━━━ ❦ ━━━ L’avis de Carine sur le roman de Anne Cantore, Pas sans Elle, chez Cherry Publishing━━━ ❦ ━━━

━━━ ❦ ━━━Titre : ━━━ ❦ ━━━

Pas sans Elle

Auteur : Anne Cantore

Genre : Romance

Editions : Cherry Publishing

Ebook : 4.99€

Broché : 16.99€

━━━ ❦ ━━━Résumé : ━━━ ❦ ━━━

24 décembre, une explosion dans le métro parisien fait voler la vie de Greg en éclats. Charlie, son petit frère, fait partie des victimes, et Cassandra, la petite amie de ce dernier, est grièvement blessée. Brisés chacun à leur façon, Greg et Cassie s’épaulent pendant les années qui suivent pour tenter de surmonter ce drame qui a fracassé leur existence. Jusqu’à prendre conscience qu’ils sont devenus bien plus qu’un simple soutien l’un pour l’autre.
Mais comment les sentiments peuvent-ils s’épanouir alors qu’un fantôme flotte toujours entre eux ? D’autant plus que Greg cache à celle qu’il aime plus que tout maintenant, un lourd secret. Un mensonge qui le ronge depuis cette fameuse nuit où tout a basculé…

━━━ ❦ ━━━Mon avis : ━━━ ❦ ━━━

C’est avec un immense plaisir que je me suis plongée dans ce nouveau roman d’Anne Cantore et avec le cœur lourd et pétillant à la fois que je vous en donne mon avis.

Dès le prologue, Anne donne le ton d’une romance pleine d’émotions qui ne sera pas facile à lire. Un prologue qui fait déjà verser des larmes et rend hommage aux survivants des attentats, mais aussi en mémoire aux victimes. Une romance qui par le thème ne pourra que vous marquer d’une manière ou d’une autre et qui nous offre pas toute la haine d’une injustice, mais tout l’amour qu’il en reste. Le tout, écrit avec douceur et une grande pudeur.

Cassandra, jeune étudiante en art et en droit, voit sa vie basculer un soir du 24 décembre alors que son fiancé, Charlie, allait la présenter officiellement à ses parents. Survivante de l’attentat dans lequel Charlie perdra la vie, Cassie voit son monde fracassé en des millions de morceaux. Son âme, son corps, sa peine… tout devient un combat de chaque jour. Mais dans son malheur, elle ne sera pas seule. Greg, le frère de Charlie va devenir son pilier, son roc. Celui sur lequel elle peut se laisser aller. Le seul à qui elle peut se montrer telle qu’elle est… complètement brisée au sens propre, comme au figuré. Au milieu du chaos qu’est sa vie « d’après ». Au milieu de ses peurs et de ses souffrances, il va lui insuffler toute sa force, son courage et ce pendant les années, dont elle aura besoin pour se reconstruire. Cependant, au bout du compte, l’insurmontable ne sera pas tant de guérir pour Cassandra. Certes rien n’aura été simple durant les quatre ans qui ont suivi. Se reconstruire physiquement et surtout psychologiquement lui aura demandé du temps, beaucoup de temps, de courage et de confiance. Le tout, toujours épaulée par Greg qui n’a rien manqué de toutes ses victoires. Ils ont passé beaucoup de temps ensemble, partagé beaucoup de choses… Mais se rendre compte que ses sentiments envers lui ne sont plus aussi platoniques et qu’elle en est tombée amoureuse, tout en étant accablée de honte envers Charlie, est une bataille qu’elle ne pourra pas mener. Car le seul qui peut l’aider à le faire c’est lui. Mais lui, il lui est interdit. Il est le grand frère de Charlie. Un peu le sien à ce jour pour beaucoup de monde grâce à sa façon de veiller sur elle depuis « la chose »… Alors, même si mettre de la distance entre eux est la pire des décisions, ce sera aussi la seule… Ce qui ne sera pas au goût de Greg qui va se sentir tout à coup aussi perdu que ce fameux jour où tout a basculé… Elle est pour lui, tout ce qu’il lui reste…. Ses sentiments vont alors devenir flous et il va vite se rendre compte que leur relation n’a plus rien d’amical depuis longtemps et qu’il est impossible pour lui qu’il vive sa vie sans elle. Non. Pas sans elle.

Réapprendre à vivre et à ouvrir son cœur. Pardonner, se pardonner et avancer avec sa culpabilité, ses secrets et les fantômes qui s’y rattachent sans appréhender l’avenir sera un chemin difficile pour Greg et Cassie. De par le regard des autres et cette morale qui fait qu’on va les juger un peu trop fort, sans chercher à les comprendre. Mais ensemble, on est toujours plus forts non ? L’amour n’a pourtant pas d’étiquette, alors qui sommes-nous pour en définir la morale ?

Mais parfois les obstacles au bonheur, ne sont pas toujours ceux qu’on croit …

Pas sans elle est une magnifique romance, qui est aussi une tranche de vie importante dans la vie de nos deux héros, vraiment touchante et pleine d’émotions autour de laquelle Anne Cantore va aborder plusieurs thèmes qui vont se rejoindre et dont le point de départ sera l’attentat dans lequel Charlie va perdre la vie. Anne va mettre en avant la force d’une reconstruction après avoir survécu, mais aussi celle de ceux qui ont perdu quelqu’un et les sentiments que tous éprouves face à ça. Le syndrome du survivant qui est presque une fatalité pour beaucoup va alors s’y développer de nombreuses façons se rattachant aux maux de chacun d’entre eux. Entre la culpabilité d’un secret que notre héros dissimule par honte et lâcheté. Un secret qui le ronge jour après jour et qu’il ne peut avouer. Entre cet amour qui va créer un conflit moral pour tout leur entourage et les remords, leur chemin ne sera pas facile jusqu’à la rédemption. Mais le tout peut-il aboutir au bonheur ? Leur histoire peut-elle survivre à la moralité et aux convenances ? Pourquoi ne pourraient-ils pas s’aimer ? Au nom de qui, de quoi ? De celui qui n’est plus là ? De ceux qui restent ?

Un sujet difficile écrit par une plume remarquable, savamment dosée et si douce qu’on ne peut qu’adhérer a chaque mot que l’on lit. Chaque situation… Anne Cantore m’a bouleversée avec ce roman avec lequel elle ne va pas tomber dans le mélodrame, mais juste mettre en lumière deux personnages qui n’ont plus qu’été l’ombre d’eux-mêmes en perdant celui qu’ils ont aimé, mais qui à deux irradient de leurs sentiments à en devenir solaire. Une histoire d’amour, forte et sensible, qui se veut immorale pour beaucoup, interdite pour d’autres, mais tellement belle pour moi. Il faut de la force et un sacré courage pour s’aimer au-delà des préjugés et d’un souvenir bien trop commun qui compte plus que tout. Au-delà des doutes et des secrets. De cette confiance qui a été un fil conducteur, réparateur jusqu’alors et que l’on va couper d’un coup net, comme si le filet de protection qui nous retenait depuis et qui nous forgeait n’était qu’une chimère. Anne Cantore a su créer un cheminement parfait en intégrant au récit tous les personnages et les situations qui faisaient une balance parfaite, tout en faisant ressortir un tas d’émotions et de sentiments qui nous tordent parfois les tripes, nous met en colère pour d’autres, ou encore nous offre de magnifiques moments de douceur et d’amour. Que ce soit en couple, en famille ou avec les amis, les liens se resserrent, se délient se raccrochent et se décrochent.

Des héros attachants pour une histoire qui l’est tout autant. Je ne peux que vous conseiller de découvrir ce nouveau roman d’Anne Cantore qui sublime de sa plume une intrigue et un cheminement psychologique bien mené d’un bout à l’autre pour nous offrir un récit fort qui nous fait beaucoup réfléchir, mais aussi frémir de plaisir. Une plume toujours aussi fluide, sensuelle et sans fioriture qui permet de se délecter de chaque moment sans jamais tomber dans des longueurs. Tout compte. Chaque sentiment ou ressentiment comptent. Tout est ficelé à la perfection pour nous offrir une romance coup de cœur.

Un grand merci à Anne Cantore ainsi qu’aux Éditions Cherry Publishing pour m’avoir permis de découvrir cette belle romance en service presse numérique

━━━ ❦ ━━━Extrait : ━━━ ❦ ━━━

Je m’éloigne en titubant sur mes jambes flageolantes, poursuivi par la voix inquiète de mon ami, qui répète mon prénom en boucle. J’atteins l’ascenseur sans savoir comment. Par réflexe, mon pouce s’enfonce sur le bouton du sous-sol. Et puis je réalise qu’il va être impossible de se déplacer en voiture dans Paris ce soir. J’appuie alors sur celui du rez-de-chaussée. Je sors de l’immeuble comme un boulet de canon. Le vent glacial me coupe en deux, me sortant de ma torpeur. J’ai oublié mon manteau, mais je m’en fous. Au pas de course, je prends la direction de la station Stalingrad. Tandis que je cavale dans la capitale, je ressens cette atmosphère particulière. Il flotte dans l’air ce parfum de désespoir. Sur les trottoirs, les Parisiens sont accrochés à leur téléphone, certains sanglotent. Les couples se pressent l’un contre l’autre, les piétons solitaires baissent encore plus la tête, la circulation se tarit au fur et à mesure que j’arrive à l’épicentre de la catastrophe. Plus je me rapproche de la station, plus le malheur devient consistant et palpable. Je progresse difficilement, la foule en sens inverse me repousse. J’insiste, je force, j’avance. À intervalles réguliers, je compose le numéro de Charlie. Au niveau de l’entrée du métro, ça pue la peur, l’angoisse et le désespoir en plus de cette horrible odeur de brûlé. Le bruit, les flashs bleus des gyrophares, les cris des services de secours saturent la nuit parisienne et mes sens, me laissant hébété sur le pavé.

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