L’avis de carine sur LIZ: 4 – Danser avec les requins de Geny H.David


41wsvdm1yPLTitre : LIZ: 4 – Danser avec les requins

Tome 4/4

Auteur : Geny H.David

Genre : Dark Romance

Editions : Elixyria

Ebook :5.99€

Broché : 

Résumé :


« Je suis ton phénix… et tu es le mien. »
Max est prêt à tout pour protéger Liz, et il se révèle redoutable, bien loin des apparences. D’autant plus que de nombreuses menaces pèsent encore sur la jeune femme : nul ne sait qui se trouve à la tête de l’inquiétant Projet phénix ni quelles sont les véritables intentions de cette puissante organisation.
La vengeance de Liz non plus n’est pas accomplie ; deux noms figurent encore sur sa liste. Entre guerre des gangs et dangereux criminels, passion et trahison, Liz entame sa dernière danse, avec la vie, l’amour… ou la mort !
Plus que jamais, son existence et celle de ceux qu’elle aime sont en danger.

Mon avis : 

C’est avec une drôle de frénésie que je me suis replongée dans la saga LIZ de Geny H.David. Ce dernier tome, je l’ai attendu… C’était un drôle de sentiment que de tenir entre mes mains le dénouement final. Une envie folle de savoir, et à la fois, la peur de leur dire au revoir. Mais voilà, j’y suis! J’ai plongé, et c’est sans équivoque qu’en refermant ce quatrième tome, je ne peux que ressentir cette envie de dire: Encore !

La plume de Geny H. David est toujours aussi percutante et si profonde qu’on ne peut que se laisser porter à chaque page que l’on tourne. On se noie volontairement dans chacun de ses mots remplis de poésie mais aussi d’authenticité. Après une plongée obscure, dans laquelle Liz tente d’avancer en oubliant son passé, après l’arrivée de Max et des dangereux désirs, danser avec les requins, et ne pas se faire arracher une part de son âme, sera compliqué, mais pas impossible… Avec Liz et Max, on n’est pas au bout de nos surprises et il est clair qu’eux encore moins. Une plongée toute en apnée qui nous oppresse et nous laisse à l’orée de tant de fins possibles qu’on tremble bien trop souvent pour nos héros, tout comme on se laisse porter par l’amour qu’ils se vouent d’une manière vraiment passionnelle.

Entre complots et trahisons, le danger qui les menace est redoutable. Dans ce dernier opus, Geny H.David nous emporte dans un tourbillon qui mélange l’action, l’émotion et une tension qui ne nous quittent pas. Elle manie toujours aussi bien la psychologie et nous offre une fin de saga à la hauteur. En puisant tout au fond de Liz, faisant émerger Elie, cette petite fille qui a tant perdu et qui recherche tant de choses qui manquent à son cœur, l’auteure tirera toute la force nécessaire pour un final en beauté en ce qui concerne notre Joconde et son bel italien. Ils ont tout donné, le meilleur comme le moins bon, leur lumière tout comme leurs abysses. Max prend une place très importante et montre de quoi il est capable pour cette femme qu’il aime plus que tout. Il est prêt à abattre toutes les montagnes qui l’éloigneront d’elle, écarter chaque homme, chaque femme qui pourrait lui nuire, mais…. Qu’en est-il des fantômes contre lesquels il ne pourra jamais lutter ? A t-il vraiment sa place dans son coeur ? Si Max ne tremble pas devant le danger, en revanche, penser que Liz ne pourrait pas l’aimer aussi fort, le rend fébrile et complètement perdu.

Dans ce dernier tome, les émotions et les sentiments sont à leur paroxysme pour tous ! Que ce soit les personnages principaux comme les secondaires, ils nous happent dans leurs coeurs, leurs espoirs et leurs désespoirs. Les bons comme les mauvais. Aucun n’est là pour rien et tous forment cette saga qui va s’éteindre avec la belle famille qu’ils formaient. Des personnages nouveaux arrivent, d’autres partent, ou encore reviennent, et tout se lie, se délie, se forme, et se déforme, pour que les révélations arrivent à point nommés, nous émouvant, ou encore nous déstabilisant en même temps que nos héros. Dans cette saga, impossible de ne pas faire corps avec chaque protagoniste, mais plus particulièrement avec Liz tout au long de notre lecture. On est tout simplement Liz dans nos émotions, Liz dans nos espérances, Liz dans nos craintes, Liz dans nos conflits. Liz, c’est Liz. On pourrait penser que c’est aussi l’auteure. Mais lors de notre lecture, Liz c’est aussi nous, sans aucun doute. En fait, Liz est un tout !

Entre les ombres de son passé et la lumière de son avenir, la haine qui l’anime, l’amour et les alliances douteuses, comment être sûre de faire les bons choix ? Et si faire la paix avec ce passé était son avenir ? Et si danser avec les requins ne la faisait pas naviguer en eaux troubles, mais la sauvait de ses démons ? Telle un Phénix, Elisabeth Ribes, pourrait-elle renaitre de ses cendres? Mais alors, qu’adviendrait-il de la Joconde ? A t-elle encore des combats à mener ? Se pourrait-il que les requins deviennent des alliés ? Toutes les questions à nos réponses sont enfin là et si parfois elles nous font bondir… Si parfois elles nous font verser des larmes… Tout s’emboîte dans une trame maîtrisée de bout en bout. A aucun moment, Geny H.David s’est perdu en route. Tout est ficelé à la perfection et pourtant on nage dans une intrigue qui ne manque pas de rebondissements et qui met en scène beaucoup de protagonistes. Je dois admettre que tous les personnages n’ont pas eu ma sympathie, mais après la lecture du dernier mot de ce tome, ce n’est plus vraiment le cas. Chacun dans sa manière, chacun dans son vécu a quelque chose de particulier, apportant une pierre spécifique à cet édifice. Pourtant, quelques questions restent en suspens. Que devient un tel ? Que ce passe-t-il pour un autre? Comment ? Pourquoi ? Je sais aujourd’hui qu’un Spin off viendra certainement y répondre. Alors même si quitter Liz provoque un pincement à mon cœur, je n’ai qu’une seule hâte, en savoir plus et replonger en eaux troubles à la recherche de réponses supplémentaires.

Un grand merci à Geny H.David pour m’avoir permis de partager avec elle la belle aventure de son Projet Phénix. Certes, cette saga a vécu moult péripéties, mais tout comme son héroïne, son auteure a su se relever après chaque chute. Sa ténacité et sa détermination sans faille nous montre à quel point, elle est si semblable à Liz. Et, je me sens apaisée pour cette héroïne qui malgré son jeune âge a déjà vécu mille vies, tant de déceptions et de combats, la rendant peut être forte et persévérante dans sa haine, mais dont le cœur se noyait dans les ténèbres…

Pour les lecteurs et lectrices qui n’auraient pas encore succomber, qui auraient des doutes, je ne peux que vous dire de ne plus hésiter. Lorsqu’on ouvre la première page du Projet Phénix, on se rend vite compte qu’on ne lit pas Liz… On vit Liz ! On respire Liz ! On devient Liz !

Alors plongez !

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L’avis de Carine sur le roman de Morgane Rugraff chez Black Ink Editions : Double Je


41pwhc8vfl._sy346_Titre : Double Je Auteure : Morgane Rugraff Editions : Black Ink Genre : Romance  Ebook : 4.99 € Broché : 17.00 € Résumé : Les jumeaux Hugo et Enzo Montalbano partagent tout, même les femmes. Leur jeu préféré avec elles ? Ne faire qu’un, en devenant Matt. Matt drague. Matt baise. Matt détruit des petits cœurs et pas que… Cette vie de débauche et de vices aurait pu durer encore longtemps, si la jolie Lux, serveuse au Majestic, n’avait pas renversé ses verres sur Hugo ce soir-là. Nouvelle proie. Nouveau Jeu. Matt est de retour. Mais rien ne va se passer comme prévu. Entre manipulation et sentiments naissants, les jumeaux diaboliques pourraient être pris à leur propre piège et leur lien se détruire.

Mon avis 

Double Je… Double effet Kiss Cool ! Double Je… C’est l’histoire des jumeaux Montalbano qui jouissent d’une vie de privilégiés, au-dessus de tout et de tous. H et E se ressemblent comme deux gouttes d’eau et abusent de cette ressemblance et de leurs physiques de top model pour se jouer des filles qu’ils se partagent jusqu’à les détruire sans aucun remords. Si leur sensibilité est différente, ensemble ils ne font plus qu’un. Ensemble, ils deviennent Matt, un serial-fucker sans aucun scrupule. Matt prend. Matt se sert. Matt jette, piétine. Matt humilie. Double Je… C’est aussi l’histoire de Lux, cette jeune fille qui a arrêté de voler vers ses rêves pour offrir ses ailes à celui qui compte plus que tout. Elle s’est donné la tâche de faire subsister son frère à travers elle. Et dès que le trop-plein l’oppresse, dès que le besoin de se sentir vivante devient urgent, elle grimpe. Très haut. Accompagnée de ses piliers, Ian, Jud, et son meilleur moyen d’expression, sa musique. Jouer sur les plus hauts sommets lui procure un bien-être incomparable. Une drogue vitale pour sa sérénité. L’adrénaline…. La meilleure des sensations qu’elle connaisse tout en poussant ses limites pour ne pas exister sans lui. Serveuse la nuit au Club Select du Majestic, lieu très privé où se retrouve la jeunesse dorée D’Huntington, Lux n’aime pas son job. Elle n’est pas très à l’aise dans ce monde qui ne lui correspond pas, mais elle n’a pas le choix. Ils n’ont pas le choix, et c’est pourquoi, chaque soir, elle revêt les paillettes qui formeront le masque de cette fille qu’elle n’est pas. Puis un soir c’est la chute…. Un plateau renversé, un jumeau pas très content prêt à lui sauter à la gorges si les beaux yeux qui le scrutent ne lui avaient pas fait perdre pied quelques secondes. H ou E ? Qu’importe, puisque c’est face à Matt qu’elle se retrouve… Pour les jumeaux Montalbano, le jeu peut commencer… Mais entre mensonges, manipulations et faux-semblant, il n’est pas exclu que les jumeaux se fassent prendre à leur propre jeu… Jusqu’où seront-ils prêts à aller ? Qui sont-ils et pourquoi jouent-ils ? Avec Double Je, j’ai passé un excellentissime moment de lecture complètement addictive ! C’est original, audacieux, étonnant, plein de peps et aussi barré que les jumeaux diaboliques ! Et en même temps, c’est doux, mélancolique, triste, mais aussi harmonieux et plein d’émotions. Et pourtant l’auteure, Morgane Rugraff, nous prévient avant même le prologue, qu’elle n’aime pas les romances, ni les fins heureuses. Joue-t-elle aussi dès le départ avec nous ? Est-elle aussi diabolique que ses personnages ? J’ai envie de vous dire que oui… et puis aussi que non … Vous trouvez que je me joue aussi de vous ? Mais à quel jeu au juste ? Jeu de dupes ? De faux-semblant ? De ressemblances ? Jeu de séduction ? Je et Nous + toi ? Double je, pour un jeu diabolique dans lequel et pour la première fois, va diviser les jumeaux Montalbano, mais aussi dans lequel ils vont se découvrir… L’auteure aborde le côté psychologique de la gémellité de manière assez originale, un peu perverse aussi, mais avec tant de subtilité qu’il faut lire entre les lignes pour se rendre compte parfois du cheminement des frères. Il m’arrivait même de les confondre parfois et il me fallait me reprendre pour garder le cap tant leur ressemblance est frappante même pour nous. Ils sont si similaires, et pourtant dans les sentiments et les attitudes, ils vont petit à petit nous offrir leurs vrais visages. Mais face à Lux qu’en sera-t-il ? Se rendra-t-elle compte de leur jeu ? Elle, cette Amazone qui a fermé son cœur à double tour déjà depuis longtemps, pourrait-elle tomber dans leur piège ? Prendre des risques est dans ses cordes, mais hors de question de souffrir à nouveau. Mais comment résister face à Matt ? La plume de l’auteure est brillante. Le jeu de narration dont elle use selon les personnages m’a complètement embarquée sans aucun préavis. Elle nous offre plusieurs points de vue et en ce qui concerne les Jumeaux, j’ai été complètement fascinée par l’originalité de l’alternance et le choix de la narration. J’avais presque l’impression de me retrouver dans un thriller palpitant. Mais pas de panique, nous sommes bien dans une romance. Dynamique, elle nous propulse dans son récit avec une adrénaline qui ne nous quitte pas. Tout est bien pensé, bien ficelé, et même si on voit arriver certaines choses, cela n’entache en rien le récit qui croise aussi plusieurs histoires dont celles des personnages secondaires qui ont une très grande place dans la trame et qui tous, gravitent autour de notre belle Amazone. L’amour passionnel, fusionnel, fraternel, amical. Tous se mélange et s’assemble dans une romance particulière qui n’a pas de morale. J’ai souvent pesté après nos protagonistes quel qu’ils soient. Mais j’ai aussi versé des larmes pour eux. Les sentiments sont tellement forts et si complexes à la fois qu’on arrive même plus à savoir si on déteste en ressentir face eux, mais aussi pour eux. Des sentiments qui nous déstabilisent autant que nos protagonistes et qui nous bouleversent dans un mélange électrisant, euphorisant et bouleversant. Au fils des pages, c’est l’escalade au plus haut sommet vers des sentiments qui dégagent autant de positif que de négatif. Cela grimpe crescendo sans aucune garantie, tout peut se casser la figure à n’importe quel moment et pourtant…. Sachant pertinemment que la chute sera inévitable, nos protagonistes jouent avec le danger de l’amour selon des règles du jeu qui n’en est plus vraiment un et qui vont pousser ces frères si fusionnels dans un engrenage de souffrance et de débat intérieur qui va les mener sur des routes bien trop sinueuses et dangereuses pour que leur équilibre mental reste intact. J’ai rêvé aussi face à la passion de Lux qui m’a conquise tant la manière dont elle est partagée nous immerge à ses côtés. Je me suis imaginée à sa place libre comme l’air au son des notes de musique qui s’envolaient vers les cieux. Vers ceux qu’elle aime et là encore tout a été subtil jusqu’à la dernière ligne. Ce roman a été pour ma part un coup de cœur que je ne peux que vous conseiller de lire à votre tour… Je sais que beaucoup diront, c’est un triangle amoureux et j’ai du mal avec cela, mais regardez au-delà ! Ne vous arrêtez surtout pas à ça, car nous sommes dans une dynamique et une configuration qui n’a rien voir avec les « je t’aime moi non plus » et les indécisions dans le choix crucial. Avec Double Je, il se pourrait même qu’il n’y ait pas de choix à faire, ou encore que tout le monde soit perdant. On ne peut pas s’imaginer, même si on espère et encore on ne s’en sent pas légitime, avec qui finira notre belle Amazone, cette battante qui a dégagé une force incommensurable tout au long de ce récit et ce jusqu’au courage du mot fin. Et si les règles du jeu étaient faussées dès le départ ? Foncez vite lire cette pépite ! Vous êtes encore là ? Mais vous attendez quoi au juste ? Vite c’est par là -> Double Je Un grand merci à Black Ink Editions pour m’avoir permis de découvrir cette pépite livresque en service presse . 116720997_583226415673512_5364716966807793604_n

L’avis de Carine sur le roman de Marie H.J Loving Memory


419H+-pucFL._SX311_BO1,204,203,200_Titre : Loving Memory

collection Men Soul

Auteur : Marie H.J
Genre : Romance MM
Editions : Privates
Ebook :
Broché : 15.50€
Résumé : Oublier la disparition d’un être cher. Pleurer son frère. Depuis sept ans, Simon s’acharne à suivre le chemin qui le mènera loin du deuil et de la tristesse. Cependant, les tortures qu’il s’inflige ne sont plus assez fortes. Son esprit, épuisé de se battre contre les fantômes, réclame plus, toujours plus, sans pour autant réussir à fuir cette réalité noire bien trop présente…Lorsque certains détracteurs s’en mêlent, le fil sur lequel il jouait l’équilibriste menace de céder et le gouffre se rapproche. Trop pour lui. La dernière étape. S’en sortir ou se perdre définitivement ? Cet homme, surgi de son passé, comme un spectre qu’il ne cesse de croiser, ne serait-il pas son unique porte de sortie ?Retomber amoureux de cet inconnu nommé Romuald. Mais cette fois, oser l’approcher. Peut-être lui parler. Simplement pour tenter d’exister

Collection Men Soul (ces romans peuvent se lire sans ordre précis) Romance comportant des scènes réservées à un public averti)

Mon avis :

Souvent on parle de coup de cœur littéraire en donnant notre avis sur tel ou tel roman. Mais comment vous décrire ce qui nous anime lorsque c’est encore plus fort que ça ? Plus qu’un coup de cœur, Loving Memory a été pour moi un coup de foudre !

Électrisée par les mots de Marie H.J toujours aussi fort, toujours aussi percutants, justes, bouleversants et toujours aussi remplis d’une émotion débordante et pleine d’humanité. Électrisée par les protagonistes, Simon et Romuald sans oublier Léo auxquels on ne peut que s’attacher sans préavis. Foudroyée par cette histoire addictive, émouvante et forte, en témoignage d’un amour indélébile…. 

Loving Memory… Une histoire, une bande son. Celle d’un chemin qui mène vers l’amour et la renaissance. De souvenirs en souvenirs, de la douleur à l’espoir, le prologue d’une nouvelle histoire, pour un nouveau départ. Coup de foudre ou coup de tonnerre ? C’est aussi ce qu’a ressenti Simon la première fois qu’il a croisé le beau Romuald alors qu’ils étaient adolescents sans jamais oser l’approcher. Ce qui fait sourire son jumeau, le voyant autant déstabilisé par le fait que ce soit un homme qui lui fasse tant d’effets.

Pour ce dernier, rien n’est jamais un problème. Ils sont si semblables et à la fois si différents. Le jour et la nuit. Léo est un soleil qui brille aux yeux de tous et qui attire de par sa joie de vivre et son naturel. Simon lui est la lune, mais plutôt du côté obscur, celui qui se cache des gens, toujours en décalage avec les autres. Il n’est heureux que dans son monde à lui, celui des mots qu’il couche naturellement et avec lesquels, il compose son monde peuplé de personnages imaginaires ne sachant pas faire avec ceux qui sont réels, ne vivant pas dans la même dimension qu’eux. Perdu au milieu de la normalité, être Simon est bien trop compliqué. Mais lorsqu’il est Léo Black, il se sent à l’abri de tout, et de tous…

C’est pour cela, que lorsque douze ans après, des détracteurs se sont pris à la seule chose qui le gardait vivant, il s’enfonce un peu plus dans sa douleur se laissant aspirer dans un gouffre sans fin. Trop épuisé par la peine d’un deuil qu’il ne peut accepter, les tortures qu’il s’inflige pour rester vivant ne lui suffisent plus. Cette vie ne lui apporte rien, il ne fait que subir encore et encore. Il en veut à la terre entière, mais particulièrement à Léo, sa moitié. Celui qui l’a lâché seul dans ce monde qu’il ne comprend pas.

Privez la lune de son soleil et elle ne s’illuminera plus jamais.

Avec Loving Memory, j’ai été percutée par un tsunami d’émotions intenses qui oscillent entre amour, espoir et désespoir. L’amour d’un frère, l’amour d’un homme, d’une mère, l’amour d’une mémoire qu’on chérit autant qu’elle nous culpabilise et nous empêche d’avancer, d’exister tout simplement… On voit défiler sous nos yeux le récit de deux âmes torturées, deux cœurs formés d’écailles, dures épaisses qui ont besoin de temps pour libérer enfin ce qu’ils retiennent au plus profond d’eux… La vie.

Marie H.J nous embarque dans un jeu d’ombres et de lumière, parfois même d’obscurité. Des réminiscences d’un passé agréable tout autant qu’il est rempli de regret, de culpabilité et de douleur… Mais surtout de reviviscence, et d’une seconde chance. C’est entre le passé et le présent que l’on se repaît de chaque ligne, chaque mot, chaque situation que l’auteure nous offre avec son cœur, et très souvent, avec ses tripes. Elle aborde une fois de plus des thèmes de société sombres, mais aussi un sujet original, qui m’est complètement méconnu, que j’ai pris plaisir à découvrir, m’a fait pencher sur la question pour en savoir le plus possible. Simon est différent. Différent par sa façon de penser et son comportement émotionnel. C’est à la fois son développement intellectuel et sa dynamique affective qui soulignent sa différence, le rendant à part, engendrant un vrai mal être qui le ronge, autant que le deuil qui l’étouffe. Les souvenirs se mêlant aux spectres d’un passé difficile à oublier, pour Romuald comme pour Simon, le chemin de la reconstruction et de la libération sera dur et tortueux. Entre la culpabilité d’un fardeau trop dur à porter, tout comme celui de porter les traits d’un autre, l’amour ne peut trouver sa place que si chacun arrive à faire la paix avec lui-même, mais aussi avec Léo qui reste le centre de ce trio qui ne l’est pourtant pas.

Une fois de plus l’auteure a usé de son talent pour nous offrir un cheminement psychologique à la hauteur de son thème ! Elle maitrise son sujet à la perfection et chaque mot qu’elle pose, chaque phrase qui défile sous nos yeux, sont réfléchis, muris, recherchés, en parfaite harmonie avec nos sentiments ou encore nos doutes et notre peine qui font écho à celles de Simon et Romuald. Elle prend le temps, en leur donnant le temps de se trouver, se pardonner, se lier et avancer… Rien n’est là au hasard. Aucune scène ne va combler un pan d’histoire sans qu’elle ne soit importante. Jusqu’à ces deux petites pommes de pins d’apparences insignifiantes, qui apporteront à ce récit une force inestimable.

Loving Memory est une pépite littéraire comme je les aime et que je ne peux que vous conseiller de découvrir à votre tour. Un magnifique roman dans lequel Marie H.J nous dévoile une fois de plus l’importance que les mots peuvent avoir sur les maux. Qu’ils soient verbaux ou couchés sur du papier, silencieux dans un regard, derrière l’œil d’un objectif ou d’un baiser en guise de promesse…. Avec rayures, ou sans rayures, ils seront une libération pour chacun de nos protagonistes et ce, de différentes façons.

Cliquer… immortaliser…. Capturer une âme… Écrire… Un savant mélange d’art et de talent que nous offre Marie H.J avec sa la Collection Men Soul et son second volet, Loving Memory... Merci Marie pour ta confiance et ce merveilleux roman qui une fois de plus, m’a complètement conquise de la première ligne à la dernière.

Extrait : 

– Enfoiré ! J’assiste à la destruction de mon petit monde, en direct… Alors que Simon Marshall n’a plus de réelle identité depuis des années, aujourd’hui le destin s’en prend à ma bouée de sauvetage, Leo Black… À la dernière pièce du puzzle de ma vie qui avait encore du sens. Celle qui contenait les débris de mon âme et le souvenir de celui qui m’a emporté avec lui bien trop tôt, il y a tant d’années… Après m’être enfilé le reste de ma bouteille, je pousse le volume de ma chaîne hi-fi à son maximum et, les bras écartés, debout au milieu de mon salon, je laisse la vodka et Imagine Dragon faire leur job… Les paroles ne me font même plus de bien. Énervés, quelques voisins s’acharnent contre ma porte… Qu’ils la défoncent, s’ils veulent… Qu’ils hurlent, qu’ils m’insultent, ils ne seront pas les seuls de toute manière… Trop de bruit… Plus rien n’a de prise, et tout me consume à petit feu… Les portraits de mon double disparu jonchant les murs. Ces romans écrits il y a si longtemps, endormis sur les étagères de ma bibliothèque et qui reviennent eux aussi troubler ma retraite au fond de mon enfer personnel… Les alliés d’antan deviennent les tortionnaires. Sans doute que je l’ai mérité… Après tout, je vis dans un luxe que je n’ai rien fait pour gagner. Un imposteur. Vaincre sans péril c’est triompher sans gloire[5]… Mon regard s’éparpille autour de moi, blessé par tout ce qui compose mon appartement douillet et parfait. Les meubles neufs, la télé XL, mon dernier PC hors de prix… J’attrape ma bouteille par le goulot pour la balancer contre la porte-fenêtre qui ne se brise même pas… Et j’en ai marre ! Ras-le-bol de cette vie qui ne m’apporte rien. Vingt-sept ans et je n’ai toujours aucune maîtrise. Les choses viennent à moi, bonnes ou mauvaises, et je ne fais que subir. Encore et encore. Une vague de bonheur, puis le malheur absolu. Le tsunami qui ravage le peu qu’il reste de moi. Quelques accalmies, puis une nouvelle vague, à peine plus faible que la précédente, et je m’effondre, encore… Mon cerveau plonge dans l’abîme de l’inconstance de mon existence. Rien ne vaut la peine de souffrir autant. Les démons que je passe mon temps à refouler s’en donnent à cœur joie. Ils dansent comme des vautours autour de leur proie. Libérant mon esprit de cette angoisse permanente qui s’envole enfin de mon être pour déployer ses ailes et me baigner dans l’ombre de tout ce qui me hante… Une libération douce et amère… Le barrage s’effondre et ma vraie nature accepte, comme un destin trop lourd, tout ce qui me détruit à petit feu malgré les multiples barrières que je passe mon existence à relever. Je récupère un cliché de Leo, encadré, accroché au-dessus de mon sofa.

– C’est toi qui m’as fait ça ! Je te déteste… Je hurle, plus fort que la musique, que la voix des voisins qui ne se calment pas depuis le palier. Mais j’ai beau m’égosiller, il ne m’entendra jamais. Même si les restes de lui survivent encore en moi, emballés dans du papier de soie au cœur de mon âme, plus jamais je ne pourrai l’atteindre. Mes doigts caressent ses cheveux bruns, ses lèvres qui sourient en défiant le destin…

– Regarde ce qu’il nous a fait, ton foutu destin ! Je m’écroule en lançant le cadre en verre au sol. Il se fracasse à mes pieds et je m’installe entre les bris s’éparpillant sur le plancher. J’allume une cigarette en m’adossant au mur derrière moi, les yeux rivés sur ce sourire qui ne s’éteint jamais. Je donnerais tout ce que j’ai pour ne me résumer qu’à une simple photo derrière un morceau de verre. Sourire à l’éternité et ne plus jamais ressentir ce cœur qui ne bat même plus. Ce déchirement qui ne prend jamais fin au fond de moi. Privez la lune de son soleil et elle ne s’illuminera plus jamais. – Ça fait tellement mal, Leo… Un battement sur deux. Voilà ce que tu as emporté. La moitié du rythme de mon cœur… Ma voix a même perdu son timbre à présent. Ma tête m’échauffe lourdement… Je ne supporte plus tout ça. Mes yeux se concentrent sur ma dernière lanterne dans cette nuit éternelle qu’est devenue mon existence, ce petit brasier rougeoyant entre mes doigts… Guérir la douleur par la douleur… Je tire sur ma clope pour activer le feu qui me calme en réfléchissant à l’endroit qui recevra mon acte de grâce… Ma cuisse. L’endroit le plus lisse et le plus fragile. J’ai besoin… Ressentir la douleur physique pour ne plus entendre les soupirs d’un fantôme encore trop vivant au fond de moi… L’odeur âcre arrive avant tout le reste… puis cette aiguille atrocement affutée qui s’infiltre sous ma peau… Mes nerfs qui se tendent, une bouffée de souffrance déferlant en moi… Mon cœur qui se débat contre la suffocation. Mon esprit qui s’embrume… mes yeux qui fuient. Mes doigts tremblants. Mon envie de hurler… Et cette brûlure, insoutenable… Mes muscles qui déclarent forfait… Durs et raidis en signe de révolte… Tout devient noir. La musique disparaît, tout comme la douleur, l’appartement, la réalité de Simon Marshall, tout s’éloigne… Black… Leo… Trou noir… ** 

 
HJ, Marie Loving Memory (French Edition)
 
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L’avis de Carine sur l’intégrale de Love & Lies on Campus des Emma Green chez Addictives Editions


Untitled 8jTitre : Love & Lies on Campus – L’intégrale

Auteur : Emma Green
Genre : Romance Young Adult
Editions : Addictives
Ebook :

Partie 1 : 5.99 €

Partie 2 : 4.99 €

Partie 3 : 4.99 €

Résumé :

Pour Arlo, une seule règle : on ne touche pas à Tillie.

À la fac de San Diego, depuis quatre ans, Arlo Sheridan est chez lui : ici il respire vraiment. Enfin, il respirait, jusqu’à ce que « Baby Tillie » ait l’âge de les rejoindre sur le campus, Colleen et lui.
Colleen, c’est la grande sœur de Tillie et la meilleure amie d’Arlo. Ces deux-là sont liés par un truc indéfinissable et rien ni personne ne pourrait passer avant leur amitié.
Mais la petite sœur intouchable n’a plus rien d’un bébé. Son arrivée pourrait même tout changer…
Arlo a été chargé de veiller sur les sœurs Sinclair comme un grand frère. Parce que sur le campus de la San Diego State University, les dangers sont partout.
Et surtout là où on ne les attend pas. Peut-être même que le plus grand danger, pour elles deux, c’est lui.

MON AVIS :

Le duo des deux plumes de choc a encore frappé ! Love & Lies on Campus est la nouvelle pépite des Emma Green ! Une pépite hautement addictive. Un bijou lumineux dans un écrin sombre qui ne vous laissera pas indifférent.  

Dès le départ, les Emma Green donnent le ton tout en plantant le décor dans lequel nous allons évoluer pendant ces trois tomes, que j’ai dévorés sans pouvoir m’arrêter l’un après l’autre. C’est d’ailleurs pour cette raison que je vous offre aujourd’hui mon avis sur l’intégralité de l’histoire qui a été pour ma part, un énorme coup de cœur ! Un coup de cœur émotionnel qui m’a donné autant chaud que ce qu’il a pu me tirer de nombreuses larmes. Un coup de cœur pour les personnages, l’intrigue, tout comme l’univers dans lequel tout va se dérouler. 

Cela faisait un moment que le duo de plumes des Emma Green ne m’avait pas autant touchée, ni transportée dans une lecture. Je dois dire qu’avec Love & Lies on Campus, elles m’ont harponnée dès les premières lignes de la première partie en m’achevant par leur cliffhanger légendaire en fin de tome. Il est très difficile de vous parler de ce roman sans trop vous en dévoiler, tout comme il a été très difficile de le refermer en me disant que c’était fini….   

Arlo Sheridan, capitaine de l’équipe de Soccer de l’université de San Diego, est aussi le meilleur ami de Coleen avec laquelle il va partager un appartement pour cette nouvelle rentrée. Arlo et Colleen sont amis depuis plus d’une décennie. Ils jouent au foot ensemble, partagent les mêmes classes depuis toujours, dorment souvent dans le même lit. Colleen et lui, c’est de l’amitié pure et dure, la vraie, celle qui est inébranlable et qui ne pourra jamais s’éteindre. Une amitié et rien d’autre. Ils se connaissent par cœur… Plus que des amis, ils sont la famille qu’ils se sont choisie. D’ailleurs, les Sinclair ont très vite adopté Arlo qui ne s’est jamais senti en phase avec la sienne. Ses parents avaient trop à faire avec son propre frère qui a toujours été mieux que lui pour se rendre compte qu’ils avaient aussi un second fils qui méritait de l’attention. Colleen s’est toujours sentie à part et Arlo s’est donné comme mission de la comprendre et la protéger des autres, mais surtout, d’elle-même. Ils ont passé leur adolescence à refaire le monde et essayer de trouver leurs places dans cette société qui ne semblait pas être clémente avec eux. Aujourd’hui, ils font leur dernière rentrée avant le grand bond dans la vie d’adulte. Mais Colleen qui n’aspire qu’à être libre, se retrouve à devoir faire avec sa petite sœur qui intègre la même université. Baby Tillie, la version soft de Colleen, la petite sœur parfaite qu’Arlo n’avait pas revue depuis deux ans et qui n’a plus rien du bébé qu’il connaissait. Baby Tillie, la petite sœur intouchable qui va faire bien trop d’effet à Arlo pour que cette année se passe dans la sérénité… Arlo est au centre de la relation entre les deux sœurs et c’est compliqué pour lui de privilégier une relation plus qu’une autre. L’amitié avec Colleen est fusionnelle, tout comme les sentiments qu’il porte à Tillie, une passion qui devient irrépressible. Peut-il goûter à cet interdit et décevoir Colleen alors qu’il est le seul en qui elle ait confiance ? Le seul à pouvoir tempérer ses démons et la garder dans le droit chemin. Colleen est très borderline, et n’a pas encore trouvé sa place. Elle rêve de liberté, de voyages, mais pourquoi fuit-elle les attaches à part celles qui la relient à Arlo ? Il est son ancre, son phare qui la ramène à bon port lorsque la tempête de ses démons se déchainent. Mais Arlo dans toute cette histoire, ne s’oublie-t-il pas lui-même ? Lui qui est hanté par sa propre identité ! Quant à Tillie qui a toujours été secrètement amoureuse de Arlo, est-elle prête à sacrifier sa sœur pour ce garçon qui est presque un frère pour chacune d’elles ?  Beaucoup de Questions dont les réponses arriveront au fur et à mesure des épisodes en nous gardant alertes dans un suspense haletant. Car le tout sera magnifiquement dévoilé au milieu d’une intrigue qui va mêler et croiser plusieurs thèmes qui touchent les jeunes. On va parler d’amitié, de dépendance, de drame, de rejets familiaux, des liens du cœur et ceux du sang, mais aussi de la première fois, des premières émotions, premiers sentiments. Les auteurs aborderont aussi les ragots et la violence de l’indifférence. La confiance, l’échec, le pardon et la reconstruction qui ne peut se faire qu’entouré de ceux qu’on aime. Ceux qui comptent et qu’importent les liens…. Je suis amoureuse de Arlo moi aussi… soupirs… Et pour une fois je n’ai pas envie de vous en dire plus sur lui, car il vous faut vraiment le découvrir et prendre le temps de le connaître, le comprendre. Vous ne pourrez qu’y succomber. Tout comme vous succomberez au personnage de Colleen qui vous touchera plus que de raison. Et Tillie ? Tillie avec sa détermination est peut-être la plus forte de tous. Baby Tillie est la sagesse, sauf lorsqu’elle est face à Arlo où là elle ne se reconnaît plus. Prête à tout pour se rapprocher de Colleen tout comme d’Arlo, elle se rendra vite compte qu’il est impossible de s’immiscer dans leur duo aux liens indéfinissables. Et le faire éclater est loin de ce qu’elle cherche, car elle sait très bien que la perdante ce serait, elle…  Avec les trois parties de Love Lies on Campus, la tension et la passion montent crescendo, tout comme les rebondissements qui sont maîtrisés à la perfection et nous emportent dans une tempête d’émotions comme je les aime. Mouchoirs a portée de main, j’ai espéré, j’ai presque prié, j’ai été soulagée puis encore frustrée. Impossible de ne pas être en accord avec les décisions de nos héros qui évoluent dans une relation d’interdit qui change des habitudes des Stepbrothers des auteures. Le binôme joue avec nos nerfs et cela ne fait aucun doute qu’elles sont les reines en matière de Cliffhanger ! Comment ne pas sauter sur le tome suivant ? Comment tenir entre les parutions ? Si vous ne l’avez pas encore lu, vous êtes chanceuses, ou pas. Car tout lire d’un coup est une véritable aubaine pour vos nerfs, mais je dois avouer que cette attente entre chaque tome est aussi un bonus sur nos émotions qui en sont plus acérées. Avec Love & lies on Campus, ne vous attendez pas à être épargné. C’est un récit beaucoup trop poignant pour cela. Un récit qui va aborder plusieurs thèmes de société dans un univers dramatique. Même si les réparties de nos héros nous font souvent rire, les émotions elles, nous font plonger dans les abysses de leur mal-être. Que ce soit Arlo, Coleen, Tillie ou encore Jonah, les auteures n’épargnent personne… Le cheminement de l’intrigue, tout comme le cheminement psychologique de nos protagonistes sont menés avec brio. Elles entretiennent le suspense et sèment le doute à la perfection jusqu’aux dernières lignes. Pour soutenir l’intrigue, le narrateur absent intervient de façon ponctuelle et de manière à nous rappeler qu’il est bien présent et que tout tourne autour de sa personne, qu’il est le fil conducteur de cette histoire et que tout ce qui va s’y rapporter, de près ou de loin. La vue globale que nous avons en troisième partie nous aide à comprendre nos héros et à prendre des décisions avec eux. On voudrait tant les pousser dans leurs choix, les réconforter dans leurs peines, mais en même temps, on les comprend tellement… Dans ce roman, les auteurs mettent beaucoup en avant les personnages secondaires et je dois vous dire que c’est un gros plus, car nous ne sommes pas focalisés sur une simple histoire. Tous ceux qui gravitent autour de nos héros y ont une place de choix. Chacun apporte sa pierre, son histoire, son amitié, son pardon ou encore son amour. Tous se mélangent et s’assemblent dans cette intrigue ou tout simplement en faisant partie de la vie de nos héros. Tous sont écorchés d’une manière ou d’une autre, tous ont leurs problèmes, leurs fêlures et tous… ouvriront leur cœur en faisant du mieux qu’ils le peuvent, que cela convienne, ou pas… Les plumes des auteures sont toujours aussi captivantes, percutantes et pleines d’émotions, les bonnes qui donnent les papillons dans le ventre et nous gonflent le cœur d’amour, tout comme celles qui font mal et nous le brisent ensuite en le faisant éclater en mille morceaux. Puis, elles mettent en main ce que nous avons besoin pour recoller morceau par morceau et même s’il finit par battre à nouveau, les cicatrices elles, sont toujours là pour dire que ça fait mal, mais aussi pour dire hey ! Vous êtes vivants, alors vivez ! Profitez ! Aimez !.

  Un grand merci aux Éditions Addictives pour m’avoir permis de découvrir cette magnifique histoire coup de cœur.

 ***

EXTRAIT :

– Tu ne me fais pas peur, Arlo, murmuré-je en mentant effrontément.
– Tu devrais te méfier…
– Non.
– Rends-moi mes clés.
– Non.
– Dans trois secondes, je te fous dehors par la force.
Ses menaces ne marchent pas sur moi, elles font juste grimper la tension entre nous et grandir le feu qui se propage maintenant au creux de mes reins. Il tente à nouveau de m’arracher les clés, je les glisse brusquement dans mon soutien-gorge, là où je sais qu’il n’ira pas les chercher.
– Putain, Tillie…
Ses yeux s’écarquillent en se posant sur la peau fine de mon décolleté. Je remonte mon t-shirt qui en dévoilait un peu trop et me racle la gorge. Notre soudaine proximité m’affole… Son regard fou sur moi, sa chaleur, son intensité, son odeur. Et je crois que je ne suis pas la seule à ressentir ce trouble.
Ses yeux sondent les miens, puis descendent lentement sur ma bouche. Seuls quelques centimètres nous séparent et j’ai du mal à déglutir. Mais encore plus à me retenir. Timidement, je me penche en avant en espérant amener mes lèvres à la rencontre des siennes. Lui ne bouge pas, il me laisse venir, avant de chuchoter :
– Ne fais pas ça.

***

Love & Lies on Campus, d’Emma Green

L’avis de Carine sur le roman de Cindy Lia, Underground chez Plumes du Web


41OvgE2lVtL._SY346_Titre : UNDERGROUND
Auteur : Cindy Lia
Genre : Dark Romance
Editions : Plumes du Web
Ebook : 4.99€
Broché : 16.90€
Résumé : Son job, il le connait. Ses démons, il les subit. Cinq ans que Riley dézingue à tout-va pour le compte de gros requins. Sa spécialité ? Le huis clos. De contrat en contrat, cet expert en enlèvements forme les meilleurs à ses côtés. Son répit ? La souffrance. Âme torturée, Riley n’a plus rien à perdre. Aussi, lorsqu’un gros bonnet lui confie une ultime mission, il n’hésite pas. La somme est alléchante, le challenge à la hauteur. Rien qu’un contrat de plus avec son équipe dans les sous-sols de cette maison isolée de banlieue. À moins que les règles ne changent, à moins que la fille ne résiste, à moins que le jeu ne commence… maintenant. Quand le gibier se rebelle, la chasse est ouverte !

Mon avis :

Underground, une romance dark avec laquelle j’ai passé un bon moment de lecture. Tel est pris qui croyait prendre, une plongée dans un univers sombre et au travers d’un jeu de dupe, Cindy Lia sait nous manipuler au même titre que ses protagonistes.

Minuit… L’heure du crime… Le moment enfin qui va mener Riley à peaufiner son plan machiavélique. Le Gibier ne peut pas lui échapper, la chasse est ouverte… même si comme toujours, il sait d’avance que ce sera trop facile. Pourtant, ce soir, il pêche du lourd et ce à quoi il ne pouvait pas s’attendre, c’est que les instants qui le mènent à sa proie, ses instants ou l’adrénaline coule dans ses veines, ne sont que le calme avant la tempête. Une tempête qui se prénomme, Lexie. Son Gibier du jour, celle pour laquelle il sera gracieusement payé. Celle qui sans qu’il ne puisse le voir venir, va le pousser à jouer un jeu qu’il n’est pas sûr de maitriser sans emmerdes… Si la première manche est pour lui, qu’en sera-t-il des autres ? Quoi qu’il en soit, qui qu’elle soit, pour Riley une chose est certaine. Cette fille a du cran et elle va morfler… Personne ne déroge à ses règles…

Entre rebondissements, secrets, trahisons, tensions et attirance, avec Underground, Cindy Lia nous malmène au possible, et elle le fait bien. Les apparences sont parfois trompeuses… Et les plans parfaits ne peuvent l’être que sur le papier. Lexie n’a rien d’une blanche colombe et passe son temps à défier Ry, le pousser dans ses retranchements, lorsque ce n’est pas à bout de nerf. Lui, cet homme mystérieux, respecté qui ne craint rien ni personne, cet homme qui est réputé pour ne jamais perdre son sang-froid et qui ne manque aucune de ses missions, se retrouve face à son plus gros défi. Elle. Cette poupée Russe aux multiples atouts et aux faux airs innocents cache bien des surprises à l’intérieur. Elle a piqué son intérêt et ça, jusqu’à ce jour, cela n’était jamais arrivé…

Mais qui est vraiment Lexington ? Pourquoi jouer à un jeu aussi dangereux avec cet homme qui ne pourrait faire d’elle qu’une simple bouchée ? Que recherche-t-elle ? N’a-t-elle vraiment rien à perdre ? On se retrouve face à un personnage complexe qu’on pourrait presque qualifier de psychopathe tant ses réactions sont irrationnelles et qu’on ne comprend pas. Elle cherche, elle pousse, elle subit comme si rien ne pouvait l’atteindre. Rien, à part lui… Et c’est par des retours dans le passé que l’auteure nous ouvre leurs âmes et nous éclaire sur la psychologie des personnages. Des retours en arrière très réussis qui arrivent à point nommé et apportent une certaine émotion. Plus particulièrement pour Riley avec lequel l’auteure va profiter pour aborder un sujet très sensible, peu compris, et qui pourtant montre tant de souffrances…

S’ils sont de deux mondes différents, deux âmes déchues, cabossées, aussi torturées l’une que l’autre, leurs fêlures elles, se ressemblent et s’assembleraient presque. Bousillés de l’intérieur, tout deux vivent dans leurs ténèbres, leur solitude, côtoyant le diable de différentes façons. Leurs luttes se mélangent, leurs combats les gardent vivants… mais jusqu’à quand ? Qui gagnera ?

Un roman tout en tension et aux mille questions. Un roman qui vous happe et qui vous emporte dans son engrenage sans pouvoir le lâcher une seule seconde. Tout y est ficelé à la perfection dans un plan maîtrisé avec brio. Mais si j’ai aimé l’intrigue, les rebondissements et tout l’univers dans lequel ont évolué les personnages, il m’a manqué cependant de la profondeur qui m’aurait apporté plus d’émotions, plus d’attache envers les personnages particulièrement pour Lexie. En même temps, nos protagonistes ne font pas dans la dentelle et sont très loin d’être des petites choses fragiles. Ils ont vraiment des caractères de merde et je ne sais pas si côté Lexie, on peut faire pire lol. Insolente, pleine de nuances, c’est un personnage qui détonne dans une romance et particulièrement une Dark. Si je n’ai pas eu de compassion malgré sa vulnérabilité bien cachée, l’admiration pour sa force et sa détermination, elle, était bien présente. Donc si on suit le cheminement psychologique de ces deux êtres torturés, c’est peut-être logique ne pas avoir ressenti des émotions à leur juste valeur. Je ne vais donc pas m’attarder dessus, surtout que chaque lecteur aura son propre ressenti, que c’est une Dark et qu’on ne recherche pas dans ce genre de lecture de la guimauve et des chocolats. Ce que je retiens, et ce que vous devez retenir, c’est que Cindy Lia a imaginé une intrigue parfaite. Là encore, j’ai eu des doutes assez rapidement, mais en découvrir le pourquoi du comment et réaliser l’esprit tordu de l’auteure qui nous laisse comme deux ronds de flan, m’a apporté toute l’adrénaline nécessaire à ce que je me régale du dénouement et que je ne sois pas déçue de ce petit manque que j’ai eu tout le long.

L’auteure possède une plume très fluide, efficace et percutante. Elle ne s’encombre pas de longueur. Elle nous immerge dans son univers sombre, mystérieux et un brin violent sans préavis. La légèreté du côté Dark devrait ravir les lecteurs qui n’ont pas encore osé aborder ce genre de lecture. L’intrigue maintient le côté sombre sans pour autant franchir le pas du malsain, du dérangeant. Et les thèmes abordés par le vécu de nos héros apportent cette touche de sérieux et d’alerte qui rendent le récit humain.

Comment deux âmes torturés aux bagages émotionnels lourds pourront-ils sortir indemne de cette histoire ? Je vous laisse le découvrir…

Un grand merci à Plumes du Web pour sa confiance et de m’avoir permis de découvrir Underground en service presse.

Extrait :

— Eh, plutôt mignon le colis ! Tyron ne résistera pas, je commence à le connaitre. Une fois installé au volant, j’enclenche le contact et préviens :

— Glen, surveille le jeune, pas de mains baladeuses.

— Alors fous-la dans le coffre, ne tente pas le diable en la balançant sur ses genoux !

— C’est le métier qui entre. Ty, voilà ton épreuve de passage : montre-toi à la hauteur, sinon tu vires. Le petit grogne, puis se cale au fond de son siège. Je m’en tape, je sais que j’ai raison. La voiture démarre en trombe, on a déjà perdu assez de temps. Je jette un coup d’œil au quartier qui pionce paisiblement. Notre contact m’a assuré une nuit pénarde, sans trop de risques. Je ne sais pas pourquoi, mais lui, je le sens bien. Son plan tient la route, ses directives sont claires, les grandes lignes sont posées. J’en ai vu des amateurs, de vieux roublards prêts à filer jusqu’au dernier denier pour liquider leur bonne femme et empocher l’assurance-vie. Mais ce commanditaire-là a tout prévu. Jusqu’au dernier dollar, la dernière goutte de sang. Le plan de ce type dépasse toutes les saloperies que j’ai pu commettre jusqu’à présent. Je ne sais pas ce qu’a fait cette fille pour mériter son sort mais putain, elle va morfler… Sur la route du retour, le silence gagne l’habitacle et me détend un peu. J’ouvre la fenêtre, embrase une clope, puis je vérifie mes arrières dans le rétroviseur. Mais au lieu de croiser le regard de mes complices, je croise celui de la fille coincée entre eux. La bouche verrouillée par l’épais morceau de scotch, elle m’observe. Encore. Et je flaire déjà les emmerdes.

Underground (French Edition) . © Plumes du Web. Édition du Kindle.

L’avis de Carine sur le roman de Shana Keers : M.A.D. Crush


Titre : M.A.D. Crush
Auteur : Shana Keers
Genre : Romance
Editions : Auto
Ebook : 4.99€
Broché : 17.00 €
Résumé :

L’arrivée des vacances est une bonne nouvelle pour la plupart des gens, mais pas pour Swann, avocate rigoureuse et véritable bourreau de travail. Elle doit abandonner ses dossiers pendant trois semaines. Tout ça parce que sa mère, qui est aussi sa patronne, en a décidé ainsi. Les motifs invoqués ? Éviter le burn-out et profiter de la vie.
Les moyens utilisés ? Prendre des congés ou être cantonnée aux affaires civiles dont elle déteste s’occuper. Swann est contrariée, mais elle compte prouver à sa mère qu’elle peut se reposer et, pourquoi pas, s’amuser. Seulement, même une femme organisée comme elle ne peut pas tout prévoir. Ni la surprise que lui réserve son amie Isabella, ni sa rencontre avec Milan, un voisin au regard troublant. C’est un provocateur, grossier et intrusif et il occupe toutes ses pensées.
Sortir avec lui serait du délire. Serait-ce un coup de folie estival ou peut-être un coup de foudre ? Et s’il s’agissait de tout autre chose ?


Mon avis :

Toujours aussi fan de la plume de l’auteure qui nous offre à nouveau un récit complètement différent.

Swann est un bourreau de travail qui ne compte pas ses heures et en oublie même de se poser et de prendre des congés. Des congés ? Mais Diable ! Pour en faire quoi ? Elle refuse même de s’imaginer à quoi pourrait ressembler quelques jours de repos. Depuis trois ans qu’elle a prêté serment, elle ne s’est pas arrêtée une minute. Et si elle use et abuse de stratagèmes pour éviter d’abandonner ses dossiers, elle en oublie parfois que sa mère, Avocate de renom et accessoirement sa patronne, sait user de son pouvoir de persuasion en la mettant au pied du mur. Et voilà comment Swann va se retrouver au bord de la mer pour trois semaines de détente en compagnie de sa meilleure amie de toujours. Dure épreuve pour elle qui est une femme qui ne laisse aucune place au plaisir, à la spontanéité et encore moins à l’aventure. Pour elle, ces trois semaines s’apparentent plus au bagne qu’à la détente. Mais une rencontre houleuse pourrait bien apporter un peu de piment dans sa vie si morne…. Et si elle se laissait aller pendant ces vacances ? En est-elle seulement capable ?…

M.A.D Crush est une belle histoire rafraîchissante et divertissante avec laquelle on passe un très bon moment de lecture entre des vacances forcées et un connard pour voisin qui craque complètement pour la belle Swann. Crush de vacances pour l’un comme pour l’autre ? Possible, si derrière une intrigue nous faisait pas poser mille questions. Pourquoi Milan se comporte-t-il comme cela avec Swann ? Qui est ce M.A.D. ? Pourquoi son meilleur ami le met-il en garde à ce point pour ne pas qu’il succombe à la belle blonde ? Entre mensonges, secrets, intrigue et vacances au bord de la mer, Shana Keers nous emporte dans son récit avec enthousiasme. Un récit rythmé et qui ne manque pas de peps avec nos deux héros qui ont chacun un caractère haut en couleur. Et ils ne seront pas les seuls. Toute la bande de vacanciers sont atypiques et très hétéroclites.

Milan reste mystérieux et parait toujours en colère, et surtout, il ne laisse pas notre belle avocate indifférente. Entre eux, c’est électrique, volcanique, percutant et le brasier qui les consume dès qu’ils sont l’un en face de l’autre met à mal toutes leurs certitudes, toute éducation ou encore toute retenue. Swann se découvre audacieuse face à cet homme qui ne correspond en rien à ses critères de fille de bonne famille. Il est l’antithèse de son idéal masculin et pourtant, il lui fait perdre tous ses repères et des envies indécentes prennent le dessus. Elle qui analyse tout en permanence entre ce qui est bien ou mal, ce qui est moral ou pas et qui a du mal à se lâcher, devient une tout autre personne auprès du dernier homme qu’elle pourrait se permettre de présenter à sa mère. Est-ce une folie passagère ? Peut-on passer aussi vite de très sage à démentiellement folle d’un homme ou est-ce juste une question d’attirance sexuelle ? Swann est-elle vraiment celle qu’elle parait ? Et Milan est-il vraiment cet homme sans morale ? Les apparences… Le jugement… C’est un peu aussi ce que traite Shana Keers en plus de la folie amoureuse avec M.A.D Crush et cette bande atypique autour lesquels gravitent nos héros. Pourtant en bonne avocate qu’est Swann, elle devrait savoir que les gens ne sont pas toujours ce qu’ils prétendent être. Mais prétendre ne pas juger les autres fait aussi de nous des hypocrites, car souvent, c’est rapide et involontaire. Juger, c’est aussi condamné et c’est là où nous emmène l’auteure. C’est justement autour de cette réflexion où l’analyse des autres c’est une façon aussi de ne pas y être indifférent du moment ou on va chercher à affiner. Coller des étiquettes sur les gens de par leurs modes de vie ou encore leurs métiers nous permet aussi de prendre le temps de faire attention à eux, de voir que l’on se trompe, ou pas. Nos métiers font-ils de nous ce que nous sommes ? Notre éducation peut-elle être une entrave au plaisir ? Être facile fait-il de nous une personne moins forte ? Moins intéressante ? Peut-on acquitter le passé ou en prononcer un non-lieu pour ouvrir un futur ? Shana nous pousse à méditer entre les lignes de son récit et nous montre bien que l’on n’a pas besoin de se ressembler dans l’amour ou encore l’amitié. Le respect de la différence Fait, toute la différence ! Tout comme l’acceptation de la folie qui la rend alors éternelle…

M.A.D Crush, votre romance de l’été où la douce folie de nos héros vous emportera dans une belle aventure les pieds dans l’eau, les soirées mojitos et les cabines de plage. Vous vous croyez en vacances ? Détrompez-vous ! Ce sont nos héros qui le sont pas vous ! Vous, en lisant ce roman, vous allez cogiter à fond ! Vous allez pester contre eux et aussi contre les autres ! Vous allez vous liquéfier en leur compagnie, car Shana a toujours cette facilité à nous emporter dans des tourbillons érotiques à souhait sans jamais tomber dans le vulgaire ou le trop de. Non, tout est parfaitement dosé jusqu’aux émotions qui sont toujours pile poil où nous avons besoin de les ressentir. Si l’intrigue se devine facilement en partie et qu’on pense être au bout de nos surprises, ce n’est pas le cas ! En magicienne des mots, elle a toujours de quoi surprendre, non pas dans son chapeau, mais avec sa belle plume.

Un grand merci pour cette belle lecture qui a été aussi je trouve une aventure humaine et avec laquelle j’ai passé un très bon moment à Deauville. Petite mention spéciale à Nouchy !

Extrait :

La pression de son pouce sur mon poignet s’accentue et une vague de chaleur se diffuse dans mes veines, provoquant des palpitations qui m’empêchent de respirer normalement. J’ouvre et referme la bouche. Ma matière grise, qui trouve toujours une réplique cinglante à sortir, a décidé de me laisser en plan. De toute façon, ma gorge est si sèche qu’aucun son ne pourrait en sortir, alors à quoi bon essayer de parler ?  Gagnée par la panique, je tire de toutes mes forces sur mon bras jusqu’à me libérer et me mets à courir le long des Planches sans me retourner. Cet inconnu est un danger et ce n’est pas seulement à cause de son attitude suspecte. Je tremble parce qu’il a réveillé en moi une émotion qui n’a rien à voir avec de la peur. Une sorte d’excitation malsaine qui n’a pas lieu d’être.

Impossible d’accepter qu’un homme avec aussi peu de savoir-vivre puisse me faire envie ! Sinon ce n’est pas de repos dont j’ai besoin, mais d’un lavage de cerveau.

 

 

 

 

 

 

 

L’avis de Carine sur le roman de Emma Landas Bad Trip AlaskaL


511+us249RL._SY346_Titre : Bad Trip en ALASKAL

Auteur : Emma Landas
Genre : Romance
Editions : Black ink
Ebook : 3.99 €
Broché : 17.00 €
Résumé :

Si Meghan ne trouve pas l’excursion parfaite, c’est simple, elle est virée de son agence de voyages.
Alaskienne de naissance, elle est certaine que c’est sur ces terres sauvages qu’elle trouvera le Good Trip.
Enfin ça, c’était avant de tomber sur le pire guide d’Alaska qui soit.
Lui, c’est Kal. Kal l’asocial, Kal le glacial, Kal le chacal… Le problème, c’est qu’il est aussi : Kal le sculptural, Kal le phénoménal, Kal le sexual… et qu’un ours qui essaie de sourire, bah c’est vachement chou !
Entre eux, c’est explosif, et leurs étincelles ont de quoi nourrir les ragots de la petite ville de Sitka.
Bref, tout laisse à penser que cette pauvre Meghan a tout pour faire un Bad Trip en AlasKaL.

Mon avis :

Bad Trip en AlaskaL est une romance très rafraichissante avec laquelle j’ai passé un excellent moment de lecture. C’est frais, c’est pétillant et cela ne manque pas d’humour. Mais nom d’un ours dépoilé, on se rend vite compte que c’est beaucoup plus profond que ça. Emma Landas nous offre également un panel d’émotions intenses qui ne laissent pas indifférent en abordant le thème sur la reconstruction. Et que dire sur ce voyage livresque hors du commun avec lequel j’ai pris plaisir d’y immerger ? Elle a réussi à me dépayser complétement grâce à ses nombreuses descriptions qui sont le point fort de ce roman. Elle ne plante pas seulement le décor, elle nous plonge totalement dedans en nous faisant presque ressentir les odeurs du bois, de la forêt, le froid sec et glacial de la neige. Et c’est avec Meghan, Kal, mais aussi Peter, Carolyn et Othello, que nous allons embarquer dans ce périple des plus exaltant.

Meghan est chargée de Tour Opérateur en Alaska dans une grande enseigne de voyage à Juneau. Son Job ? Trouver de nouveaux Trips pour une clientèle et un patron de plus en plus exigeants. À peine 26 ans, elle mène une vie qu’elle déteste dans une ville qu’elle abhorre, et son boulot est une grosse source de frustration. Meghan est une femme forte au tempérament tenace à l’image des paysages sauvages que lui offre ce magnifique État américain où elle vit. Elle aime la beauté des forêts à perte de vue, les grands espaces et les Trips qui demandent du don de soi. L’Alaska a tellement plus à donner que de simples circuits touristiques avec sa nature en puissance, ses panoramas époustouflants de beauté, ses grands espaces et ses paysages à vous couper le souffle.

Cependant, Meghan est sur la corde raide, prête à se faire virer si elle ne trouve The Trip qui déchire et que son patron lui validera. Et pour se faire, elle se rend sur l’île de Baranof où elle doit mettre en place ce nouveau projet avec l’aide d’un drôle de guide, Kal l’asocial ! Mais l’Alaska, c’est aussi faire avec ses animaux sauvages et les ours ne sont pas toujours tels qu’on pourrait le penser ! En Alaska il y a les Alaskans, mais il y a aussi AlaskaL. Kal, le pire guide qui soit qui va se retrouver contraint d’accompagner la jolie brune. Si lui est acariâtre et taciturne, elle est tout son contraire et n’a surtout pas la langue dans sa poche. Entre eux, c’est électrique, explosif, il ne la supporte pas et elle non plus. Elle va très vite l’affubler de différents surnoms pour compenser son état de nerf. Et c’est comme cela que nous allons tour à tour nous retrouver avec Kal le chacal, qui sera aussi Kal l’animal, Kal le fécal ou encore Kal le connard ! Zut, cela ne rime pas ? Et pourtant… cela lui va comme un gant ! Kal qui n’a rien d’amical, est plus ours qu’humain, ses dialogues ne sont que grognements et semble prêt à attaquer notre jolie guide à tout moment. Mais la belle brune n’est pas dépourvue de réparties et encore moins de griffes qu’elle acère un peu plus chaque heure en la présence de cet animal qui s’avère être aussi… Sculptural, colossal et loin d’être banal, il pourrait même lui être fatal…

Un voyage qui s’annonce épique. Un Bad Trip en AlaskaL avec un ours, c’est génial ! Mais au final, qui sera le plus sauvage des deux ? Malgré le personnage complexe que peut être Kal, Meghan va petit à petit se rapprocher et éveiller en lui un intérêt perdu depuis longtemps. Dompter un ours ? Aucun souci, elle sait faire ! Son trappeur de père lui a appris à ne jamais avoir peur et pourtant… Kal lui fait peur… Peur de ce qu’elle commence à ressentir en sa présence, peur de prendre autant de plaisir à se retrouver dans les montagnes et se sentir enfin à sa place. Peur de ne plus jamais vouloir rentrer. Peur, car Meghan comprend assez tôt que le passé de Kal sera un obstacle à un potentiel futur. Elle, qui est pourtant très combative, va finir par ranger sous clé son petit cœur chamallow de midinette et jouer dans la cour des grandes. Cet homme a déjà du mal à vivre avec lui-même alors comment imaginer un seul instant en vouloir plus ?… Trop amoché, trop instable, trop attaché aux fantômes de son passé et surtout cumule trop de culpabilités.

Très douée dans le domaine de la survie, Meghan se retrouve incompétente dans la gestion des sentiments humains, alors vivre l’instant présent et se laisser porter, est ce qu’il y a de mieux à faire… Surtout avec un homme qui refuse d’être aidé, aimé… qui se complait dans sa douleur encrée à même sa peau. Le dire est une chose, mais est-elle vraiment capable de le vivre ? Et si avant, il fallait que chacun retrouve sa propre route ? Kal a trop de démons qui veillent sur lui et le rendent exécrable aux yeux de tous, à commencer à ses propres yeux à lui. Il s’est emmuré le cœur de glace au whisky depuis bien trop longtemps pour accepter d’en fondre une partie et essayer d’avancer. Mais face au regard de braise de son emmerdeuse de brunette, même le plus grand des glaciers pourrait fondre en un clin d’œil. Alors, Kal le « bandal » ? On attend quoi ? C’est tellement chou un ours qui sourit, tu nous montres ?

Avec Bad Trip en Alaskal je découvre la plume d’Emma Landas et je l’ai adorée ! Ce mélange d’humour, d’amour et d’empathie m’ont complètement embarquée à bord de ce voyage. Avec ses mots, elle a réussi le pari d’aborder un thème difficile en faisant un mix de moments durs, éprouvants avec tact et d’autres drôles et pétillants sous une écriture fluide et très entrainante. Les réparties piquantes de nos protagonistes sont hilarantes et ce n’est pas parce que par moment on se doit d’être sérieux suivant les scènes, qu’elle garde cette ligne de conduite. Non. Elle m’a même à un moment donné, fait passer des larmes au rire en une fraction de seconde. Côté romance, elle nous offre une approche qui m’a conquise. Un Good Trip littéraire qui m’a autant apporté des rires que d’émotions à juste dose et qui m’a donné une envie folle de découvrir de mes propres yeux ces lieux magiques où se côtoient forêts, lacs, montagnes et ours. Un périple dans lequel chacun des protagonistes va apprendre à se recentrer sur l’essentiel de leurs vies, se reconstruire, renaitre, et non sans que nous-même, nous ne nous posions pas des questions sur notre propre existence.

Bad Trip en AlaskaL est le Good Trip littéraire à ne pas manquer pour passer un très bon moment de lecture et je souhaite de tout cœur les retrouver un jour avec un spin-off sur Peter, quelque soit le genre qu’Emma Landas choisira pour nous l’offrir. Car dans ce roman, tous les personnages secondaires de Sitka sont tout simplement fabuleux et on en redemande.

Je ne peux finir sans vous parler de cette magnifique couverture ! Un top model à l’image de Kal le sculptural, et celles qui me connaisse, savent à quel point j’en suis fan depuis quelques années déjà. Tout particulièrement avec cette photo. Alors je ne peux qu’être ravie de le retrouver sur la cover de ce super roman, et donc dans ma bibliothèque 😉

Un grand merci aux Éditions Black Ink pour ce très bon moment de lecture, mais aussi pour leur confiance.

Extrait :

Concentrée sur mes questions, je n’ai pas anticipé son arrêt et le je le percute de pleins fouet. Ou pour être exacte, mon front entre douloureusement en collision avec son sac à dos.

-Aïe.

En un millième de seconde, Kal fait volte-face, sa torche braquée sous son menton, comme dans un film d’horreur. J’ai à charge de relever largement la tête pour affronter son regard. Oh, je me doute qu’il est aussi sombre et dénué de gentillesse qu’à son habitude, mais je n’ai pas peur de lui, et je m’arme alors d’un regard tout aussi obscur pour le défier. Ouais, enfin ça, c’était avant de plonger mes yeux dans les siens. Malgré les pénombre, j’y noie- sans possibilité de réanimation aucune- ma pseudo hargne et ma détermination à me montrer aussi conne que lui. Dans un dernier espoir de survie, je dévie alors mon regard sur sa bouche et … grossière erreur. Lâcher de grenade sur le dernier lobe de mon cerveau qu’il restait ses lèvres pleines pulvérisent tout aussi rapidement mes capacités à cogiter et à sortie d’autres mots que…

-Aïe.

En Exclusivité pour vous, Aleen Nygreen nouvelle auteure chez Ethen Editions se dévoile !


Coucou Aleen

Tout d’abord un grand merci à toi de nous accorder de ton temps pour nous parler de ton aventure et de ton roman L’évidence d’une nuit, mais avant, peux- tu nous parler un peu de toi ? Qui es-tu ? D’où viens –tu ? Dis-nous tout ! Ou presque…

Je m’appelle Aleen, j’ai 31 ans et j’habite depuis quelques années à Paris pour rejoindre mon copain mais à l’origine, je suis de la Creuse, la campagne. Je suis professeure et documentaliste dans un CFA. Je crois que j’ai presque tout dit… Ah si, on vient d’accueillir un chaton à la maison 😊

– La question fatidique qui ne déroge pas à la règle de l’ITW lol, d’où te vient cette passion pour l’écriture ?

Je crois que ça vient de J.K. Rowling. Je suis une grande fan de Harry Potter et en attendant son dernier tome, j’avais tellement d’idées que mon cerveau m’a dit « mets les par écrit ». Bien entendu, je n’ai jamais fini d’écrire ce « tome » ! Depuis je n’arrête pas. J’en suis incapable.

-A quel âge as-tu écrit ta première histoire ? Et de quoi parlait-elle ?

Dès le collège, j’ai écrit des poèmes, des paroles de chansons, des petits textes… Mais si on parle de ma première histoire terminée, ça devait être ma fanfiction Harry Potter… le titre « Pas facile d’être une Potter ». J’ai dû l’écrire, il y a un peu plus de 10 ans. J’avais donc 18-20 ans. On suivait la fille de Harry Potter à Poudlard, où un nouveau méchant cherchait à prendre le pouvoir.

-As –tu un rituel pour écrire ? Ou peut-être un endroit bien particulier ?

Je pense que si l’inspiration est vraiment là, je peux écrire n’importe où et n’importe quand mais là, où mon esprit est au top, c’est entre 23h et 5h du matin, à la table de mon séjour, dans la pénombre, musique à fond dans les oreilles ! J’ai l’impression d’être seule au monde, c’est tellement agréable !

-Quel est ton genre de roman de prédilection en tant que lectrice ?

Sans hésitation, romance !! Et principalement romance MxM, c’est très rare que je déroge à ce genre.

– Peux –tu nous donner les 5 premiers titres qui te viennent à l’esprit présent dans ta bibliothèque ?

Alors facile pour commencer, tous les livres de Séverine Balavoine !! Je les ai tous, ils sont incroyables. Ensuite, celui de Juliette Marrati, « Vider l’Océan en 660 minutes ».

Plus classique, « Dix petits nègres » d’Agatha Christie et « Orgueil et Préjugés » de Jane Austen.

Alors facile pour commencer, tous les livres de Séverine Balavoine !! Je les ai tous, ils sont incroyables. Ensuite, celui de Juliette Marrati, « Vider l’Océan en 660 minutes ».

Plus classique, « Dix petits nègres » d’Agatha Christie et « Orgueil et Préjugés » de Jane Austen.

Pour finir, je dirai « Nos étoiles contraires » de John Green.

-Le dernier qu tu as lu ?

Techniquement je ne l’ai toujours pas fini mais c’est « La gourmandise n’est pas un vilain défaut » de A.L. Morgann

– Parle-nous de ton roman L’évidence d’une nuit. Comment est née cette histoire  ?

Je ne sais jamais réellement comment naissent mes histoires. C’est souvent juste un détail qui me fait imaginer le tout. Là, ça doit être à cause d’une émission de télé que j’ai regardée qui montrait des restaurations de maison avec des entrepreneurs et des décorateurs d’intérieur. Et je me suis dit que ça pourrait être drôle… Alors mes personnages font ces métiers !

– Une source d’inspiration pour tes personnages ? Un casting à nous proposer ?

Pour leur caractère, je prends des petits trucs de moi mais aussi de mon entourage. Je pique par ci, par là. Pour leur physique, je n’ai pas de casting pour cette histoire. Je vais laisser aux lecteurs le plaisir de se faire leur propre image, avec les détails que j’ai donnés et les préférences de chacun.

– Des petits secrets à nous dévoiler sur eux ?

Des petits secrets… Gareth n’est pas le genre à avoir des secrets pour les autres, il dit ce qu’il pense et pense ce qu’il dit.

Hayden a volé une glace dans une épicerie à Londres quand il avait 14 ans, ça compte ?

-Quels sont selon toi leurs qualités et leurs défauts ?

Pour Gareth, il est généreux, sérieux, fort mais tellement obstiné que ça en devient agaçant parfois.

Hayden est quelqu’un de calme, posé, gentil et créatif mais parfois, il peut lui arriver de juger trop vite les gens ou en tout cas de trop s’attacher à la première impression.

– Pourquoi un MM ? L’écriture au masculin était une envie ? un challenge ?

Depuis plusieurs années, je n’écris plus que des MM. Déjà parce que mes lectures sont principalement LGBT+ donc forcément, ça m’influence. Et de plus, j’ai énormément de mal avec les personnages principaux féminins. J’ignore pourquoi.

– Que pourrais-tu dire à nos fans page qui hésitent encore à lire L’évidence d’une nuit ?

C’est toujours compliqué pour moi de « vendre » mes textes mais je décrirais mon histoire comme un feel good, agréable à lire, sans drame avec des personnages qui pourraient être notre frère ou notre ami. Si vous aimez Noël, les romances et les enfants de trois ans tout choupinets, cette histoire est pour vous…

– On a tous un grand rêve, quel est le tien ?

Le mien serait d’être auteure à plein temps bien entendu mais si déjà je pouvais écrire une histoire dans laquelle les lecteurs pourraient se retrouver, s’identifier. J’aimerais apporter de l’espoir et le sourire aux gens.

– D’autres projets livresques en cours ?

J’ai toujours un projet livresque, ma vie tourne autour d’eux. Je publie toutes mes histoires sur Wattpad. Je suis en train d’écrire le troisième tome d’une saga, « It’s definitely you ». La suite de « for him. » qui est mon tout premier roman MM et « problem child. ».

Comment vois-tu ton avenir  dans le domaine de l’écriture ?

J’ignore ce qui m’attend mais tout ce qui compte pour moi, c’est de continuer d’écrire. Peu importe le reste

– On passe au côté ITW délire Made in étoiles, partante ?

Let’s go !!

Questions/ réponses courtes : ta plus grosse

Ta plus grosse peur :

Les serpents ! Je déteste ça ! Mais par rapport à l’écriture, la page blanche, comme tout auteur !

Ta plus grosse honte : 

Euh… J’ai beau réfléchir, rien ne me vient à l’esprit. Je crois que j’ai une capacité d’auto-dérision tellement impressionnante que toute honte que je pourrais ressentir se transforme en amusement !

Ta plus grosse partie de rire :

Impossible d’en choisir une, il y en a trop ! Dès que je suis avec mes amis, les fous rires sont présents !

Ta plus grosse déception :

J’arrive facilement à m’en remettre, je n’ai pas d’énormes déceptions pour quoi que ce soit. Je dirais par contre que je suis déçue quand j’écris une scène mais que le lecteur ne ressent pas ce que je voulais ou lorsque je déçois mes lecteurs !

Ta plus grosse interdiction

Je m’interdis beaucoup de choses et la première serait de tenter d’écrire cette idée de science-fiction qui me trotte dans la tête depuis une dizaine d’année !

Ta plus grosse…. A toi de finir

Passion (en dehors de l’écriture) : La musique, je ne peux pas vivre sans ! Je ne me sens pas bien si je n’écoute pas au moins une chanson chaque jour.

Merci Aleen d’avoir pris de ton temps pour les étoiles, en nous apportant ce petit bout de toi 

Merci à toi !

A l’approche de Noël, Gareth, jeune entrepreneur, se réjouit de passer les fêtes en compagnie de ses amis, sa famille mais surtout Charlie, son fils de 3 ans. Il est heureux de pouvoir mettre son travail de côté, ainsi qu’un certain décorateur qui lui mène la vie dure depuis quelques mois. Mais cette accalmie est de courte durée car, suite à un malentendu, un trouble-fête au costume flashy s’invite à son dîner de réveillon. Gareth va devoir reconnaître l’évidence qui se présente à lui et accepter de se laisser aller à cette nuit qui pourrait tout changer.

L’évidence d’une Nuit est déjà disponible et c’est par là

Résumé :

L’avis de Carine sur le final du roman de Max L.Telliac : Six À nos Âmes Liées


Les Etoiles Des Bibliothèques

41ADtu7-EUL._SY346_Titre: Six, tome 3 : À nos Âmes Liées
Tome 3/3
Auteur: Max L.Telliac
Genre: Romance
Editions: Black ink
Ebook: 4.99€
Résumé:
Quelques mots en conclusion ?

« On a beaucoup dit de moi que je n’étais qu’une brute épaisse. Mais là, je vous assure, je ne suis pas si solide que ça… »
Allez, Hulk, on se mobilise !
« Le petit insouciant, c’est comme ça qu’on me voit ? Moi qui m’accommodais des orages en dansant sous la pluie, je me suis fait foudroyer. »
Un coup de pouce du destin, peut-être ?
« À ceux qui pensent que je suis naïve, je répondrais qu’ils n’ont pas rencontré un Londonien plus instable qu’une grenade… »
Besoin d’un « honey » susurré ?
« Je tiens toujours le rôle du torturé de service. Quand votre vie explose en mille morceaux, que reste-t-il ?…

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L’avis de Carine sur le final du roman de Max L.Telliac : Six À nos Âmes Liées


41ADtu7-EUL._SY346_Titre : Six, tome 3 : À nos Âmes Liées
Tome 3/3
Auteur : Max L.Telliac
Genre : Romance
Editions : Black ink
Ebook : 4.99€
Résumé :
Quelques mots en conclusion ?

« On a beaucoup dit de moi que je n’étais qu’une brute épaisse. Mais là, je vous assure, je ne suis pas si solide que ça… »
Allez, Hulk, on se mobilise !
« Le petit insouciant, c’est comme ça qu’on me voit ? Moi qui m’accommodais des orages en dansant sous la pluie, je me suis fait foudroyer. »
Un coup de pouce du destin, peut-être ?
« À ceux qui pensent que je suis naïve, je répondrais qu’ils n’ont pas rencontré un Londonien plus instable qu’une grenade… »
Besoin d’un « honey » susurré ?
« Je tiens toujours le rôle du torturé de service. Quand votre vie explose en mille morceaux, que reste-t-il ? Découvrir qui l’on est ? No way. »
La peur n’évite pas le danger, Jameson.
« Oublier le passé est-il envisageable ? Pas sûr quand il se mêle désespérément au présent. Objectif n°1 : ne plus sombrer. »
Un peu de nerfs, Mademoiselle Tentiller…
« Les questions existentielles attirent souvent vers les ténèbres. Pourtant, je dois me raccrocher à ma lumière… »
Capitaine Azarov, il va falloir vous reprendre !
Marc, Simon, Louise, Adam, Eva et Alex. Six âmes liées.

Mon Avis :

Max L Telliac nous offre un final à la hauteur de mes attentes, et je peux vous dire que je suis plus que ravie d’avoir enfin les réponses aux questions qui me hantaient tout au long de cette saga.

Ce troisième tome fait du bien ! Fini les coups de nerfs ! (À part après l’auteur, mais ça…). On savoure, on se délecte de tout ce qu’on apprend, on se laisse porter avec espoir, même si parfois ça pince un peu et que les larmes s’invitent à notre lecture, car l’auteur joue encore avec nos émotions, et ce dès les premières lignes où elles sont à leur paroxysme. Comment nos trois couples vont pouvoir avancer ? Suffit-il de laisser parler son cœur ? Si pour certains, ce sera le cas, pour d’autres, c’est beaucoup plus compliqué.

Entre rebondissements, tensions, révélations, les doutes et l’espoir, Max L Telliac nous montre le chemin de l’amour et de l’amitié. Le chemin de ces six destins mêlés, différents et pourtant si semblable à la fois. De ces six cœurs tourmentés, torturés qui vont devoir faire face à leurs vérités et se battre jusqu’à lier leurs âmes….

1 – J’ai aimé… cette trilogie

2- Beaucoup… l’intrigue qui ne nous laisse que rarement en zone de confort grâce à l’intensité du récit.

3- Passionnément…. Les trois couples électriques, attachants et attachiants pour certains.

4- A la folie…. Pour son originalité et le talent de l’auteur à nous faire un chassé-croisé plus parfait qui m’a carrément épatée.

5 – Pas du tout… me retrouver dans des situations de stress post lecture ! lol

6- Un coup de cœur… pour la subtile et sublime plume de Max. L.Tilliac qui m’a emportée de A à Z sur trois tomes en me gardant captive de son récit.

Si dans le premier tome, j’avais mes chouchous, dans le second, ce n’était plus les mêmes et me revoilà à changer à nouveau pour que finalement…. craquer complètement de part égale sur les trois couples. L’auteur fait en sorte qu’à tour de rôle, on s’implique dans chacune des histoires qui vont se rejoindre dans une perfection réglée comme sur du papier à musique et surtout, montée de main de maître ! À aucun moment, on ne s’y perd. À aucun moment, on ne regrette de passer à un autre couple. Mais l’avantage dans ce dernier tome, c’est que nos personnages vont évoluer plus souvent ensemble.

Des destins mêlés ? Aucun doute

Des cœurs tourmentés ? Tempêtueusement vrai….

Des âmes liées ? Obviously !

Si j’ai eu l’envie de pousser un peu plus Louise à de nombreuses reprises, l’auteur finit par s’en charger lui-même, après tout, c’est son héroïne et il faut lui faire confiance pour la suite des événements. Il a brillamment mené son cheminement psychologique tout comme celui d’Adam, mais aussi de tous. Haaaaaaa… Adam… le torturé de service qui n’a du prince charmant que sa belle gueule. On l’aime autant qu’on le déteste ! Un connard de première qui va changer au contact de sa belle malgré tout le mal qu’il lui fait. La douce Louise n’a plus rien d’une blanche colombe à ses côtés et finalement, le duo chaotique, imparfait qu’ils ont formé jusqu’alors, leur permet de devenir de plus en plus fort, plus vivant ! Pas invincible pour autant, mais Miss Dario ne s’avoue jamais vaincue lorsque cela concerne Adam… À la croisée des chemins, il lui faudra du courage pour se laisser guider dans la bonne direction… Are you ready Adam ?

En parlant d’invincibilité, notre flic de choc et son ange blond vont finir par se brûler les ailes à force de jouer avec le feu… et les coups de feu. Devant le destin tragique qui s’offre à lui, Marc n’est plus si robuste que ça…  Ce petit insouciant de Simon pourrait être le bon, mais c’est toujours quand tout devient incertain que cela devient clair. Est-ce trop tard pour eux ? Et si la vie devenait moins connasse, Marc aurait-il sa chance ? Même si ce dernier s’ouvre petit à petit, il est et restera cet homme bourru et taciturne qu’il a toujours été. Incapable d’avouer ses sentiments  ? Faut-il encore qu’il en ait… Mais est-ce que Simon pourra s’en accommoder ? Il a beau avoir peur de l’aimer, peur de se donner à lui, peur qu’il le brise pour de bon, le repousser est comme se laisser engloutir au fin fond de l’océan… Et si Marc le repêchait et devenait ce phare qui lui montre la bonne route jusqu’au bonheur ? Et si éprouver c’était vivre enfin ? Avec des si, on refait le monde, mais peut-on changer les gens ?

Eva elle, a pourtant bien changé même si son passé revient comme un boomerang. C’est douloureux, elle plonge, mais plus question de rester K.O. Elle compte bien se battre pour sa vie, pour celle d’Alex aussi. Tout deux doivent affronter les démons du passé pour envisager un avenir. Trop de questions, trop de ressentis, trop de culpabilité pour chacun d’eux, particulièrement pour notre capitaine qui tombe dans les abysses de son désespoir. Il faut se relever et avancer Capitaine ! Regardez droit devant cette magnifique lumière aussi désirable que sauvage qui détient votre cœur… Pourra-t-elle être assez forte pour vous sortir des ténèbres ? Mais au final, qui est la lumière de l’autre ?

Les émotions sont là et ne nous quittent pas. Les rebondissements et les révélations nous touchent et nous mettent à terre avec nos héros. On se relève et avance avec eux pour le meilleur… et pour le pire. Ils ravissent nos cœurs et font chavirer nos âmes avec force et passion. Je me suis posée la question du pourquoi j’ai été tellement accrochée à ces six personnages. Et je pense que c’est tout simplement le fait que l’auteur a créé des personnages vrais. Tantôt imposants, sans filtres, subtiles et tantôt doux, farouches, perdus ou encore exécrables, ce sont des héros qui peuvent sombrer, tomber de leurs piédestaux et montrer leurs faiblesses. Des héros qui n’ont pas peur de dévoiler leurs sentiments, ni de se mettre à nu lorsque cela va s’avérer nécessaire alors, qu’ils étaient tout le contraire. Des héroïnes de caractère malgré les apparences. Elles savent ce qu’elles veulent et surtout ce qu’elles ne veulent pas et feront tout pour obtenir de leurs moitiés plus que leurs cœurs… Car pour les obtenir, ils ont besoin de se trouver…. Briser leurs carapaces et voir le reflet de leurs âmes. Tous les six ont une personnalité forte dans leur genre, et tous avancent d’une manière différente et pourtant à la fois semblable.

Vous l’aurez compris, j’ai plus qu’adoré cette trilogie originale qui nous propose un combo parfait de sensations, d’émotions et d’amour à toute épreuve. Un mélange de genre et un dynamisme qui ne pourra que vous emporter à votre tour. Les thèmes abordés sont assez variés et malgré cela, Max L.Telliac fait avec eux comme avec ses héros. Il va tout mêler, nous tourmenter et enfin tout lier pour nous offrir une chute à la hauteur de sa plume. À la hauteur de ses protagonistes. À la hauteur d’un roman coup de cœur…

Marc, Simon, Louise, Adam, Eva et Alex. Six âmes liées. Un trilogie à ne pas manquer !

 

L’avis de Carine sur le roman de Natacha Pilorgue Secret Boss


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Auteur : Nathacha Pilorgue
Genre : Romance
Editions : Auto
Ebook : 4.99 €
Broché14.99€
Résumé :

Noah est le roi des nuits parisiennes. C’est un boss intransigeant vacciné de l’amour. Il enchaîne les relations d’un soir et surtout, ne mélange jamais travail et plaisir. Une règle à laquelle il ne déroge jamais :
No sex in job!
Sauf… Quand la belle et torturée Zoé réapparaît dans sa vie, douze ans après leur séparation. Elle le fascine, l’intrigue. Pourquoi aujourd’hui se nomme-t-elle Océane ? Quel lourd secret cache-t-elle ?
Entourée d’amis tous plus fous les uns que les autres, elle se bat pour se relever après un traumatisme qui a bousculé son existence. Elle se consacre à son métier et sa passion : la pole dance.
Et si la vie leur offrait une seconde chance ? La tentation sera-t-elle plus forte que leurs convictions ?
Un deal, des passés douloureux et une certitude, ils ne sortiront pas indemnes de ces retrouvailles.

Mon avis :

Secret Boss est une belle romance entraînante qui a tous les atouts pour nous embarquer sans préavis dans un tourbillon d’émotions dès la lecture du prologue. La thématique est très sensible et bien que peu exploitée au profit de la romance, elle ne pourra que vous toucher. Une romance dans laquelle on ne peut que s’attacher à tous les protagonistes sans aucune exception. Les principaux, tout comme les secondaires, forment une famille atypique qu’ils se sont créés, et c’est là que réside toute la force et la beauté de ce roman. Une famille unique et originale, celle du Queen’s Paradises qui vous ouvre leur porte, mais aussi leur cœur avec Secret Boss.

Trois ans après avoir vécu un traumatisme qui lui a fait changer de vie, de ville et de nom, Océane Pole, danseuse Star du Queen’s Paradise, va se retrouver face à son nouveau Boss qui n’est autre que son amour de jeunesse. Douze ans ont passé, mais son cœur ne l’a jamais oublié. Et si le revoir réveille ses instincts primaires endormis depuis longtemps, il reste surtout un danger qui pourrait mettre à mal sa nouvelle vie, ainsi que sa nouvelle identité. Un passé qui resurgit alors qu’elle se construit petit à petit un fragile équilibre avec l’aide de sa famille de cœur et plus particulièrement Raph, alias Cookie de son nom de scène, qui est rapidement devenu comme un frère pour elle. Mais devant cet homme au regard hypnotique et autoritaire, malgré tous les signaux en alertes, son manque de confiance et ses peurs, elle ne peut que se rendre à l’évidence…. Elle. Est. Dans. La. Merde. Et elle ne sera pas la seule à l’être, car dès que son Boss sexy va croiser ses pupilles, il comprendra vite que tout homme à femmes qu’il est sans vouloir s’en encombrer, elle, sera différente et malheureusement pour lui, intouchable. No Sex in Job ! Il est foutu…

Avec Secret Boss, Natacha Pilorgue aborde un thème de base sombre et bouleversant, mais elle a fait le choix de le faire dans la légèreté en se focalisant à 200 % sur la romance et en mettant l’accent sur les décors et l’envers du décor du monde du spectacle et précisément, d’un Cabaret Parisien. Et c’est au travers de ce lieu où règne la lumière des projecteurs, les faux-semblants et les paillettes qui scintillent de mille feux, qu’elle va faire naître cette belle histoire d’amour. Mais aussi, des rires et de l’insouciance qui leur permet de s’oublier en ce lieu et vivre heureux, caché derrière un masque qui ne montre aux yeux de tous que ce qu’ils souhaitent laisser voir…. Être à la fois eux-mêmes, accomplir leurs rêves et leur passion, tout en étant quelqu’un d’autre, laissant alors aux vestiaires, leurs angoisses, leurs doutes et cette vie de l’ombre…. Il ne faut donc pas s’attendre à un approfondissement psychologique des personnages au vu du thème, ni une exploitation poussée du sujet et rester focus sur cette magnifique romance que l’on découvre avec une certaine frénésie et aussi, l’envers du décor du Queen’s Paradise en plein cœur du Marais à Paris. Secret Boss est une lecture sublime ainsi que rafraîchissante. C’est pour moi une romance doudou dans laquelle on vit en parfaite immersion avec les personnages qui nous font ressentir un tas d’émotions, particulièrement les virevoltants des papillons qui élisent domicile dans notre ventre à chaque échange de nos héros. Des échanges qui ne manquent pas de piquant et encore moins d’addiction. On s’en délecte à chaque page et Noah n’y est pas pour rien. Le coup de foudre existe aussi au travers des pages je vous le garantis ! Soupirs…. Noha est un Boss de rêve qui se cache aussi dernière un masque. Ce sera celui de l’arrogance pour lui. Il se veut intransigeant, autoritaire, efficace et surtout sans attache. Mais face à Océ, il perd vite pied. Cette femme ébranle toutes ses convictions en lui faisant ressentir une sorte d’ivresse en sa présence qui va le rendre à son tour différent et qu’importe les règles, il la veut et il l’aura… C’est plus fort que lui.

Océane est une magnifique femme, douce, talentueuse et bourrée de charme. Mais elle est aussi cette femme, mystérieuse, blessée, terrifiée, traumatisée et fragile qui tente d’avancer dans cette vie qui ne lui a jamais fait de cadeau. Chatonne apeurée le jour, tigresse le soir sur sa « Pole », elle va se retrouver lionne face à son Boss. Elle est attirée, fascinée, mais son secret la pousse à rester prudente et sur le qui-vive. Peut-elle prendre le risque de faire entrer cet home dans vie ? Pas sure, mais jouer un peu ça c’est pas interdit 😉

Des règles imposées dont, No sex in job ? Un deal ? Un jeu commence alors entre eux pour savoir qui parviendra à faire plier l’autre en premier par des préliminaires sensuels, beaux et tendres… Aguicheurs, et si tentant …. Un petit jeu du chat et de la souris qui va permettre à tous deux de faire tomber leurs barrières, jusqu’à ce que les démons du passé se rappellent au présent et fassent tomber les masques. Il est alors l’heure de faire face à la réalité. Mais à quel prix ?

Comme à son habitude, la plume de Natacha Pilorgue reste fluide et captivante tout en maniant le côté érotique de manière sensuelle, ardente et très séduisante. Je lui découvre aussi un humour que je ne lui connaissais pas et qui a fait plus que me ravir. Je la trouve une fois de plus engagée aussi avec cette thématique qui revient à nouveau dans son récit d’une manière encore différente et même si cela n’est pas approfondi, ce que je retiens, c’est que cela est lu, vu. Que les passages restent importants et qu’ils apportent un message d’espoir, de seconde chance et de renaissance. Elle nous montre entre les lignes de l’histoire d’Océane qu’on n’est pas seul et qu’il existe toujours quelque part, une personne, ou encore, un lieu pour souffler dans un premier temps, prêt à nous tendre la main dès que l’on se sent prête. Elle raccorde d’ailleurs habilement les deux univers. J’ai beaucoup aimé ces deux facettes du récit et particulièrement l’immersion dans ce monde de la nuit en participant avec toute la troupe à la renaissance de leur « chez-eux ». Mon seul bémol restera le cheminement de la finalité de l’intrigue de base et la psychologie des personnages qui l’entourent qui a fait baisser d’un petit cran l’additivité de ma lecture qui avait été très entraînante jusqu’alors. Même s’il est difficile de juger les réactions humaines, car personne ne réagira de la même manière, cela reste néanmoins important pour moi que ce soit en parfaite cohérence avec le récit même si c’est une fiction. J’ai bien compris ce que l’auteure a voulu passer comme message et on voit bien que la présence de Noah annihile complètement toutes les peurs et les angoisses d’Océane, qu’elle se sent très forte. Mais forte ne veut pas dire non plus être, invincible… Cependant, l’histoire d’amour et la vie du Queen’s Paradise primant sur le reste, vous ne serez pas non plus en reste de votre lecture qui possède assez de strass et de paillettes pour faire briller votre cœur.

Que le spectacle commence ! The Queen’s Paradise et sa famille atypique vous y attendent dans la joie, la bonne humeur et une ambiance du tonnerre.

Et je ne terminerai pas mon avis sans mettre Cookie sous le feu des projecteurs ! Ce personnage solaire illumine la scène et la vie d’Océane comme les pages de ce roman. Il est la bouffée d’air frais et de sincérité de cette romance et nous offre un final qui restera à jamais dans les annales ! Merci pour le four rire, merci pour l’image en tête. On devrait tous avoir un Cookie dans sa vie et le chérir chaque jour….

Un grand merci à Natacha Pilorgue pour sa confiance et cette magnifique découverte en service presse.

Extrait :

Océane

— C’est vraiment injuste ! Tant de beauté qui s’ignore… Regarde-moi ces seins, ces jambes ! Beaucoup de femmes rêveraient d’avoir tes formes. Si je n’aimais pas autant la bite, tu passerais à la casserole, chérie… Je redresse la tête en gloussant devant les pitreries de mon ami. Je glisse le long de la barre jusqu’à atteindre le sol, attrape ma serviette et m’éponge sommairement. Le soupir théâtral de Raphaël me fait sourire.
— Jaloux ! lui lancé-je en passant devant lui.

— Absolument ! C’est quoi ton truc pour grimper là‑dessus après une nuit de travail ? Raphy observe ma pole avec envie et admiration pendant que j’avale mon smoothie aux fruits frais.
— Dopée aux vitamines, lui révélé-je comme le plus grand des secrets en lui tendant mon verre.

— Nan ! grimace-t-il. Je préfère ma méthode : le sommeil. Dormir douze heures d’affilée, y a que ça de vrai. Parole de Raphy ! Il se vautre lamentablement dans mon canapé tout moelleux en se couvrant de mon plaid en pilou. Je me retiens de rire lorsqu’il commence à pousser de petits gémissements.
— Tu comptes encore squatter chez moi ?
— Où veux-tu que j’aille ? Il bâille exagérément et s’installe comme le ferait un chat en tapotant son oreiller. Il m’énerve, mais qu’est-ce que je l’aime, ce mec ! Et bien sûr, il est ici chez lui, même si officiellement son nom n’est pas inscrit sur l’interphone.
— Euh… Attends que je réfléchisse… Chez toi ?

— Hein ? Bah, pourquoi ? Je suis bien, là… Et puis, de toute façon, c’est trop tard. Je dors déjà…
Il ferme les yeux, un bras derrière la tête et l’autre sur son torse, dans une attitude typiquement masculine. On se tromperait presque sur son orientation sexuelle, si ses sourcils n’étaient pas mieux épilés que les miens et si des bribes de maquillage ne persistaient pas sur son si joli visage. Raphaël, alias « Cookie » de son nom de scène, est devenu la personne la plus importante de ma vie. Il y est entré comme lui seul sait le faire : en mode tornade. Patient, attentif, à l’écoute, il a su se faire sa place à mes côtés sans rien forcer, presque naturellement. Indispensable à mon équilibre et à mon bien-être depuis deux ans et demi maintenant, nous nous voyons quotidiennement. Il est mon double, mon âme sœur. Unique personne au courant de mon passé, il lui arrive de subir mes angoisses ou mes phobies sans broncher. Raph et moi sommes si différents l’un de l’autre que je n’aurais pas parié un euro sur notre amitié. Exubérant, bien dans ses talons, sûr de lui et tellement drôle… Je suis tout l’inverse : renfermée, taciturne et la confiance frôlant le néant. Deux entités que tout oppose qui se complètent et s’attirent. Il est mon roc. Sans lui… Stop ! Je suis heureuse et épanouie dans ma nouvelle vie. En tout cas, je m’en persuade et je fais tout pour y parvenir au quotidien. Un appartement de rêve, pour lequel je ne débourse pas un centime, un boulot grâce auquel je me suis découvert une passion et qui paie bien. Ou plutôt, qui payait bien, parce que depuis quelque temps, les clients se font plus rares. La faute à tous ces bars lounge et tendance qui fleurissent dans la Capitale. Je suis serveuse et danseuse de pole dance au Queen’s Paradise, un cabaret dans le Marais. Un cabaret de drag queens pour être plus précise. Raphy est barman et performe dans la chanson. Tantôt Céline Dion, Lady Gaga ou Mariah Carey, ce mec est exceptionnel. Il est le seul à ne pas utiliser de play-back. Sa voix est un don, un baume sur mon cœur à chaque fois qu’il ouvre la bouche.

L’avis de Carine sur le second tome du roman de Max L.Telliac : Six À nos coeurs tourmentés


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Titre : Six, tome 2 : À nos cœurs tourmentés 

Tome 2/3

Auteur : Max L.Telliac

Genre : Romance

Editions : Black ink

Ebook : 

Résumé :  « Ma vie a dérapé quand le pouvoir que je croyais détenir m’a échappé. Les petits cons dans son genre… je les bouffe au petit-déj’, normalement. Maintenant, je vais devoir rattraper le coup… »
Marc Tillard, tourmenté.

« Si on m’avait prédit l’enfer qu’il me ferait vivre, je l’aurais fui comme la peste. Mais, c’est fini. Pour faire table rase du passé, je ne m’encombre plus de casseroles – aussi sexy soient-elles ! »
Simon Fauquet, désabusé.

« Rencontrer ce British a été une succession de montagnes russes, et mon petit doigt me dit que les manèges à sensation, c’est pas fini ! À moi de prouver que j’ai le cœur bien accroché ! »
Louise Dario, déterminée.

« La vie est étrange. Mais maintenant que je suis suspendu sur le fil, je mesure sa fragilité. Suis-je capable de tout pour revoir ces yeux bleus ? Absolutely !»
Adam Jameson, en mauvaise posture.

« J’avais promis de vous dévoiler mes démons si vous étiez sages, mais aujourd’hui, je n’ai pas d’autre choix que les affronter. Comment bien choisir mes alliés ? »
Eva Tentiller, terrorisée.
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« Où est passé le mec drôle, insouciant et qui ne prenait rien au sérieux ? Aux oubliettes. Je suis démoli, et je n’ai plus qu’à composer avec cet autre homme qui prend de plus en plus de place… »
Alex Azarov, blessé.

Six cœurs tourmentés, autant de corps enchaînés.

Mon avis :

Un grand merci à Black Ink éditions et Max L Telliac pour ce merveilleux service presse.

Il est toujours compliqué de vous parler d’un second tome lorsqu’il n’est pas le dernier. Que vous dire sans en en raconter trop ? Que vous dire pour en raconter assez ? Peut-être simplement que j’y ai pris autant de plaisir à lire cette suite ? Que Max L.Telliac joue habillement avec nos nerfs en nous dévoilant juste ce qu’il faut pour nous tenir en haleine tout en nous frustrant ?

C’est avec une grande joie que j’ai retrouvé nos Six héros dans ce second tome qui est un bon intermédiaire dans l’attente du final que j’espère explosif ! Mais nous n’y sommes pas encore, car aujourd’hui, c’est de nos Six cœurs tourmentés que le destin a liés que nous allons parler. Je ferai l’impasse sur les situations et les personnages pour ne pas vous spoiler le récit si vous n’avez pas lu le premier et simplement vous donner mon ressenti de lecture.

Tout comme le premier tome, je dois vous dire que j’ai été plus que conquise, même si le rythme est différent dans ce second volet. Particulièrement, dans la première partie. Car, c’est parfaitement posé que nous découvrons au fil des pages l’évolution de nos trois couples. Leurs cœurs qui battent, les promesses, les illusions et les désillusions et toujours ce destin qui les attache l’un à l’autre. Un rythme différent, mais pas moins intéressant malgré le fait que cette fois-ci, nous sommes plus longuement focalisées sur un même couple avant de pouvoir redécouvrir à nouveau les deux autres qui finalement se mettent à nous manquer. Chacune des relations reste assez complexe et torture nos héros de différentes façons, tout en nous torturant par la même occasion. Vous-est-il déjà arrivé de vouloir entrer dans les pages d’un roman pour y faire votre petite loi et imposer aux personnages d’aller dans le bon sens ? Non ? Oui ? C’est ce qui m’est arrivé tout au long de ma lecture ! J’ai même détesté un de mes personnages préférés en me disant qu’il serait préférable de baisser les bras et prendre un autre chemin, car parfois on ne peut pas lutter. Mais il est bien connu que le cœur a ses raisons que la raison ignore… Aucun d’entre eux ne devrait être avec l’autre ou tenter de l’être. Leur relation est toxique mais belle à la fois, forte, pulsionnelle et même obsessionnelle pour certains. Ce genre de relation qui mérite qu’on se batte pour arriver à se poser et être enfin heureux mais, c’est quoi être heureux au juste ? Est-ce que trois petits mots seraient la clé de ce bonheur, ou à contrario ils causeraient la fuite face à ces cœurs tourmentés ?

Le danger rôde beaucoup trop autour des uns et des autres pour que nos Six Cœurs puissent aller de l’avant. Les secrets sortent des placards à petites doses et apportent un tourbillon d’émotions à certains qui ne savent plus trop où ils en sont avec leur obsession, ni même qui ils sont, ne se reconnaissant pas eux-mêmes dans leur actes. Les vrais visages se révèlent pour anéantir alors toute détermination pour d’autres et les désillusions qui vont de pair… Les doutes, la peur, l’incompréhension, tout se lie et se délie, mais l’attirance elle… ne faiblit pas.

Blessé, désabusé, terrorisé, tourmenté, ou encore déterminé, Max L Telliac ne fait aucun cadeau à ses héros. Les romans à l’eau de rose, il est clair qu’ils ne sont pas pour lui. Il préfère de loin nous confronter à la réalité de la vie et à ses faces cachées sans en faire trop, ni pas assez. Car ses personnages pourraient être vous, pourraient être moi, votre voisin ou un copain. Ils ne sont pas infaillibles, ils sont tout simplement humains, perdus dans un flot émotionnel qu’ils ne maîtrisent pas. Ils nous emportent avec eux dans les péripéties de leurs vies et nous offrent tout un panel d’émotions tant on y est attachées. Il y a toujours un chouchou certes, mais il est très difficile de se dire j’en aime un plus que l’autre. Et d’ailleurs dans ce second tome, mon chouchou n’est plus du tout le même. Je suis infidèle oui, mais c’est la faute de Max !

L’alternance des six points de vue est toujours aussi bien menée dans l’ensemble, moins égale que dans le premier tome, mais qui s’accorde parfaitement avec les moments clés du récit jusqu’à nous mener au point de rassemblement final. L’intrigue a pratiquement fini de tisser sa toile pour nous apporter les rebondissements nécessaires à l’histoire et lui donner un second souffle, et pas n’importe lequel,  celui qui se coupe en pleine lecture nous laissant la bouche ouverte en attendant le boum qui fera tout péter et faire palpiter les cœurs dans une attente insoutenable. Comment nous laisser sur une fin pareille, à ce moment si crucial ? Vous l’aurez compris, dans ce second tome un très bon cliffhanger vous y attend et comme le troisième et dernier volet est déjà disponible, il ne vous reste plus qu’à… !

Pour ma part, je n’ai qu’une hâte, c’est de m’y plonger rapidement pour vite découvrir toutes les révélations qui donneront le coup de grâce à ces trois relations. Qui en sortira indemne ? Quels sont les cœurs qui seront liés à jamais ? Résisteront-ils tous face à ce qui les attend ?

1- Il y a des personnes que l’on croit fortes, mais qui finalement ne sont pas si solides que ça…

2 – L’insouciance est avant tout une négligence, surtout lorsqu’on joue avec le feu et qu’on finit par ne plus maîtriser le brasier ardent qui se répand… Évacuation d’urgence demandée…

3- Une femme peut manquer de détermination face aux embûches que son cœur lui impose. Mais détrompez-vous… C’est juste un volcan qui bouillonne prêt pour l’éruption qui risque de tout ravager sur son passage.

4- Quand on y met tout son cœur pour y arriver mais, que les démons du passé qui ravagent nos cœurs font tout faire partir en vrille. Que nous reste-t-il à part nous-même devant un miroir qui nous renvoie une image qu’on ne préférerait pas affronter ! Prêt à tout pour elle ? Mais à quel point ?

5- Le passé ne reste pas toujours le passé, et lorsqu’il percute le présent il est grand temps de se reprendre et affronter la réalité tout en étant bien accompagné 😉

6- Sombrer ? Mais qu’est devenu cet homme si plaisant qui n’est plus que l’ombre de lui-même ? Il est grand temps de vous affirmer capitaine ! On ne laisse pas Eva dans un coin ! On se bat pour elle et dans les deux sens du terme !

Amoureux et déterminés, rattrapés par les démons du passé, pour nos Six héros, les émotions nouvelles et les sentiments sont leurs maillons faibles qui risquent de les faire faillir… sans aucune exception… Marc, Simon, Louise, Adam, Eva et Alex. Six cœurs tourmentés. Mais qu’en sera-t-il de leurs âmes ? Pourraient-elles se lier aussi ?

Retrouvez dès à présent le grand final ! par là 

L’avis de Carine sur le roman de Sarah Felvie chez Black Ink : Palladium


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Auteur : Sarah Felvie

Genre : Romance

Editions : Black Ink

Ebook : 3.99 €

Résumé :

L’univers de Léonie pourrait se résumer en 2 mots : Le Palladium.
Ce bar branché qu’elle gère d’une main de maître est le symbole de tout ce qu’elle cherche à protéger : ses blessures, ses amis et la musique.
Tout est sous contrôle. Jusqu’au jour où Zack passe la porte du Palladium.
Zack… Cet inconnu aux yeux verts et à la voix éraillée.
Zack… Cet homme qui pourrait bien être la clé de sa guérison, mais aussi celle de sa chute.
Si au départ, leur histoire sonne comme une évidence, un secret pourrait venir tout gâcher.

Mon avis : 

PALLADIUM… Une sublime lecture même si j’ai eu un peu peur à un moment donné de tourner en rond. Je me demandais comment l’auteure allait continuer à me vendre du rêve alors que je pensais être au bout. Tout était parfait, la romance était rafraîchissante, l’intrigue se devinait rapidement, mais elle était touchante et me voilà à la moitié du roman… Que pouvait-elle me réserver de plus alors que j’étais en fin de route ? Et bien, tout simplement un virage à 180 degrés qui m’a valu une nuit blanche, des larmes, beaucoup de larmes, de la tension, de l’amour… et une playlist à tomber ❤

Et pour tout cela, je vous invite à vous présenter devant Yoris, gardien du Palladium, qui vous ouvrira les portes de ce bar très branché que gère Léonie d’une main de maître et qu’elle protège de toute son âme. Cette magnifique jeune femme pleine de vie qui a fait de ce lieu, un rendez-vous incontournable depuis déjà cinq ans. Dites-lui que vous venez de la part d’une étoile, au Palladium elles y sont les bienvenues et y brillent de mille feux… Arrivées au bar, installez-vous confortablement au zinc et passez commande à Devon, le beau gosse, qui se fera un plaisir de vous épater avec sa maîtrise parfaite du jonglage de bouteilles. Vous aurez peut-être la chance d’assister au show des Twins qui lâchent souvent leurs plateaux pour danser et mettre l’ambiance. Vous y croiserez aussi Célio, Véra et Rose. Tous forment une véritable famille, celle du Palladium, les piliers de Léo, ceux qui sont toujours là, qu’importe les circonstances. Puis fermez les yeux et écoutez… Écoutez la musique et laissez-vous envoûter par les paroles de l’histoire de Zach et de Léonie.

Léo est une femme pleine de peps au langage très fleuri et profondément humaine qui ne manque pas de répliques déjantées pleines d’humour qui rivalisent à merveille avec celles de Rose, sa meilleure amie de toujours. Bien que celles de Rose, cette Fan incontestée d’Esprits criminels soient d’un humour noir hilarant, limite psychopathe, à l’imagination débordante qui fuse sans cesse. Mais dernière sa façade joviale et sa force, Léo cache ses fêlures et un sentiment de culpabilité qui la ronge. Seule Rose connait son secret et rêve de la voir un jour lâcher prise et revivre son rêve. Léo a vécu un drame qui lui a fait abandonner ce qu’elle avait de plus cher au monde, sa musique. Pensant être la cause de ce malheur, elle a fait une croix sur sa plus grande passion. Chanter en public, c’est fini, elle n’y arrive tout simplement plus. Mais lorsque les lumières du Palladium s’éteignent et qu’elle est seule face aux étoiles qui brillent au travers du toit verrière du bar, elle se laisse aller, mélancolique, à sortir ses émotions de la meilleure manière qu’elle connaisse. Seule avec son piano, son micro et cette culpabilité qui lui tord les tripes … Elle monte les notes très hautes, tout en laissant descendre ses larmes très basses…

Puis un jour un inconnu va lui parler en musique. Avec sa voix et son regard de velours, Zack va lui inspirer bien plus que la confiance… C’est la collision de deux cœurs, de deux âmes que le destin a choisies de faire percuter pour panser des blessures si semblables qu’ils ne peuvent que se trouver. Il sera sa musique, elle sera la sienne, mais la partition est loin d’être écrite dans son intégralité et passé le refrain, les notes vont rester en suspens, attendant de trouver le bon tempo et les paroles de leur histoire battant à la mesure de leur cœur.

 » La bonne musique ne se trompe pas, et va droit au fond de l’âme chercher le chagrin qui nous dévore. »

Sara Felvie nous ouvre les portes du Palladium, mais aussi celle du cœur de Lénonie et de Zack. Deux personnages forts et très intéressants qui nous font fondre en un rien de temps. Tous les ingrédients sont là pour passer un bon moment de lecture. Des personnages secondaires à tomber avec une ode sur l’amitié qui fait chaud au cœur ! Un musicien Mamour, une femme solaire et pleine de caractère, de l’amour, une intrigue et la surprise d’une tournure inenvisageable qui va nous remuer les tripes en donnant un second souffle au récit qui commençait à devenir lisse, mais qui nous tient par des dialogues géniaux et le thème musical qui nous envoûte. Une histoire de destin lié qui fait écho l’un à l’autre. L’histoire d’une culpabilité qui ronge et du pardon que l’on doit s’accorder à nous même afin de pouvoir s’épanouir complètement. Chacun d’entre eux porte son fardeau à sa manière et s’auto-puni de façon différente. Privation pour l’un, action pour l’autre, mais ensemble, ils se font du bien, rendent leur monde meilleur, ils s’abandonnent et s’élèvent plus haut pour revivre enfin. Mais à trop monter, la chute ne peut-être que plus douloureuse… Et c’est là que Sara Felvie a fini de me convaincre. Car après m’avoir fait rire, m’avoir fait rêver de romantisme, elle a réussi à me transmettre des émotions qui ont rendu ma lecture intense et addictive. Les larmes se sont invitées sans crier gare m’emportant alors, dans un tourbillon bouleversant. Zack est un phare qui brille dans la nuit clignotant sans cesse pour que Léo trouve son chemin. Que ce soit avec ou sans lui, tout ce qu’il lui importe, c’est qu’elle vive sa vie sur la voie que son destin lui dicte ! Il lui apportera la force qu’il lui manque, mais aussi ses désillusions et qu’importe les conséquences pour lui, pour elle… Tout ce qu’il souhaite c’est la protéger.

C’est sous une plume très fluide et pétillante, qui ne manque pas non plus de caractère que Sara Felvie nous emporte dans son récit avec une aisance aérienne qui nous apporte un excellent moment de lecture. L’humour, l’amour, l’intrigue et les fous-rires et la folie qu’elle nous offre avec dynamisme et délicatesse. L’amitié est la musique seront les points forts de cette romance. Et ne passez surtout pas à côté de la playlist et encore moins des paroles qui jalonnent les pages. On a parfois tendance à les passer, mais ici, elles ont un sens particulier, car elles disent en musique ce que nos protagonistes se disent par leurs regards, ou encore leurs cœurs.

Je ne pourrais pas finir mon avis sans revenir sur cette famille que forme les employés du Palladium, et les pièces rapportées qui viendront l’agrandir. Ils apportent une ambiance chaleureuse et sont de vrais piliers pour nos héros, mais aussi pour le récit qui gravite beaucoup autour de cette amitié si importante. Mais surtout et pardessus tout, je ne pourrais terminer sans vous parler de Rose, la meilleure amie de Léo depuis plus de 25 ans. Son double, sa moitié, son âme sœur amicale. Cette femme complètement cinglée et un peu psychopathe sur les bords » enfin beaucoup … » est une bouffée d’oxygène dans cette lecture. Elle y apporte un humour sans précédent et un piquant dont on ne peut se lasser. Et surtout attention aux commentaires que vous pourriez laisser sur ce roman, car elle aura vite fait de sortir l’acide et une pelle et vous faire disparaître en un rien de temps. Vous êtes prévenues 😉

Un grand merci a Black ink Editions pour m’avoir permise de découvrir cette belle lecture en service presse.

Extrait :

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Ce petit air de dégoût et ses doigts qui balaient l’air autour de lui viennent de signer son arrêt de mort. Rose était là tout à l’heure, mais désormais, il n’y a plus rien qui m’arrêtera.
Je pointe un doigt menaçant dans sa direction et lui rétorque :
— Écoute-moi, espèce de méprisable petite raclure de fond de chiottes d’aire d’autoroute, tu crois… Une voix grave me coupe la parole et je me souviens soudainement de la présence de l’inconnu dans mon dos.
— Et si on commençait par se détendre ? Lenny, tu dégages, et tu ferais mieux de ne pas revenir dans ce bar avant que la p’tite dame soit calmée. Hein ? Deux secondes. On arrête tout et on rembobine. Qu’est-ce que je viens d’entendre ? Merde ! J’ai dû mal calculer l’espace entre nous, parce que quand j’effectue un demi-tour pour lui faire face, je me retrouve le nez collé sur son torse. Torse qui, soit dit en passant, paraît sacrément bien sculpté. Je me retiens d’y apposer les mains pour vérifier, mais je suis sûre que sous ce tee-shirt se cachent des pectoraux puissants et une belle tablette d’abdos qui finit probablement en V, indiquant le chemin vers son… OK, Léo, focus, ce n’est vraiment pas le moment, là ! Le monsieur vient de te traiter de p’tite dame !! Je relève le menton pour le fixer droit dans les yeux, cette fois-ci. Merde, c’est qu’ils sont super haut, ce mec doit bien faire deux têtes de plus que moi. Il serait juste de dire que dans cette position, je n’ai absolument rien de menaçant, mais passons, je fais confiance à mon regard de patronne en rogne, histoire de l’intimider un peu.
— Excuse-moi ? C’est moi que tu traites de petite dame ? Tu as cru que tu parlais de la mamie du bout de la rue ou quoi ? Cet imbécile tente de cacher un rire foireux. C’est peine perdue, il se fout ouvertement de ma gueule. OK. Regard de patronne énervée à retravailler, alors… Je fais demi-tour pour en finir avec Lenny, mais il a déjà déguerpi. Le trouillard a préféré dégager pendant que j’avais le dos tourné. Retour vers mon inconnu. De nouveau le nez contre son torse. Je fais deux pas en arrière afin de l’affronter de nouveau. Il a finalement arrêté de rire, mais son sourire ne me dit rien qui vaille, d’autant qu’il lève un doigt et le pointe vers ma poitrine.
— Qu’est-ce qui peut bien se cacher là-dessous pour que Lenny ait eu si peur de toi ? me questionne-t-il d’une voix rauque.
Tu m’étonnes que mon regard de tueuse n’ait pas fonctionné sur lui ! Crédibilité zéro après le levage de tee-shirt. Sourcils froncés et yeux fermés, je me passe la main sur le front. Inspire. Expire.

L’avis de Carine sur The Moon represents my Heart, un roman de Priincess Ramera Cassi


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Auteur : Priincess Ramera Cassi

Genre : Romance MM

Ebook 4.99€

Broché 17.00 €

Résumé : 

Comment moi, Timothy Park, 18 ans, en est arrivé à me retrouver dans cette situation ? Je me remémore mon histoire, notre histoire, celle d’un garçon perdu qui a rencontré l’étoile et la lune. Je les ai trouvés à la nuit tombée. Seul et désemparé, l’obscurité me berçait dans ses bras. Ils brillaient par leur éclat, m’ont guidé et appelé vers eux. L’espoir est apparu. J’étais trop jeune pour entendre cette chanson en mon âme, pourtant mon cœur savait à ce moment précis que nous étions destinés à nous rencontrer tous les trois. Ce n’était que le début entre nous… Plongez avec moi dans mes souvenirs et tentons de comprendre les paroles de cette mélodie qui ne cesse de grandir en mon être.

Mon avis :

Priincess Ramera Cassi offre à nouveau une romance qui bouleverse avec des personnages et des situations qui ne peuvent que nous atteindre en plein cœur.

Timmy tient dans ses mains un terrifiant bout de papier qui a le pouvoir de bouleverser sa vie. Des mots, couchés sur une simple feuille blanche qu’il ne peut se résoudre à lire, de peur que cela ne soit le début de la fin… Face à l’inévitable qu’il se prépare à affronter, face à cette lettre qui le nargue, il repart dans ses souvenirs où le petit garçon perdu dans la nuit noire qu’il était, avait trouvé le chemin de l’espoir en suivant les deux astres qui ont croisé sa route et l’ont illuminée grâce à leur amour inconditionnel et fusionnel. Lui, ce petit garçon qui a toujours essayé de se dissimuler telle une ombre aux yeux de tous pour éviter de subir leurs moqueries, leurs insultes ou encore, leurs coups avait trouvé ce soir-là, une main tendue dans sa misérable vie de petit bâtard.

Stella, son étoile deviendra très vite sa jumelle de cœur avec laquelle il fera les quatre cents coups. Une complicité sans pareille qui illuminera chacun de ses jours, lui offrant des rires et des joies incommensurables. Plus qu’une amie, plus qu’une confidente, elle est et restera son étoile.

Celian, sa lune. Cet adolescent qui lui a tendu la main malgré sa tristesse ce fameux soir où lui aussi chassait sa peine et ses démons. À partir de ce jour, il est devenu son héros à tout jamais. Les années ont passé, tout deux ont évolué chacun à sa manière, mais toujours avec une complicité certaine, unique. Mais contrairement à Stella, il n’a jamais su définir qui il était vraiment pour lui. Un frère ? Un ami ? Il a toujours senti que c’était bien autre chose, sans pouvoir comprendre cette musique que son cœur a toujours jouée lorsqu’il était en sa présence. Une douce mélodie apaisante dont les paroles ne sont pas encore compréhensibles à son âge, mais qui au fil du temps, prendront toutes leurs sens. Particulièrement ce jour, où après une longue absence, Eli va revenir dans sa vie et où enfin son cœur lui donnera les codes pour en déchiffrer les notes…

The Moon represents my Heart est une magnifique histoire. Je ne peux pas vous dire une magnifique romance, car elle est beaucoup plus que cela. C’est poignant, dur, attendrissant à la fois, et poétique à ses moments. L’amour que l’on découvre sous plusieurs formes, y est omniprésent, en passant par cette amitié sincère que l’on retrouve dans certaines scènes pleines d’émotions, où là encore, l’imagination de l’auteure a été vraiment brillante !

Une fois de plus Priincess Ramera Cassi aborde des sujets lourds, des sujets qui font mal et qui ne peuvent que nous toucher. Timmy est un petit garçon perdu qui a toujours mené une vie dure et où avoir un repas chaque jour était incertain. Du haut de ses 8 ans, il avait déjà bien trop subi, bien trop honte aussi. Pas de vie, pas d’ami, une mère qui n’en est pas vraiment une, seule la lune éclairait un peu ses nuits et les étoiles l’accompagnaient jusqu’à ce qu’il rencontre ses propres astres à lui.

Trois personnages, trois enfants qui vont créer des liens très forts et grandir en apportant mutuellement la lumière qui fait défaut à l’autre dans un cheminement magnifiquement bien mené par l’auteure. L’amour sous toutes ses coutures est le point principal de cette romance. Qu’il soit maternel, fraternel, fusionnel ou encore obsessionnel, l’auteure nous offre là un panel intense avec tout ce qui s’y rattache. La naissance des sentiments et ses incompréhensions, l’acceptation, les douleurs, les choix qui ne seront pas toujours les bons, des larmes…. Beaucoup de larmes… le rejet, le pardon, mais aussi tant de douceur ont accompagné ma lecture. On va beaucoup parler d’intolérance aussi, car cela fait aussi partie du cœur du sujet, du regard des autres à travers le fossé économique de deux mondes qui ne peuvent s’en sortir de la même manière, mais aussi le regard sur deux hommes qui s’aiment… Deux hommes qui ont aussi du mal à passer le cap de l’acceptation de leurs sentiments. Les peurs, les doutes, les fuites et cette attirance beaucoup trop forte pour ne pas y succomber.

Une lecture qui a manqué un peu de fluidité dans une première partie avec un peu trop de poésie qui a apporté quelques longueurs avec beaucoup répétitions, bien que par la suite, je me suis demandée si elles n’étaient pas tout simplement les paroles qui accompagnaient la musique qui se jouait dans le cœur de Timmy. D’où la redondance de certains mots, certaines phrases que je pensais être des répétitions, mais qui pourrait tout simplement être le refrain de cette belle mélodie si on mettait ce récit en chanson. La poésie est un peu aussi la marque de fabrique de la plume de Priincess Ramera Cassi, sa manière d’apporter un peu de douceur dans un monde de brutes Mais dans tous les cas, qu’on y adhère ou pas, la trame est tellement belle et les émotions si présentes que lorsqu’on referme le roman, on ne peut que se dire : whaou c’était magnifique. Car là où l’auteure excelle, c’est bien dans l’originalité de ses récits, et particulièrement dans le partage des émotions et des sentiments.

Une fois de plus, j’ai versé ma larme, comme dans tous ses romans d’ailleurs. Elle a un don pour faire ressentir la douleur au plus profond de nous en appuyant là où cela fait mal. Tout semble tellement réel que la peine que l’on ressent ne peut que l’être aussi. Les personnages secondaires ne sont pas à oublier tellement ils apportent leurs pierres à cette histoire émouvante. Que ce soit ceux qui gravitent dans l’ombre fu mauvais côté ou les plus importants, tous ont la particularité de faire partie intégrante du cheminement psychologique du récit. Avec une pensée particulière pour les deux mamans qui m’ont touchée en plein cœur et Stella très pétillante et trop pleine d’amour. Tous sont vraiment très bien travaillés et la psychologie qui les entoure vraiment parfaite pour nous emmener à un dénouement fort et bouleversant.

The Moon represents my Heart est un roman touchant, qui aborde un grand nombre de sujets sensibles. Deux mondes qui se percutent et fusionnent pour apporter la lumière dans l’obscurité de plusieurs vies en prenant des chemins qui mènent vers l’espoir, le pardon et l’acceptation… Offrant alors la partition parfaite de l’amour. Pour les personnes qui n’auraient pas encore franchi le pas du MM, je voudrais attirer votre attention sur le fait que pour son premier du genre, l’auteure a décrit les scènes érotiques d’une façon très pudique, douce sans crudité et plutôt poétique. Bien que légère, elles présentent un cocktail sensuel très réussi.

Un grand merci à Priincess Ramera Cassi pour cette belle lecture et sa confiance.

 

Extrait :

« La lumière est allumée et je peux clairement voir de là où je me trouve que ma mère n’est pas toute seule. Bon, je sais ce qu’il me reste à faire et cela me fait mal. Je me stoppe, tirant sur le bras de Stella pour qu’elle fasse de même.
Sans même un regard pour eux, car celui-ci est fixé aux ombres qui ondulent à l’intérieur, je leur dis d’une voix froide, retenant le sanglot au fond de ma gorge :
— Merci de m’avoir raccompagné, mais c’est bon.
Je retire ma main et m’avance, sans leur dire au revoir, vers le côté de la maison pour pouvoir y pénétrer par la fenêtre de ma chambre. Je retiens les larmes qui menacent de se libérer.
J’ai le cœur pris dans un étau. C’est étrange de ressentir un tel mal être pour des personnes que je ne connais pas.

La tête basse, je marche à grandes enjambées pour m’éviter de craquer face à eux. Malgré cela, je suis stoppé dans ma course folle par une main qui m’attrape le bras. Ma première réaction est de me recroqueviller et de me protéger du coup que je vais recevoir. Rien ne se passe, j’ouvre les paupières et le regard soucieux que me porte Eli me déstabilise.
— Qu’est-ce que tu fais ?
— Je rentre chez moi, je lui réponds en déglutissant.
Il ne souligne pas mon comportement d’animal apeuré, je le remercie intérieurement. Il desserre sa prise, mais laisse néanmoins sa main sur moi, s’agenouille pour se mettre à ma hauteur avec lenteur pour ne pas m’effrayer davantage.
— Pourquoi tu ne passes pas par la porte ? me questionne-t-il avec douceur en hochant la tête vers celle-ci.
Je ne lui réponds pas, honteux de lui dire la vérité. Il relève le regard vers la pièce éclairée et fronce les sourcils.
— C’est ici que tu habites ? demande-t-il en hochant la tête en direction des gloussements de ma mère.
Je confirme et me mords la lèvre. Derrière lui, Stella se tient de l’autre côté de la rue, à la même place où je l’ai laissée, tenant compagnie à son chiot tout en nous observant.
— Merde, tu es le fils de… et il ne finit pas sa phrase.
Ses lèvres ne forment plus qu’une ligne sévère et il fait craquer sa mâchoire. Je dois comprendre qu’il connaît ma maman ? Les traits soucieux qu’il aborde disparaissent lorsqu’il repose son regard sur moi en me lâchant le bras.
— Va avec Stella, je reviens, m’ordonne-t-il en m’ébouriffant les cheveux.
Il se dirige vers la porte de ma maison, je suis terrifié….

Extrait de
The Moon represents my Heart
Priincess Ramera Cassi

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L’avis de Carine sur le nouveau roman de Gwen Delmas Aux Editions Addictives Boss Challenge


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Titre : Boss Chalenge
Auteur : Gwen Delmas
Genre : Romance
Editions : Addictives
Ebook : 4.99€
Résumé :

Il gagnera à tout prix. Elle aussi.

Timo est têtu, ambitieux et impertinent… et surtout il adore les défis !
Quand il rencontre Deva, au sein de la maison de haute couture qui vient de l’embaucher, il trouve en elle une parfaite adversaire.
Mais Deva est farouchement indépendante, et elle ne laissera rien ni personne entrer dans sa vie.
Entre affrontements, séduction, soupçons, Timo est loin d’avoir gagné son pari !

Mon avis :

Vous êtes friands de bonnes lectures ? Alors, installez-vous confortablement je vous emmène à Rome dans le monde glamour et soyeux de la mode et de la Jetset. Je vous apporte la Carte De La Tour Baldi et son Menu gastronomique et haute couture Boss Challenge ! Dans cette romance qui casse les codes, la Boss c’est elle ! Elle est belle, sensuelle et terriblement exigeante. Un choix de menu bien appétissant pour Timo Brennen qui va se révéler être, un défi de taille.
En entrée « Antipasto » la cheffe Gwen Delmas vous propose Un duo de personnages hautement inflammables aux caractères corsés et déterminés qui vous apporteront une mise en bouche particulière et qui feront la base de ce repas.
Avec Deva cette femme de tête, de pouvoir, magnifique et héritière de la maison de haute couture familiale Baldi, dans la branche Luxe qu’elle affectionne particulièrement. Une battante qui laisse ses failles au placard, cachant habilement sa vulnérabilité et prouvant au monde de la mode, de la jetset, mais aussi aux yeux de son père et de ses frères qu’elle est digne de son poste ! La Boss, c’est elle. La Numéro 2 de la maison familiale Baldi, celle qui a tout donné pour accéder à cette place qu’elle mérite à juste titre. Une femme de contrôle qui pense devoir toujours prouver plus, qui n’a pas le droit à l’erreur et que beaucoup aimeraient voir tomber…
Puis nous avons Timo, le nouveau créateur de la branche de luxe Baldi qui cache derrière son arrogance, un homme troublant, mystérieux, doux, protecteur et Ô combien sexy…. Un homme qui ferait succomber n’importe quelle femme rien que par l’aura qu’il dégage… Mais Deva n’est pas n’importe quelle femme et bien que l’attirance entre eux soit explosive, cette maniaque du contrôle lui imposera vite ses règles professionnelles, comme les personnelles…. Enfin un défi pour Timo qui lui permet de sentir à nouveau cette adrénaline couler dans ses veines et qui le rend vivant. Un défi qui se nomme Deva Baldi, une patronne fort appétissante qu’il compte bien faire plier à son désir tout comme à son talent créatif…
En plat principal
Primo
Une romance très goûteuse se dessine sous nos yeux avec un combat de saveurs très particulières. Comment pourrait-on ne pas succomber à cette histoire naissance si dangereusement addictive. Duo de choc, duo de charme, duo au travail ou duo dans la vie, Deva et Timo nous emportent sans préavis dans leur histoire naissance, mais aussi leurs oppositions, et le combat que chacun mène. Des personnalités qui se cherchent, se séduisent et se complètent malgré eux pour fusionner de la plus merveilleuse des manières. Une complicité sous tout rapport freinée par une façade qu’il faut à tout prix tenir et qui fait monter les enjeux d’un pari pas si fou que ça.
Secondo
Un accompagnement de personnages secondaires amères qui apporte cette touche acide et une intrigue à notre plat que l’on a hâte de découvrir dans son intégralité. Des paparazzi dont il faudra faire face et qui nous livreront avec une belle habilité et originalité les dessous d’un récit qui se veut parfois joueur, arnaqueur et menteur. Entre les menaces, les complots, les peines, les désespoirs, mais aussi l’espoir, tous les ingrédients de bons rebondissements sont là pour nous tenir en haleine à chaque bouchée d’une page tournée.
Le Dolce
Un dessert unique, Un Devimo !

Une explosion des sens ! Un mélange de chaud et de froid de sucré et d’amertume ! Un Timo Brennen à l’image d’une bonne profiterole au chocolat chaud et fondant. Quand on le regarde, nos papilles s’animent devant sa beauté délicieusement appétissante. Comme une belle gourmandise, on le déguste en essayant de découvrir quel sera le mystère qu’il cache à l’intérieur. Crème anglaise douce et sucrée lorsqu’il se veut joueur et passionné ? Ou glace vanille qui contraste amèrement avec le chocolat chaud lorsqu’il se sent piégé ? Mélange de chaud et de froid, de craquant et de fondant … Convoité par une Deva Baldi qu’on ne peut comparer au même dessert, mais c’est pourtant dans ses yeux qu’ils sont représentés. Et dès que Timo croise son regard son appétit devient gargantuesque. Même en fin de repas, il n’en sera jamais rassasié !
Caffè gourmand
Une romance 5 étoiles dont les critiques positives pleuvent dans tous les magazines people ! En tant qu’envoyée spéciale des étoiles je ne peux que vous conseiller cette magnifique lecture que j’ai dégustée aux petits oignons ! Une création unique, sensuelle aux mots précieux utilisés avec maitrise. Un magnifique voyage livresque dans les rues de Rome qui saura vous ravir et vous emporter dans un panel d’émotions dignes des montagnes russes, avec des protagonistes que l’auteure mène d’un gant de fer dans une main de velours dans le récit d’une romance parfaitement construite qui monte crescendo. Des protagonistes hauts en couleur et bourrés de sensualité, avec tout d’abord Deva, cette héroïne forte et pleine de caractère, boss respectueuse et talentueuse dans une société où il faut tout prouver lorsqu’on est une femme. Gwen Delmas n’a pas oublié de lui apporter sa touche de vulnérabilité et ses failles capables de la mettre à terre, nous emportant alors aussi dans sa chute, ses peines et ses espoirs que nous vivons par procuration. Et face à une telle héroïne, elle ne pouvait que créer avec talent un Timo Brennen , seul un personnage comme lui pouvait tenir la distance. Il va tout de suite apprécier cette femme très vive de caractère et surtout, très futée et intelligente. Je garde le mystère sur lui, car il mérite d’être découvert au fil de la lecture dans le cheminement voulu par l’auteure, mais vous savez déjà qu’il est une belle gourmandise pleine des surprises… De sa plume posée et romantique, Gwen Delmas maitrise ces deux opposés qu’elle nous sert sur un plateau d’argent dans un Méli-Mélo pleins de surprises et d’émotions pures. Une romance qui casse les codes et qui ne pourra que vous ravir ! Vous ne pensez pas ? On parie ?
Attention Flash qui crépitent, paparazzis en vue, restez vous-même et souriez ! Mais ne manquez pas de faire le buzz sur Boss Challenge. #TeamDevimo ? Inondez les réseaux 😉
Merci aux Editions Addictives pour cette merveilleuse lecture en service presse que je ne peux que recommander à mon tour.
Un grand merci à Gwen Delmas pour sa confiance et encore plus que ça…. ❤ Fée noménale un jour, phénoménale toujours… Déroulement du tapis rouge, acclamations, félicitations… Câlins de fées ❤

Extrait :

***

Deva dégage une aura de séduction hors de propos mais indéniable. Prolongeant la provocation, elle se penche légèrement vers moi.
Juste ce qu’il faut pour que je devine son décolleté, plus nettement encore que l’autre soir. Cette attitude pourrait être ambiguë, mais je sais ce qu’elle fait.
Elle me teste. Vu le contexte de notre rencontre, c’est de bonne guerre.
– Ça vous dérange qu’une femme soit aux commandes ? demande-t-elle d’une voix grave.
Je me tais un instant, parcours son corps d’un regard appréciateur. Sa cambrure met en valeur sa poitrine, soulevée par son souffle rapide. Son regard brille d’un éclat assassin.
– Non. À vrai dire, j’aime plutôt ça, rétorqué-je d’une voix suave.
Un frisson parcourt son échine. Elle s’amuse autant que moi.
– Surtout si elle est aussi douée qu’elle semble le promettre.
Et toc ! Voilà de quoi la remettre un peu en place. Deva cille un peu plus vite mais ne bronche pas. Joli contrôle.
– Et je vous parais trop novice ? fait-elle mine de s’inquiéter, en secouant assez la tête pour faire voler ses lourdes boucles.
– Je ne juge jamais au premier regard. On en reparlera lorsque j’aurai eu le temps de me faire mon opinion, non ?
Sans préavis, elle éclate de rire et reprend une posture professionnelle. Pour la première fois, son sourire paraît sincère.
– Je sens qu’on va s’amuser.

***

Boss Challenge, de Gwen Delmas, histoire intégrale.

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L’avis de Carine sur le roman de Ena L : Borderline melody: Camden


41RDAwvjPmLTitre : Borderline melody : Camden

Auteur : Ena L

Genre : Romance

Editions : Auto

Ebook : 3.99€ 

Broché : 17.50 €

Résumé : Camden Harrington : 17 ans, borderline, autodestructeur, drogué, chanteur et guitariste de Blind Melody, un groupe de rock en pleine ascension, aussi célèbre pour ses scandales à répétition que pour son talent. Summer Miller : 26 ans, étudiante en psychologie, stagiaire dans un lycée privé, bonne vivante, altruiste, et désespérément amoureuse d’un homme qui court plusieurs lièvres à la fois. Summer a l’impression que sa vie tourne en rond, jusqu’à cette rencontre improbable avec le musicien à la dérive, qui la bouleverse. Mais peut-on secourir quelqu’un d’aussi abîmé, presque mort, avec son passé trouble et son présent chaotique de rock star ?

Mon avis : 

Quelle lecture ! Je peux vous dire que Bordeline melody a été une très belle surprise, douloureuse, mais magnifique… Ne lisant pas les résumés, me voilà en compagnie de Camden 17 ans… et comment vous dire…. que c’est l’âge de mon fils ? Je me demandais comment Ena L allait me faire apprécier le fait que Summer 26 ans, le prenne dans ses filets. D’ailleurs qui prend qui dans les filets ? Que l’on soit bien clair, c’est le contraire qui s’est produit et Camden n’a pas fait qu’attraper Summer dedans, il m’a prise avec. Car, au plus j’avançais dans ma lecture et je découvrais vraiment qui il était, accompagné de tous ses démons… Au plus j’en tombais amoureuse. Je n’avais qu’une envie, le protéger, l’apaiser, l’aimer, mais surtout, découvrir son magnifique sourire qui illuminerait son doux visage… et qui le rendrait enfin vivant.

Camden… Borderline dans sa vie… Borderline dans ses choix… Borderline dans sa manière de jouer sa musique, qui l’est tout autant, va devoir intégrer un lycée privé pour y finir son année. Il va se retrouver face à la solaire Summer, la stagiaire psychologue du lycée à qui on a refilé le dossier dont personne ne souhaitait s’occuper… Le dossier sombre, épineux de cette star montante du rock complètement à la dérive, complètement fermé… et presque mort.

Camden et Summer…  La nuit et le jour. L’hiver en plein affrontement face à l’été, capable de geler un cœur en quelques secondes d’un simple regard ou d’un acte, malgré les températures élevées… La lune face au soleil, obscurcissant le ciel en une éclipse, occultant alors tous les préjugés et les interdits et le reste du monde… Camden et Summer face à leur amour interdit, et fâcheusement borderline…

Borderline Melody…. La belle claque d’une mélodie dont Ena L signe les paroles… Des paroles qui font mal. Des paroles amères, qui nous emportent dans un récit dont on ne peut sortir indemne tant notre cœur se serre pour ce garçon qui nous emprisonne dans son mal-être, en même temps que Summer… Elle voudrait tellement le sauver, mais le veut-il ? Le peut-elle ? Non. Car Camden ne pense pas le mériter… Il ne veut pas qu’elle sache qui il est vraiment. Tous ceux qui le découvre le quitte… alors à quoi bon lui dire ou encore, y croire…. Il ne mérite pas d’être aimé, il le sait si bien… Pourtant, elle l’attire, l’apaise par moment, mais lui fait aussi découvrir des sensations et des sentiments qui lui font plus de mal que de bien.

Une magnifique romance aux notes de musique douloureuses qui prend nos tripes pour les serrer si fort que l’on ne peut que suffoquer. Pourtant, tout démarre de façon assez lumineuse et même un peu comique. Car, si Camden est une âme éteinte, Summer elle, est vraiment lumineuse et pleine de vie à la Ena ! Elle nous emporte dans sa folie avec le beau coach sportif du lycée avec lequel elle aimerait bien faire beaucoup d’enfants et avoir sa belle maison avec sa barrière blanche et pourquoi pas, un chien. Ses amies aussi folles qu’elle, nous offrent aussi de belles parenthèses de couleurs dans leurs échanges avant de sombrer dans la folie borderline de Camden…

Que de noirceur dans cette âme au visage d’un ange… Comment pourrait-il faire comprendre à Summer qu’il lui a donné le meilleur de lui-même ? Qui lui a donné tout ce qu’il pouvait ? Summer refuse de baisser les bras malgré une relation pleine de souffrance, pleine de rage, de désespoir et de supplications intérieures qui m’ont fait couler un torrent de larmes en échos aux leurs… Elle voit parfois derrière les ténèbres qui le hantent, cette petite étincelle, bien que faible et quasiment éteinte, mais présente qui pourrait être ravivée s’il acceptait de partager ses démons. Elle est là, à chaque fois qu’il prend sa guitare entre les mains et qu’il se renferme dans une bulle où il fusionne avec les mélodies qui lui permettent d’extérioriser à sa façon… juste quelques minutes… Mais comment aider quelqu’un qui refuse la main qu’on lui tend ? Comment aimer quelqu’un que l’amour fait carrément souffrir ? Comment avancer et construire quelque chose avec quelqu’un qui ne souhaite qu’une chose, se détruire jusqu’à ce que l’ange de la mort vienne le cueillir ? Lorsqu’on est à un tournant de sa vie où l’on souhaite la stabilité amoureuse, ce n’est peut-être pas le meilleur choix ! Mais il est sans contexte, celui du cœur…

J’ai passé un excellent moment de lecture avec Bordeline Melody. Complètement happée dans ce récit bouleversant, addictif qui nous emporte dans un panel d’émotions énormes. Conquise par la personnalité des personnages qui ont été travaillés à la perfection et particulièrement le comportement Borderline de Camden. Si fragile et si mature pour un garçon de son âge. Elle a réussi à me faire oublier cette différence d’âge qui n’existe que sur le papier, car Camden pourrait presque être plus mature qu’elle dans son âme, comme s’il avait déjà vécu plusieurs vies. L’approche de Summer était parfaite tout comme ses questionnements à propos de cette relation qui lui est interdite. Camden est très loin de lui apporter des paillettes dans sa vie, par contre il saura lui apporter les notes de musiques qui vont atteindre directement son cœur.

Un grand merci à Ena L pour cette lecture magnifique, mais éprouvante, que j’ai dévorée sans pouvoir faire de pause.

Extrait : 

Je me traîne jusqu’à ma chambre. J’ai choisi la pièce la plus petite possible, la plus sombre aussi. De toute façon, je n’ouvre jamais les volets. J’empoigne ma guitare fétiche, une Gibson, celle sur laquelle je compose tous mes morceaux. Deux autres guitares, une électrique et une acoustique, complètent ma collection. Je sais bien que j’ai assez d’argent pour m’offrir tous les plus beaux instruments du monde, mais je ne suis pas comme mes potes qui profitent de la vie et dépensent sans compter, je m’en fous d’être riche ou pauvre. Je ne crée pas pour le fric ni pour être célèbre, je le fais, parce que j’en ai besoin. Je ne peux pas m’empêcher de loucher vers la seule guitare que je ne touche jamais. Elle prend la poussière dans un coin. Ma toute première. Une Fender noire. Je me rappelle encore la joie que j’ai éprouvée quand mon beau-père me l’a offerte. Il avait économisé pendant un an, parce qu’il savait que j’en rêvais. « Il ne te reste plus qu’à illuminer le monde de ta musique. »

EXTRAIT Bordeline Melody Camden

Ena L

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LesétoilesTour

L’avis de Carine sur le roman MM de Marie H.J Gay Scort Agency 1- Owen


 

92025387_498902157656014_2897016210644271104_nTitre : Gay scort Agency : 1- Owen

Auteur : Marie H.J

Genre : MM

Editions : Private

Ebook : 4.99€

Broché 15.00€

Résumé : GayScort Agency.

Notre désir : Votre plaisir.

Tout le monde poursuit un rêve dans la vie. Celui de Lou se résume en quatre lettres : O.W.E.N. C’est peut-être la solution la plus simple, finalement. Fantasmer sur l’inconnu, idéaliser sans risque, rêver de cet homme sans le connaître, si ce n’est son goût prononcé pour le Latte Noisette, spécialité de Lou. Cependant, lorsqu’une carte de visite tombe entre les mains de meilleurs amis bien intentionnés, l’utopie se rapproche dangereusement du champ des possibles et le monde du jeune étudiant menace de basculer. Toucher du doigt (ou de plusieurs, si possible) son idéal, tomber follement amoureux (comme si ce n’était pas déjà le cas), perdre pied (ça, ce n’est pas vraiment une nouveauté non plus), tout en espérant une happy end ? L’histoire est-elle réellement envisageable, franchement  ?

Chaque tome de la série est une histoire intégrale. Homoromance pouvant comporter plusieurs scènes explicites susceptibles de heurter la sensibilité des personnes non averties

Mon avis :

GayScort Agency :
LEURS désirs : NOTRE plus grand plaisir.

Encore un très bon moment de lecture en compagnie de Marie H.J qui alterne, entre lectures profondes à nous fendre le cœur, et lectures rafraîchissantes à nous tordre de rire qui font du bien au moral. Et avec Gay Scort, le moral, ne peut-être qu’au beau-fixe.

Lou est un jeune homme vraiment timide qui brûle de désir en secret pour un client quotidien du café où il travaille en parallèle avec ses études et dans lequel, il est le roi du Latte noisette. Chaque jour, à la même heure, il tremble d’impatience lorsque ce dernier passe la porte du bar. Chaque jour, à la même heure, et chaque jour, aussi intimidant au point que Lou, n’ose ni lui adresser la parole, ni le regarder dans les yeux. Ce qui amuse beaucoup Owen qui cherche par de petites attentions à attirer en vain son regard. Son semblant d’indifférence derrière lequel il se protège, l’attire indéniablement et lui donne envie de plus… Beaucoup plus… Car Owen passe sa vie avec des hommes sûrs d’eux et d’une beauté si évidente, qu’elle en devient trop classique et lassante. Lou est à ses yeux une bouffée d’oxygène. Son naturel et ses airs faussement innocents lui apportent chaque matin un peu de fraîcheur sincère au milieu de ce culte de la beauté dans lequel il baigne chaque jour pour des raisons professionnelles. Mais pour la première fois de sa vie, il n’a pas le mode d’emploi pour le séduire, tellement il est aux antipodes des personnes qu’il côtoie habituellement …. Une première pour cet homme pour qui la séduction est la base de son Job…

Des potes pas très discrets…

Une carte de visite glissée dans une conversation…

Owen a peut-être trouvé la solution pour approcher ce petit barman bien trop craquant ! Mais Lou, y donnera-t-il suite ?

GayScort Agency est tout simplement un concentré de bonne humeur avec lequel on ne peut que passer un bon moment de lecture. Une fois de plus tout est dosé à la perfection selon le ton que souhaite donner l’auteure à ses écrits. Et justement, avec Owen et Lou, nous allons retrouver cet humour frais et drôle qui nous offre une lecture sans prise de tête, mais Ô combien sexy comme Marie H.J sait si bien les écrire. Les personnages sont très attachants quels qu’ils soient, on retrouve un peu l’esprit tant aimé dans les With Love ou encore les Sweet Summer. Un pour tous, tous pour un ! Si l’un ne va pas bien ou à besoin de soutien, il sait qu’il peut compter sur ses amis, mais pas toujours comme on s’y attend ! Pour Lou, se voir offrir un abonnement à la salle de Sport du coin peut paraître un drôle de cadeau qu’il ne va pas comprendre tout de suite où il va mettre les pieds. Pourtant ce sera le plus magnifique que ses amis pouvaient lui offrir… Owen sur un plateau d’argent… Mais est-il prêt à franchir le pas et voir le loup de celui dont il rêve en secret ? Pas si sûr… Lou est bien trop frileux face à cet homme qui a tout pour lui. Il ne se sent pas à hauteur, Owen est tout son contraire. Il a déjà une situation bien établie et fait prospérer son agence à la perfection alors qu’il n’est qu’un simple étudiant. Owen est la perfection, sans parler de sa plastique parfaite qu’il entretient chaque jour contrairement à Lou qui subit les entraînements d’un certain pote. Pourtant, face à son petit barman sexy, il se sent complètement désarmé et cela fait tout son charme… Si différents, et pourtant si complémentaires à la fois… Un Duo Perfect ! Pour une romance parfaite.

Une romance pleine de charme, d’humour, d’amour et de pudeur aussi qui apporte cette petite touche de sensibilité à la lecture. Je suis Fan de Lou, vraiment je l’ai aimé dès les premières lignes. Il est drôle, touchant et sa timidité le met dans des situations assez impayables, mais très souvent, c’est ce qui va nous atteindre en plein cœur quand ce ne sont pas les fous-rires qui prennent le dessus. Marie H.J va toujours chercher de drôles d’idées pour notre plus grand bonheur et nous offre des dialogues dont on ne se lassera jamais. Son humour ? Il est un peu à toutes les sauces, et les menus sont très variés. Si un ne vous convient pas, il y en aura toujours un autre la page suivante pour vous satisfaire. Et vous satisfaire, est bien le but premier de GayScort non ? Alors, prenez du plaisir et laissez-vous tenter 😉

Je ne peux terminer mon avis sans mettre en avant un des personnages secondaires qui a fait ma journée lors de cette lecture (et relecture, car oui quand c’est appétissant, on ne peut que se resservir sans modération 😉) Et THE mention spéciale de ce roman revient à …… Tadam …. Roulement de tambour…. Maurice bien sûr ! 🙂

Un grand merci à Marie H.J pour sa confiance et toutes ces magnifiques lectures qu’elle nous propose toutes aussi différentes les unes que les autres, mais toujours avec ce petit grain de folie qui la caractérise tant et qui fait du bien.

Extrait :

« Rita sort de l’arrière-boutique en trombe.
– Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ici ? On nous attaque ?
Nous sursautons sous la surprise de la voir arriver sur nous en mode ninja.
– Non, Rita, tout va bien ! lui répond calmement JL. Lou est simplement amoureux !
Bon sang ! Merci pour la discrétion !
– QUOI ? se met-elle à hurler. De qui ? Pourquoi suis-je toujours la dernière informée ? Tu te protèges, au moins ? C’est un bon parti ?
Et voilà ! Heureusement qu’à part un illustre inconnu au fond de la salle, aucun client n’est présent pendant cette comédie ! Pourquoi crie-t-elle ? Ma patronne est folle.
– On se calme ! je lui explique d’un air faussement nonchalant. Il n’y a rien à dire, j’ai juste passé un bon moment avec lui hier, pas de quoi fouetter un chat !
Un bon moment qui va tout droit nous emmener devant monsieur le maire et des fellations géniales… C’est cool la vie, non ?
– Oh ! Tout ce vacarme pour un rendez-vous ? Qu’est-ce que ça va être quand tu vas voir le loup ?
Elle semble dépitée. Je jette un regard de tueur à JL qui m’a lâchement vendu à la planète entière. Oui, parce que Rita est une superhéroïne. Quand elle sort de son rôle de patronne, elle se transforme en commère de compétition. Dans moins d’une heure, les autres seront informés de la grande nouvelle, dans 24 heures, la ville entière connaîtra ma taille de slip et dans une semaine, le président lui-même organisera une allocution télévisuelle pour m’assurer de sa joie concernant mon futur mariage.
La clochette de la porte se met à sonner, nous interrompant dans cette discussion tellement incroyable et pas du tout embarrassante. Mon cœur se met à battre à tout rompre, l’heure de mon rendez-vous quotidien avec mon bien-aimé approchant à grands pas. »

 

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Poudlard Pierucci dans le rôle de Maurice pré-nominé aux Oscars du chien le plus cool de la terre lol

L’avis de Carine sur le roman de Allie Krown High School Challenge


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Titre : High School Challenge

Auteur : Allie Krown

Editions : Addictives

Genre : Romance YA

Ebook :4.99€ 

Résumé : 

Séduire une vierge et coucher avec elle ? Pari tenu.

Evan est sûr de lui, sexy, mystérieux : rien ni personne ne lui résiste.
Les filles ? Une différente chaque soir. Le deal est simple : elles se donnent toutes à lui, il ne se donne à personne.
Tout bascule lorsque son équipe de foot lui impose un pari : séduire une fille vierge et coucher avec elle.
Sa cible ? Calliopé, jolie, un peu coincée et naïve. Ça devrait être simple et facile.
Ce sera son plus grand défi.

Mon avis : 

Après six mois de dépression, Calliope reprend le lycée. Six mois qu’elle ne vivait plus, ne sortait plus… Et c’est avec une certaine appréhension qu’elle se prépare pour sa première journée. C’est très difficile pour elle qui est encore un peu fragile. Heureusement qu’elle peut compter sur sa meilleure amie Aby ou encore son petit ami Simon avec lequel elle forme le couple le plus coincé du lycée, selon les dires. C’est vrai qu’ils sont ensemble depuis longtemps, mais Calli n’est pas encore prête à franchir le pas pour du « plus » et cela ne dérange pas Simon qui est très attentionné avec elle.
Evan se prépare lui aussi pour cette rentrée, il est beau et il le sait. Pas la peine de s’attarder devant le miroir, toutes les filles sont à ses pieds et tous les mecs sont jaloux de lui. Capitaine de l’équipe de foot,  il est le garçon le plus populaire du lycée, le plus arrogant aussi et sûrement le plus prétentieux.  Être beau gosse à ses avantages, pourtant ce matin rien ne va. Sa rencontre percutante avec une chieuse de première le met en retard, et de très mauvaise humeur. Elle a osé lui manquer de respect ! Que cela ne tienne. Tu as voulu jouer princesse ? Aucun souci, l’année ne fait que commencer et Evan compte bien lui faire payer son insolence. Et tout va vite s’enchaîner lorsque ses potes vont lui lancer le pari de séduire une vierge et coucher avec elle. Sans besoin de réfléchir, il sait qui va en faire les frais. La séduire pour la jeter après avoir pris sa virginité ? Mais quelle belle idée pour faire souffrir cette princesse qui n’aurait pas dû le provoquer…

Alors que aucune fille ne lui résiste, Calliope fera -t-elle exception ?

Un connard Bad-Boy ? Un pari ? Une vierge ? Les fans d’une certaine saga ne pourront qu’être ravies de cette lecture !

High School Challenge est une belle lecture qui ne manque pas de fluidité ni de répondant. Les joutes de nos héros sont juste parfaites et donnent un rythme au récit qui ne manque pas de punch. J’ai été happée dans l’histoire assez rapidement. Il faut dire que la rencontre est assez exceptionnelle dans le sens où on ne s’attend pas à ce qui va suivre. J’avoue avoir bien rigolé, l’humour de l’auteure m’a bien conquise en mettant à terre le cliché du romantisme pur et dur de nos romances sur cette scène inattendue. Evan est un vrai connard, le vrai de vrai ! Et Calliopé n’a rien de la petite oie blanche qu’elle laisse paraître. Etre vierge ne veut pas dire être une cruche sans cervelle et encore moins docile. Surtout en présence d’Evan qui la fait un peu trop souvent sortir de ses gonds ! Il est tout aussi irritant… qu’excitant… Le Bad Boy dans toute sa splendeur, le stéréotype parfait d’une romance Young Adult. Capitaine de l’équipe de foot, tatoué, sombre et ténébreux. Souvent grossier, provocateur et parfois même, cruel, il n’a aucun respect des règles. Il a toutes les filles qu’il souhaite et si certaines attendent beaucoup de lui, lui n’attend vraiment rien de personne… Son cœur est enfermé à triple tour et impossible d’en trouver la clé. Impossible ? Pas si sûr, seulement, comment gérer les sentiments quand on les découvre pour la première fois ? Comment faire face à ces émotions qui vous perturbent et qui vous domptent contre vos propres envies ?

J’ai beaucoup aimé Evan ce jeune homme torturé, très difficile à cerner, pour lequel Calliopé ressent une attirance qu’elle ne comprend pas et qui va la pousser à découvrir qui il est vraiment. Voir au-delà des apparences et être tolérant est un des premiers messages que va nous transmettre l’auteure parmi tant d’autres. Malgré le fait qu’Evan la repousse sans cesse et alterne le chaud et le froid, il fait naître chez Calli des sentiments qu’elle n’avait jamais encore éprouvés et vont lui donner envie de lui accorder sa confiance et de vivre enfin quelque chose d’important même si cela lui fait peur. Des sentiments qui vont être partagés contre toute attente par ce garçon qui n’en a jamais voulu et ne pense surtout pas les mériter. Avec maladresse, il va se battre contre ce qu’il ressent jusqu’à faire du mal, car c’est tout ce qu’il sait faire. Pour la première fois il éprouve du respect pour une personne. Pour la première fois, la compagnie d’une fille lui fait du bien. Pour la première fois il en redemande et se sent jusqu’à être apaisé. Sauf qu’au-dessus de ce bien être se tient une épée de Damoclès prête à tout faire basculer… Le pari et sa fâcheuse manie de tout foutre en l’air…

Si le début de ma lecture m’a conquise, j’ai perdu ensuite de ma frénésie en me laissant porter jusqu’à la fin. Rien à voir avec la plume de l’auteur que j’ai trouvée en parfaite harmonie avec le récit, mais qui était un peu trop YA pour moi. Un peu trop aussi de similitudes avec le schéma d’une autre saga, comme je le disais au début de mon avis, que je n’ai pas réussi à me lever de la tête même si le récit reste différent. Un roman rafraîchissant néanmoins, les émotions sont vraiment bien décrites et les messages de tolérances qu’il transmet sont parfaits pour un public jeune, j’aurais presque envie de dire, assis encore sur les bancs du lycée. Une romance trash à l’eau de rose pour jeune adultes fans de Bad-Boys, le définirait parfaitement. Même s’ il peut convenir à un autre public, je parle ici de mon propre ressenti.

Mais faisons abstraction de cela, car justement, si cela ne l’a pas fait pour moi cela le fera peut-être pour vous, car avouons le, je suis une vieille branche à mon âge 😉 et il ne faudrait pas que vous passiez à côté si ce thème vous plaît.

Un grand merci aux Editions addictives pour leur confiance et m’avoir permis de découvrir cette lecture en service presse .

Extrait : 

***
Je me retourne et me cogne à Evan, qui était juste derrière moi. Il me rattrape dans ses bras. Je lève les yeux vers son visage et une tension pesante s’installe. Il me tient toujours contre son torse et j’entends ses battements de cœur réguliers. Mon cœur, lui, bat à cent à l’heure. J’espère qu’il ne l’entend pas. Les mains d’Evan sont sur mes hanches, et les miennes sont sur son torse. On n’ose plus bouger. Nos yeux ne se lâchent pas. Je suis plongée dans son regard noir, noir de désir. Il entrouvre ses lèvres, et j’ai tellement envie de les sentir sur les miennes. Je veux toucher ses lèvres – mon Dieu, qu’est-ce que j’en ai envie ! – mais je n’ose pas faire le premier pas. Tremblante, j’attends qu’il se décide à agir. Il a l’air de se battre avec lui-même. Je vois dans son regard qu’il en meurt d’envie. Ses yeux n’arrêtent pas de descendre sur ma bouche. Il semble en proie à une grande hésitation. Mais pourquoi ? Est-ce qu’il attend un signe de ma part ? Sans m’en rendre compte, j’humecte mes lèvres avec ma langue, et je ne sais pas si c’est le signal qu’il attendait, mais il pousse un soupir et grogne.
– Et puis merde !
Il se penche vers moi et pose enfin ses lèvres sur les miennes.
***
High School Challenge, d’Allie Krown, histoire intégrale.

 

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L’avis de Carine sur le roman MM de Marie H.J Jonah’s Words


 

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Titre : Jonah’s Word
Auteur : Marie H.J
Genre : Romance MM
Editions : Private

Ebook : 4.99€

Broché 15.50 €

Résumé : « Jonah n’a jamais su simplement me dire oui. Toujours dans la retenue. Tellement sûr de lui en apparence et tellement apeuré sous l’armure. J’ai découvert tant de choses entre ses pages. Tout ce que je brûlais d’entendre, je l’ai finalement lu. Trop tard. Il m’a affirmé que tout n’était que mensonge. Je sais que c’est faux. Peut-être qu’aujourd’hui il ne pense plus un traître mot de tout ça. Possible qu’il soit passé à autre chose. Jonah que je croyais si fort… tellement fragile en réalité. Le retrouver malgré lui. Affronter la passion. Essuyer son mépris. Perdre la raison. Voilà ce qui m’attend. »

Collection Men Soul Histoire intégrale Homoromance comportant des scènes à caractère explicite, réservé à un public averti

Mon avis :

Quand le passé revient comme un boomerang dans le présent et que la douleur du cœur se mélange aux paillettes tant recherchées et qui peinent à briller sur les mots qui apaisent les maux. Les paroles s’envolent, les écrits restent et font que rien ne tombe dans l’oublie… Surtout pas oublier…

Jonah s’occupe de sa mère depuis des années au détriment de sa propre vie. Il se débat dans cette vie qui ne lui fait aucun cadeau, sans espoir d’y voir un jour une lumière qui ferait briller les paillettes qu’il recherche en vain. Il s’est construit une énorme carapace autour de lui et ne laisse entrer personne. Seul Scott Cadwell avait réussi à passer au travers à force de patience et de persévérance. D’attraction aussi… Et d’envie. Jonah a vraiment cru qu’il ferait disparaître les démons qui refusent de le laisser respirer, il y a tant cru que lorsqu’il lui a tout repris, cela l’a mis à terre. L’abandon, la déception… Jonah ne peut pas… Alors qu’il pensait avoir fait une croix définitive sur son amour de jeunesse et tout ce qu’il représentait, les sentiments qui remontent tout à coup à la surface en se retrouvant devant lui douze ans après, lui prouve qu’il se trompait vraiment… Mais si son traître de cœur lui témoigne par ses battements frénétiques que tout est toujours aussi puissant, il est hors de question qu’il soit une nouvelle fois sa perte. Hors de question de lui faire confiance à nouveau alors que la déception fait encore si mal tant d’années après. Scott Cadwell a déjà eu sa chance et a tout piétiné comme si leur amour ne représentait rien pour lui. Qu’il aille tout simplement se faire foutre !

Après son départ, la découverte des mots de Jonha va définir l’avenir de Scott qui a œuvré pendant des années dans un seul but. But qu’il est sur le point d’atteindre, mais que Jonha va envoyer valser sans prendre le temps de peser le pour et le contre. Il ne veut rien lui devoir et même si Scott le comprend et s’y attendait, il refuse de lâcher prise. Il n’est plus cet ado qui a fait un jour le mauvais choix. Un seul regard de Jonha a réveillé tous ses espoirs, rien n’est perdu… Tout est à retrouver… C’est comme si c’était écrit… Les paroles s’envolent… Les écrits restent… Mais qu’en ait-il des actes ?

Un coup de cœur magistral !!!! Les mots de Marie H.J ont fait naître ceux de Jonha dans une émotion pure, profonde et bouleversante. Cette histoire d’un passé qui hurle d’envie d’un avenir qui ne s’oubliera pas. Un récit magnifiquement construit dans une alternance de passé et de présent qui apporte une dimension très profonde aux situations que l’on vit par procuration. L’alternance du temps et des points de vue des personnages font toute la force de ce roman qui est d’une sensibilité à fleur de mots. Jonha est complètement renfermé sur lui-même ne pensant qu’au-bien-être de sa mère qui ne lui permet pas de vivre sa vie. Même si cette dernière souhaiterait qu’il puisse avancer, il ne peut se résoudre à le faire avec cette épée de Damoclès qui pèse tout autant sur sa tête. Peur de l’abandon, manque de confiance, derrière cet homme d’apparence forte se cache un être fragile qui se fait bouffer par un secret qu’il ne peut divulguer tout en rêvant à ce que sa vie s’illumine un peu de paillettes. Il aurait tant aimé que ce soit Scott qui les lui offre et éclaire sa vie comme il a su le faire pendant un temps…

Scott, de manière indirect, n’a jamais baissé les bras malgré qu’il soit maladroit dans ses actes et cela prouve tout l’amour qui lui porte, cet amour qui est si vrai et si fort même si malgré son jeune âge il n’a pas sur faire les bons choix. Jonha est son maillon faible, tout autant qu’il est son maillon fort. Deux hommes à l’opposé l’un de l’autre que ce soit par les caractères ou encore leurs modes de vie qui s’attirent pourtant à force de sentiments comme deux camés en manque de leur dose…

Marie H.J nous offre à nouveau une perle parmi ses perles. Un roman certes différent, une fois de plus, mais qui nous émeut encore et encore par un sujet bouleversant qui touche pas mal de monde. Et pour ce faire, elle a utilisé un support dans lequel elle pose les mots sur les maux pour ne pas oublier. Le roman est rythmé par ses flash-back et ses chapitres courts alternant les points de vue des personnages pour notre plus grand bonheur. On ne sait plus si on souhaite arriver à un chapitre qui continuerait le présent ou nous plongerait dans le passé pour découvrir leur histoire dans sa globalité. J’avais le sentiment de vouloir tout lire en même temps ! Parfois cette alternance soulage, mais bien souvent, elle nous plonge dans les abysses de nos héros emportant alors mon cœur pour l’incruster entre les lignes et mes larmes avec les révélations.

Une magnifique romance bien construite aux personnalités fortes et au récit émouvant, prenant à nous retourner les tripes. Les personnages secondaires sont très attachants aussi et apportent leurs doses de lumière à l’histoire. Une fois de plus Marie a su me toucher en plein cœur avec ce roman qui m’a conquise du début à la fin.

Un grand merci à Marie H.J pour sa confiance et sa patience 😉 Merci de me permettre de vivre cette magnifique aventure des mots avec toi et la team ❤

Extrait :

« – Je ne te laisserai pas faire ce que tu veux, Jonah Kade ! reprend-il furieux. Parce que quand tu dis non, tu dis oui ! Je le sais trop bien ! J’ai peut-être ma part de responsabilités dans tout ça. Et peut-être qu’effectivement, je suis méprisable de toujours vouloir atteindre mon but sans te demander ton avis. Mais si je ne l’avais pas fait il y a des années, jamais nous n’en serions arrivés où nous en sommes. Jamais je n’aurais découvert tout ce que tu as à donner ! Alors, non, je ne m’excuserai pas pour ça. Ni pour tout le reste ! Fais-en ce que tu veux, mais une chose est certaine, tu devras composer avec !
Je recule toujours, le cœur battant de plus en plus fort. Je me heurte à un tronc d’arbre. Il arrête d’avancer, me laissant un peu d’espace. Ses yeux me fusillent d’un désir déroutant… La rage et la passion se mélangent entre nous. Je ne sais plus ce qui prédomine. Mon corps s’échauffe, comme mes poings. »

Extrait de
Jonah’s words Service Presse
Marie HJ

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L’avis de Carine sur le roman de Alexane Tolley : Boss Rules


51GmHh9w3ULTitre : Boss Rules

Auteur : Alexane Tolley

Editions : Addictives

Genre : Romance

Ebook : 4.99€

Résumé : 

Une règle à retenir : c’est lui, le boss.

Léopoldine est rêveuse, artiste, voyageuse et… fauchée.
Antoine est P.-D.G., strict, froid et… à la recherche d’une nouvelle assistante.
Dès le premier jour, la tension entre eux est électrique. Ils s’attirent, s’agacent, se défient.
Chacun refuse de craquer le premier. Chacun lutte contre cette attirance puissante, brutale, inexplicable.
Et s’il y avait plus que ça ? Et si une révélation-choc faisait tout basculer ?

Mon avis :

Un prologue très immersif qui donne le ton d’une romance qui nous emporte avec des personnages attachants auxquels on ne peut que succomber en quelques lignes…

Tout le monde a une seule et unique âme sœur. Et quand on a de la chance, on la rencontre. Et quand c’est fait et qu’ on est frappé au cœur, il n’y a plus personne qui compte… Mais la rencontrer peut être aussi tout simplement le souvenir d’un magnifique rêve… Le rêve d’une nuit qui compte et qui restera gravée à jamais…

Il y a des routes que l’on croise par hasard et on sait, dès le début que c’est une évidence, mais le bon timing ? Pas toujours…

Léopoldine n’a jamais manqué matériellement de rien depuis sa plus tendre enfance, mais devait toujours suivre les directives familiales sans jamais pouvoir sortir des clous. Même ses études lui ont été imposées. Un drame pour cette artiste rêveuse qui souhaitait pouvoir s’épanouir en intégrant l’école des Beaux-Arts. Après avoir répondu, selon son cœur à l’ultimatum de ses parents le jour de sa majorité, elle est partie faire le tour du monde pour apprendre sous d’autres cieux et découvrir les influences des différentes cultures. Mais désormais, à 27 ans, elle sait que les rêves de jeunesses sont derrière elle et qu’il faut qu’elle se pose, trouver un travail et penser à son avenir tout en continuant à exercer son art à ses heures perdues. Et c’est chez BioMag que son C.V va être retenu pour le poste d’assistante d’Antoine Delbarre, le PDG de la boite. Si l’entreprise est parfaite et répond à toutes ses attentes en ce qui concerne l’éthique et le poste qu’elle doit occuper, son Boss lui, est loin de l’être, il est juste tout ce qu’elle déteste, tout ce qu’elle a toujours fui…

Depuis la mort de son père, Antoine Delbarre a revêtu un costume qui ne lui correspond pas, mais qu’il porte néanmoins fièrement au doux souvenir de celui qu’il remplace. Sa passion, la musique qu’il partageait avec ses amis sur Paris, il a dû la mettre de côté pour s’acquitter de ses obligations familiales. Il vit aujourd’hui une vie qu’il a toujours refusée de vivre et qui lui fait perdre jour après jour cette étincelle qui le rend vivant. Mais n’est pas parce qu’il a hérité de cet héritage dont il ne voulait pas, qu’il ne doit pas être professionnel. Il oscille entre euphorie et découragement. Il est parfois heureux et fier de ce qu’il a accompli pour sa famille, mais trop souvent, il exècre sa vie s’oubliant beaucoup lui-même, devenant alors ce PDG taciturne, ténébreux et Ô combien triste…. Lorsqu’il va se retrouver face à sa nouvelle assistante super sexy, spontanée et joviale, il va vite comprendre que travailler à ses côtés va être une vraie torture. Une torture des plus délicieuses…

Avec Boss Rules, j’ai passé un excellent moment de lecture ! Moi, qui ai besoin de crédibilité dans mes lectures pour pouvoir accrocher, je dois avouer que là, j’ai passé outre mes interrogations sur le fait que ce soit possible ou pas, malgré que cela m’ait tiqué plusieurs fois. Pourquoi ? Tout simplement, car il y a des histoires qui touchent plus que d’autres. Tout simplement, car l’auteure a réussi à m’embarquer complètement dans son récit au point que j’ai voulu y croire, et j’y ai cru. Tout simplement, car ça l’a fait et de la meilleure des façons, sachant que je n’ai pas posé ma liseuse entre le prologue et le mot fin. C’est beau, tendre, addictif, bouleversant et captivant. Un récit qui a tous les ingrédients pour nous offrir du rêve et une lecture palpitante. Il faut dire que l’alchimie entre les personnages est tout de suite palpable. Ils passent leur temps à se chercher, se défier, s’agacer, se désirer… Deux héros qui se ressemblent, mais qui ont pris des routes différentes malgré qu’ils voulaient la même chose… S’en sortir par eux-mêmes, loin des obligations familiales en suivant leurs rêves…

Si pour Léo cela a été une évidence de choisir sa route face aux obligations de sa famille dysfonctionnelle tout en restant fidèle à elle-même, pour Antoine c’est beaucoup plus compliqué, car sa famille est aimante et attentionnée. Beaucoup de personnes comptent sur lui et il n’a pas le choix. L’amour d’une famille vaut tous les sacrifices du monde. De musicien lumineux, le voilà homme d’affaire taciturne, frustré tenant à bout de bras l’héritage de son père tout en gardant ses valeurs. Léo, cette héroïne pleine de mordant face à la vie, et si fébrile face à l’amour, va être le déclencheur de beaucoup de changements pour Antoine qui vont le pousser dans ses retranchements et lui permettre de se découvrir à nouveau.

Léo et Antoine sont des personnages vraiment forts et attachants, ils mènent une vie qu’ils n’ont pas choisie, mais devant faire abstraction de leurs rêves et de leurs ambitions. Deux âmes sœurs que le destin a réunies en leur donnant une seconde chance.

Seconde chance d’une vie.

Seconde chance d’un amour.

Seconde chance de vivre enfin sans entrave.

Rien n’arrive par hasard… Il faut juste savoir saisir ce que le destin nous offre au bon moment…

Avec Boss Rules, j’ai découvert la plume d’Alexane Tolley que je ne connaissais pas. Une plume à laquelle j’ai adhéré sans préavis et que j’ai hâte de découvrir à nouveau. L’auteure a su trouver les mots pour nous présenter ses protagonistes et pour nous plonger dans leurs tourments et dans le cheminement de leur destiné d’une manière tout à fait originale et attachante. Elle a su mettre en valeur à travers son récit tout un tas d’éléments qui constituent un équilibre de vie de deux manières différentes. Elle nous plonge également dans un univers qui change de nos habitudes livresques, en nous faisant découvrir cette entreprise qui est BioMag avec beaucoup détails et j’ai trouvé cela vraiment intéressant.

Une romance riche en émotions qui nous tient en haleine du début à la fin bien que peu de surprises sur le secret qui est dévoilé dès le départ. Aucune longueur à déplorer, bien au contraire, le rythme est juste parfait ! Tout est fluide et facile à lire. Prenant à tel point, que les pages défilent les unes après les autres sans qu’on puisse s’arrêter.

Je ne peux que vous recommander de découvrir cette belle lecture très rafraîchissante à votre tour en vous laissant porter par ces deux héros qui ne pourront que ravir vos cœurs.

Un grand merci aux Editions Addictives pour m’avoir permis de découvrir cette belle lecture en service presse.

Extrait :

***

Mon homme est de dos, en train de faire des étirements. L’eau dégouline sur son torse et une simple serviette blanche ceint ses hanches fines. Je déglutis en voyant ses muscles rouler sous sa peau. Il ne m’a pas encore vue, n’a pas encore senti ma présence, alors je l’observe. Je me délecte. J’ai l’impression que son squelette tatoué prend vie. Antoine se hisse en levant son bras puis se courbe comme pour toucher le sol. Il recommence l’opération de l’autre côté.
– Tu t’approches ou tu restes statufiée dans l’entrée ? me dit-il de sa voix chaude, sans se retourner.
– Tu m’as entendue arriver ?
– Non, même pas. Mais à l’instant où tu as été dans les parages, mon radar a détecté ta présence.
– Ton radar ? Hein ? Ne serait-ce pas plutôt cette antenne-ci ?
Je m’approche et me plaque contre son dos et mes mains sont irrémédiablement attirées vers son sexe. Je sais que c’est complètement irresponsable, que quelqu’un peut arriver, mais cet homme est juste un aimant irrésistible.
D’un geste leste, il se retourne et prend mes lèvres. Il se sert et je suis plus qu’heureuse de le contenter. Nos mains se fraient un passage, habiles, mutines, insatiables.
Des palpitations pulsent dans mon bas-ventre. Je ne suis pas sûre d’être un jour rassasiée de cet homme.
En ai-je envie ? Non, définitivement non.

Boss Rules, d’Alexane Tolley, histoire intégrale.

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