L’avis de Carine sur le roman de Haley Riles chez Black Ink Editions : Socrate’s Shadow

Titre : Socrate’s Shadow

Auteure : Haley Riles

Editeur : Black Ink éditions

Genre : Romance

Ebook : 4.99€

Broché : 17.00€

Résumé : Lorsque Kaya s’envole au Panama pour sa lune de miel, elle est loin d’imaginer qu’elle va séjourner dans l’hôtel de Socrate, cet homme, certes canonissime mais si arrogant, qu’elle a rencontré lors de son mariage.

Elle n’a jamais entendu parler de lui, alors qu’il porte le titre de « meilleur ami » de son mari Allan, et son comportement envers elle pourrait largement le classer en tête du connard de l’année !

Cerise sur le gâteau ? Allan, obnubilé par son travail, va abandonner la jeune mariée à Bocas del Toro et rentrer à Montréal, laissant à Socrate le soin « d’occuper » son épouse.

Si ce dernier se montre totalement hermétique et au sommet de son antipathie, Kaya, elle, pourrait vouloir percer les ombres qui l’entourent, et l’attirance pourrait finalement l’emporter sur l’aversion.

Car ne dit-on pas que l’obscurité attire parfois davantage que la lumière ?

Mon Avis 

Une cover qui attire, intrigue, appelle à la lecture. Un prénom original pour un homme qu’on va aimer détester et apprendre à aimer. Un personnage sombre, complet, qui ne peut laisser indifférent. Socrate, un connard de haut vol, mais un connard attachiant pour lequel on craque dès les premiers mots.

Dès le prologue, Haley Riles nous happe dans son récit qui s’annonce bouleversant par son accroche. Et c’est en arrivant à Bocas del Toro qu’elle nous le confirmera en faisant la connaissance de Socrate. Socrate qui s’efforce de donner un sens à son quotidien pour lui assurer une stabilité qu’il cherche plus souvent au fond d’un verre de Whisky. Contrairement à son meilleur ami, Allan qui vient de se mettre la corde au cou et va partager sa vie avec la même femme. Socrate, lui refuse de s’attacher à qui que ce soit. La distance et l’indifférence c’est ce qui le caractérise le mieux. La corde au cou serait plus tentant pour lui de se la passer pour en finir avec sa vie qu’il subit depuis toujours perdu dans ses ombres et ses souvenirs. S’accrocher à une gonzesse pour se faire prendre la tête, hors de question. Les femmes, il les prend, les baise, les jette. Pourquoi s’en encombrer lorsqu’on peut faire simple. L’amour, il ne connait pas et rien qu’à y penser, ça lui file la gerbe. Hors de question de montrer ses failles, ses faiblesses qu’il cache parfaitement derrière son masque de connard. Et pourtant… Pour la première fois de sa vie, il va être bousculé et poussé dans ses retranchements. Pour la première fois de sa vie, une femme l’interpelle, le captive. Une femme au caractère de chieuse dont les défauts l’attirent et dont les qualités le font fuir. Une femme qui n’est autre que celle de son meilleur ami… qui devrait être intouchable mais ça, il en a strictement R.I.E.N A F.O.U.T.R.E. Il n’avait pas à lui demander de s’en occuper.

Kaya vient à peine de se marier qu’elle remet déjà son couple en question. All ne pense qu’à sa carrière et le fait de l’abandonner en plein voyage de noce, lui fait prendre conscience de beaucoup de choses et dont la principale, c’est qu’elle passera toujours après. Après les dossiers, après les associés, après les clients… All, qu’elle pensait connaitre par cœur se dévoile sous un nouveau jour et ce n’est par pour ce genre de vie qu’elle a signé. Tout comme elle n’avait pas prévu de passer son voyage de noce en compagnie de son meilleur ami, Socrate, qui tient cet hôtel au Panama où ils ont posé leurs valises.

Ce meilleur ami qu’elle n’avait jamais vu avant le jour de son mariage, ni même entendu parler, et avec lequel elle est sur la défensive en permanence sans comprendre le pourquoi. Tout comme lui aime la chercher et s’en prendre pleine la figure. Il aime sa fougue, sa répartie. Leurs joutes verbales sont plus jouissives qu’une cuite au whisky. Kaya ne mâche pas ses mots et lui entre dans le lard dès qu’il lui adresse la parole.  Elle est coriace et il aime ça ! Sauf, quand elle cherche à en savoir plus et encore…. Paradoxalement, elle l’apaise aussi et lui permet de ressentir des choses qui lui font autant de mal que de bien… Des choses, qui llui font baisser sa garde, brisant peu à peu sa carapace, mais laissant sortir en même temps, tout ce qu’il a de pire en lui.

Un jeu de séduction va donc s’installer entre eux à travers un duel, par défi peut être ? Attirance interdite ? Ou plutôt par leurs caractères de feu qui se cherchent et brûlent d’un plaisir qu’ils ne cherchent pas à apaiser dans un premier temps ? À force de jouer, Kaya va se rendre compte qu’elle redevient celle qu’elle a toujours été face à ce connard arrogant qui souffle le chaud et le froid. Elle se redécouvre forte, sensuelle, et fait ressortir cette femme qui fût un temps, n’avait pas froid aux yeux. Cette femme qui s’est perdue à un moment donné et qui s’est cachée sous une personnalité qui ne lui convenait pas. Avec All, elle a tout simplement fui sa réalité. Elle s’est enrôlée dans une routine bourrée d’ennuis sans s’en rendre compte. On a qu’à la voir rayonnante en compagnie de ses meilleures amies pour la comprendre plus dans les détails. Elles se ressemblent bien plus que ce que Kaya est devenue auprès de All qu’elle aime pourtant de tout son cœur. Mais est-ce que cet amour sera suffisant face à cette liberté qui l’habite et la rend vivante face à Socrate ?

Il n’est pas quelqu’un de facile de par son vécu et ses démons qui le hantent et lui collent à la peau comme des cicatrices indélébiles. C’est un homme rude, ingrat, inaccessible et solitaire. Un bel enfoiré au caractère de merde mais, derrière son objectif, il se laisse aller à exprimer sa sensibilité loin des regards. À déceler chez Kaya cette étincelle, cette joie de vivre éteinte qui ne demande qu’à s’illuminer à nouveau. L’instant T où il l’a vraiment vue, elle, au-delà de son apparence, au-delà de ce qu’elle montre, qui elle est. Cet instant T où elle a su aussi le voir, lui.

Entre les joutes verbales, un humour parfait, les secrets et un sacré combat entre l’ombre et la lumière, Haley Riles nous offre-là une sublime lecture hautement addictive et vraiment très fluide. Nos protagonistes aux caractères très forts enflamment le récit et le rythment de leurs personnalités. L’auteure nous emmène dans un voyage livresque dépaysant sur les plages de Bocas, mais aussi émotionnel. Les thèmes abordés au-delà de la romance sont forts. Très émouvants dans l’évocation des drames vécus, des fêlures de chacun et des secrets qui touchent tellement. On ressent les émotions de chaque protagoniste, les principaux tout comme les secondaires, y compris ceux que l’on verra très peu, mais qui ont toute leurs importances. Les Flash-back sensibilisent encore plus le récit en nous dévoilant la part d’ombre et de mystère de Socrate qui m’ont énormément touchée et vraiment accrochée. J’en voulais toujours plus, c’était trop court et en même temps trop long, car on veut vite retrouver ce combat qu’ils mènent l’un contre l’autre et qui va les faire puiser tout au fond d’eux qui ils sont vraiment et surtout, ce qu’ils veulent vraiment.

Socrate’ Shadow, une romance électrique et passionnelle qui nous happe sans préavis au prologue pour ne nous relâcher qu’au mot fin. Si Kaya est parfois un brin capricieuse dans ses décisions auprès d’Allan, j’ai trouvé qu’elle était vraiment lumineuse et parfaite dans son rôle face à Socrate. Socrate pour qui j’ai complètement fondue. Ce mélange de sex-attitude arrogante et de fêlures qui font de lui cet homme obscur et torturé qui se bat contre sa propre lumière. Pour lui, le bonheur n’est qu’illusoire, ses pensées font mal, et c’est tout cet ensemble qui m’a émue parfois jusqu’aux larmes. Des larmes de peine, mais aussi à un moment, de joie. Et ce moment-là… était juste parfait et mon cœur en a remercié l’auteure. Vous l’aurez compris, j’ai plus qu’adoré ma lecture que je ne peux que vous conseiller de lire à votre tour. Je ne peux cependant terminer sans dire qu’il m’a manqué sur la fin le point de vue d’Allan qui aurait mérité bouclé la boucle, même si…. Ha, Allan si je t’avais en face, j’aurais quatre mots à te dire 😉

Un grand merci à Black Ink Éditions pour m’avoir permis de découvrir Socrate ‘Shadow en service presse.

Extrait : 

Socrate

— Fais gaffe, tes fesses vont cramer !

Et quelles fesses ! Fermes, bombées et surtout, parfaitement moulées dans un petit maillot de bain blanc. Je bénis l’enfoiré de couturier qui a créé ce bout de tissu.

Kaya relève lentement ses yeux vers moi avant de me fusiller du regard. OK, bah on est mal barrés…

— Qu’est-ce que tu me veux encore ?

— Rien de méchant. Il suffit juste de te lever, de te rhabiller et de me suivre.

— Non.

Elle réinstalle sa tête entre ses bras et ne me porte aucune autre attention.

— Allez, tu ne vas pas rester ici toute la journée.

— Pourquoi pas ! marmonne-t-elle.

Ma patience a des limites. Il va vraiment falloir que la femme d’Al y mette du sien.

— Vu qu’avec les bonnes manières ça ne fonctionne pas, c’est simple ! Tu vas bouger ton petit cul bandant de ce transat, car ton mari m’a demandé de te promener. Jouer au baby-sitter me fait déjà bien assez chier comme ça, donc sois un peu sympa et écoute ce qu’on te dit, merde ! C’est assez clair ? On peut y aller maintenant ?

Elle m’observe avec son regard bleu perçant, totalement abasourdie. Eh ouais, ma cocotte, moi aussi je peux m’énerver. Je ne lâche pas ses iris. Kaya peut me sortir ses airs de poupée canadienne, je ne céderai pas, jamais ! Même si ça me gonfle de la trimballer, pour ma fierté, elle doit accepter.

— D’accord, je te suis…, se résigne-t-elle au bout d’une bonne minute de combat intérieur.

Un sourire arrogant étire mes lèvres. J’étais sûr de gagner.

— Si j’ai cédé, c’est uniquement parce que je m’ennuie à mourir, certainement pas pour te faire plaisir. Et je te préviens, pas de tripotage, de sous-entendu graveleux ou n’importe quoi dans ce genre. Compris ? Je m’attends à tout avec toi. Et n’oublie pas que je suis mariée.

Debout devant moi, les poings sur les hanches, elle tente d’imposer ses règles. Je trouve ça mignon, elle a des airs de petite fille faisant un caprice.

— Tout ce que tu voudras, bébé !

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2 commentaires sur « L’avis de Carine sur le roman de Haley Riles chez Black Ink Editions : Socrate’s Shadow »

  1. Hello Poto oui, il fait super froid mais, les journées sont ensoleillées. Je n’ose pas trop demander. Et toi ça va ? Le boulot ? Mes messages ne partent pas, j’espère que celui-là passera !
    Bisous mon ami et porte toi bien !

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