençait à devenir lisse, mais qui nous tient par des dialogues géniaux et le thème musical qui nous envoûte. Une histoire de destin lié qui fait écho l’un à l’autre. L’histoire d’une culpabilité qui ronge et du pardon que l’on doit s’accorder à nous même afin de pouvoir s’épanouir complètement. Chacun d’entre eux porte son fardeau à sa manière et s’auto-puni de façon différente. Privation pour l’un, action pour l’autre, mais ensemble, ils se font du bien, rendent leur monde meilleur, ils s’abandonnent et s’élèvent plus haut pour revivre enfin. Mais à trop monter, la chute ne peut-être que plus douloureuse… Et c’est là que Sara Felvie a fini de me convaincre. Car après m’avoir fait rire, m’avoir fait rêver de romantisme, elle a réussi à me transmettre des émotions qui ont rendu ma lecture intense et addictive. Les larmes se sont invitées sans crier gare m’emportant alors, dans un tourbillon bouleversant. Zack est un phare qui brille dans la nuit clignotant sans cesse pour que Léo trouve son chemin. Que ce soit avec ou sans lui, tout ce qu’il lui importe, c’est qu’elle vive sa vie sur la voie que son destin lui dicte ! Il lui apportera la force qu’il lui manque, mais aussi ses désillusions et qu’importe les conséquences pour lui, pour elle… Tout ce qu’il souhaite c’est la protéger.

C’est sous une plume très fluide et pétillante, qui ne manque pas non plus de caractère que Sara Felvie nous emporte dans son récit avec une aisance aérienne qui nous apporte un excellent moment de lecture. L’humour, l’amour, l’intrigue et les fous-rires et la folie qu’elle nous offre avec dynamisme et délicatesse. L’amitié est la musique seront les points forts de cette romance. Et ne passez surtout pas à côté de la playlist et encore moins des paroles qui jalonnent les pages. On a parfois tendance à les passer, mais ici, elles ont un sens particulier, car elles disent en musique ce que nos protagonistes se disent par leurs regards, ou encore leurs cœurs.

Je ne pourrais pas finir mon avis sans revenir sur cette famille que forme les employés du Palladium, et les pièces rapportées qui viendront l’agrandir. Ils apportent une ambiance chaleureuse et sont de vrais piliers pour nos héros, mais aussi pour le récit qui gravite beaucoup autour de cette amitié si importante. Mais surtout et pardessus tout, je ne pourrais terminer sans vous parler de Rose, la meilleure amie de Léo depuis plus de 25 ans. Son double, sa moitié, son âme sœur amicale. Cette femme complètement cinglée et un peu psychopathe sur les bords » enfin beaucoup … » est une bouffée d’oxygène dans cette lecture. Elle y apporte un humour sans précédent et un piquant dont on ne peut se lasser. Et surtout attention aux commentaires que vous pourriez laisser sur ce roman, car elle aura vite fait de sortir l’acide et une pelle et vous faire disparaître en un rien de temps. Vous êtes prévenues 😉

Un grand merci a Black ink Editions pour m’avoir permise de découvrir cette belle lecture en service presse.

Extrait :

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Ce petit air de dégoût et ses doigts qui balaient l’air autour de lui viennent de signer son arrêt de mort. Rose était là tout à l’heure, mais désormais, il n’y a plus rien qui m’arrêtera.
Je pointe un doigt menaçant dans sa direction et lui rétorque :
— Écoute-moi, espèce de méprisable petite raclure de fond de chiottes d’aire d’autoroute, tu crois… Une voix grave me coupe la parole et je me souviens soudainement de la présence de l’inconnu dans mon dos.
— Et si on commençait par se détendre ? Lenny, tu dégages, et tu ferais mieux de ne pas revenir dans ce bar avant que la p’tite dame soit calmée. Hein ? Deux secondes. On arrête tout et on rembobine. Qu’est-ce que je viens d’entendre ? Merde ! J’ai dû mal calculer l’espace entre nous, parce que quand j’effectue un demi-tour pour lui faire face, je me retrouve le nez collé sur son torse. Torse qui, soit dit en passant, paraît sacrément bien sculpté. Je me retiens d’y apposer les mains pour vérifier, mais je suis sûre que sous ce tee-shirt se cachent des pectoraux puissants et une belle tablette d’abdos qui finit probablement en V, indiquant le chemin vers son… OK, Léo, focus, ce n’est vraiment pas le moment, là ! Le monsieur vient de te traiter de p’tite dame !! Je relève le menton pour le fixer droit dans les yeux, cette fois-ci. Merde, c’est qu’ils sont super haut, ce mec doit bien faire deux têtes de plus que moi. Il serait juste de dire que dans cette position, je n’ai absolument rien de menaçant, mais passons, je fais confiance à mon regard de patronne en rogne, histoire de l’intimider un peu.
— Excuse-moi ? C’est moi que tu traites de petite dame ? Tu as cru que tu parlais de la mamie du bout de la rue ou quoi ? Cet imbécile tente de cacher un rire foireux. C’est peine perdue, il se fout ouvertement de ma gueule. OK. Regard de patronne énervée à retravailler, alors… Je fais demi-tour pour en finir avec Lenny, mais il a déjà déguerpi. Le trouillard a préféré dégager pendant que j’avais le dos tourné. Retour vers mon inconnu. De nouveau le nez contre son torse. Je fais deux pas en arrière afin de l’affronter de nouveau. Il a finalement arrêté de rire, mais son sourire ne me dit rien qui vaille, d’autant qu’il lève un doigt et le pointe vers ma poitrine.
— Qu’est-ce qui peut bien se cacher là-dessous pour que Lenny ait eu si peur de toi ? me questionne-t-il d’une voix rauque.
Tu m’étonnes que mon regard de tueuse n’ait pas fonctionné sur lui ! Crédibilité zéro après le levage de tee-shirt. Sourcils froncés et yeux fermés, je me passe la main sur le front. Inspire. Expire.

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