✧˚₊‧୭⁺‿︵ L’avis de Carine sur Impulsif, le roman de Emily Kind chez Addictives Editions ‿︵⁺୭‧₊˚✧

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Titre : Impulsif‿︵⁺୭‧₊˚✧

Auteure : Emily Kind

Editeur : Editions Addictives

Collection : Luv

Genre : Romance

Ebook : 4.99 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Il n’avait plus rien à perdre. Avant elle.

Isak revient dans la ville de son enfance avec un but bien précis en tête, et rien ni personne ne l’en détournera.
Épris de justice, rebelle, impulsif, il emploie ses propres méthodes et n’a de loyauté que pour ses idéaux.
Mais ça, c’était avant de croiser la route d’Echo. La gamine qu’il a laissée derrière lui autrefois est devenue une femme dure, indépendante et en colère contre le monde entier.
Leurs retrouvailles sont houleuses, aussi brûlantes que passionnées, mais impossible pour Echo de craquer : tomber amoureuse, signifie « tomber » avant tout et ça, c’est hors de question.
D’autant qu’Isak dissimule bien des secrets, et qu’il suffirait d’une révélation pour que tout explose…

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Impulsif ! Un titre en parfaite adéquation avec ce roman tout comme sa magnifique cover qui lui correspond à la perfection. Je te veux, tu me fuis… Tu me veux, je te fuis… Il court, elle fuit… Telle est l’histoire de Echo et Isak qui pourtant entre deux fuites savent bien se trouver.

Une ville d’Alabama qui ne porte décidément pas bien son nom… Aphrodite… La déesse de l’amour, de la beauté est en aucun cas le reflet de ce lieu pourri dans lequel Echo et Isak ont grandi. Si Isak a pris la tangente pour ne plus y vivre en s’enrôlant dans l’armée, il a cependant abandonné dernière lui la petit Echo âgée alors de 14 ans… Sa petite voisine qu’il protégeait d’un père violent et dont il lui avait fait la promesse d’être toujours là pour elle… Cette gamine magnifique aux dents de la chance, ne savait sourire qu’à lui.

Mais neuf ans après le revoilà de retour ! Le temps a passé, mais rien n’a vraiment changé. Echo vit toujours ses parents et porte encore les stigmates physiques d’un père bien trop violent et celles moins visibles d’une mère effacée. Si elle arbore toujours fièrement ses dents écartées qui met Isak dans tous ses états, elle est cependant bien différente. En colère perpétuellement, elle ne cesse de tremper dans les affaires prohibées de la ville dans un seul but, fuir. Fuir de cette vie d’enfer, fuir de cet homme brutal qu’est son père et de sa mère qui n’a jamais levé le petit doigt pour la protéger. Fuir de cette ville gangréneuse dans laquelle tous y pourrissent au milieu des mobiles homes des classes défavorisées, des suprémacistes, des homophobes, des dealers et toutes les drogues qui circulent. Vivre aux Styx n’épargne pas les âmes. Aphrodite porte vraiment mal son nom… Sauf peut-être en ce qui va concerner les retrouvailles entre Isak et la belle Echo. Et encore…

Peut-on appeler cela de l’amour ? Isak est trop différent pour savoir ce qu’il en est. C’est un homme droit, franc loyal, mais incapable d’exprimer ses émotions ou de décrypter celles des autres. La seule qu’il connaisse, est sa propre colère et ça, il n’en manque pas. Pour lui, tout est clair et concis, toujours. Droit au but ! Noir c’est noir, blanc, c’est blanc. Il ne connait pas les nuances et en amour, c’est pareil. Il est incapable de mettre un nom sur ses sentiments, mais tout ce qu’il sait, c’est qu’il est revenu et qu’il La veut. Et quand Isak veut, il prend. Des retrouvailles à leur image, impulsives… dysfonctionnelles, colériques, torrides, amères et passionnées. Brut, sans concession, Isak est un animal qui devient prédateur face à celle qui le rend plus fou qu’il ne doit l’être. Elle sera à lui. Sa propriété et il fera tout pour que tout reste ainsi, car elle peut fuir autant qu’elle veut, elle n’aura nulle part d’autre où aller, rien à quoi se raccrocher à part lui. Il sera toujours sur sa route pour qu’elle s’arrime à la sienne, à lui. Son Echo… Mais peut-elle lui faire confiance ? Peut-elle briser ses propres rêves de fuite alors que lui n’a pas hésité à l’abandonner neuf ans auparavant.

Aujourd’hui il est le shérif de cette ville aux manières peu orthodoxe certes, mais bien décidé à démanteler tout un réseau de pourris. Pourrait-elle rester là, dans cette vie de misère pour lui ? Sachant que rester c’est perdre cette liberté qu’elle a toujours convoitée ? Rester près de lui sans jamais savoir si elle est vraiment importante à ses yeux ? Elle qui a toujours barricadé son cœur après son départ pourrait-elle le laisser y entrer à nouveau ?

Non. Hors de question qu’il perce ses défenses !

Impulsif, une lecture qui m’a conquise par son univers. Les lieux, l’ambiance anxiogène, et tout ce qui s’y rapporte a apporté à cette lecture le gros point fort. Une héroïne qui n’est pas stéréotypée en princesse bien au contraire. C’est un électron libre, indépendante aux tenus à son image et au fort caractère face à un héros qui l’est encore moins. Qualifié de déficient pour certain, attardé pour d’autres, mais pourtant, juste différent. Juste lui. Isak, l’impulsif… Celui qui dira toujours ce qu’il pense au moment où il le pense sans prendre de gant ni faire de détour. Celui qui ne regarde personne dans les yeux, mais qui ne ment jamais. Celui que l’armée a encore plus endurci et pas canalisé pour deux sous puisqu’il s’en est fait virer. Trop violent, trop insubordonné. Un Isak beau comme un dieu, mais si difficile à cerner et surtout, pas si bête que ça…

J’ai vraiment craqué pour lui en cherchant à deviner pourquoi il était revenu ? Quel est ce trouble à cause duquel il est incapable d’exprimer ses émotions par des mots tout comme celles des autres ? Poser une étiquette sur sa différence a été pour ma part une course tout au long de ma lecture. Un peu Asperger peut-être ? Malheureusement je n’ai pas trouvé, ce trouble doit bien exister, seulement, cela sera une question sans réponse. Il est Isak ce garçon un peu étrange, impulsif et point. À prendre comme il est et s’en délecter. Est-ce vraiment important au fond ? Je ne pense pas, mais vous qui êtes prévenues vous n’aurez pas à attendre de réponses. Personnellement, sa façon d’être et de faire m’a beaucoup fait rire. Un homme de Cro-Magnon sexy comme un dieu, c’était du jamais vu ! J’ai vraiment aimé ce personnage, même si j’ai eu mal à le cerner complètement. Il restera pour moi le héros complexe, atypique qui change un peu la donne dans les romances et cela, ça fait un bien fou.

En ce qui concerne Echo je n’ai pu être que touchée par cette petite fille qu’elle est toujours vraiment au fond d’elle. Echo qui a perdu le seul ancre qu’elle avait à 14 ans lorsque Irak est parti, le seul à lui porter de l’attention en la protégeant. De l’attention qu’elle aimerait tant trouver dans son foyer et qu’elle n’aura jamais. Le seul pour qui son cœur savait battre, mais qui a été brisé le jour de son départ. Partir un jour… Je l’imagine tellement rêveuse à voir au-delà des murs d’une ville le paradis qu’elle pourrait y trouver. Mais pour partir, il faut de l’argent et l’argent à Aphrodite se trouve d’une seule façon. Ce qui la mettra souvent dans les pattes d’un Shérif qu’elle aimerait pourtant bien éviter. Ces deux-là passent leur temps à se suivre et se fuir, ils m’ont fait penser à deux aimants qui s’attirent sans pouvoir faire autrement, mais qui dans l’autre sens se repoussent et ne peuvent s’ancrer l’un à l’autre dans leurs choix de vie.

Impulsif, une belle lecture qui m’a happée dès le départ par son univers et son ambiance qui m’ont mis l’eau à la bouche. Enfin une romance qui sortait des sentiers battus, des lieux sublimes, des riches héros auxquels tout leur tombe à point nommé. Nous sommes là immergés dans une ville de misère où vivre à dix dans des préfabs est normal, où les voisins qui tapent sur leur fille est « presque normal » tant la misère et l’alcool bercent leur quotidien. Une ville où chacun sa pomme et personne n’ira dire au voisin que ce qu’il fait n’est pas bien. J’ai envie de dire même, chacun sa merde. Mais passé cette frénésie de la mise en place de la trame, il m’a cependant fallu un peu de temps pour m’habituer à la plume de l’auteure que j’ai trouvé un peu saccadée, brute, sèche, impulsive et tranchante à l’image de ses héros et d’Isack en particulier. Point à la ligne et la suite ? On ne nous en dit pas plus là ! Cela m’a perturbée une bonne partie de ma lecture, car entre les non-dits, et le mystère qui plane autour d’eux cela m’a même angoissée, frustrée, sachant de plus, qu’une partie de l’intrigue était limpide pour moi depuis longtemps. Seulement voilà, reculer pour mieux sauter doit être l’adage d’Emily Kind, car lorsque tout redémarre, ça redémarre ! Et là le rythme prend un autre tempo. Les doutes s’installent, les secrets se dévoilent, l’action arrive et les sentiments s’en mêlent. Un beau méli-mélo très bien mené d’un bout à l’autre qui nous fait alors comprendre beaucoup de choses qui n’étaient pas essentielles auparavant avaient toutes leurs importances. Des héros avec la rage au ventre et dans le bas ventre ! Des héros qui à eux seuls portent ce roman d’une manière fabuleuse jusqu’au mot fin. Et quelle fin ! Comme je les aime 😉 Aussi atypique que le reste !

Un grand merci aux Éditions Addictives pour m’avoir permis de découvrir ce roman en service presse numérique. Une belle lecture qui change de l’habituel.

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Ma paume s’écrase sur la vitre. Mes paupières papillonnent, mes yeux s’accordent sur la ligne de ses jambes, bondissent sur l’arrondi de ses hanches. Rampent le long de son ventre plat et butent sur son nombril. Accrochent ses tétons d’une étonnante couleur dorée. Dans mon champ de vision s’immiscent ensuite ses mains. Elles jouent avec ses cheveux lâchés avant de couler sur ses seins. Ses paumes les malaxent puis migrent sur son thorax alors que de nouveau, elle se rapproche de la fenêtre, féline. Soudain, elle éclate de rire, dévoilant ses putains de dents du bonheur et, d’un geste vif, saisit la persienne qu’elle rabat en me tirant la langue, son majeur dressé dans ma direction.
Depuis l’enfance, j’ai appris une ou deux choses sur moi-même. Un, que je ne suis pas comme la plupart des gens. Deux, que je ne m’encombre pas de détours. J’ai toujours détesté m’embarrasser de faux-semblants. Parce que je ne les comprends pas et qu’ils ne m’intéressent pas. Seules mes pulsions me guident. Or là, elles convergent absolument toutes dans une seule et même direction.
Elle.
Echo.
Je la veux.

152354224_1705520242962617_8516432265648013678_n

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s