L’avis de Carine sur le roman de Emma Green, Just 17 chez Addictives Editions

Titre : Just 17

Auteur : Emma Green

Genre : Romance

Editions : Addictives

Ebook : 5.99€

Broché : 15.90€

Résumé : 

Une lycéenne rebelle. Un professeur hipster.

Un amour interdit.

Elle a 17 ans. Elle s’appelle Lemon et vient d’intégrer contre sa volonté le lycée le plus élitiste de Washington D.C. Pour elle, c’est l’enfer sur terre. Mais c’est aussi l’endroit où la rebelle aux yeux flingueurs va rencontrer l’homme qui s’apprête à changer sa vie. Il a 28 ans, un look de hipster et des méthodes peu conventionnelles. Ce professeur décalé a autant de charisme que de respect pour ses élèves. Mais Roman Latimer voit en Lemon quelque chose qu’il n’a vu en aucune autre. Malgré ses 17 ans à elle. Malgré son intégrité à lui. Malgré l’interdit.

***

Mon avis : 

Pas très fan des romances élève/prof, je ne pouvais tout de même pas faire l’impasse sur Just 17. Pourquoi ? Tout simplement, car c’est du Emma Green ! Et c’est une fois de plus, ravie que j’en ai tourné la dernière page.

Une romance rafraichissante, douce et sulfureuse dans laquelle on ne peut que se laisser porter au fil des pages et passer un très bon moment de lecture. J’ai d’ailleurs fait une nuit presque blanche en voulant le commencer un peu tardivement dans la soirée. Il m’était impossible de le poser. Tout y est et ce, dès les premières lignes en faisant la connaissance de Lemon.

Quand la vie de donne des citrons, fais-en de la citronnade.

C’est de ce mantra qu’adorait sa mère que Lemon tient son prénom. Un prénom qu’elle déteste et qui colle pourtant parfaitement à sa personnalité, acide et rafraichissante. Un citron qui va ramener sa fraise dans un lycée privé élitiste de Washington DC après avoir été déracinée de sa Louisiane natale, de ses amis et de sa mère, sa seule famille jusqu’à aujourd’hui. Confiée à son oncle qu’elle ne connait pas, Lemon se doit d’intégrer La Saint George’s School… cette même école que sa propre mère a tant détesté vingt ans auparavant. Tout comme elle a fui cette famille trop huppée pour ses envies de liberté, refusant aussi que sa fille grandisse dans ce cercle familial qui l’a toujours insupporté. Mais à ce jour, plus de choix pour Lemon qui se retrouve seule.

Malgré son Patronyme reconnu de tous, Lemon est vite l’attraction du Lycée où les élèves de la « Haute » estime qu’elle n’y a pas sa place. Elle n’a pas les codes et c’est pas sa tenue qui changera sa façon d’être et encore moins son caractère. Tout comme ils estiment que Roman n’y a pas la sienne en tant que professeur. Roman qui dénote au milieu de tous ! Le prof au style d’hipster, aux avant-bras tatoués, à la bouche pulpeuse et aux prunelles sombres et chaudes qui fait baver toutes les élèves. Roman, qui dès le premier regard vers sa rebelle, va vite comprendre qu’il est complètement dans la merde. Cette fille le fascine, l’attire plus qu’elle ne devrait. Elle n’a que 17 ans, bordel ! Et de plus c’est son élève, il ne devrait pas être autant charmé par cette jeune fille qui n’a d’ailleurs rien fait pour, mis à part lui tenir tête et d’être aussi belle que sauvage.

Les liens entre eux vont pousser Lemon vers le haut. Lui ouvrir les yeux sur un avenir et ce qu’elle compte en faire. Mais à contrario, il se pourrait bien que cette relation sonne le glass pour Roman de tout ce qu’il a entrepris jusqu’à ce jour, pour le bien de sa famille. Cet interdit contre lequel il ne peut lutter et qui pourrait lui couter très cher. Malgré cela, l’attraction surpasse trop souvent la raison. Il ne peut se passer de cette magnifique élève à la frange aussi farouche que son caractère. Une élève qui lui fait perdre les pédales au seul son de sa voix… Une élève et ses onze ans de moins qui le condamne à en avoir onze de trop…

Les plumes des Emma Green excellent une fois de plus dans ce thème qu’elles ont choisi de mettre en évidence dans cette romance qui ne parlera pas que de différence d’âge (qui à mon sens n’était pas si dramatique que cela), mais de différences dans le sens large. Cette différence qui met à part des êtres humains qui sont tous fait du même moule, seule l’éducation ou encore l’argent peuvent changer la donne. Cette différence qui fait qu’on juge, qu’on maltraite ou a contrario, qui fait que l’on se cache. Cela va être aussi une autre différence pour le neveu de Roman qui lui ne peut vivre comme les autres et qui malgré l’épée de Damoclès qu’il porte au-dessus de son cœur, il sera un rayon de soleil dans ce récit plein de belles émotions et d’amour. L’amour d’une femme, d’un homme, d’une famille. Comme la famille Latimer ! Celle qui n’a rien et pourtant qui la richesse la plus merveilleuse au monde, celle du cœur.

Chez les Chamberlain, le tour sera vite fait ! Ils ont le nom, l’argent certes, mais où est l’amour ? On pourrait poser la question au très Chic Ezra Chamberlain que j’ai beaucoup apprécié dans sa relation avec Lemon. Cet Oncle qui en dépit de son manque de temps et son non-désir d’enfant (encore moins d’une adolescente) va se retrouver à lui offrir un toit et la protection qu’une gamine de son âge a besoin. Et malgré les conventions et les apparences, dont il en est aussi un expert finalement, le rapprochement entre les deux va se faire tout doucement, en brisant petit à petit la carapace de chacun et particulièrement, le masque derrière lequel il se cache pour être conforme à ce que son patronyme lui impose. Il sera pour Lemon, plus qu’un simple oncle. Il sera celui pour qui Lemon va compter au point de la protéger coûte que coûte pour qu’elle ne se perde pas. Pour qu’elle ne soit pas la proie d’un homme bien trop âgé pour elle. Pour qu’elle ne souffre pas… Mais en apprenant à la connaitre, il se rendra vite à l’évidence. Lemon n’a rien d’une adolescente perdu et il est fort possible que ce soit, elle qui lui donne une belle leçon.

Entre la passion, la raison, les doutes, les peurs, les rumeurs et cette attraction palpable au-delà des pages, les plumes des Emma Green nous emportent d’un bout à l’autre d’un récit très pétillant. Une romance passionnante et passionnée qui aurait pu aussi s’appeler : L’hipster et le fruit défendu… son plus bel interdit.

Si j’avais un petit bémol à dire, mais alors vraiment tout petit, ce serait sur la rapidité de cette relation. Il m’a manqué quelques papillons dans le ventre, quelques palpitations de l’attente de ce premier baiser qui a tout de même été plus que parfait. Un baiser « taré » à l’image de nos protagonistes qui ont parfaitement conscience des risques, mais qui sont jeunes et pleins de fougue. Deux protagonistes qui se ressemblent dans un univers qui n’est pas en adéquation avec leur personnalité et leur façon d’être, et qui nous emportent au-delà des préjugés dans une romance des plus frustrantes et passionnée.

Merci aux Éditions Addictives de m’avoir permis de lire ce merveilleux roman dans sa version Broché en service presse. Un broché à la magnifique cover qui reflète tant nos deux protagonistes.

Extrait  :

– N’avance plus.

– Pourquoi ?

– Tu n’es qu’une ado qui fantasme sur son prof. Je ne joue pas à ça, moi.

– Tu dis ça pour me blesser. Ou pour tester ma réaction. Mais je n’arrêterai pas…

– Il le faut, Lemon.

À sa voix qui devient un souffle, je devine qu’il tente de résister. De jouer au prof, à l’adulte, au type raisonnable qui ne va pas craquer. Mais son regard dit tant d’autres choses.

Alors je continue. Je mange la distance entre nous, comme affamée. Mon cœur s’emballe, une douce chaleur se propage sous ma peau, la pulpe de mes doigts se met à fourmiller.

Je le veux.

2 commentaires sur « L’avis de Carine sur le roman de Emma Green, Just 17 chez Addictives Editions »

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