Interview de Jeanne Malysa, auteure de Le Cuir et la Plume


Coucou les étoiles, l’interview du jour est consacrée à Jeanne Malysa, l’auteure de « Le Cuir et la Plume » chez Juno Publishing, mais pas que… Découvrez-la !

photo Jeanne MalyssaCADRE

Charlotte : Merci d’avoir accepté de répondre à nos questions ! Pour commencer peux-tu nous parler de toi ? Qui es-tu ? Que peux-tu nous dire sur toi ?

Jeanne : Jeanne Malysa. J’écris, je suis scorpion, j’ai de l’humour, je suis très bon public aussi, j’ai un sale caractère mais je me soigne.

Charlotte : Parlons d’écriture, d’où t’es venu l’envie d’écrire en général ?

Jeanne : D’une pulsion électrique qui a fait disjoncter mon cerveau en ébullition et qu’il a fallu calmer en alignant des mots, puis des phrases pour finir par une histoire. Et depuis, le courant n’a jamais été coupé. Bon, un peu métaphorique, la réponse, mais je n’ai pas mieux pour l’illustrer.

Charlotte : L’écrire est une passion ?

Jeanne : C’est bien plus que cela. Je ne saurais être complète sans écrire à présent.

Charlotte : Quand et dans quel contexte est née ta première histoire ?

Jeanne : Éditée en 2016, chez les éditions Dreamcatcher qui n’existent malheureusement plus, j’ai créé une saga, Thuata, qui se décline en plusieurs saisons de 2 tomes chacune. Les éditions Livresque l’ont reprise. Thuata est un domaine écossais qui se situe quelque part dans les Highlands et qui appartient à la famille Mac Kelloch’ depuis le 14ème siècle. Ma saga débute au 21ème siècle avec l’aîné de trois frères, Iain Mac Kelloch’. Il va devoir accomplir une mission, tout comme une Parisienne, Anaïs de Malincourt, qui tient une librairie à Paris et dont la famille remonte à François Premier. Cette saga mélange allègrement l’Histoire, l’aventure, la romance, l’ésotérisme, l’érotisme et le paranormal. Tout un programme.

Charlotte : Parlons maintenant de tes lectures. Quel est ton type de lecture de prédiction ?

Jeanne : J’en ai beaucoup trop pour n’en citer qu’un seul : Le thriller, le polar, le paranormal, l’ésotérisme, l’érotisme

Charlotte : Quel est le roman qui te tient le plus à cœur ?

Jeanne : Celui que je lis et relis et relirai encore : La chasse à mort de Dean Koontz. Une histoire de manipulation génétique avec des méchants et des gentils, dont un Golden Retriever dans le rôle du plus gentil de tous ! Un pur régal.

Charlotte : Quel est le dernier roman que tu as lu ?

Jeanne : Celui qui regardait le ciel de Frédéric Bleumalt. Un roman auto-édité qui relate l’adolescence et les premiers émois d’un garçon vers un autre garçon. Je résume car ce livre est bien plus que cela. C’est une merveille d’écriture.

Charlotte : Quel est ton dernier coup de cœur ?

Jeanne : Le même !

Charlotte : Un auteur ou une auteure dont tu ne loupes pas les sorties ?

Jeanne : Hou… il y en a plein. Je vais être obligée de faire un tri… Stephen King, Preston et Child, Giacometti et Ravenne,  Ken Follett,  et j’en oublie très certainement !

Charlotte : Et si nous parlions maintenant de tes écris… Quel est le sujet de ton dernier roman ?

Jeanne : J’ai plusieurs parutions prévues en juillet et en novembre : un recueil de nouvelles érotiques chez les éditions Ex Aequo et un roman d’amour masculine chez Mix éditions. Je vais donc partir du principe que cette question concerne mon projet en cours.

C’est la 3ème saison de Thuata. J’ai fini le 1er tome et presque le second. L’histoire concerne Clyde Mac Kelloch’, le cadet de la fratrie et sa femme Karola. Il est pianiste. Elle est sa muse et son impresario. Cette saison va mettre en scène un opéra de Mozart, la Franc-maçonnerie et les légendes nordiques. Sans parler de Thuata qui révèle ses mystères au fil des saisons…

montage thuataa mettre

Charlotte : Quelle a été ta (ou tes) source d’inspiration pour l’histoire ?

Jeanne : Les trois principaux sujets : la musique, les légendes nordiques et la franc-maçonnerie.

Charlotte : Quelle est ton inspiration concernant les lieux ?

Jeanne : Pour Thuata, l’inspiration vient de mon imagination fertile. J’ai tout inventé en ne me servant d’aucun repère, que ce soit géographique, historique ou légendaire. Bon, je triche un peu car le nom même de Tuatha (avec cette bonne orthographe) provient d’une légende celte irlandaise. J’ai juste emprunté le nom et changé le « h » de place.

Charlotte : Quelle a été ta (ou tes) source d’inspiration pour les personnages ?

Jeanne : Là encore, je ne m’inspire de personne. Tout vient de moi.

Charlotte : Quels sont les qualités et défauts des personnages principaux ?

Jeanne : Si on parle toujours de mon projet en cours : Clyde est la diplomatie faite homme, limite casanier, il a horreur de l’imprévu. Sa femme est un poil plus rebelle, plus aventureuse (heureusement pour elle vu ce qui lui arrive dans cette saison). Sinon, en règle générale, mes persos ont des caractères forts, plutôt entiers, toujours avec la notion de respect chevillée au corps.

Charlotte : As-tu des points communs avec tes personnages ?

Jeanne : Les trois cités précédemment, c’est certain.

Charlotte : Comment c’est passé l’écriture de ton dernier roman ? Quel est le moment le plus agréable ?

Jeanne :  Les recherches, la lecture de documents, l’élaboration de l’histoire, la concrétiser dans un plan (je ne sais pas écrire autrement), alimenter les chapitres.

Charlotte : Le plus difficile ?

Jeanne :  Tenir un rythme. Pas évident quand on est occupée par ailleurs. Je n’arrive pas à finir le tome 2 alors qu’il ne me reste qu’une petite dizaine de chapitres…

Charlotte : Quels sont tes rituels d’écriture, si tu en as ?

Jeanne :  Non, aucun. Je n’ai besoin de rien d’autre qu’une bouteille d’eau à proximité et de mon ordinateur portable (mon écriture manuelle est illisible !)

Charlotte : Écris-tu en musique ?

Jeanne :  Il m’arrive de mettre un casque lorsque le bruit extérieur est trop envahissant. Je n’ai pas de playlist « écriture », j’ai des goûts très éclectiques et je pioche dans la mienne au gré de mes envies.

Charlotte : pour finir, passons à l’interview by les étoiles ! Ta plus grosse peur ?

Jeanne :  Monter dans un manège infernal

Charlotte : Ta plus grosse honte ?

Jeanne :  Avoir giflé une fille de mon âge, au collège.

Charlotte : Ton plus gros fou rire ?

Jeanne :   J’en ai souvent, étant très bon public. Le dernier a été devant la diffusion de Rabbi Jacob, avec Louis de Funès. J’adore cet acteur.

Charlotte : Ta plus grosse boulette ?

Jeanne :  Je cherche, mais je ne vois pas. Je suis très prudente en général…

Charlotte : Ta plus grosse déception ?

Jeanne :  La trahison d’une amie. Et comme je suis rancunière…

Charlotte : Ta plus grosse envie ?

Jeanne :  Une religieuse au chocolat

Charlotte : La plus belle chanson d’amour ?

Jeanne :  La Javanaise de Serge Gainsbourg.

 

Merci Jeanne Malysa d’avoir répondu à toutes nos questions !

Vous pouvez retrouver mon avis sur « Le Cuir et la Plume » par ici :

couv le cuir et la plume

 

L’avis de Charlotte sur Le Cuir et la Plume de Jeanne Malysa


Bonjour les étoiles, je vous partage mon avis sur Le Cuir et la Plume de Jeanne Malysa publié par Juno Publishing France.

Titre : Le Cuir et la Plume

Auteur : Jeanne Malysa

Genre : Romance suspense

Editions : Juno Publishing France

Ebook : 5,99 €

Broché : 19,50 €

 

Résumé :

Lucie Fontaine est journaliste free-lance à Paris. Elle est très proche des militants pour les droits des femmes.

Pierre Cartier est capitaine à la Crim’ à Paris. Il est également l’un des associés d’un club BDSM et reconnu comme un Dominant hors pair.

L’un se voit confier une enquête sur des crimes odieux, l’autre sur une période sombre de notre histoire. À priori, aucun rapport entre ces deux affaires.

À priori, aucune chance que ces deux-là se rencontrent…

À priori.

 

Mon avis :

Une romance, oui, mais c’est aussi l’histoire d’une enquête d’une journaliste et d’une enquête policière.
Lucie est une journaliste, elle aborde régulièrement des thèmes liés au féminisme. Pierre est capitaine à la police judiciaire le jour, Maître BDSM le soir. Elle mène plusieurs enquêtes, dont une qui la plongera dans l’histoire de la France. Il tente de résoudre une affaire dont les crimes sont particulièrement violents. Rien de commun entre leurs enquêtes ? Et pourtant….

Lucie a une force de caractère indispensable à son métier. Elle est indépendante et féministe. Elle va jusqu’au bout des choses et ne se laisse pas démonter par la pression ou les critiques. Pierre mène, avec ce qu’il faut de rigueur et de compréhension, son équipe à la PJ. En privé, il est Maître Pierre, Dominant et co-gérant d’un club. Les parties concernant ses activités BDSM permettent d’appréhender sa façon de voir les choses, elles sont justement dosées, sans excès.

La rencontre entre la journaliste Féministe et le capitaine Dominant est pour le moins inattendu et déstabilisante pour les protagonistes dont les caractères sont diamétralement opposés. L’expression « les opposés s’attirent » leur colle parfaitement à la peau ! J’ai adoré suivre leur raisonnement et leur parcours pour tenter de s’apprivoiser, si tant est que cela soit possible !

L’auteure m’a mise directement dans l’ambiance des différentes enquêtes. En alternant les points de vue, elle m’a aussi permis de m’attacher dès les premiers chapitres aux personnages, aussi bien principaux que secondaires. Avec fluidité, on en apprend plus ou moins sur chacun et tous apportent un petit plus à cette histoire. L’intrigue policière prend une place importante apportant du suspense jusqu’au bout, la romance arrive tranquillement et reste un fils conducteur du roman.

Merci à Maïwenn et Juno Plublishing pour ce service presse qui m’a sorti de mes lectures habituelles par le côté polar que j’ai pris un énorme plaisir à découvrir. Vous l’aurez compris : j’ai adoré !

Extrait :

Le flic déglutit, ne s’attendant pas du tout à ça, et la regarde tel le loup de Tex Avery, la langue pendant jusqu’au sol. Ses sens dominateurs reprennent le dessus et il agrippe la taille de Lucie pour la guider, puis sa main glisse depuis le bas des reins jusqu’au cou qu’il emprisonne. Il la maintient contre lui et lui intime l’ordre muet de le suivre, lui, et non l’inverse. Il sent la chaleur de Lucie sous ses doigts, sait que la chair de poule est son œuvre et s’en délecte. Elle est belle à se perdre ainsi dans ses bras et il n’a jamais eu autant envie d’une femme qu’en cet instant.

Lucie le laisse croire qu’il a pris l’ascendant sur elle, ce sera tellement plus drôle lorsqu’il se rendra compte du contraire. Sans jamais le quitter du regard, elle sourit, sa langue humidifie ses lèvres un peu sèches, ses mains s’accrochent à ses épaules et descendent doucement sur le torse, ses pouces effleurent les tétons qui pointent sous le tissu de la chemise et s’arrêtent là.

Leur corps à corps est brûlant de sensualité, de rapport de force et de reddition.

Pierre manque une respiration, c’est une zone érogène chez lui et il a peur de se lâcher. Cette femme lui fait perdre son contrôle, il est hors de question qu’elle y parvienne. Il bloque les poignets de Lucie pour cesser ses attouchements qui vont beaucoup trop loin pour lui.

MONTAGE LE CUIR ET LA PLUME