L’avis de Carine sur le roman de Emma Landas Bad Trip AlaskaL

511+us249RL._SY346_Titre : Bad Trip en ALASKAL

Auteur : Emma Landas
Genre : Romance
Editions : Black ink
Ebook : 3.99 €
Broché : 17.00 €
Résumé :

Si Meghan ne trouve pas l’excursion parfaite, c’est simple, elle est virée de son agence de voyages.
Alaskienne de naissance, elle est certaine que c’est sur ces terres sauvages qu’elle trouvera le Good Trip.
Enfin ça, c’était avant de tomber sur le pire guide d’Alaska qui soit.
Lui, c’est Kal. Kal l’asocial, Kal le glacial, Kal le chacal… Le problème, c’est qu’il est aussi : Kal le sculptural, Kal le phénoménal, Kal le sexual… et qu’un ours qui essaie de sourire, bah c’est vachement chou !
Entre eux, c’est explosif, et leurs étincelles ont de quoi nourrir les ragots de la petite ville de Sitka.
Bref, tout laisse à penser que cette pauvre Meghan a tout pour faire un Bad Trip en AlasKaL.

Mon avis :

Bad Trip en AlaskaL est une romance très rafraichissante avec laquelle j’ai passé un excellent moment de lecture. C’est frais, c’est pétillant et cela ne manque pas d’humour. Mais nom d’un ours dépoilé, on se rend vite compte que c’est beaucoup plus profond que ça. Emma Landas nous offre également un panel d’émotions intenses qui ne laissent pas indifférent en abordant le thème sur la reconstruction. Et que dire sur ce voyage livresque hors du commun avec lequel j’ai pris plaisir d’y immerger ? Elle a réussi à me dépayser complétement grâce à ses nombreuses descriptions qui sont le point fort de ce roman. Elle ne plante pas seulement le décor, elle nous plonge totalement dedans en nous faisant presque ressentir les odeurs du bois, de la forêt, le froid sec et glacial de la neige. Et c’est avec Meghan, Kal, mais aussi Peter, Carolyn et Othello, que nous allons embarquer dans ce périple des plus exaltant.

Meghan est chargée de Tour Opérateur en Alaska dans une grande enseigne de voyage à Juneau. Son Job ? Trouver de nouveaux Trips pour une clientèle et un patron de plus en plus exigeants. À peine 26 ans, elle mène une vie qu’elle déteste dans une ville qu’elle abhorre, et son boulot est une grosse source de frustration. Meghan est une femme forte au tempérament tenace à l’image des paysages sauvages que lui offre ce magnifique État américain où elle vit. Elle aime la beauté des forêts à perte de vue, les grands espaces et les Trips qui demandent du don de soi. L’Alaska a tellement plus à donner que de simples circuits touristiques avec sa nature en puissance, ses panoramas époustouflants de beauté, ses grands espaces et ses paysages à vous couper le souffle.

Cependant, Meghan est sur la corde raide, prête à se faire virer si elle ne trouve The Trip qui déchire et que son patron lui validera. Et pour se faire, elle se rend sur l’île de Baranof où elle doit mettre en place ce nouveau projet avec l’aide d’un drôle de guide, Kal l’asocial ! Mais l’Alaska, c’est aussi faire avec ses animaux sauvages et les ours ne sont pas toujours tels qu’on pourrait le penser ! En Alaska il y a les Alaskans, mais il y a aussi AlaskaL. Kal, le pire guide qui soit qui va se retrouver contraint d’accompagner la jolie brune. Si lui est acariâtre et taciturne, elle est tout son contraire et n’a surtout pas la langue dans sa poche. Entre eux, c’est électrique, explosif, il ne la supporte pas et elle non plus. Elle va très vite l’affubler de différents surnoms pour compenser son état de nerf. Et c’est comme cela que nous allons tour à tour nous retrouver avec Kal le chacal, qui sera aussi Kal l’animal, Kal le fécal ou encore Kal le connard ! Zut, cela ne rime pas ? Et pourtant… cela lui va comme un gant ! Kal qui n’a rien d’amical, est plus ours qu’humain, ses dialogues ne sont que grognements et semble prêt à attaquer notre jolie guide à tout moment. Mais la belle brune n’est pas dépourvue de réparties et encore moins de griffes qu’elle acère un peu plus chaque heure en la présence de cet animal qui s’avère être aussi… Sculptural, colossal et loin d’être banal, il pourrait même lui être fatal…

Un voyage qui s’annonce épique. Un Bad Trip en AlaskaL avec un ours, c’est génial ! Mais au final, qui sera le plus sauvage des deux ? Malgré le personnage complexe que peut être Kal, Meghan va petit à petit se rapprocher et éveiller en lui un intérêt perdu depuis longtemps. Dompter un ours ? Aucun souci, elle sait faire ! Son trappeur de père lui a appris à ne jamais avoir peur et pourtant… Kal lui fait peur… Peur de ce qu’elle commence à ressentir en sa présence, peur de prendre autant de plaisir à se retrouver dans les montagnes et se sentir enfin à sa place. Peur de ne plus jamais vouloir rentrer. Peur, car Meghan comprend assez tôt que le passé de Kal sera un obstacle à un potentiel futur. Elle, qui est pourtant très combative, va finir par ranger sous clé son petit cœur chamallow de midinette et jouer dans la cour des grandes. Cet homme a déjà du mal à vivre avec lui-même alors comment imaginer un seul instant en vouloir plus ?… Trop amoché, trop instable, trop attaché aux fantômes de son passé et surtout cumule trop de culpabilités.

Très douée dans le domaine de la survie, Meghan se retrouve incompétente dans la gestion des sentiments humains, alors vivre l’instant présent et se laisser porter, est ce qu’il y a de mieux à faire… Surtout avec un homme qui refuse d’être aidé, aimé… qui se complait dans sa douleur encrée à même sa peau. Le dire est une chose, mais est-elle vraiment capable de le vivre ? Et si avant, il fallait que chacun retrouve sa propre route ? Kal a trop de démons qui veillent sur lui et le rendent exécrable aux yeux de tous, à commencer à ses propres yeux à lui. Il s’est emmuré le cœur de glace au whisky depuis bien trop longtemps pour accepter d’en fondre une partie et essayer d’avancer. Mais face au regard de braise de son emmerdeuse de brunette, même le plus grand des glaciers pourrait fondre en un clin d’œil. Alors, Kal le « bandal » ? On attend quoi ? C’est tellement chou un ours qui sourit, tu nous montres ?

Avec Bad Trip en Alaskal je découvre la plume d’Emma Landas et je l’ai adorée ! Ce mélange d’humour, d’amour et d’empathie m’ont complètement embarquée à bord de ce voyage. Avec ses mots, elle a réussi le pari d’aborder un thème difficile en faisant un mix de moments durs, éprouvants avec tact et d’autres drôles et pétillants sous une écriture fluide et très entrainante. Les réparties piquantes de nos protagonistes sont hilarantes et ce n’est pas parce que par moment on se doit d’être sérieux suivant les scènes, qu’elle garde cette ligne de conduite. Non. Elle m’a même à un moment donné, fait passer des larmes au rire en une fraction de seconde. Côté romance, elle nous offre une approche qui m’a conquise. Un Good Trip littéraire qui m’a autant apporté des rires que d’émotions à juste dose et qui m’a donné une envie folle de découvrir de mes propres yeux ces lieux magiques où se côtoient forêts, lacs, montagnes et ours. Un périple dans lequel chacun des protagonistes va apprendre à se recentrer sur l’essentiel de leurs vies, se reconstruire, renaitre, et non sans que nous-même, nous ne nous posions pas des questions sur notre propre existence.

Bad Trip en AlaskaL est le Good Trip littéraire à ne pas manquer pour passer un très bon moment de lecture et je souhaite de tout cœur les retrouver un jour avec un spin-off sur Peter, quelque soit le genre qu’Emma Landas choisira pour nous l’offrir. Car dans ce roman, tous les personnages secondaires de Sitka sont tout simplement fabuleux et on en redemande.

Je ne peux finir sans vous parler de cette magnifique couverture ! Un top model à l’image de Kal le sculptural, et celles qui me connaisse, savent à quel point j’en suis fan depuis quelques années déjà. Tout particulièrement avec cette photo. Alors je ne peux qu’être ravie de le retrouver sur la cover de ce super roman, et donc dans ma bibliothèque 😉

Un grand merci aux Éditions Black Ink pour ce très bon moment de lecture, mais aussi pour leur confiance.

Extrait :

Concentrée sur mes questions, je n’ai pas anticipé son arrêt et le je le percute de pleins fouet. Ou pour être exacte, mon front entre douloureusement en collision avec son sac à dos.

-Aïe.

En un millième de seconde, Kal fait volte-face, sa torche braquée sous son menton, comme dans un film d’horreur. J’ai à charge de relever largement la tête pour affronter son regard. Oh, je me doute qu’il est aussi sombre et dénué de gentillesse qu’à son habitude, mais je n’ai pas peur de lui, et je m’arme alors d’un regard tout aussi obscur pour le défier. Ouais, enfin ça, c’était avant de plonger mes yeux dans les siens. Malgré les pénombre, j’y noie- sans possibilité de réanimation aucune- ma pseudo hargne et ma détermination à me montrer aussi conne que lui. Dans un dernier espoir de survie, je dévie alors mon regard sur sa bouche et … grossière erreur. Lâcher de grenade sur le dernier lobe de mon cerveau qu’il restait ses lèvres pleines pulvérisent tout aussi rapidement mes capacités à cogiter et à sortie d’autres mots que…

-Aïe.

2 commentaires sur « L’avis de Carine sur le roman de Emma Landas Bad Trip AlaskaL »

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