Attirance – Les Frères Harris #3 d’Amy Daws chez Juno Publishing !


Hello les étoiles, je vous présente mon avis sur Attirance, le 3e tome de Les Frères Harris de Amy Daws. Un moment lecture plein de pep’s, d’émotions et de rires. Un petit bonheur à ne pas manquer.

Titre : Attirance – Les frères Harris #3 

Auteure : Amy Daws

Editeur : Juno Publishing France

Genre : Romance sportive

Broché : Lien d’achat

Résumé : Ils étaient meilleurs amis jusqu’à ce qu’ils deviennent colocataires. Booker Harris a passé les dernières années à se dépasser pour devenir le meilleur gardien de but de la Championship League. Fatigué de vivre dans l’ombre de ses frères faisant les gros titres, il s’est enfin forgé son propre chemin.

Enfant, Poppy McAdams était heureuse de vivre dans son petit monde imaginaire jusqu’à ce que le garçon d’à côté avec ses fossettes et ses yeux pleins de douleur débarque dans son fort en carton en exigeant toute son attention.

Meilleurs amis pendant la majorité de leurs vies, tout change lorsque Poppy quitte soudainement Londres pour l’université.

Elle est désormais de retour, et l’adolescente bizarre que Booker connaissait a disparu, désormais remplacée par une femme éblouissante pleine de secrets. Des secrets que Booker meurt d’envie de connaître.

Et voici comment partager le mur d’une chambre avec votre meilleure amie d’enfance se transforme rapidement en quelque chose qui n’a rien de mignon et innocent.

L’avisdeMya

Attirance, une romance sportive qui porte bien son titre. Ce 3e tome est dans la continuité des histoires des frères Harris, mais un peu différent cette fois-ci ! Si ses ainés ont défrayé les chroniques par leurs frasques à répétition, Booker, le petit dernier de la fratrie, sort du lot. Aussi réservé et discret que ses frères sont espiègles, tapageurs. L’amour vient de taper à sa porte et il ne sait comment gérer ces émotions interdites auxquelles il a déjà succombé mais qui lui ont laissé un goût de rejet et d’amertume. Celle qui fait battre son cœur ne lui est pas inconnue. C’est sa meilleure amie. Et aussi celle qui l’a abandonné jadis sans même un mot d’explication. Et la voilà de retour, encore plus souriante, plus vive et friponne qu’elle l’était à l’adolescence. Et surtout, encore plus désirable qu’avant. Se laissera-t-il aller à ces sentiments qui lui ont rappelé la douleur de l’abandon ? Le rêve est-il permis aujourd’hui alors qu’il était impossible avant ?

Quant à Poppy, si elle est heureuse de rentrer au bercail, l’appréhension de revoir celui qui lui a brisé le cœur n’est pas bien loin. La cohabitation s’annonce sportive entre ces deux-là. Poppy a quitté l’adolescent mais, celui qui se retrouve devant elle, a gagné en muscles, en hauteur, en sexytude mais, aussi en maturité. Si elle n’a pas pu résister à l’adolescent, comment rester de glace devant l’homme qu’il est devenu ? À peine arrivée chez lui que la situation leur échappe. Premier dérapage, encore un rejet. Comment faire face à la honte, à cette attirance inévitable ? Comment regarder son meilleur ami en face et lui avouer la blessure qui lui a infligée ? Ce coup de poignard qui a laissé une cicatrice qui n’a de cesse de la démanger depuis six ans !

De l’amitié à l’amour, il n’y a qu’un pas à ce qu’on dit. Si leur amour d’adolescence a failli détruire leur amitié, leur amour d’adulte fera-t-il mieux ? Réussiront-ils à préserver ce lien qui les a toujours unie ? 

Entre non-dits, attirance, crainte et le légendaire jeu du chat et de la souris, Amy Daws nous offre un nouveau et captivant séjour chez les Harris. S’inviter chez cette famille, c’est synonyme de rires et d’émotions à volonté. Les histoires d’amour des Harris sont loin d’être faciles et non dénuées de sel. Garantie d’un bon moment de lecture. 

Booker, s’il est différent de ses frères, plus posé, plus mesuré dans ses actes et ses paroles et ne se lie pas facilement, la famille compte beaucoup pour lui. Et il vit mal l’abandon de ceux qu’il aime. Mais s’il veut cette fois-ci garder Poppy et gagner sa confiance, il se doit d’ouvrir son cœur à l’amour et occulter ses peurs. Dépasser cette phobie qui fait barrière entre lui et le bonheur.

Bref, une très belle et attendrissante histoire d’amour, d’amitié et d’une famille unie dans le meilleur que dans le pire, mâtinée de moult émotions et d’humour. Ce tome est de loin mon préféré, Booker a tout pour vous séduire. Il est sensible, protecteur, doux et surtout trop mignon. Son histoire avec sa meilleure amie pourrait bien se rappeler à vos bons souvenirs et vous émouvoir comme elle m’a émue. Les pages tournent non-stop et on ne se rend compte qu’au mot fin tellement c’est fluide et bien écrit.

Cette romance est un moment de bonheur à ne pas manquer.

Merci à Juno Publishing France pour l’envoi du service presse numérique.

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L’avis de Mélissa sur Hysteria de Beth Draven publié aux éditions Chambre Noire.


Hello les étoiles, voici mon avis sur Hysteria de Beth Draven publié aux éditions Chambre Noire. Un thriller qui a fait palpiter mon coeur avec intensité.

Titre : Hysteria

Auteure : Beth Draven

Éditeur : Chambre Noire

Genre : Thriller

Résumé : Seattle. Parc Kerry. Une jeune femme se réveille sans aucun souvenir. Elle en a oublié jusqu’à son propre nom et la raison pour laquelle elle est couverte de sang, ni même à qui il appartient…

Recueillie à l’hôpital, madame X trouve son seul allié en la personne de l’étrange Dr Scott, un neurologue du service de psychiatrie qui semble pourtant ne plus avoir le droit d’exercer. Quand la police tente d’enquêter sur les circonstances troublantes de sa découverte, l’un des hommes les plus puissants de la ville lui rend enfin son identité en clamant être son mari. Pourtant, de nombreuses zones d’ombres demeurent et des images pleines de violence refont soudain surface et assaillent son esprit.

Simples cauchemars ou souvenirs réels ?

Mon avis 

Une jeune femme se réveille, désorientée, les vêtements maculés de sang. L’environnement lui paraît familier, mais aucune idée de ce qu’elle fait ici, qui plus est dans cet état. Rien, pas un souvenir, même pas concernant sa personne, oubliant jusqu’à son propre prénom. Que s’est-il passé ? Réflexion, incompréhension, peur, crainte, agitation, flou total puis trou noir.

Second réveil, cette fois-ci dans un service hospitalier. Comment ne pas devenir folle ! Une batterie d’examens, un nom que l’on attribuera à n’importe qui en quête d’identité : Madame X, et personne qui se soucie de nous. Des images, qui relèvent de souvenirs ou au contraire qui sortent de l’imaginaire… Comment le savoir ? Perturbant ! Un mal-être, un fossé qui se creuse… Jusqu’à la rencontre avec le Docteur Scott ! Il est différent, il inspire la confiance… mais son silence et son absence nous convainquent qu’il ne nous apportera pas son aide !  Arrive alors cet autre homme, charismatique, respecté et connu de tous. Il pose un prénom sur notre existence ! « Je m’appelle ……. et j’ai un mari ? » Comment encaisser ces nouvelles informations ? Que croire ? Qui croire ? Qui suis-je ? Et qu’ai-je fait ?….

Une seule solution nous offre une réponse certaine : lire Hysteria de Beth Draven. Voilà la clé pour découvrir l’identité de cette « madame X », la clé pour résoudre cette énigme pleine de rebondissements. Un thriller qui vous tiendra en haleine tout du long. Ce livre est écrit sous plusieurs points de vue, certes déstabilisants mais, en parfait accord avec l’intrigue que nous propose l’auteure. J’ai été perturbée au début, mais arrivée au terme de ma lecture, je ne vois pas comment il aurait pu en être autrement. J’ai ressenti les émotions comme si j’étais moi-même cette jeune femme perdue. Un sentiment d’appréhension montant crescendo quant à la suite des événements. Et ce final !!!

J’ai eu l’honneur de découvrir la plume de Beth Draven précédemment avec une saga qui je l’espère verra le jour à nouveau : Stalking. Avec Hysteria, l’auteure nous montre une fois encore la qualité de sa plume. Je tiens à relever la richesse, tout du moins, la qualité du vocabulaire employé. Je ne trouve peut-être pas les bons mots, mais je dirai que le langage soutenu est de rigueur. C’est quelque chose qui m’a beaucoup plu, qui nous ouvre les portes sur une certaine dimension. Rien de léger, chaque mot est calculé, dosé et placé à la perfection. Les personnages ont chacun leurs importances. Ils sont troublants et sèment le doute dans votre esprit sur le rôle qu’ils jouent dans cette histoire. Quant à l’intrigue, un pur régal. Des rebondissements à foison, si bien que chaque fois que j’ai pensé avoir résolu le mystère, j’ai dû repartir dans mes investigations car, j’étais loin, très loin du compte.

Je vous recommande fortement de faire connaissance avec cette femme qui ne sait pas ce que cache son amnésie et qui en vient à se demander s’il ne vaudrait pas mieux ne jamais se souvenir. Parfois le passé cache de sombres démons qu’il est préférable de ne pas réveiller.

Je remercie NetGalley pour m’avoir permis de découvrir cette pépite en service presse. Merci à Beth Draven pour m’avoir encore une fois procuré un moment de lecture intense. Je ne me lasserai jamais de lire cette plume particulière.

 

Aucune description disponible.

Extrait :

« — Comment dois-je t’appeler ?

Peu importe le moment où je l’espionne du coin de l’œil : dès qu’il pose un regard sur moi, il ne se départit jamais de son sourire. Un sourire toujours aussi désarmant. J’ignore encore si il me trouble d’émoi ou d’appréhension. Sûrement les deux.

— Eh bien, tu peux m’appeler Bradley ou Brad comme tu veux. C’est encore un peu tôt pour « chéri », tu ne crois pas ?

— Très bien, j’acquiesce en baissant les yeux, s’en relever sa tentative de blaguer. — Ne sois pas impressionnée par mois, tu peux tout me demander.

— En réalité, tout m’impressionne. Être ici dans cette immense maison, être seule avec toi. Pour moi, tout est nouveau, tout est inconnu, c’est comme si je venais ici pour la première fin de ma vie.

Je crains que ma franchise ne le perturbe, je m’attends même à une grimace désapprobatrice, mais il se contente d’une expression neutre et énigmatique. J’appréhende toutes ces réactions. »

 

L’avis de Carine sur Dusk Till Dawn, un roman de Karyn Adler chez Black Ink Editions


Titre : Dusk Till Dawn

Auteur : Karyn Adler

Genre : Romance

Editions : Black Ink

Ebook : 4.99 €

Broché : 17.00€

Résumé :

À quelques jours de son mariage, June est trahie par son fiancé qui parvient à lui rejeter la faute et à la faire douter d’elle-même. Retrouver confiance en elle, apprendre à se connaitre, c’est ce qu’elle s’apprête à faire en poussant les portes de l’Aphrodite, un club select.
Elle ne s’impose qu’une seule règle : Ne rien voir, ne rien savoir.
Guidée par l’énigmatique Riley, June devra se laisser aller à ses sens pour enfin lâcher prise.
Riley est gouverné par les plaisirs nocturnes, mais le jour, il est Ezéquiel, cet homme si charmant. Et si l’un instruit le corps de la jeune femme, l’autre approche son cœur.
June parviendra-t-elle à se reconstruire lorsqu’elle découvrira que les deux hommes ne font en réalité qu’un ?
Du crépuscule jusqu’à l’aube, ouvrir les yeux sur qui elle est vraiment pourrait s’avérer plus compliqué que prévu.

Mon avis :

Dusk Till Dawn, une romance très sensuelle qui saura ravir les amateurs et amatrices du genre.

June est sur le point de se marier. Femme très romantique dans l’âme, elle met tout en œuvre pour la réussite de cette journée qui doit être parfaite. Des mois de préparations à organiser les festivités dans le moindre détail. Et pour cause, Denis est l’amour de sa vie et dans trois semaines il deviendra son mari, lui auquel elle a tout donné. Et c’est avec l’aide de Zia, sa meilleure amie, que June arpente chaque boutique et fait ses choix. Zia, qui est tout à l’opposé de June. Aussi frivole et délurée que June peut être effacée et romantique, mais qui est pardessus tout, son pilier inébranlable et un vrai soleil dans sa vie.

June est une femme fragile et forte à la fois, qui a été façonnée à l’image de ce que Denis attendait d’elle tandis qu’elle, façonnait son rêve de vie idéale. Le paraitre. Seul ce qui se voyait comptait pour Denis au point que June en a perdu sa propre personnalité. Porter les vêtements qu’il aime, se maquiller comme lui aime, faire attention à ses gestuelles, son langage… June s’est oubliée en route à un moment donné, et lorsque tout s’écroule comme un château de cartes peu de temps avant son mariage, Denis va sonner le glass en lui faisant perdre le peu d’amour-propre qui lui restait. Mais surtout, sa confiance en elle. Prise de doutes, d’incertitudes et de colère, June ne remonte pas la pente. Elle est « insatisfaisante ». Cela tourne en boucle dans sa tête et n’arrive pas tourner la page. Elle pensait être une femme accomplie, mais réaliser qu’elle n’est même pas capable de satisfaire un homme la met dans l’impossibilité de franchir le pas à nouveau. June doit réapprendre à se connaitre, et pour cela, elle va devoir repousser ses limites et apprendre, le lâcher-prise. Et c’est en poussant les portes de L’Aphrodite qu’elle va faire le premier pas vers sa reconstruction.

L’Aphrodite est le Club dont on fantasme un peu toutes en secret. Ce genre de Club où personne ne juge personne car, tout le monde y vient pour y chercher la même chose. Assouvir ses besoins primaires, découvrir et expérimenter les plaisirs charnels tout comme en donner. Trouver ses limites et s’en créer de nouvelles. Un Club tenu de main de maître par la belle Madame M qui veille à son bon fonctionnement, celle qui guidera June dans son apprentissage avec tact et sensibilité et en toute discrétion. La remettant entre les mains expertes de l’impétueux Riley. Dans ses bras, June va découvrir son corps, son plaisir, mais aussi le partage de ce dernier, guidée par ses sens et cette liberté d’éprouver dans cette chambre où elle se donne entièrement à cet homme qu’elle ne connait pas. Qu’elle ne voit pas. Dans cette chambre où Riley va de plus en plus être en demande de cette femme qui le bouleverse et dont il devient accro malgré toute la retenu dont il doit faire preuve envers elle pour ne pas l’effrayer. Il n’est pas lui dans cette chambre. Il se réfrène trop dans ses élans. Pourtant l’amante qui s’abandonne dans ses bras la nuit, le subjugue, l’attire, autant que la jeune femme effrayée le jour. Cette jeune femme qui est bien plus forte qu’elle ne le pense, mais qui n’occulte toujours pas de n’être « pas assez ».

Karyn Adler m’a toujours emportée dans un tourbillon d’émotions comme personne et ce, dans chacun de ses romans. C’est donc les yeux bandés que je me suis plongée dans son nouveau roman Dusk Till Dawn. Mais voilà à chacun sa quête, a chacun sa découverte, et c’est une nouvelle plume sensuelle, joueuse, érotique que j’ai découverte. Une plume qui dévoile la féminité, le plaisir charnel et l’acceptation de succomber à ce dernier, dans une parfaite renaissance, qui est loin de la plume torturée que j’ai connu jusqu’alors. Dusk Till Dawn est romance qui ne manque d’émotions, mais elle seront différentes, à l’image du récit et de l’histoire des protagonistes. Nous sommes dans la découverte du plaisir d’un côté et, dans celle des sentiments amoureux de l’autre. Ezékiel se contente généralement des femmes pour assouvir ses besoins et ne prend pas le temps de découvrir autre chose que du sexe. C’est ce qu’il recherche à L’aphrodite où il peut se montrer sous son vrai jour. Où il peut prendre ce qu’il veut et jeter sans aucun remords. Où il peut être Riley sans que la liberté d’Eziékiel n’en soit impactée. Deux vies bien distinctes. Deux besoins qu’il ne mélange pas. Jusqu’à cette rencontre par hasard qui va lui faire briser ses propres règles et le faire entrer dans un jeu qui pourrait faire perdre à June le jour, la confiance qui renait peu à peu grâce à lui la nuit.

Le cheminement vers les sentiments est très bien mis en place tout comme la psychologie des personnages qui l’accompagne. Tout se fera en douceur. Pas à pas. Étape après étape. June ne va pas se découvrir audacieuse du jour au lendemain, tout comme Eziékiel ne va pas avoir un coup de foudre pour cette jeune femme qui ne convient pas du tout aux attentes pour lesquelles il se rend à L’Aphrodite. Chacun avancera à son rythme et prendra le temps de découvrir l’autre, tout en se découvrant eux-mêmes. Si j’ai aimé ma lecture dans l’ensemble, déjà de par le thème qui est une fois de plus le combat d’une femme, mais aussi par les émotions ressenties, il m’a cependant manqué certaines choses. Trop de questions que je me posais restent pour moi sans réponses, ou peut être que je ne les ai mal comprises. C’est fort possible aussi et même si elles n’entachent en rien le cheminement du récit, elles restent pour moi des interrogations qui mènent à des incohérences parfois, ou un arrière-plan de l’histoire un peu décousu, tout particulièrement en ce qui concerne le fonctionnement de L’aphrodite. Peut-être il y aura-t-il d’autres tomes qui répondront à mes questions, par exemple un récit sur Zia ?

La solaire Zia pour qui j’ai eu un énorme coup de cœur ! Hypnotique, attirante, libre et pleine de bonne humeur. Son personnage donne une lumière différente à la romance dès que cette dernière apparait et c’est ce qui m’a sauvée parfois de certaines petites longueurs. Son personnage apporte le peps et les fous rires qu’il ne peut pas y avoir avec les autres protagonistes. Et j’ai aimé cette manière de l’inclure à l’histoire qui était vraiment pertinente à chaque fois que le récit perdait en rythme avec la découverte de nos héros qui ne peut être justement dynamique que dans la sensualité et la volupté.

Un grand merci aux Éditions Black Ink de m’avoir permis de découvrir Dusk Till Dawn dans le cadre de notre partenariat.

Extrait :

J’appuie sur le bouton d’appel de l’ascenseur, l’esprit un peu perdu. Je sais que Zia n’oserait pas faire quelque chose qui pourrait me mettre mal à l’aise. Mais elle est… elle. Et j’ai peur qu’elle ait organisé un truc du genre « défiler dans la rue, accoutrée d’une tenue ridicule » ou « mecs sexy et presque nus ». Regarder, je ne m’en suis jamais privée. Discrètement, bien entendu. Mais je ne voudrais pas que Denis l’apprenne et s’imagine que j’ai fait quelque chose de mal. Les portes s’ouvrent sur le palier du troisième étage et je sors de mes pensées. La musique qui se diffuse au travers de la porte de l’appartement m’arrache un sourire. Denis n’est pas vraiment du genre romantique. Pourtant, c’est bien du Barry White qui murmure dans le séjour, alors que j’ouvre la porte. Ça sent divinement bon et les bougies, disséminées çà et là, me font imaginer mille et un scénarios. Je retire mes talons, ôte ma veste et parcours le couloir qui mène à la chambre, à la recherche du grand amour de ma vie.

J’aurais dû me poser quelques questions, avoir des doutes. J’étais censée ne pas rentrer, ce soir. Il le savait. J’aurais dû me demander pourquoi, après sept ans d’amour, dont trois de vie commune, jamais il ne m’a offert ce genre de soirée romantique. D’ailleurs, j’aurais dû me demander à qui appartenait ce sac qui traînait sur le canapé. Tout ça, je n’y ai pas prêté attention. Parce que mon cerveau a refusé de douter de lui. Parce qu’il est tout pour moi et que je suis tout pour lui. Alors, à l’instant où j’ouvre la porte, c’est mon monde qui s’écroule. C’est mon cœur qui s’étiole. C’est mon âme qui s’abîme.