L’avis de Carine sur le roman de Natacha Pilorgue Secret Boss


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Auteur : Nathacha Pilorgue
Genre : Romance
Editions : Auto
Ebook : 4.99 €
Broché14.99€
Résumé :

Noah est le roi des nuits parisiennes. C’est un boss intransigeant vacciné de l’amour. Il enchaîne les relations d’un soir et surtout, ne mélange jamais travail et plaisir. Une règle à laquelle il ne déroge jamais :
No sex in job!
Sauf… Quand la belle et torturée Zoé réapparaît dans sa vie, douze ans après leur séparation. Elle le fascine, l’intrigue. Pourquoi aujourd’hui se nomme-t-elle Océane ? Quel lourd secret cache-t-elle ?
Entourée d’amis tous plus fous les uns que les autres, elle se bat pour se relever après un traumatisme qui a bousculé son existence. Elle se consacre à son métier et sa passion : la pole dance.
Et si la vie leur offrait une seconde chance ? La tentation sera-t-elle plus forte que leurs convictions ?
Un deal, des passés douloureux et une certitude, ils ne sortiront pas indemnes de ces retrouvailles.

Mon avis :

Secret Boss est une belle romance entraînante qui a tous les atouts pour nous embarquer sans préavis dans un tourbillon d’émotions dès la lecture du prologue. La thématique est très sensible et bien que peu exploitée au profit de la romance, elle ne pourra que vous toucher. Une romance dans laquelle on ne peut que s’attacher à tous les protagonistes sans aucune exception. Les principaux, tout comme les secondaires, forment une famille atypique qu’ils se sont créés, et c’est là que réside toute la force et la beauté de ce roman. Une famille unique et originale, celle du Queen’s Paradises qui vous ouvre leur porte, mais aussi leur cœur avec Secret Boss.

Trois ans après avoir vécu un traumatisme qui lui a fait changer de vie, de ville et de nom, Océane Pole, danseuse Star du Queen’s Paradise, va se retrouver face à son nouveau Boss qui n’est autre que son amour de jeunesse. Douze ans ont passé, mais son cœur ne l’a jamais oublié. Et si le revoir réveille ses instincts primaires endormis depuis longtemps, il reste surtout un danger qui pourrait mettre à mal sa nouvelle vie, ainsi que sa nouvelle identité. Un passé qui resurgit alors qu’elle se construit petit à petit un fragile équilibre avec l’aide de sa famille de cœur et plus particulièrement Raph, alias Cookie de son nom de scène, qui est rapidement devenu comme un frère pour elle. Mais devant cet homme au regard hypnotique et autoritaire, malgré tous les signaux en alertes, son manque de confiance et ses peurs, elle ne peut que se rendre à l’évidence…. Elle. Est. Dans. La. Merde. Et elle ne sera pas la seule à l’être, car dès que son Boss sexy va croiser ses pupilles, il comprendra vite que tout homme à femmes qu’il est sans vouloir s’en encombrer, elle, sera différente et malheureusement pour lui, intouchable. No Sex in Job ! Il est foutu…

Avec Secret Boss, Natacha Pilorgue aborde un thème de base sombre et bouleversant, mais elle a fait le choix de le faire dans la légèreté en se focalisant à 200 % sur la romance et en mettant l’accent sur les décors et l’envers du décor du monde du spectacle et précisément, d’un Cabaret Parisien. Et c’est au travers de ce lieu où règne la lumière des projecteurs, les faux-semblants et les paillettes qui scintillent de mille feux, qu’elle va faire naître cette belle histoire d’amour. Mais aussi, des rires et de l’insouciance qui leur permet de s’oublier en ce lieu et vivre heureux, caché derrière un masque qui ne montre aux yeux de tous que ce qu’ils souhaitent laisser voir…. Être à la fois eux-mêmes, accomplir leurs rêves et leur passion, tout en étant quelqu’un d’autre, laissant alors aux vestiaires, leurs angoisses, leurs doutes et cette vie de l’ombre…. Il ne faut donc pas s’attendre à un approfondissement psychologique des personnages au vu du thème, ni une exploitation poussée du sujet et rester focus sur cette magnifique romance que l’on découvre avec une certaine frénésie et aussi, l’envers du décor du Queen’s Paradise en plein cœur du Marais à Paris. Secret Boss est une lecture sublime ainsi que rafraîchissante. C’est pour moi une romance doudou dans laquelle on vit en parfaite immersion avec les personnages qui nous font ressentir un tas d’émotions, particulièrement les virevoltants des papillons qui élisent domicile dans notre ventre à chaque échange de nos héros. Des échanges qui ne manquent pas de piquant et encore moins d’addiction. On s’en délecte à chaque page et Noah n’y est pas pour rien. Le coup de foudre existe aussi au travers des pages je vous le garantis ! Soupirs…. Noha est un Boss de rêve qui se cache aussi dernière un masque. Ce sera celui de l’arrogance pour lui. Il se veut intransigeant, autoritaire, efficace et surtout sans attache. Mais face à Océ, il perd vite pied. Cette femme ébranle toutes ses convictions en lui faisant ressentir une sorte d’ivresse en sa présence qui va le rendre à son tour différent et qu’importe les règles, il la veut et il l’aura… C’est plus fort que lui.

Océane est une magnifique femme, douce, talentueuse et bourrée de charme. Mais elle est aussi cette femme, mystérieuse, blessée, terrifiée, traumatisée et fragile qui tente d’avancer dans cette vie qui ne lui a jamais fait de cadeau. Chatonne apeurée le jour, tigresse le soir sur sa « Pole », elle va se retrouver lionne face à son Boss. Elle est attirée, fascinée, mais son secret la pousse à rester prudente et sur le qui-vive. Peut-elle prendre le risque de faire entrer cet home dans vie ? Pas sure, mais jouer un peu ça c’est pas interdit 😉

Des règles imposées dont, No sex in job ? Un deal ? Un jeu commence alors entre eux pour savoir qui parviendra à faire plier l’autre en premier par des préliminaires sensuels, beaux et tendres… Aguicheurs, et si tentant …. Un petit jeu du chat et de la souris qui va permettre à tous deux de faire tomber leurs barrières, jusqu’à ce que les démons du passé se rappellent au présent et fassent tomber les masques. Il est alors l’heure de faire face à la réalité. Mais à quel prix ?

Comme à son habitude, la plume de Natacha Pilorgue reste fluide et captivante tout en maniant le côté érotique de manière sensuelle, ardente et très séduisante. Je lui découvre aussi un humour que je ne lui connaissais pas et qui a fait plus que me ravir. Je la trouve une fois de plus engagée aussi avec cette thématique qui revient à nouveau dans son récit d’une manière encore différente et même si cela n’est pas approfondi, ce que je retiens, c’est que cela est lu, vu. Que les passages restent importants et qu’ils apportent un message d’espoir, de seconde chance et de renaissance. Elle nous montre entre les lignes de l’histoire d’Océane qu’on n’est pas seul et qu’il existe toujours quelque part, une personne, ou encore, un lieu pour souffler dans un premier temps, prêt à nous tendre la main dès que l’on se sent prête. Elle raccorde d’ailleurs habilement les deux univers. J’ai beaucoup aimé ces deux facettes du récit et particulièrement l’immersion dans ce monde de la nuit en participant avec toute la troupe à la renaissance de leur « chez-eux ». Mon seul bémol restera le cheminement de la finalité de l’intrigue de base et la psychologie des personnages qui l’entourent qui a fait baisser d’un petit cran l’additivité de ma lecture qui avait été très entraînante jusqu’alors. Même s’il est difficile de juger les réactions humaines, car personne ne réagira de la même manière, cela reste néanmoins important pour moi que ce soit en parfaite cohérence avec le récit même si c’est une fiction. J’ai bien compris ce que l’auteure a voulu passer comme message et on voit bien que la présence de Noah annihile complètement toutes les peurs et les angoisses d’Océane, qu’elle se sent très forte. Mais forte ne veut pas dire non plus être, invincible… Cependant, l’histoire d’amour et la vie du Queen’s Paradise primant sur le reste, vous ne serez pas non plus en reste de votre lecture qui possède assez de strass et de paillettes pour faire briller votre cœur.

Que le spectacle commence ! The Queen’s Paradise et sa famille atypique vous y attendent dans la joie, la bonne humeur et une ambiance du tonnerre.

Et je ne terminerai pas mon avis sans mettre Cookie sous le feu des projecteurs ! Ce personnage solaire illumine la scène et la vie d’Océane comme les pages de ce roman. Il est la bouffée d’air frais et de sincérité de cette romance et nous offre un final qui restera à jamais dans les annales ! Merci pour le four rire, merci pour l’image en tête. On devrait tous avoir un Cookie dans sa vie et le chérir chaque jour….

Un grand merci à Natacha Pilorgue pour sa confiance et cette magnifique découverte en service presse.

Extrait :

Océane

— C’est vraiment injuste ! Tant de beauté qui s’ignore… Regarde-moi ces seins, ces jambes ! Beaucoup de femmes rêveraient d’avoir tes formes. Si je n’aimais pas autant la bite, tu passerais à la casserole, chérie… Je redresse la tête en gloussant devant les pitreries de mon ami. Je glisse le long de la barre jusqu’à atteindre le sol, attrape ma serviette et m’éponge sommairement. Le soupir théâtral de Raphaël me fait sourire.
— Jaloux ! lui lancé-je en passant devant lui.

— Absolument ! C’est quoi ton truc pour grimper là‑dessus après une nuit de travail ? Raphy observe ma pole avec envie et admiration pendant que j’avale mon smoothie aux fruits frais.
— Dopée aux vitamines, lui révélé-je comme le plus grand des secrets en lui tendant mon verre.

— Nan ! grimace-t-il. Je préfère ma méthode : le sommeil. Dormir douze heures d’affilée, y a que ça de vrai. Parole de Raphy ! Il se vautre lamentablement dans mon canapé tout moelleux en se couvrant de mon plaid en pilou. Je me retiens de rire lorsqu’il commence à pousser de petits gémissements.
— Tu comptes encore squatter chez moi ?
— Où veux-tu que j’aille ? Il bâille exagérément et s’installe comme le ferait un chat en tapotant son oreiller. Il m’énerve, mais qu’est-ce que je l’aime, ce mec ! Et bien sûr, il est ici chez lui, même si officiellement son nom n’est pas inscrit sur l’interphone.
— Euh… Attends que je réfléchisse… Chez toi ?

— Hein ? Bah, pourquoi ? Je suis bien, là… Et puis, de toute façon, c’est trop tard. Je dors déjà…
Il ferme les yeux, un bras derrière la tête et l’autre sur son torse, dans une attitude typiquement masculine. On se tromperait presque sur son orientation sexuelle, si ses sourcils n’étaient pas mieux épilés que les miens et si des bribes de maquillage ne persistaient pas sur son si joli visage. Raphaël, alias « Cookie » de son nom de scène, est devenu la personne la plus importante de ma vie. Il y est entré comme lui seul sait le faire : en mode tornade. Patient, attentif, à l’écoute, il a su se faire sa place à mes côtés sans rien forcer, presque naturellement. Indispensable à mon équilibre et à mon bien-être depuis deux ans et demi maintenant, nous nous voyons quotidiennement. Il est mon double, mon âme sœur. Unique personne au courant de mon passé, il lui arrive de subir mes angoisses ou mes phobies sans broncher. Raph et moi sommes si différents l’un de l’autre que je n’aurais pas parié un euro sur notre amitié. Exubérant, bien dans ses talons, sûr de lui et tellement drôle… Je suis tout l’inverse : renfermée, taciturne et la confiance frôlant le néant. Deux entités que tout oppose qui se complètent et s’attirent. Il est mon roc. Sans lui… Stop ! Je suis heureuse et épanouie dans ma nouvelle vie. En tout cas, je m’en persuade et je fais tout pour y parvenir au quotidien. Un appartement de rêve, pour lequel je ne débourse pas un centime, un boulot grâce auquel je me suis découvert une passion et qui paie bien. Ou plutôt, qui payait bien, parce que depuis quelque temps, les clients se font plus rares. La faute à tous ces bars lounge et tendance qui fleurissent dans la Capitale. Je suis serveuse et danseuse de pole dance au Queen’s Paradise, un cabaret dans le Marais. Un cabaret de drag queens pour être plus précise. Raphy est barman et performe dans la chanson. Tantôt Céline Dion, Lady Gaga ou Mariah Carey, ce mec est exceptionnel. Il est le seul à ne pas utiliser de play-back. Sa voix est un don, un baume sur mon cœur à chaque fois qu’il ouvre la bouche.

L’avis de Carine sur le second tome du roman de Max L.Telliac : Six À nos coeurs tourmentés


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Titre : Six, tome 2 : À nos cœurs tourmentés 

Tome 2/3

Auteur : Max L.Telliac

Genre : Romance

Editions : Black ink

Ebook : 

Résumé :  « Ma vie a dérapé quand le pouvoir que je croyais détenir m’a échappé. Les petits cons dans son genre… je les bouffe au petit-déj’, normalement. Maintenant, je vais devoir rattraper le coup… »
Marc Tillard, tourmenté.

« Si on m’avait prédit l’enfer qu’il me ferait vivre, je l’aurais fui comme la peste. Mais, c’est fini. Pour faire table rase du passé, je ne m’encombre plus de casseroles – aussi sexy soient-elles ! »
Simon Fauquet, désabusé.

« Rencontrer ce British a été une succession de montagnes russes, et mon petit doigt me dit que les manèges à sensation, c’est pas fini ! À moi de prouver que j’ai le cœur bien accroché ! »
Louise Dario, déterminée.

« La vie est étrange. Mais maintenant que je suis suspendu sur le fil, je mesure sa fragilité. Suis-je capable de tout pour revoir ces yeux bleus ? Absolutely !»
Adam Jameson, en mauvaise posture.

« J’avais promis de vous dévoiler mes démons si vous étiez sages, mais aujourd’hui, je n’ai pas d’autre choix que les affronter. Comment bien choisir mes alliés ? »
Eva Tentiller, terrorisée.
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« Où est passé le mec drôle, insouciant et qui ne prenait rien au sérieux ? Aux oubliettes. Je suis démoli, et je n’ai plus qu’à composer avec cet autre homme qui prend de plus en plus de place… »
Alex Azarov, blessé.

Six cœurs tourmentés, autant de corps enchaînés.

Mon avis :

Un grand merci à Black Ink éditions et Max L Telliac pour ce merveilleux service presse.

Il est toujours compliqué de vous parler d’un second tome lorsqu’il n’est pas le dernier. Que vous dire sans en en raconter trop ? Que vous dire pour en raconter assez ? Peut-être simplement que j’y ai pris autant de plaisir à lire cette suite ? Que Max L.Telliac joue habillement avec nos nerfs en nous dévoilant juste ce qu’il faut pour nous tenir en haleine tout en nous frustrant ?

C’est avec une grande joie que j’ai retrouvé nos Six héros dans ce second tome qui est un bon intermédiaire dans l’attente du final que j’espère explosif ! Mais nous n’y sommes pas encore, car aujourd’hui, c’est de nos Six cœurs tourmentés que le destin a liés que nous allons parler. Je ferai l’impasse sur les situations et les personnages pour ne pas vous spoiler le récit si vous n’avez pas lu le premier et simplement vous donner mon ressenti de lecture.

Tout comme le premier tome, je dois vous dire que j’ai été plus que conquise, même si le rythme est différent dans ce second volet. Particulièrement, dans la première partie. Car, c’est parfaitement posé que nous découvrons au fil des pages l’évolution de nos trois couples. Leurs cœurs qui battent, les promesses, les illusions et les désillusions et toujours ce destin qui les attache l’un à l’autre. Un rythme différent, mais pas moins intéressant malgré le fait que cette fois-ci, nous sommes plus longuement focalisées sur un même couple avant de pouvoir redécouvrir à nouveau les deux autres qui finalement se mettent à nous manquer. Chacune des relations reste assez complexe et torture nos héros de différentes façons, tout en nous torturant par la même occasion. Vous-est-il déjà arrivé de vouloir entrer dans les pages d’un roman pour y faire votre petite loi et imposer aux personnages d’aller dans le bon sens ? Non ? Oui ? C’est ce qui m’est arrivé tout au long de ma lecture ! J’ai même détesté un de mes personnages préférés en me disant qu’il serait préférable de baisser les bras et prendre un autre chemin, car parfois on ne peut pas lutter. Mais il est bien connu que le cœur a ses raisons que la raison ignore… Aucun d’entre eux ne devrait être avec l’autre ou tenter de l’être. Leur relation est toxique mais belle à la fois, forte, pulsionnelle et même obsessionnelle pour certains. Ce genre de relation qui mérite qu’on se batte pour arriver à se poser et être enfin heureux mais, c’est quoi être heureux au juste ? Est-ce que trois petits mots seraient la clé de ce bonheur, ou à contrario ils causeraient la fuite face à ces cœurs tourmentés ?

Le danger rôde beaucoup trop autour des uns et des autres pour que nos Six Cœurs puissent aller de l’avant. Les secrets sortent des placards à petites doses et apportent un tourbillon d’émotions à certains qui ne savent plus trop où ils en sont avec leur obsession, ni même qui ils sont, ne se reconnaissant pas eux-mêmes dans leur actes. Les vrais visages se révèlent pour anéantir alors toute détermination pour d’autres et les désillusions qui vont de pair… Les doutes, la peur, l’incompréhension, tout se lie et se délie, mais l’attirance elle… ne faiblit pas.

Blessé, désabusé, terrorisé, tourmenté, ou encore déterminé, Max L Telliac ne fait aucun cadeau à ses héros. Les romans à l’eau de rose, il est clair qu’ils ne sont pas pour lui. Il préfère de loin nous confronter à la réalité de la vie et à ses faces cachées sans en faire trop, ni pas assez. Car ses personnages pourraient être vous, pourraient être moi, votre voisin ou un copain. Ils ne sont pas infaillibles, ils sont tout simplement humains, perdus dans un flot émotionnel qu’ils ne maîtrisent pas. Ils nous emportent avec eux dans les péripéties de leurs vies et nous offrent tout un panel d’émotions tant on y est attachées. Il y a toujours un chouchou certes, mais il est très difficile de se dire j’en aime un plus que l’autre. Et d’ailleurs dans ce second tome, mon chouchou n’est plus du tout le même. Je suis infidèle oui, mais c’est la faute de Max !

L’alternance des six points de vue est toujours aussi bien menée dans l’ensemble, moins égale que dans le premier tome, mais qui s’accorde parfaitement avec les moments clés du récit jusqu’à nous mener au point de rassemblement final. L’intrigue a pratiquement fini de tisser sa toile pour nous apporter les rebondissements nécessaires à l’histoire et lui donner un second souffle, et pas n’importe lequel,  celui qui se coupe en pleine lecture nous laissant la bouche ouverte en attendant le boum qui fera tout péter et faire palpiter les cœurs dans une attente insoutenable. Comment nous laisser sur une fin pareille, à ce moment si crucial ? Vous l’aurez compris, dans ce second tome un très bon cliffhanger vous y attend et comme le troisième et dernier volet est déjà disponible, il ne vous reste plus qu’à… !

Pour ma part, je n’ai qu’une hâte, c’est de m’y plonger rapidement pour vite découvrir toutes les révélations qui donneront le coup de grâce à ces trois relations. Qui en sortira indemne ? Quels sont les cœurs qui seront liés à jamais ? Résisteront-ils tous face à ce qui les attend ?

1- Il y a des personnes que l’on croit fortes, mais qui finalement ne sont pas si solides que ça…

2 – L’insouciance est avant tout une négligence, surtout lorsqu’on joue avec le feu et qu’on finit par ne plus maîtriser le brasier ardent qui se répand… Évacuation d’urgence demandée…

3- Une femme peut manquer de détermination face aux embûches que son cœur lui impose. Mais détrompez-vous… C’est juste un volcan qui bouillonne prêt pour l’éruption qui risque de tout ravager sur son passage.

4- Quand on y met tout son cœur pour y arriver mais, que les démons du passé qui ravagent nos cœurs font tout faire partir en vrille. Que nous reste-t-il à part nous-même devant un miroir qui nous renvoie une image qu’on ne préférerait pas affronter ! Prêt à tout pour elle ? Mais à quel point ?

5- Le passé ne reste pas toujours le passé, et lorsqu’il percute le présent il est grand temps de se reprendre et affronter la réalité tout en étant bien accompagné 😉

6- Sombrer ? Mais qu’est devenu cet homme si plaisant qui n’est plus que l’ombre de lui-même ? Il est grand temps de vous affirmer capitaine ! On ne laisse pas Eva dans un coin ! On se bat pour elle et dans les deux sens du terme !

Amoureux et déterminés, rattrapés par les démons du passé, pour nos Six héros, les émotions nouvelles et les sentiments sont leurs maillons faibles qui risquent de les faire faillir… sans aucune exception… Marc, Simon, Louise, Adam, Eva et Alex. Six cœurs tourmentés. Mais qu’en sera-t-il de leurs âmes ? Pourraient-elles se lier aussi ?

Retrouvez dès à présent le grand final ! par là 

L’avis de Carine sur le roman de Sarah Felvie chez Black Ink : Palladium


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Auteur : Sarah Felvie

Genre : Romance

Editions : Black Ink

Ebook : 3.99 €

Résumé :

L’univers de Léonie pourrait se résumer en 2 mots : Le Palladium.
Ce bar branché qu’elle gère d’une main de maître est le symbole de tout ce qu’elle cherche à protéger : ses blessures, ses amis et la musique.
Tout est sous contrôle. Jusqu’au jour où Zack passe la porte du Palladium.
Zack… Cet inconnu aux yeux verts et à la voix éraillée.
Zack… Cet homme qui pourrait bien être la clé de sa guérison, mais aussi celle de sa chute.
Si au départ, leur histoire sonne comme une évidence, un secret pourrait venir tout gâcher.

Mon avis : 

PALLADIUM… Une sublime lecture même si j’ai eu un peu peur à un moment donné de tourner en rond. Je me demandais comment l’auteure allait continuer à me vendre du rêve alors que je pensais être au bout. Tout était parfait, la romance était rafraîchissante, l’intrigue se devinait rapidement, mais elle était touchante et me voilà à la moitié du roman… Que pouvait-elle me réserver de plus alors que j’étais en fin de route ? Et bien, tout simplement un virage à 180 degrés qui m’a valu une nuit blanche, des larmes, beaucoup de larmes, de la tension, de l’amour… et une playlist à tomber ❤

Et pour tout cela, je vous invite à vous présenter devant Yoris, gardien du Palladium, qui vous ouvrira les portes de ce bar très branché que gère Léonie d’une main de maître et qu’elle protège de toute son âme. Cette magnifique jeune femme pleine de vie qui a fait de ce lieu, un rendez-vous incontournable depuis déjà cinq ans. Dites-lui que vous venez de la part d’une étoile, au Palladium elles y sont les bienvenues et y brillent de mille feux… Arrivées au bar, installez-vous confortablement au zinc et passez commande à Devon, le beau gosse, qui se fera un plaisir de vous épater avec sa maîtrise parfaite du jonglage de bouteilles. Vous aurez peut-être la chance d’assister au show des Twins qui lâchent souvent leurs plateaux pour danser et mettre l’ambiance. Vous y croiserez aussi Célio, Véra et Rose. Tous forment une véritable famille, celle du Palladium, les piliers de Léo, ceux qui sont toujours là, qu’importe les circonstances. Puis fermez les yeux et écoutez… Écoutez la musique et laissez-vous envoûter par les paroles de l’histoire de Zach et de Léonie.

Léo est une femme pleine de peps au langage très fleuri et profondément humaine qui ne manque pas de répliques déjantées pleines d’humour qui rivalisent à merveille avec celles de Rose, sa meilleure amie de toujours. Bien que celles de Rose, cette Fan incontestée d’Esprits criminels soient d’un humour noir hilarant, limite psychopathe, à l’imagination débordante qui fuse sans cesse. Mais dernière sa façade joviale et sa force, Léo cache ses fêlures et un sentiment de culpabilité qui la ronge. Seule Rose connait son secret et rêve de la voir un jour lâcher prise et revivre son rêve. Léo a vécu un drame qui lui a fait abandonner ce qu’elle avait de plus cher au monde, sa musique. Pensant être la cause de ce malheur, elle a fait une croix sur sa plus grande passion. Chanter en public, c’est fini, elle n’y arrive tout simplement plus. Mais lorsque les lumières du Palladium s’éteignent et qu’elle est seule face aux étoiles qui brillent au travers du toit verrière du bar, elle se laisse aller, mélancolique, à sortir ses émotions de la meilleure manière qu’elle connaisse. Seule avec son piano, son micro et cette culpabilité qui lui tord les tripes … Elle monte les notes très hautes, tout en laissant descendre ses larmes très basses…

Puis un jour un inconnu va lui parler en musique. Avec sa voix et son regard de velours, Zack va lui inspirer bien plus que la confiance… C’est la collision de deux cœurs, de deux âmes que le destin a choisies de faire percuter pour panser des blessures si semblables qu’ils ne peuvent que se trouver. Il sera sa musique, elle sera la sienne, mais la partition est loin d’être écrite dans son intégralité et passé le refrain, les notes vont rester en suspens, attendant de trouver le bon tempo et les paroles de leur histoire battant à la mesure de leur cœur.

 » La bonne musique ne se trompe pas, et va droit au fond de l’âme chercher le chagrin qui nous dévore. »

Sara Felvie nous ouvre les portes du Palladium, mais aussi celle du cœur de Lénonie et de Zack. Deux personnages forts et très intéressants qui nous font fondre en un rien de temps. Tous les ingrédients sont là pour passer un bon moment de lecture. Des personnages secondaires à tomber avec une ode sur l’amitié qui fait chaud au cœur ! Un musicien Mamour, une femme solaire et pleine de caractère, de l’amour, une intrigue et la surprise d’une tournure inenvisageable qui va nous remuer les tripes en donnant un second souffle au récit qui commençait à devenir lisse, mais qui nous tient par des dialogues géniaux et le thème musical qui nous envoûte. Une histoire de destin lié qui fait écho l’un à l’autre. L’histoire d’une culpabilité qui ronge et du pardon que l’on doit s’accorder à nous même afin de pouvoir s’épanouir complètement. Chacun d’entre eux porte son fardeau à sa manière et s’auto-puni de façon différente. Privation pour l’un, action pour l’autre, mais ensemble, ils se font du bien, rendent leur monde meilleur, ils s’abandonnent et s’élèvent plus haut pour revivre enfin. Mais à trop monter, la chute ne peut-être que plus douloureuse… Et c’est là que Sara Felvie a fini de me convaincre. Car après m’avoir fait rire, m’avoir fait rêver de romantisme, elle a réussi à me transmettre des émotions qui ont rendu ma lecture intense et addictive. Les larmes se sont invitées sans crier gare m’emportant alors, dans un tourbillon bouleversant. Zack est un phare qui brille dans la nuit clignotant sans cesse pour que Léo trouve son chemin. Que ce soit avec ou sans lui, tout ce qu’il lui importe, c’est qu’elle vive sa vie sur la voie que son destin lui dicte ! Il lui apportera la force qu’il lui manque, mais aussi ses désillusions et qu’importe les conséquences pour lui, pour elle… Tout ce qu’il souhaite c’est la protéger.

C’est sous une plume très fluide et pétillante, qui ne manque pas non plus de caractère que Sara Felvie nous emporte dans son récit avec une aisance aérienne qui nous apporte un excellent moment de lecture. L’humour, l’amour, l’intrigue et les fous-rires et la folie qu’elle nous offre avec dynamisme et délicatesse. L’amitié est la musique seront les points forts de cette romance. Et ne passez surtout pas à côté de la playlist et encore moins des paroles qui jalonnent les pages. On a parfois tendance à les passer, mais ici, elles ont un sens particulier, car elles disent en musique ce que nos protagonistes se disent par leurs regards, ou encore leurs cœurs.

Je ne pourrais pas finir mon avis sans revenir sur cette famille que forme les employés du Palladium, et les pièces rapportées qui viendront l’agrandir. Ils apportent une ambiance chaleureuse et sont de vrais piliers pour nos héros, mais aussi pour le récit qui gravite beaucoup autour de cette amitié si importante. Mais surtout et pardessus tout, je ne pourrais terminer sans vous parler de Rose, la meilleure amie de Léo depuis plus de 25 ans. Son double, sa moitié, son âme sœur amicale. Cette femme complètement cinglée et un peu psychopathe sur les bords » enfin beaucoup … » est une bouffée d’oxygène dans cette lecture. Elle y apporte un humour sans précédent et un piquant dont on ne peut se lasser. Et surtout attention aux commentaires que vous pourriez laisser sur ce roman, car elle aura vite fait de sortir l’acide et une pelle et vous faire disparaître en un rien de temps. Vous êtes prévenues 😉

Un grand merci a Black ink Editions pour m’avoir permise de découvrir cette belle lecture en service presse.

Extrait :

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Ce petit air de dégoût et ses doigts qui balaient l’air autour de lui viennent de signer son arrêt de mort. Rose était là tout à l’heure, mais désormais, il n’y a plus rien qui m’arrêtera.
Je pointe un doigt menaçant dans sa direction et lui rétorque :
— Écoute-moi, espèce de méprisable petite raclure de fond de chiottes d’aire d’autoroute, tu crois… Une voix grave me coupe la parole et je me souviens soudainement de la présence de l’inconnu dans mon dos.
— Et si on commençait par se détendre ? Lenny, tu dégages, et tu ferais mieux de ne pas revenir dans ce bar avant que la p’tite dame soit calmée. Hein ? Deux secondes. On arrête tout et on rembobine. Qu’est-ce que je viens d’entendre ? Merde ! J’ai dû mal calculer l’espace entre nous, parce que quand j’effectue un demi-tour pour lui faire face, je me retrouve le nez collé sur son torse. Torse qui, soit dit en passant, paraît sacrément bien sculpté. Je me retiens d’y apposer les mains pour vérifier, mais je suis sûre que sous ce tee-shirt se cachent des pectoraux puissants et une belle tablette d’abdos qui finit probablement en V, indiquant le chemin vers son… OK, Léo, focus, ce n’est vraiment pas le moment, là ! Le monsieur vient de te traiter de p’tite dame !! Je relève le menton pour le fixer droit dans les yeux, cette fois-ci. Merde, c’est qu’ils sont super haut, ce mec doit bien faire deux têtes de plus que moi. Il serait juste de dire que dans cette position, je n’ai absolument rien de menaçant, mais passons, je fais confiance à mon regard de patronne en rogne, histoire de l’intimider un peu.
— Excuse-moi ? C’est moi que tu traites de petite dame ? Tu as cru que tu parlais de la mamie du bout de la rue ou quoi ? Cet imbécile tente de cacher un rire foireux. C’est peine perdue, il se fout ouvertement de ma gueule. OK. Regard de patronne énervée à retravailler, alors… Je fais demi-tour pour en finir avec Lenny, mais il a déjà déguerpi. Le trouillard a préféré dégager pendant que j’avais le dos tourné. Retour vers mon inconnu. De nouveau le nez contre son torse. Je fais deux pas en arrière afin de l’affronter de nouveau. Il a finalement arrêté de rire, mais son sourire ne me dit rien qui vaille, d’autant qu’il lève un doigt et le pointe vers ma poitrine.
— Qu’est-ce qui peut bien se cacher là-dessous pour que Lenny ait eu si peur de toi ? me questionne-t-il d’une voix rauque.
Tu m’étonnes que mon regard de tueuse n’ait pas fonctionné sur lui ! Crédibilité zéro après le levage de tee-shirt. Sourcils froncés et yeux fermés, je me passe la main sur le front. Inspire. Expire.

L’avis de Carine sur The Moon represents my Heart, un roman de Priincess Ramera Cassi


41fmfBhlGjL._SX331_BO1,204,203,200_Titre : The Moon represents my Heart

Auteur : Priincess Ramera Cassi

Genre : Romance MM

Ebook 4.99€

Broché 17.00 €

Résumé : 

Comment moi, Timothy Park, 18 ans, en est arrivé à me retrouver dans cette situation ? Je me remémore mon histoire, notre histoire, celle d’un garçon perdu qui a rencontré l’étoile et la lune. Je les ai trouvés à la nuit tombée. Seul et désemparé, l’obscurité me berçait dans ses bras. Ils brillaient par leur éclat, m’ont guidé et appelé vers eux. L’espoir est apparu. J’étais trop jeune pour entendre cette chanson en mon âme, pourtant mon cœur savait à ce moment précis que nous étions destinés à nous rencontrer tous les trois. Ce n’était que le début entre nous… Plongez avec moi dans mes souvenirs et tentons de comprendre les paroles de cette mélodie qui ne cesse de grandir en mon être.

Mon avis :

Priincess Ramera Cassi offre à nouveau une romance qui bouleverse avec des personnages et des situations qui ne peuvent que nous atteindre en plein cœur.

Timmy tient dans ses mains un terrifiant bout de papier qui a le pouvoir de bouleverser sa vie. Des mots, couchés sur une simple feuille blanche qu’il ne peut se résoudre à lire, de peur que cela ne soit le début de la fin… Face à l’inévitable qu’il se prépare à affronter, face à cette lettre qui le nargue, il repart dans ses souvenirs où le petit garçon perdu dans la nuit noire qu’il était, avait trouvé le chemin de l’espoir en suivant les deux astres qui ont croisé sa route et l’ont illuminée grâce à leur amour inconditionnel et fusionnel. Lui, ce petit garçon qui a toujours essayé de se dissimuler telle une ombre aux yeux de tous pour éviter de subir leurs moqueries, leurs insultes ou encore, leurs coups avait trouvé ce soir-là, une main tendue dans sa misérable vie de petit bâtard.

Stella, son étoile deviendra très vite sa jumelle de cœur avec laquelle il fera les quatre cents coups. Une complicité sans pareille qui illuminera chacun de ses jours, lui offrant des rires et des joies incommensurables. Plus qu’une amie, plus qu’une confidente, elle est et restera son étoile.

Celian, sa lune. Cet adolescent qui lui a tendu la main malgré sa tristesse ce fameux soir où lui aussi chassait sa peine et ses démons. À partir de ce jour, il est devenu son héros à tout jamais. Les années ont passé, tout deux ont évolué chacun à sa manière, mais toujours avec une complicité certaine, unique. Mais contrairement à Stella, il n’a jamais su définir qui il était vraiment pour lui. Un frère ? Un ami ? Il a toujours senti que c’était bien autre chose, sans pouvoir comprendre cette musique que son cœur a toujours jouée lorsqu’il était en sa présence. Une douce mélodie apaisante dont les paroles ne sont pas encore compréhensibles à son âge, mais qui au fil du temps, prendront toutes leurs sens. Particulièrement ce jour, où après une longue absence, Eli va revenir dans sa vie et où enfin son cœur lui donnera les codes pour en déchiffrer les notes…

The Moon represents my Heart est une magnifique histoire. Je ne peux pas vous dire une magnifique romance, car elle est beaucoup plus que cela. C’est poignant, dur, attendrissant à la fois, et poétique à ses moments. L’amour que l’on découvre sous plusieurs formes, y est omniprésent, en passant par cette amitié sincère que l’on retrouve dans certaines scènes pleines d’émotions, où là encore, l’imagination de l’auteure a été vraiment brillante !

Une fois de plus Priincess Ramera Cassi aborde des sujets lourds, des sujets qui font mal et qui ne peuvent que nous toucher. Timmy est un petit garçon perdu qui a toujours mené une vie dure et où avoir un repas chaque jour était incertain. Du haut de ses 8 ans, il avait déjà bien trop subi, bien trop honte aussi. Pas de vie, pas d’ami, une mère qui n’en est pas vraiment une, seule la lune éclairait un peu ses nuits et les étoiles l’accompagnaient jusqu’à ce qu’il rencontre ses propres astres à lui.

Trois personnages, trois enfants qui vont créer des liens très forts et grandir en apportant mutuellement la lumière qui fait défaut à l’autre dans un cheminement magnifiquement bien mené par l’auteure. L’amour sous toutes ses coutures est le point principal de cette romance. Qu’il soit maternel, fraternel, fusionnel ou encore obsessionnel, l’auteure nous offre là un panel intense avec tout ce qui s’y rattache. La naissance des sentiments et ses incompréhensions, l’acceptation, les douleurs, les choix qui ne seront pas toujours les bons, des larmes…. Beaucoup de larmes… le rejet, le pardon, mais aussi tant de douceur ont accompagné ma lecture. On va beaucoup parler d’intolérance aussi, car cela fait aussi partie du cœur du sujet, du regard des autres à travers le fossé économique de deux mondes qui ne peuvent s’en sortir de la même manière, mais aussi le regard sur deux hommes qui s’aiment… Deux hommes qui ont aussi du mal à passer le cap de l’acceptation de leurs sentiments. Les peurs, les doutes, les fuites et cette attirance beaucoup trop forte pour ne pas y succomber.

Une lecture qui a manqué un peu de fluidité dans une première partie avec un peu trop de poésie qui a apporté quelques longueurs avec beaucoup répétitions, bien que par la suite, je me suis demandée si elles n’étaient pas tout simplement les paroles qui accompagnaient la musique qui se jouait dans le cœur de Timmy. D’où la redondance de certains mots, certaines phrases que je pensais être des répétitions, mais qui pourrait tout simplement être le refrain de cette belle mélodie si on mettait ce récit en chanson. La poésie est un peu aussi la marque de fabrique de la plume de Priincess Ramera Cassi, sa manière d’apporter un peu de douceur dans un monde de brutes Mais dans tous les cas, qu’on y adhère ou pas, la trame est tellement belle et les émotions si présentes que lorsqu’on referme le roman, on ne peut que se dire : whaou c’était magnifique. Car là où l’auteure excelle, c’est bien dans l’originalité de ses récits, et particulièrement dans le partage des émotions et des sentiments.

Une fois de plus, j’ai versé ma larme, comme dans tous ses romans d’ailleurs. Elle a un don pour faire ressentir la douleur au plus profond de nous en appuyant là où cela fait mal. Tout semble tellement réel que la peine que l’on ressent ne peut que l’être aussi. Les personnages secondaires ne sont pas à oublier tellement ils apportent leurs pierres à cette histoire émouvante. Que ce soit ceux qui gravitent dans l’ombre fu mauvais côté ou les plus importants, tous ont la particularité de faire partie intégrante du cheminement psychologique du récit. Avec une pensée particulière pour les deux mamans qui m’ont touchée en plein cœur et Stella très pétillante et trop pleine d’amour. Tous sont vraiment très bien travaillés et la psychologie qui les entoure vraiment parfaite pour nous emmener à un dénouement fort et bouleversant.

The Moon represents my Heart est un roman touchant, qui aborde un grand nombre de sujets sensibles. Deux mondes qui se percutent et fusionnent pour apporter la lumière dans l’obscurité de plusieurs vies en prenant des chemins qui mènent vers l’espoir, le pardon et l’acceptation… Offrant alors la partition parfaite de l’amour. Pour les personnes qui n’auraient pas encore franchi le pas du MM, je voudrais attirer votre attention sur le fait que pour son premier du genre, l’auteure a décrit les scènes érotiques d’une façon très pudique, douce sans crudité et plutôt poétique. Bien que légère, elles présentent un cocktail sensuel très réussi.

Un grand merci à Priincess Ramera Cassi pour cette belle lecture et sa confiance.

 

Extrait :

« La lumière est allumée et je peux clairement voir de là où je me trouve que ma mère n’est pas toute seule. Bon, je sais ce qu’il me reste à faire et cela me fait mal. Je me stoppe, tirant sur le bras de Stella pour qu’elle fasse de même.
Sans même un regard pour eux, car celui-ci est fixé aux ombres qui ondulent à l’intérieur, je leur dis d’une voix froide, retenant le sanglot au fond de ma gorge :
— Merci de m’avoir raccompagné, mais c’est bon.
Je retire ma main et m’avance, sans leur dire au revoir, vers le côté de la maison pour pouvoir y pénétrer par la fenêtre de ma chambre. Je retiens les larmes qui menacent de se libérer.
J’ai le cœur pris dans un étau. C’est étrange de ressentir un tel mal être pour des personnes que je ne connais pas.

La tête basse, je marche à grandes enjambées pour m’éviter de craquer face à eux. Malgré cela, je suis stoppé dans ma course folle par une main qui m’attrape le bras. Ma première réaction est de me recroqueviller et de me protéger du coup que je vais recevoir. Rien ne se passe, j’ouvre les paupières et le regard soucieux que me porte Eli me déstabilise.
— Qu’est-ce que tu fais ?
— Je rentre chez moi, je lui réponds en déglutissant.
Il ne souligne pas mon comportement d’animal apeuré, je le remercie intérieurement. Il desserre sa prise, mais laisse néanmoins sa main sur moi, s’agenouille pour se mettre à ma hauteur avec lenteur pour ne pas m’effrayer davantage.
— Pourquoi tu ne passes pas par la porte ? me questionne-t-il avec douceur en hochant la tête vers celle-ci.
Je ne lui réponds pas, honteux de lui dire la vérité. Il relève le regard vers la pièce éclairée et fronce les sourcils.
— C’est ici que tu habites ? demande-t-il en hochant la tête en direction des gloussements de ma mère.
Je confirme et me mords la lèvre. Derrière lui, Stella se tient de l’autre côté de la rue, à la même place où je l’ai laissée, tenant compagnie à son chiot tout en nous observant.
— Merde, tu es le fils de… et il ne finit pas sa phrase.
Ses lèvres ne forment plus qu’une ligne sévère et il fait craquer sa mâchoire. Je dois comprendre qu’il connaît ma maman ? Les traits soucieux qu’il aborde disparaissent lorsqu’il repose son regard sur moi en me lâchant le bras.
— Va avec Stella, je reviens, m’ordonne-t-il en m’ébouriffant les cheveux.
Il se dirige vers la porte de ma maison, je suis terrifié….

Extrait de
The Moon represents my Heart
Priincess Ramera Cassi

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L’avis de Carine sur le nouveau roman de Gwen Delmas Aux Editions Addictives Boss Challenge


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Titre : Boss Chalenge
Auteur : Gwen Delmas
Genre : Romance
Editions : Addictives
Ebook : 4.99€
Résumé :

Il gagnera à tout prix. Elle aussi.

Timo est têtu, ambitieux et impertinent… et surtout il adore les défis !
Quand il rencontre Deva, au sein de la maison de haute couture qui vient de l’embaucher, il trouve en elle une parfaite adversaire.
Mais Deva est farouchement indépendante, et elle ne laissera rien ni personne entrer dans sa vie.
Entre affrontements, séduction, soupçons, Timo est loin d’avoir gagné son pari !

Mon avis :

Vous êtes friands de bonnes lectures ? Alors, installez-vous confortablement je vous emmène à Rome dans le monde glamour et soyeux de la mode et de la Jetset. Je vous apporte la Carte De La Tour Baldi et son Menu gastronomique et haute couture Boss Challenge ! Dans cette romance qui casse les codes, la Boss c’est elle ! Elle est belle, sensuelle et terriblement exigeante. Un choix de menu bien appétissant pour Timo Brennen qui va se révéler être, un défi de taille.
En entrée « Antipasto » la cheffe Gwen Delmas vous propose Un duo de personnages hautement inflammables aux caractères corsés et déterminés qui vous apporteront une mise en bouche particulière et qui feront la base de ce repas.
Avec Deva cette femme de tête, de pouvoir, magnifique et héritière de la maison de haute couture familiale Baldi, dans la branche Luxe qu’elle affectionne particulièrement. Une battante qui laisse ses failles au placard, cachant habilement sa vulnérabilité et prouvant au monde de la mode, de la jetset, mais aussi aux yeux de son père et de ses frères qu’elle est digne de son poste ! La Boss, c’est elle. La Numéro 2 de la maison familiale Baldi, celle qui a tout donné pour accéder à cette place qu’elle mérite à juste titre. Une femme de contrôle qui pense devoir toujours prouver plus, qui n’a pas le droit à l’erreur et que beaucoup aimeraient voir tomber…
Puis nous avons Timo, le nouveau créateur de la branche de luxe Baldi qui cache derrière son arrogance, un homme troublant, mystérieux, doux, protecteur et Ô combien sexy…. Un homme qui ferait succomber n’importe quelle femme rien que par l’aura qu’il dégage… Mais Deva n’est pas n’importe quelle femme et bien que l’attirance entre eux soit explosive, cette maniaque du contrôle lui imposera vite ses règles professionnelles, comme les personnelles…. Enfin un défi pour Timo qui lui permet de sentir à nouveau cette adrénaline couler dans ses veines et qui le rend vivant. Un défi qui se nomme Deva Baldi, une patronne fort appétissante qu’il compte bien faire plier à son désir tout comme à son talent créatif…
En plat principal
Primo
Une romance très goûteuse se dessine sous nos yeux avec un combat de saveurs très particulières. Comment pourrait-on ne pas succomber à cette histoire naissance si dangereusement addictive. Duo de choc, duo de charme, duo au travail ou duo dans la vie, Deva et Timo nous emportent sans préavis dans leur histoire naissance, mais aussi leurs oppositions, et le combat que chacun mène. Des personnalités qui se cherchent, se séduisent et se complètent malgré eux pour fusionner de la plus merveilleuse des manières. Une complicité sous tout rapport freinée par une façade qu’il faut à tout prix tenir et qui fait monter les enjeux d’un pari pas si fou que ça.
Secondo
Un accompagnement de personnages secondaires amères qui apporte cette touche acide et une intrigue à notre plat que l’on a hâte de découvrir dans son intégralité. Des paparazzi dont il faudra faire face et qui nous livreront avec une belle habilité et originalité les dessous d’un récit qui se veut parfois joueur, arnaqueur et menteur. Entre les menaces, les complots, les peines, les désespoirs, mais aussi l’espoir, tous les ingrédients de bons rebondissements sont là pour nous tenir en haleine à chaque bouchée d’une page tournée.
Le Dolce
Un dessert unique, Un Devimo !

Une explosion des sens ! Un mélange de chaud et de froid de sucré et d’amertume ! Un Timo Brennen à l’image d’une bonne profiterole au chocolat chaud et fondant. Quand on le regarde, nos papilles s’animent devant sa beauté délicieusement appétissante. Comme une belle gourmandise, on le déguste en essayant de découvrir quel sera le mystère qu’il cache à l’intérieur. Crème anglaise douce et sucrée lorsqu’il se veut joueur et passionné ? Ou glace vanille qui contraste amèrement avec le chocolat chaud lorsqu’il se sent piégé ? Mélange de chaud et de froid, de craquant et de fondant … Convoité par une Deva Baldi qu’on ne peut comparer au même dessert, mais c’est pourtant dans ses yeux qu’ils sont représentés. Et dès que Timo croise son regard son appétit devient gargantuesque. Même en fin de repas, il n’en sera jamais rassasié !
Caffè gourmand
Une romance 5 étoiles dont les critiques positives pleuvent dans tous les magazines people ! En tant qu’envoyée spéciale des étoiles je ne peux que vous conseiller cette magnifique lecture que j’ai dégustée aux petits oignons ! Une création unique, sensuelle aux mots précieux utilisés avec maitrise. Un magnifique voyage livresque dans les rues de Rome qui saura vous ravir et vous emporter dans un panel d’émotions dignes des montagnes russes, avec des protagonistes que l’auteure mène d’un gant de fer dans une main de velours dans le récit d’une romance parfaitement construite qui monte crescendo. Des protagonistes hauts en couleur et bourrés de sensualité, avec tout d’abord Deva, cette héroïne forte et pleine de caractère, boss respectueuse et talentueuse dans une société où il faut tout prouver lorsqu’on est une femme. Gwen Delmas n’a pas oublié de lui apporter sa touche de vulnérabilité et ses failles capables de la mettre à terre, nous emportant alors aussi dans sa chute, ses peines et ses espoirs que nous vivons par procuration. Et face à une telle héroïne, elle ne pouvait que créer avec talent un Timo Brennen , seul un personnage comme lui pouvait tenir la distance. Il va tout de suite apprécier cette femme très vive de caractère et surtout, très futée et intelligente. Je garde le mystère sur lui, car il mérite d’être découvert au fil de la lecture dans le cheminement voulu par l’auteure, mais vous savez déjà qu’il est une belle gourmandise pleine des surprises… De sa plume posée et romantique, Gwen Delmas maitrise ces deux opposés qu’elle nous sert sur un plateau d’argent dans un Méli-Mélo pleins de surprises et d’émotions pures. Une romance qui casse les codes et qui ne pourra que vous ravir ! Vous ne pensez pas ? On parie ?
Attention Flash qui crépitent, paparazzis en vue, restez vous-même et souriez ! Mais ne manquez pas de faire le buzz sur Boss Challenge. #TeamDevimo ? Inondez les réseaux 😉
Merci aux Editions Addictives pour cette merveilleuse lecture en service presse que je ne peux que recommander à mon tour.
Un grand merci à Gwen Delmas pour sa confiance et encore plus que ça…. ❤ Fée noménale un jour, phénoménale toujours… Déroulement du tapis rouge, acclamations, félicitations… Câlins de fées ❤

Extrait :

***

Deva dégage une aura de séduction hors de propos mais indéniable. Prolongeant la provocation, elle se penche légèrement vers moi.
Juste ce qu’il faut pour que je devine son décolleté, plus nettement encore que l’autre soir. Cette attitude pourrait être ambiguë, mais je sais ce qu’elle fait.
Elle me teste. Vu le contexte de notre rencontre, c’est de bonne guerre.
– Ça vous dérange qu’une femme soit aux commandes ? demande-t-elle d’une voix grave.
Je me tais un instant, parcours son corps d’un regard appréciateur. Sa cambrure met en valeur sa poitrine, soulevée par son souffle rapide. Son regard brille d’un éclat assassin.
– Non. À vrai dire, j’aime plutôt ça, rétorqué-je d’une voix suave.
Un frisson parcourt son échine. Elle s’amuse autant que moi.
– Surtout si elle est aussi douée qu’elle semble le promettre.
Et toc ! Voilà de quoi la remettre un peu en place. Deva cille un peu plus vite mais ne bronche pas. Joli contrôle.
– Et je vous parais trop novice ? fait-elle mine de s’inquiéter, en secouant assez la tête pour faire voler ses lourdes boucles.
– Je ne juge jamais au premier regard. On en reparlera lorsque j’aurai eu le temps de me faire mon opinion, non ?
Sans préavis, elle éclate de rire et reprend une posture professionnelle. Pour la première fois, son sourire paraît sincère.
– Je sens qu’on va s’amuser.

***

Boss Challenge, de Gwen Delmas, histoire intégrale.

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L’avis de Carine sur le roman de Ena L : Borderline melody: Camden


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Auteur : Ena L

Genre : Romance

Editions : Auto

Ebook : 3.99€ 

Broché : 17.50 €

Résumé : Camden Harrington : 17 ans, borderline, autodestructeur, drogué, chanteur et guitariste de Blind Melody, un groupe de rock en pleine ascension, aussi célèbre pour ses scandales à répétition que pour son talent. Summer Miller : 26 ans, étudiante en psychologie, stagiaire dans un lycée privé, bonne vivante, altruiste, et désespérément amoureuse d’un homme qui court plusieurs lièvres à la fois. Summer a l’impression que sa vie tourne en rond, jusqu’à cette rencontre improbable avec le musicien à la dérive, qui la bouleverse. Mais peut-on secourir quelqu’un d’aussi abîmé, presque mort, avec son passé trouble et son présent chaotique de rock star ?

Mon avis : 

Quelle lecture ! Je peux vous dire que Bordeline melody a été une très belle surprise, douloureuse, mais magnifique… Ne lisant pas les résumés, me voilà en compagnie de Camden 17 ans… et comment vous dire…. que c’est l’âge de mon fils ? Je me demandais comment Ena L allait me faire apprécier le fait que Summer 26 ans, le prenne dans ses filets. D’ailleurs qui prend qui dans les filets ? Que l’on soit bien clair, c’est le contraire qui s’est produit et Camden n’a pas fait qu’attraper Summer dedans, il m’a prise avec. Car, au plus j’avançais dans ma lecture et je découvrais vraiment qui il était, accompagné de tous ses démons… Au plus j’en tombais amoureuse. Je n’avais qu’une envie, le protéger, l’apaiser, l’aimer, mais surtout, découvrir son magnifique sourire qui illuminerait son doux visage… et qui le rendrait enfin vivant.

Camden… Borderline dans sa vie… Borderline dans ses choix… Borderline dans sa manière de jouer sa musique, qui l’est tout autant, va devoir intégrer un lycée privé pour y finir son année. Il va se retrouver face à la solaire Summer, la stagiaire psychologue du lycée à qui on a refilé le dossier dont personne ne souhaitait s’occuper… Le dossier sombre, épineux de cette star montante du rock complètement à la dérive, complètement fermé… et presque mort.

Camden et Summer…  La nuit et le jour. L’hiver en plein affrontement face à l’été, capable de geler un cœur en quelques secondes d’un simple regard ou d’un acte, malgré les températures élevées… La lune face au soleil, obscurcissant le ciel en une éclipse, occultant alors tous les préjugés et les interdits et le reste du monde… Camden et Summer face à leur amour interdit, et fâcheusement borderline…

Borderline Melody…. La belle claque d’une mélodie dont Ena L signe les paroles… Des paroles qui font mal. Des paroles amères, qui nous emportent dans un récit dont on ne peut sortir indemne tant notre cœur se serre pour ce garçon qui nous emprisonne dans son mal-être, en même temps que Summer… Elle voudrait tellement le sauver, mais le veut-il ? Le peut-elle ? Non. Car Camden ne pense pas le mériter… Il ne veut pas qu’elle sache qui il est vraiment. Tous ceux qui le découvre le quitte… alors à quoi bon lui dire ou encore, y croire…. Il ne mérite pas d’être aimé, il le sait si bien… Pourtant, elle l’attire, l’apaise par moment, mais lui fait aussi découvrir des sensations et des sentiments qui lui font plus de mal que de bien.

Une magnifique romance aux notes de musique douloureuses qui prend nos tripes pour les serrer si fort que l’on ne peut que suffoquer. Pourtant, tout démarre de façon assez lumineuse et même un peu comique. Car, si Camden est une âme éteinte, Summer elle, est vraiment lumineuse et pleine de vie à la Ena ! Elle nous emporte dans sa folie avec le beau coach sportif du lycée avec lequel elle aimerait bien faire beaucoup d’enfants et avoir sa belle maison avec sa barrière blanche et pourquoi pas, un chien. Ses amies aussi folles qu’elle, nous offrent aussi de belles parenthèses de couleurs dans leurs échanges avant de sombrer dans la folie borderline de Camden…

Que de noirceur dans cette âme au visage d’un ange… Comment pourrait-il faire comprendre à Summer qu’il lui a donné le meilleur de lui-même ? Qui lui a donné tout ce qu’il pouvait ? Summer refuse de baisser les bras malgré une relation pleine de souffrance, pleine de rage, de désespoir et de supplications intérieures qui m’ont fait couler un torrent de larmes en échos aux leurs… Elle voit parfois derrière les ténèbres qui le hantent, cette petite étincelle, bien que faible et quasiment éteinte, mais présente qui pourrait être ravivée s’il acceptait de partager ses démons. Elle est là, à chaque fois qu’il prend sa guitare entre les mains et qu’il se renferme dans une bulle où il fusionne avec les mélodies qui lui permettent d’extérioriser à sa façon… juste quelques minutes… Mais comment aider quelqu’un qui refuse la main qu’on lui tend ? Comment aimer quelqu’un que l’amour fait carrément souffrir ? Comment avancer et construire quelque chose avec quelqu’un qui ne souhaite qu’une chose, se détruire jusqu’à ce que l’ange de la mort vienne le cueillir ? Lorsqu’on est à un tournant de sa vie où l’on souhaite la stabilité amoureuse, ce n’est peut-être pas le meilleur choix ! Mais il est sans contexte, celui du cœur…

J’ai passé un excellent moment de lecture avec Bordeline Melody. Complètement happée dans ce récit bouleversant, addictif qui nous emporte dans un panel d’émotions énormes. Conquise par la personnalité des personnages qui ont été travaillés à la perfection et particulièrement le comportement Borderline de Camden. Si fragile et si mature pour un garçon de son âge. Elle a réussi à me faire oublier cette différence d’âge qui n’existe que sur le papier, car Camden pourrait presque être plus mature qu’elle dans son âme, comme s’il avait déjà vécu plusieurs vies. L’approche de Summer était parfaite tout comme ses questionnements à propos de cette relation qui lui est interdite. Camden est très loin de lui apporter des paillettes dans sa vie, par contre il saura lui apporter les notes de musiques qui vont atteindre directement son cœur.

Un grand merci à Ena L pour cette lecture magnifique, mais éprouvante, que j’ai dévorée sans pouvoir faire de pause.

Extrait : 

Je me traîne jusqu’à ma chambre. J’ai choisi la pièce la plus petite possible, la plus sombre aussi. De toute façon, je n’ouvre jamais les volets. J’empoigne ma guitare fétiche, une Gibson, celle sur laquelle je compose tous mes morceaux. Deux autres guitares, une électrique et une acoustique, complètent ma collection. Je sais bien que j’ai assez d’argent pour m’offrir tous les plus beaux instruments du monde, mais je ne suis pas comme mes potes qui profitent de la vie et dépensent sans compter, je m’en fous d’être riche ou pauvre. Je ne crée pas pour le fric ni pour être célèbre, je le fais, parce que j’en ai besoin. Je ne peux pas m’empêcher de loucher vers la seule guitare que je ne touche jamais. Elle prend la poussière dans un coin. Ma toute première. Une Fender noire. Je me rappelle encore la joie que j’ai éprouvée quand mon beau-père me l’a offerte. Il avait économisé pendant un an, parce qu’il savait que j’en rêvais. « Il ne te reste plus qu’à illuminer le monde de ta musique. »

EXTRAIT Bordeline Melody Camden

Ena L

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L’avis de Carine sur le roman MM de Marie H.J Gay Scort Agency 1- Owen


 

92025387_498902157656014_2897016210644271104_nTitre : Gay scort Agency : 1- Owen

Auteur : Marie H.J

Genre : MM

Editions : Private

Ebook : 4.99€

Broché 15.00€

Résumé : GayScort Agency.

Notre désir : Votre plaisir.

Tout le monde poursuit un rêve dans la vie. Celui de Lou se résume en quatre lettres : O.W.E.N. C’est peut-être la solution la plus simple, finalement. Fantasmer sur l’inconnu, idéaliser sans risque, rêver de cet homme sans le connaître, si ce n’est son goût prononcé pour le Latte Noisette, spécialité de Lou. Cependant, lorsqu’une carte de visite tombe entre les mains de meilleurs amis bien intentionnés, l’utopie se rapproche dangereusement du champ des possibles et le monde du jeune étudiant menace de basculer. Toucher du doigt (ou de plusieurs, si possible) son idéal, tomber follement amoureux (comme si ce n’était pas déjà le cas), perdre pied (ça, ce n’est pas vraiment une nouveauté non plus), tout en espérant une happy end ? L’histoire est-elle réellement envisageable, franchement  ?

Chaque tome de la série est une histoire intégrale. Homoromance pouvant comporter plusieurs scènes explicites susceptibles de heurter la sensibilité des personnes non averties

Mon avis :

GayScort Agency :
LEURS désirs : NOTRE plus grand plaisir.

Encore un très bon moment de lecture en compagnie de Marie H.J qui alterne, entre lectures profondes à nous fendre le cœur, et lectures rafraîchissantes à nous tordre de rire qui font du bien au moral. Et avec Gay Scort, le moral, ne peut-être qu’au beau-fixe.

Lou est un jeune homme vraiment timide qui brûle de désir en secret pour un client quotidien du café où il travaille en parallèle avec ses études et dans lequel, il est le roi du Latte noisette. Chaque jour, à la même heure, il tremble d’impatience lorsque ce dernier passe la porte du bar. Chaque jour, à la même heure, et chaque jour, aussi intimidant au point que Lou, n’ose ni lui adresser la parole, ni le regarder dans les yeux. Ce qui amuse beaucoup Owen qui cherche par de petites attentions à attirer en vain son regard. Son semblant d’indifférence derrière lequel il se protège, l’attire indéniablement et lui donne envie de plus… Beaucoup plus… Car Owen passe sa vie avec des hommes sûrs d’eux et d’une beauté si évidente, qu’elle en devient trop classique et lassante. Lou est à ses yeux une bouffée d’oxygène. Son naturel et ses airs faussement innocents lui apportent chaque matin un peu de fraîcheur sincère au milieu de ce culte de la beauté dans lequel il baigne chaque jour pour des raisons professionnelles. Mais pour la première fois de sa vie, il n’a pas le mode d’emploi pour le séduire, tellement il est aux antipodes des personnes qu’il côtoie habituellement …. Une première pour cet homme pour qui la séduction est la base de son Job…

Des potes pas très discrets…

Une carte de visite glissée dans une conversation…

Owen a peut-être trouvé la solution pour approcher ce petit barman bien trop craquant ! Mais Lou, y donnera-t-il suite ?

GayScort Agency est tout simplement un concentré de bonne humeur avec lequel on ne peut que passer un bon moment de lecture. Une fois de plus tout est dosé à la perfection selon le ton que souhaite donner l’auteure à ses écrits. Et justement, avec Owen et Lou, nous allons retrouver cet humour frais et drôle qui nous offre une lecture sans prise de tête, mais Ô combien sexy comme Marie H.J sait si bien les écrire. Les personnages sont très attachants quels qu’ils soient, on retrouve un peu l’esprit tant aimé dans les With Love ou encore les Sweet Summer. Un pour tous, tous pour un ! Si l’un ne va pas bien ou à besoin de soutien, il sait qu’il peut compter sur ses amis, mais pas toujours comme on s’y attend ! Pour Lou, se voir offrir un abonnement à la salle de Sport du coin peut paraître un drôle de cadeau qu’il ne va pas comprendre tout de suite où il va mettre les pieds. Pourtant ce sera le plus magnifique que ses amis pouvaient lui offrir… Owen sur un plateau d’argent… Mais est-il prêt à franchir le pas et voir le loup de celui dont il rêve en secret ? Pas si sûr… Lou est bien trop frileux face à cet homme qui a tout pour lui. Il ne se sent pas à hauteur, Owen est tout son contraire. Il a déjà une situation bien établie et fait prospérer son agence à la perfection alors qu’il n’est qu’un simple étudiant. Owen est la perfection, sans parler de sa plastique parfaite qu’il entretient chaque jour contrairement à Lou qui subit les entraînements d’un certain pote. Pourtant, face à son petit barman sexy, il se sent complètement désarmé et cela fait tout son charme… Si différents, et pourtant si complémentaires à la fois… Un Duo Perfect ! Pour une romance parfaite.

Une romance pleine de charme, d’humour, d’amour et de pudeur aussi qui apporte cette petite touche de sensibilité à la lecture. Je suis Fan de Lou, vraiment je l’ai aimé dès les premières lignes. Il est drôle, touchant et sa timidité le met dans des situations assez impayables, mais très souvent, c’est ce qui va nous atteindre en plein cœur quand ce ne sont pas les fous-rires qui prennent le dessus. Marie H.J va toujours chercher de drôles d’idées pour notre plus grand bonheur et nous offre des dialogues dont on ne se lassera jamais. Son humour ? Il est un peu à toutes les sauces, et les menus sont très variés. Si un ne vous convient pas, il y en aura toujours un autre la page suivante pour vous satisfaire. Et vous satisfaire, est bien le but premier de GayScort non ? Alors, prenez du plaisir et laissez-vous tenter 😉

Je ne peux terminer mon avis sans mettre en avant un des personnages secondaires qui a fait ma journée lors de cette lecture (et relecture, car oui quand c’est appétissant, on ne peut que se resservir sans modération 😉) Et THE mention spéciale de ce roman revient à …… Tadam …. Roulement de tambour…. Maurice bien sûr ! 🙂

Un grand merci à Marie H.J pour sa confiance et toutes ces magnifiques lectures qu’elle nous propose toutes aussi différentes les unes que les autres, mais toujours avec ce petit grain de folie qui la caractérise tant et qui fait du bien.

Extrait :

« Rita sort de l’arrière-boutique en trombe.
– Quoi ? Qu’est-ce qui se passe ici ? On nous attaque ?
Nous sursautons sous la surprise de la voir arriver sur nous en mode ninja.
– Non, Rita, tout va bien ! lui répond calmement JL. Lou est simplement amoureux !
Bon sang ! Merci pour la discrétion !
– QUOI ? se met-elle à hurler. De qui ? Pourquoi suis-je toujours la dernière informée ? Tu te protèges, au moins ? C’est un bon parti ?
Et voilà ! Heureusement qu’à part un illustre inconnu au fond de la salle, aucun client n’est présent pendant cette comédie ! Pourquoi crie-t-elle ? Ma patronne est folle.
– On se calme ! je lui explique d’un air faussement nonchalant. Il n’y a rien à dire, j’ai juste passé un bon moment avec lui hier, pas de quoi fouetter un chat !
Un bon moment qui va tout droit nous emmener devant monsieur le maire et des fellations géniales… C’est cool la vie, non ?
– Oh ! Tout ce vacarme pour un rendez-vous ? Qu’est-ce que ça va être quand tu vas voir le loup ?
Elle semble dépitée. Je jette un regard de tueur à JL qui m’a lâchement vendu à la planète entière. Oui, parce que Rita est une superhéroïne. Quand elle sort de son rôle de patronne, elle se transforme en commère de compétition. Dans moins d’une heure, les autres seront informés de la grande nouvelle, dans 24 heures, la ville entière connaîtra ma taille de slip et dans une semaine, le président lui-même organisera une allocution télévisuelle pour m’assurer de sa joie concernant mon futur mariage.
La clochette de la porte se met à sonner, nous interrompant dans cette discussion tellement incroyable et pas du tout embarrassante. Mon cœur se met à battre à tout rompre, l’heure de mon rendez-vous quotidien avec mon bien-aimé approchant à grands pas. »

 

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Poudlard Pierucci dans le rôle de Maurice pré-nominé aux Oscars du chien le plus cool de la terre lol

L’avis de Carine sur le roman de Allie Krown High School Challenge


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Titre : High School Challenge

Auteur : Allie Krown

Editions : Addictives

Genre : Romance YA

Ebook :4.99€ 

Résumé : 

Séduire une vierge et coucher avec elle ? Pari tenu.

Evan est sûr de lui, sexy, mystérieux : rien ni personne ne lui résiste.
Les filles ? Une différente chaque soir. Le deal est simple : elles se donnent toutes à lui, il ne se donne à personne.
Tout bascule lorsque son équipe de foot lui impose un pari : séduire une fille vierge et coucher avec elle.
Sa cible ? Calliopé, jolie, un peu coincée et naïve. Ça devrait être simple et facile.
Ce sera son plus grand défi.

Mon avis : 

Après six mois de dépression, Calliope reprend le lycée. Six mois qu’elle ne vivait plus, ne sortait plus… Et c’est avec une certaine appréhension qu’elle se prépare pour sa première journée. C’est très difficile pour elle qui est encore un peu fragile. Heureusement qu’elle peut compter sur sa meilleure amie Aby ou encore son petit ami Simon avec lequel elle forme le couple le plus coincé du lycée, selon les dires. C’est vrai qu’ils sont ensemble depuis longtemps, mais Calli n’est pas encore prête à franchir le pas pour du « plus » et cela ne dérange pas Simon qui est très attentionné avec elle.
Evan se prépare lui aussi pour cette rentrée, il est beau et il le sait. Pas la peine de s’attarder devant le miroir, toutes les filles sont à ses pieds et tous les mecs sont jaloux de lui. Capitaine de l’équipe de foot,  il est le garçon le plus populaire du lycée, le plus arrogant aussi et sûrement le plus prétentieux.  Être beau gosse à ses avantages, pourtant ce matin rien ne va. Sa rencontre percutante avec une chieuse de première le met en retard, et de très mauvaise humeur. Elle a osé lui manquer de respect ! Que cela ne tienne. Tu as voulu jouer princesse ? Aucun souci, l’année ne fait que commencer et Evan compte bien lui faire payer son insolence. Et tout va vite s’enchaîner lorsque ses potes vont lui lancer le pari de séduire une vierge et coucher avec elle. Sans besoin de réfléchir, il sait qui va en faire les frais. La séduire pour la jeter après avoir pris sa virginité ? Mais quelle belle idée pour faire souffrir cette princesse qui n’aurait pas dû le provoquer…

Alors que aucune fille ne lui résiste, Calliope fera -t-elle exception ?

Un connard Bad-Boy ? Un pari ? Une vierge ? Les fans d’une certaine saga ne pourront qu’être ravies de cette lecture !

High School Challenge est une belle lecture qui ne manque pas de fluidité ni de répondant. Les joutes de nos héros sont juste parfaites et donnent un rythme au récit qui ne manque pas de punch. J’ai été happée dans l’histoire assez rapidement. Il faut dire que la rencontre est assez exceptionnelle dans le sens où on ne s’attend pas à ce qui va suivre. J’avoue avoir bien rigolé, l’humour de l’auteure m’a bien conquise en mettant à terre le cliché du romantisme pur et dur de nos romances sur cette scène inattendue. Evan est un vrai connard, le vrai de vrai ! Et Calliopé n’a rien de la petite oie blanche qu’elle laisse paraître. Etre vierge ne veut pas dire être une cruche sans cervelle et encore moins docile. Surtout en présence d’Evan qui la fait un peu trop souvent sortir de ses gonds ! Il est tout aussi irritant… qu’excitant… Le Bad Boy dans toute sa splendeur, le stéréotype parfait d’une romance Young Adult. Capitaine de l’équipe de foot, tatoué, sombre et ténébreux. Souvent grossier, provocateur et parfois même, cruel, il n’a aucun respect des règles. Il a toutes les filles qu’il souhaite et si certaines attendent beaucoup de lui, lui n’attend vraiment rien de personne… Son cœur est enfermé à triple tour et impossible d’en trouver la clé. Impossible ? Pas si sûr, seulement, comment gérer les sentiments quand on les découvre pour la première fois ? Comment faire face à ces émotions qui vous perturbent et qui vous domptent contre vos propres envies ?

J’ai beaucoup aimé Evan ce jeune homme torturé, très difficile à cerner, pour lequel Calliopé ressent une attirance qu’elle ne comprend pas et qui va la pousser à découvrir qui il est vraiment. Voir au-delà des apparences et être tolérant est un des premiers messages que va nous transmettre l’auteure parmi tant d’autres. Malgré le fait qu’Evan la repousse sans cesse et alterne le chaud et le froid, il fait naître chez Calli des sentiments qu’elle n’avait jamais encore éprouvés et vont lui donner envie de lui accorder sa confiance et de vivre enfin quelque chose d’important même si cela lui fait peur. Des sentiments qui vont être partagés contre toute attente par ce garçon qui n’en a jamais voulu et ne pense surtout pas les mériter. Avec maladresse, il va se battre contre ce qu’il ressent jusqu’à faire du mal, car c’est tout ce qu’il sait faire. Pour la première fois il éprouve du respect pour une personne. Pour la première fois, la compagnie d’une fille lui fait du bien. Pour la première fois il en redemande et se sent jusqu’à être apaisé. Sauf qu’au-dessus de ce bien être se tient une épée de Damoclès prête à tout faire basculer… Le pari et sa fâcheuse manie de tout foutre en l’air…

Si le début de ma lecture m’a conquise, j’ai perdu ensuite de ma frénésie en me laissant porter jusqu’à la fin. Rien à voir avec la plume de l’auteur que j’ai trouvée en parfaite harmonie avec le récit, mais qui était un peu trop YA pour moi. Un peu trop aussi de similitudes avec le schéma d’une autre saga, comme je le disais au début de mon avis, que je n’ai pas réussi à me lever de la tête même si le récit reste différent. Un roman rafraîchissant néanmoins, les émotions sont vraiment bien décrites et les messages de tolérances qu’il transmet sont parfaits pour un public jeune, j’aurais presque envie de dire, assis encore sur les bancs du lycée. Une romance trash à l’eau de rose pour jeune adultes fans de Bad-Boys, le définirait parfaitement. Même s’ il peut convenir à un autre public, je parle ici de mon propre ressenti.

Mais faisons abstraction de cela, car justement, si cela ne l’a pas fait pour moi cela le fera peut-être pour vous, car avouons le, je suis une vieille branche à mon âge 😉 et il ne faudrait pas que vous passiez à côté si ce thème vous plaît.

Un grand merci aux Editions addictives pour leur confiance et m’avoir permis de découvrir cette lecture en service presse .

Extrait : 

***
Je me retourne et me cogne à Evan, qui était juste derrière moi. Il me rattrape dans ses bras. Je lève les yeux vers son visage et une tension pesante s’installe. Il me tient toujours contre son torse et j’entends ses battements de cœur réguliers. Mon cœur, lui, bat à cent à l’heure. J’espère qu’il ne l’entend pas. Les mains d’Evan sont sur mes hanches, et les miennes sont sur son torse. On n’ose plus bouger. Nos yeux ne se lâchent pas. Je suis plongée dans son regard noir, noir de désir. Il entrouvre ses lèvres, et j’ai tellement envie de les sentir sur les miennes. Je veux toucher ses lèvres – mon Dieu, qu’est-ce que j’en ai envie ! – mais je n’ose pas faire le premier pas. Tremblante, j’attends qu’il se décide à agir. Il a l’air de se battre avec lui-même. Je vois dans son regard qu’il en meurt d’envie. Ses yeux n’arrêtent pas de descendre sur ma bouche. Il semble en proie à une grande hésitation. Mais pourquoi ? Est-ce qu’il attend un signe de ma part ? Sans m’en rendre compte, j’humecte mes lèvres avec ma langue, et je ne sais pas si c’est le signal qu’il attendait, mais il pousse un soupir et grogne.
– Et puis merde !
Il se penche vers moi et pose enfin ses lèvres sur les miennes.
***
High School Challenge, d’Allie Krown, histoire intégrale.

 

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L’avis de Carine sur le roman MM de Marie H.J Jonah’s Words


 

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Titre : Jonah’s Word
Auteur : Marie H.J
Genre : Romance MM
Editions : Private

Ebook : 4.99€

Broché 15.50 €

Résumé : « Jonah n’a jamais su simplement me dire oui. Toujours dans la retenue. Tellement sûr de lui en apparence et tellement apeuré sous l’armure. J’ai découvert tant de choses entre ses pages. Tout ce que je brûlais d’entendre, je l’ai finalement lu. Trop tard. Il m’a affirmé que tout n’était que mensonge. Je sais que c’est faux. Peut-être qu’aujourd’hui il ne pense plus un traître mot de tout ça. Possible qu’il soit passé à autre chose. Jonah que je croyais si fort… tellement fragile en réalité. Le retrouver malgré lui. Affronter la passion. Essuyer son mépris. Perdre la raison. Voilà ce qui m’attend. »

Collection Men Soul Histoire intégrale Homoromance comportant des scènes à caractère explicite, réservé à un public averti

Mon avis :

Quand le passé revient comme un boomerang dans le présent et que la douleur du cœur se mélange aux paillettes tant recherchées et qui peinent à briller sur les mots qui apaisent les maux. Les paroles s’envolent, les écrits restent et font que rien ne tombe dans l’oublie… Surtout pas oublier…

Jonah s’occupe de sa mère depuis des années au détriment de sa propre vie. Il se débat dans cette vie qui ne lui fait aucun cadeau, sans espoir d’y voir un jour une lumière qui ferait briller les paillettes qu’il recherche en vain. Il s’est construit une énorme carapace autour de lui et ne laisse entrer personne. Seul Scott Cadwell avait réussi à passer au travers à force de patience et de persévérance. D’attraction aussi… Et d’envie. Jonah a vraiment cru qu’il ferait disparaître les démons qui refusent de le laisser respirer, il y a tant cru que lorsqu’il lui a tout repris, cela l’a mis à terre. L’abandon, la déception… Jonah ne peut pas… Alors qu’il pensait avoir fait une croix définitive sur son amour de jeunesse et tout ce qu’il représentait, les sentiments qui remontent tout à coup à la surface en se retrouvant devant lui douze ans après, lui prouve qu’il se trompait vraiment… Mais si son traître de cœur lui témoigne par ses battements frénétiques que tout est toujours aussi puissant, il est hors de question qu’il soit une nouvelle fois sa perte. Hors de question de lui faire confiance à nouveau alors que la déception fait encore si mal tant d’années après. Scott Cadwell a déjà eu sa chance et a tout piétiné comme si leur amour ne représentait rien pour lui. Qu’il aille tout simplement se faire foutre !

Après son départ, la découverte des mots de Jonha va définir l’avenir de Scott qui a œuvré pendant des années dans un seul but. But qu’il est sur le point d’atteindre, mais que Jonha va envoyer valser sans prendre le temps de peser le pour et le contre. Il ne veut rien lui devoir et même si Scott le comprend et s’y attendait, il refuse de lâcher prise. Il n’est plus cet ado qui a fait un jour le mauvais choix. Un seul regard de Jonha a réveillé tous ses espoirs, rien n’est perdu… Tout est à retrouver… C’est comme si c’était écrit… Les paroles s’envolent… Les écrits restent… Mais qu’en ait-il des actes ?

Un coup de cœur magistral !!!! Les mots de Marie H.J ont fait naître ceux de Jonha dans une émotion pure, profonde et bouleversante. Cette histoire d’un passé qui hurle d’envie d’un avenir qui ne s’oubliera pas. Un récit magnifiquement construit dans une alternance de passé et de présent qui apporte une dimension très profonde aux situations que l’on vit par procuration. L’alternance du temps et des points de vue des personnages font toute la force de ce roman qui est d’une sensibilité à fleur de mots. Jonha est complètement renfermé sur lui-même ne pensant qu’au-bien-être de sa mère qui ne lui permet pas de vivre sa vie. Même si cette dernière souhaiterait qu’il puisse avancer, il ne peut se résoudre à le faire avec cette épée de Damoclès qui pèse tout autant sur sa tête. Peur de l’abandon, manque de confiance, derrière cet homme d’apparence forte se cache un être fragile qui se fait bouffer par un secret qu’il ne peut divulguer tout en rêvant à ce que sa vie s’illumine un peu de paillettes. Il aurait tant aimé que ce soit Scott qui les lui offre et éclaire sa vie comme il a su le faire pendant un temps…

Scott, de manière indirect, n’a jamais baissé les bras malgré qu’il soit maladroit dans ses actes et cela prouve tout l’amour qui lui porte, cet amour qui est si vrai et si fort même si malgré son jeune âge il n’a pas sur faire les bons choix. Jonha est son maillon faible, tout autant qu’il est son maillon fort. Deux hommes à l’opposé l’un de l’autre que ce soit par les caractères ou encore leurs modes de vie qui s’attirent pourtant à force de sentiments comme deux camés en manque de leur dose…

Marie H.J nous offre à nouveau une perle parmi ses perles. Un roman certes différent, une fois de plus, mais qui nous émeut encore et encore par un sujet bouleversant qui touche pas mal de monde. Et pour ce faire, elle a utilisé un support dans lequel elle pose les mots sur les maux pour ne pas oublier. Le roman est rythmé par ses flash-back et ses chapitres courts alternant les points de vue des personnages pour notre plus grand bonheur. On ne sait plus si on souhaite arriver à un chapitre qui continuerait le présent ou nous plongerait dans le passé pour découvrir leur histoire dans sa globalité. J’avais le sentiment de vouloir tout lire en même temps ! Parfois cette alternance soulage, mais bien souvent, elle nous plonge dans les abysses de nos héros emportant alors mon cœur pour l’incruster entre les lignes et mes larmes avec les révélations.

Une magnifique romance bien construite aux personnalités fortes et au récit émouvant, prenant à nous retourner les tripes. Les personnages secondaires sont très attachants aussi et apportent leurs doses de lumière à l’histoire. Une fois de plus Marie a su me toucher en plein cœur avec ce roman qui m’a conquise du début à la fin.

Un grand merci à Marie H.J pour sa confiance et sa patience 😉 Merci de me permettre de vivre cette magnifique aventure des mots avec toi et la team ❤

Extrait :

« – Je ne te laisserai pas faire ce que tu veux, Jonah Kade ! reprend-il furieux. Parce que quand tu dis non, tu dis oui ! Je le sais trop bien ! J’ai peut-être ma part de responsabilités dans tout ça. Et peut-être qu’effectivement, je suis méprisable de toujours vouloir atteindre mon but sans te demander ton avis. Mais si je ne l’avais pas fait il y a des années, jamais nous n’en serions arrivés où nous en sommes. Jamais je n’aurais découvert tout ce que tu as à donner ! Alors, non, je ne m’excuserai pas pour ça. Ni pour tout le reste ! Fais-en ce que tu veux, mais une chose est certaine, tu devras composer avec !
Je recule toujours, le cœur battant de plus en plus fort. Je me heurte à un tronc d’arbre. Il arrête d’avancer, me laissant un peu d’espace. Ses yeux me fusillent d’un désir déroutant… La rage et la passion se mélangent entre nous. Je ne sais plus ce qui prédomine. Mon corps s’échauffe, comme mes poings. »

Extrait de
Jonah’s words Service Presse
Marie HJ

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L’avis de Carine sur le roman de Alexane Tolley : Boss Rules


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Auteur : Alexane Tolley

Editions : Addictives

Genre : Romance

Ebook : 4.99€

Résumé : 

Une règle à retenir : c’est lui, le boss.

Léopoldine est rêveuse, artiste, voyageuse et… fauchée.
Antoine est P.-D.G., strict, froid et… à la recherche d’une nouvelle assistante.
Dès le premier jour, la tension entre eux est électrique. Ils s’attirent, s’agacent, se défient.
Chacun refuse de craquer le premier. Chacun lutte contre cette attirance puissante, brutale, inexplicable.
Et s’il y avait plus que ça ? Et si une révélation-choc faisait tout basculer ?

Mon avis :

Un prologue très immersif qui donne le ton d’une romance qui nous emporte avec des personnages attachants auxquels on ne peut que succomber en quelques lignes…

Tout le monde a une seule et unique âme sœur. Et quand on a de la chance, on la rencontre. Et quand c’est fait et qu’ on est frappé au cœur, il n’y a plus personne qui compte… Mais la rencontrer peut être aussi tout simplement le souvenir d’un magnifique rêve… Le rêve d’une nuit qui compte et qui restera gravée à jamais…

Il y a des routes que l’on croise par hasard et on sait, dès le début que c’est une évidence, mais le bon timing ? Pas toujours…

Léopoldine n’a jamais manqué matériellement de rien depuis sa plus tendre enfance, mais devait toujours suivre les directives familiales sans jamais pouvoir sortir des clous. Même ses études lui ont été imposées. Un drame pour cette artiste rêveuse qui souhaitait pouvoir s’épanouir en intégrant l’école des Beaux-Arts. Après avoir répondu, selon son cœur à l’ultimatum de ses parents le jour de sa majorité, elle est partie faire le tour du monde pour apprendre sous d’autres cieux et découvrir les influences des différentes cultures. Mais désormais, à 27 ans, elle sait que les rêves de jeunesses sont derrière elle et qu’il faut qu’elle se pose, trouver un travail et penser à son avenir tout en continuant à exercer son art à ses heures perdues. Et c’est chez BioMag que son C.V va être retenu pour le poste d’assistante d’Antoine Delbarre, le PDG de la boite. Si l’entreprise est parfaite et répond à toutes ses attentes en ce qui concerne l’éthique et le poste qu’elle doit occuper, son Boss lui, est loin de l’être, il est juste tout ce qu’elle déteste, tout ce qu’elle a toujours fui…

Depuis la mort de son père, Antoine Delbarre a revêtu un costume qui ne lui correspond pas, mais qu’il porte néanmoins fièrement au doux souvenir de celui qu’il remplace. Sa passion, la musique qu’il partageait avec ses amis sur Paris, il a dû la mettre de côté pour s’acquitter de ses obligations familiales. Il vit aujourd’hui une vie qu’il a toujours refusée de vivre et qui lui fait perdre jour après jour cette étincelle qui le rend vivant. Mais n’est pas parce qu’il a hérité de cet héritage dont il ne voulait pas, qu’il ne doit pas être professionnel. Il oscille entre euphorie et découragement. Il est parfois heureux et fier de ce qu’il a accompli pour sa famille, mais trop souvent, il exècre sa vie s’oubliant beaucoup lui-même, devenant alors ce PDG taciturne, ténébreux et Ô combien triste…. Lorsqu’il va se retrouver face à sa nouvelle assistante super sexy, spontanée et joviale, il va vite comprendre que travailler à ses côtés va être une vraie torture. Une torture des plus délicieuses…

Avec Boss Rules, j’ai passé un excellent moment de lecture ! Moi, qui ai besoin de crédibilité dans mes lectures pour pouvoir accrocher, je dois avouer que là, j’ai passé outre mes interrogations sur le fait que ce soit possible ou pas, malgré que cela m’ait tiqué plusieurs fois. Pourquoi ? Tout simplement, car il y a des histoires qui touchent plus que d’autres. Tout simplement, car l’auteure a réussi à m’embarquer complètement dans son récit au point que j’ai voulu y croire, et j’y ai cru. Tout simplement, car ça l’a fait et de la meilleure des façons, sachant que je n’ai pas posé ma liseuse entre le prologue et le mot fin. C’est beau, tendre, addictif, bouleversant et captivant. Un récit qui a tous les ingrédients pour nous offrir du rêve et une lecture palpitante. Il faut dire que l’alchimie entre les personnages est tout de suite palpable. Ils passent leur temps à se chercher, se défier, s’agacer, se désirer… Deux héros qui se ressemblent, mais qui ont pris des routes différentes malgré qu’ils voulaient la même chose… S’en sortir par eux-mêmes, loin des obligations familiales en suivant leurs rêves…

Si pour Léo cela a été une évidence de choisir sa route face aux obligations de sa famille dysfonctionnelle tout en restant fidèle à elle-même, pour Antoine c’est beaucoup plus compliqué, car sa famille est aimante et attentionnée. Beaucoup de personnes comptent sur lui et il n’a pas le choix. L’amour d’une famille vaut tous les sacrifices du monde. De musicien lumineux, le voilà homme d’affaire taciturne, frustré tenant à bout de bras l’héritage de son père tout en gardant ses valeurs. Léo, cette héroïne pleine de mordant face à la vie, et si fébrile face à l’amour, va être le déclencheur de beaucoup de changements pour Antoine qui vont le pousser dans ses retranchements et lui permettre de se découvrir à nouveau.

Léo et Antoine sont des personnages vraiment forts et attachants, ils mènent une vie qu’ils n’ont pas choisie, mais devant faire abstraction de leurs rêves et de leurs ambitions. Deux âmes sœurs que le destin a réunies en leur donnant une seconde chance.

Seconde chance d’une vie.

Seconde chance d’un amour.

Seconde chance de vivre enfin sans entrave.

Rien n’arrive par hasard… Il faut juste savoir saisir ce que le destin nous offre au bon moment…

Avec Boss Rules, j’ai découvert la plume d’Alexane Tolley que je ne connaissais pas. Une plume à laquelle j’ai adhéré sans préavis et que j’ai hâte de découvrir à nouveau. L’auteure a su trouver les mots pour nous présenter ses protagonistes et pour nous plonger dans leurs tourments et dans le cheminement de leur destiné d’une manière tout à fait originale et attachante. Elle a su mettre en valeur à travers son récit tout un tas d’éléments qui constituent un équilibre de vie de deux manières différentes. Elle nous plonge également dans un univers qui change de nos habitudes livresques, en nous faisant découvrir cette entreprise qui est BioMag avec beaucoup détails et j’ai trouvé cela vraiment intéressant.

Une romance riche en émotions qui nous tient en haleine du début à la fin bien que peu de surprises sur le secret qui est dévoilé dès le départ. Aucune longueur à déplorer, bien au contraire, le rythme est juste parfait ! Tout est fluide et facile à lire. Prenant à tel point, que les pages défilent les unes après les autres sans qu’on puisse s’arrêter.

Je ne peux que vous recommander de découvrir cette belle lecture très rafraîchissante à votre tour en vous laissant porter par ces deux héros qui ne pourront que ravir vos cœurs.

Un grand merci aux Editions Addictives pour m’avoir permis de découvrir cette belle lecture en service presse.

Extrait :

***

Mon homme est de dos, en train de faire des étirements. L’eau dégouline sur son torse et une simple serviette blanche ceint ses hanches fines. Je déglutis en voyant ses muscles rouler sous sa peau. Il ne m’a pas encore vue, n’a pas encore senti ma présence, alors je l’observe. Je me délecte. J’ai l’impression que son squelette tatoué prend vie. Antoine se hisse en levant son bras puis se courbe comme pour toucher le sol. Il recommence l’opération de l’autre côté.
– Tu t’approches ou tu restes statufiée dans l’entrée ? me dit-il de sa voix chaude, sans se retourner.
– Tu m’as entendue arriver ?
– Non, même pas. Mais à l’instant où tu as été dans les parages, mon radar a détecté ta présence.
– Ton radar ? Hein ? Ne serait-ce pas plutôt cette antenne-ci ?
Je m’approche et me plaque contre son dos et mes mains sont irrémédiablement attirées vers son sexe. Je sais que c’est complètement irresponsable, que quelqu’un peut arriver, mais cet homme est juste un aimant irrésistible.
D’un geste leste, il se retourne et prend mes lèvres. Il se sert et je suis plus qu’heureuse de le contenter. Nos mains se fraient un passage, habiles, mutines, insatiables.
Des palpitations pulsent dans mon bas-ventre. Je ne suis pas sûre d’être un jour rassasiée de cet homme.
En ai-je envie ? Non, définitivement non.

Boss Rules, d’Alexane Tolley, histoire intégrale.

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L’avis de Carine sur le roman de Erin Graham Secret Stepbrother chez Addictives Editions


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Titre : Secret Stepbrother
Auteur : Erin Graham
Genre : Romance
Editions : Addictives
Ebook4.99€

Résumé :

Il n’a pas le droit. Il s’en fout.

Calden est rebelle, en guerre contre le monde entier, et ne se soucie que d’une personne : sa petite sœur Cassie.
Son monde vole en éclats le jour où il apprend que son père biologique, qu’il n’a jamais connu, est le sénateur Jacobs : un homme politique puissant et déterminé à étouffer le scandale de cette révélation.
Entre les paparazzi qui lui pourrissent la vie et les frais médicaux de sa sœur qui s’accumulent, Calden est forcé de conclure un pacte qui va changer sa vie.
Le deal est simple: le sénateur Jacobs prend en charge les frais nécessaires à Cassie et aux études de Calden, en échange de quoi Calden devra se plier à une mascarade de famille heureuse et unie.
Un seul écart, et le deal est rompu.
Sauf qu’il y a Harper, la fille adoptive du sénateur.
Elle est mystérieuse, sensuelle, innocente… et interdite.
Pour elle, Calden serait prêt à rompre tous les pactes.

Mon avis :

Calden est étudiant à l’université de New York. Un peu rebelle sous ses allures de Bad Boy et ses nombreuses absences, il tente en fait, tant bien que mal de gérer ses études et sa petite sœur qui a besoin de lui. Mais le résultat est là, malgré des notes plus qu’exceptionnelles, ses absences répétitives sont un point noir à son avenir qui devient de moins en moins certain. Poursuivre ses études tout en prenant soin de Cassie avec l’aide de sa tante Jen, est un rêve qui commence sérieusement à s’étioler… Depuis qu’il a perdu sa mère et son père de cœur dans un accident, plus rien ne va. Il ne s’octroie ni le temps, ni le droit de faire une pause. Tout comme sa tante qui pleure aussi la mort de sa sœur. Malgré leur déprime et leur désillusion, aucun des deux ne rend les armes, se battant chaque jour plus fort, plus loin pour y arriver en cachant tout leur désespoir derrière une carapace pas si solide que cela. Alors que la partie est presque échec et mat… Jen va tenter le tout pour le tout. Calden a droit à un avenir et Cassie doit s’en sortir ! Qu’importe les promesses, il est grand temps d’avancer le Roi sur l’échiquier de la vie de Calden pour qu’il lui rende la partie plus facile. Mais est-ce un bon choix de stratégie ? Calden va se retrouver face à son géniteur dont il ignore tout et qui s’avère être un adversaire de taille. Une partie sous contrat dont il ne faudra s’écarter sous aucun prétexte… Le deal est très clair… Aucun écart ne sera toléré. Cependant, il se pourrait qu’une pièce sur l’échiquier fasse tout capoter… Une jolie rousse aussi douce qu’incendiaire, aussi tentante qu’interdite va mettre à mal toutes les règles. Harper la fille adoptive de son Sénateur de père qui se retrouve être donc, sa demi-sœur… Une demi-sœur un peu trop sensuelle et surtout, un peu trop sexy…

Pour elle, Calden serait-il prêt à rompre le contrat ?

Encore une fois Erin Graham a réussi a m’embarquer dans cette romance qui change un peu d’univers et cela fait du bien. Une histoire d’amour qui ne devrait pas voir le jour malgré qu’il n’y ait aucun lien de sang. Mais les apparences sont trop importantes pour un Sénateur en pleine campagne, tout comme le contrat l’est pour Calden si il veut que Cassie s’en sorte. Contrat qu’il ne faut en aucun cas enfreindre sous peine de tout perdre… Il doit se montrer irréprochable en jouant au fils parfait dans une famille parfaite.

Calden va pourtant le transgresser en tombant sous le charme de cette sœur qu’il ne connait pas et qu’il ne peut considérer comme telle. Très vite, il va se rendre compte que cette dernière est loin d’être heureuse derrière la façade d’une jeune fille exemplaire . Maniaque et antisociale, Harper nage dans les obligations, l’âme en peine, en essayant de tout son cœur ne pas se noyer dans cette vie qu’il ne lui correspond pas.  Seule sa passion qui la transcende à ses heures perdues, la rend vivante et lui donne cette étincelle qui l’embrase et qui permet à Calden de la découvrir sous un nouveau jour. À vouloir absolument la faire émerger de sa grotte pour qu’elle se révèle, il fera tout pour la faire sortir de ses gongs en la poussant à bout. Tous les coups sont permis pour la faire réagir et la pousser dans ses retranchements. Mais Harper a trop de reconnaissance envers son père adoptif pour ne pas être à la hauteur de ses attentes. Trop d’envies inavouables envers ce frère qu’elle préfère éviter au risque de succomber… Malgré leurs différences et une éducation à l’opposé l’un de l’autre, Ils ont tout deux un point commun… Les cicatrices d’un passé qui les empêchent d’avancer et à cause desquelles ils ont érigé des murs autour de leur cœur. Des murs qui vont se briser laissant place à la vulnérabilité de chacun. Une connexion sincère et intense où chacun est le refuge de l’autre en bien des manières dans le plus grand des secrets, préservant une bulle qui ne leur appartient qu’à eux.

Avec Secret Stepbrother, on pourrait s’attendre à une histoire torturée entre un bad boy et une belle rouquine assez fleur bleue, mais il n’en est rien de tout cela. Calden un Bad Boy ? Détrompez-vous ! Sous ses airs de mauvais garçon, il a tout d’une belle personne. Intelligent, mature et attentionné, il est tout en contradiction entre l’aura et l’autorité qu’il dégage et ses tatouages. Tout en contradiction entre la lueur sauvage de ses yeux et la douceur dont il sait faire preuve, se souciant beaucoup des autres et particulièrement de Harper avec qui partager un appartement devient de plus en plus compliqué. C’est aussi un garçon dont les désillusions à son jeune âge l’empêchent de croire que les happy -end puissent exister pour lui. Mais le bonheur est une chose précieuse qui se chérit et se cultive avec les valeurs de la vie et ce lien invisible qui l’unit petit à petit à une famille qui cherche à lui faire une place va prendre de plus en plus d’importance.

Harper quant à elle, derrière sa fragilité et son manque de confiance, elle fait partie de ses héroïnes à qui on souhaiterait ressembler. Malgré son passé, malgré ses fêlures et ses craintes, c’est une jeune femme courageuse. Plus forte qu’elle ne le montre ou encore qu’elle ne le pense elle-même. Elle a un tempérament de feu qu’elle étouffe dans sa vie quotidienne en se montrant de glace. Mais sous le regard inflammable de Calden, la glace pourrait ne pas faire long feu, laissant alors place à un brasier qui se révélera chaud bouillant.

Secret Stepbrother m’a énormément touchée, car une fois de plus, Erin Graham dose à la perfection l’alternance de son humour avec cette sensualité à faire rougir de plaisir et les sujets profonds et lourds qu’elle nous offre. Ses personnages sont tous simplement géniaux dans leurs rôles et nous apportent tellement d’émotions et de sensations que cela en est toujours aussi déroutant. Sa plume est toujours aussi naturelle et les dialogues toujours autant addictifs ! On ne se lasse pas des récits d’Erin Graham et celui-ci ne fera pas exception. Je suis indéniablement amoureuse de Calden…. Surprise et conquise par Harper….

Autour d’eux, gravitent des personnages qui ont chacun une personnalité différente et qui sont à tomber ! Particulièrement, le jeune Wily qui apporte une touche de fraîcheur magnifique au récit, mais dont Erin Graham se sert aussi pour montrer justement ces liens qui se tissent avec Calden en acceptant de partager des choses personnelles avec lui alors qu’il ne le supporte de personne. Cassie et son sourire qui montre que la vie doit être vécue qu’importe la force qu’il faudra déployer pour y arriver. Et que dire de la grand-mère de Harper ! Un véritable phénomène, une personne sage dans sa folie et qui sera un pilier pour la belle rouquine et une bouffée d’oxygène pour nous. Quand au Sénateur ? A vous de le découvrir 😉

Un grand merci aux Éditions Addictives et à Erin Graham pour cette magnifique romance que je vous recommande.

Extrait :

***
Sans réfléchir, je me dirige vers sa porte et l’ouvre, jugeant inutile de frapper, vu le niveau sonore de la musique.
Je me statufie devant la scène qui s’étale devant mes yeux. De dos, torse nu, il est penché en avant, en train de retirer son pantalon… Il n’a pas de caleçon…
Seigneur… Mes yeux jusqu’à présent vierges de ce genre de visions incroyables se fixent sur ce dos et… ces fesses musclées… le haut de ses cuisses…
J’ouvre la bouche, mais rien ne sort. Tout ce que je suis capable de faire, c’est de me cramponner à la poignée de la porte…
Une violente chaleur me percute… Un besoin, un désir incroyable. Jamais je n’ai été confrontée à un homme aussi sexy. Torride.
Je dois sortir de cette pièce !
Il se redresse lentement en remontant son pantalon, le rattache en soupirant et tend la main vers son enceinte pour en baisser le volume.
– Oui ? demande-t-il en se tournant vers moi, en attente.
– Je…
Je retrouve ses yeux, alors que je suis totalement chamboulée par… par lui. Pieds nus, son pantalon qui tombe vraiment très bas sur son ventre… Ce V… ces abdos… Cette peau. Ces muscles. Tous ces muscles. Ces fesses qui viennent se graver en filigrane dans mon esprit. Le désir effleure ma peau de l’intérieur, l’atmosphère autour de moi crépite violemment.
Comment puis-je me concentrer dans ces conditions ?
– Tu ?
Qu’est-ce que je voulais dire déjà ?
– Je… Je ne t’ai pas snobé aujourd’hui.
Je déglutis alors qu’il avance encore et que je recule, me heurtant à la porte que j’agrippe toujours.
– Ah non ? C’était bien imité pourtant.
Il pose ses mains sur ses hanches en avançant encore… Je vais me liquéfier d’un instant à l’autre…
– Oui, mais non. C’est justement tout l’inverse. Je… je te fuyais. C’est tout.
Je n’aurais pas dû avouer ça. Énorme erreur. Il relève un sourcil, surpris. Mon regard caresse ses cheveux hirsutes, insolents, à son image.
– Et pourquoi ?
Il avance encore d’un pas, se plaçant juste devant moi, me dominant de toute sa hauteur. Je baisse les yeux, le cœur battant à n’en plus pouvoir.
– Parce que j’avais peur… je murmure à peine.
– Peur de quoi ? insiste-t-il d’une voix ferme.

***

Secret Stepbrother, d’Erin Graham, histoire intégrale.

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L’avis de Carine sur le roman de Avril Sinner : Jusqu’à ce que la mort nous sépare, chez Black Ink Editions


41tT1UJqwSLTitre : Jusqu’à ce que la mort nous sépare

Auteur : Avril Sinner

Genre : Romance

Editions : Black Ink

Ebook :4.99 €

Résumé : La vie ne tient parfois qu’à un fil. Un acte. Une décision.
Le train de 8h00 entre en gare. Alex a un pas à effectuer. Un pas et tout s’arrête. C’est la fin.
Et si ce n’était que le début ?
Sauvée in extremis par un inconnu frappé d’amnésie, sans identité, le destin de la jeune femme prend une direction inattendue.
Elle est sans avenir. Il est sans passé.
Elle souffre trop. Il ne ressent rien.
Elle ne veut plus personne. Il n’a qu’elle.
Tout les oppose et pourtant… Un lien étrange, inéluctable, va naître entre eux.
Qui est-il ? Leur rencontre est-elle le fruit du hasard ?
Alex, bien que psychiatre, n’a aucune réponse. Cependant, elle va vite comprendre que croiser la route de cet homme mystérieux, aussi fascinant qu’effrayant, ne sera pas sans conséquences.
Elle a un choix à faire. Un seul. Mais a-t-elle encore le pouvoir de décider ?
On dit « jusqu’à ce que la mort nous sépare ». Et si la mort nous unissait ?

Mon avis :

Bouleversant, déroutant, éprouvant, dévastateur…

Jusqu’à ce que la mort nous sépare fait partie de ces romans qui percutent au point de ne pas pouvoir avoir assez de mots, ni même les bons mots, pour arriver à donner un avis à sa juste valeur. Comment parler de cette histoire atypique, comment partager toutes ces émotions que j’ai pu ressentir et qui m’ont emportée dans un tourbillon dévastateur entre l’espérance, les larmes et mes croyances ? Un roman déchirant et plein d’espoir à la fois que je relirai encore et encore…

Jusqu’à ce que la mort nous sépare, une expérience livresque unique, bouleversante et hors du commun. Une lecture qui vous transporte au-delà d’une certitude rendue fragile dans notre réflexion sur la mort, entraînant alors la réflexion sur la vie et tous ces liens qui nous unissent et qui se désunissent face à la fatalité du destin.

Un pas, un tout petit pas… Et tout peut finir. Et si finir était aussi recommencer ? Et si cette mort qui nous appelle était le début d’une autre vie… Le début d’un recommencement ? Mais si à contrario tout devenait le néant et la souffrance cessait enfin ?

Alex n’en est plus au point de se poser toutes ces questions lorsqu’elle se retrouve à la gare prête à franchir ce tout petit pas qui la délivrera de sa souffrance. Prête à en terminer avec le supplice qu’est devenu sa vie. Un an. Cela peut paraître beaucoup pour oublier, mais peut-on quantifier la peine d’un deuil ? Comment oublier lorsque chaque matin la douleur qui vous tord les tripes est toujours aussi forte ? Comment oublier lorsque seule, vos pleurs ne sont que hurlements ? Comment avancer lorsqu’on a tout simplement plus la force de lutter…

Alex est psychiatre. Mais Alex est aussi suicidaire ! Paradoxal pour une psy me direz-vous ? Et pourtant, nul n’est à l’abri de sombrer lorsque sa vie se brise… Elle n’a plus le goût à rien et encore moins à celui de vivre. Son être est brisé, éclaté en des millions de particules. Faire ce pas qui la libérera à tout jamais lui importe peu. Elle n’a pas peur de la mort… Elle l’appelle même de tout son être pour qu’elle la libère enfin de son carcan. Un tout petit pas sur ce quai de gare à l’arrivée de L’Express régional JQ2042 … Qui la mènera vers sa liberté… Chance ou malchance, elle sera sauvée de justesse par un homme qui va changer son destin.

Cet homme l’intrigue. Son regard l’intrigue. Parfois vide, parfois dérangeant. Il dégage une puissance douloureuse et inqualifiable, lui inspirant néanmoins une sorte d’apaisement. Sans savoir pourquoi, elle va faire le choix de l’aider. Lui, cet homme sans passé et Elle, cette femme sans avenir vont devenir durant un temps, essentiels l’un à l’autre. En cherchant à savoir qui il est, Alex va se retrouver face à la seule personne capable de l’accueillir telle qu’elle est, avec son chagrin, son deuil et sa folie… Elle va vaciller entre l’ombre et la lumière jusqu’à devoir faire un choix dont la décision finale lui file petit à petit entre les doigts…

Un roman coup de poing, coup de coeur ou encore, coup dans l’âme… Jusqu’à ce que la mort nous sépare est un titre qui pourrait prendre n’importe quelle direction et qui ne va pas se gêner pour nous mettre sur plusieurs routes qui vont néanmoins toutes se relier en une, la destination finale.  Un roman qui me parle et dans lequel j’ai facilement pu m’identifier au personnage d’Alex, même si je n’ai jamais vécu le drame de sa vie. Il faut dire qu’Avril Sinner a eu les mots justes, les mots qui percutent et qui vous broient les tripes et le cœur à de nombreuses reprises. Ce qu’éprouve Alex est tellement puissant que cela en est éprouvant. Tout comme X qui derrière tout son mystère fait osciller nos sentiments. On l’aime autant qu’on souhaiterait le détester. On veut qu’il reste autant qu’on souhaiterait le voir partir…

Avec ce récit, l’auteure nous emporte dans un univers plus sombre qu’à son habitude, et moi qui suis fan de sa plume et qui adore tous ses romans, je peux vous dire que celui-là sera mon plus gros coup de coeur. Dès le prologue, elle nous emporte dans un récit fort, énigmatique et angoissant, écrit avec profondeur. J’ai pleuré. Beaucoup pleuré. Mais j’ai surtout aimé ressentir tout cela. Qu’importe la douleur, lorsque la lumière arrive, je pouvais reprendre mon air que je retenais tant. Que ce soit le côté obscur et psychologique aux thèmes très philosophiques de la première partie, ou le plus lumineux de la seconde ! Je peux dire que je n’ai pas simplement lu ce récit, mais je l’ai carrément vécu avec nos protagonistes. Leurs émotions deviennent les nôtres, tout comme leurs douleurs et leurs doutes ainsi que leurs regards sur ce qui ne se voient pas, nous entraînant alors avec eux au milieu de leurs ombres obscures.

La plume subtile d’Avril Sinner aborde des sujets délicats et manie avec brio les mots pour parler de la mort, du deuil et la dépression. La dépression d’Alex touche plus que de raison. L’impact du drame est fort, trop fort et la perception de son avenir devient alors complètement déstructuré. L’auteure ne pouvait pas plus nous immerger dans sa douleur. Elle est brillante et sait toucher là où cela fait mal. Une fois de plus, elle nous montre tout son talent. Tout le roman est richement travaillé et possède un cheminement psychologique et philosophique mené de main de maître d’un bout à l’autre, nous emportant dans un suspense mystérieux et captivant qui va nous retourner autant les tripes que les neurones. Chaque situation compte. Chaque mot compte. Tout prend son sens au moment voulu. L’amour est là, à chaque page. L’amour qu’on pleure, l’amour qui fait mal comme celui qui fait du bien, l’amour qu’on découvre, l’amour qu’on n’arrive plus à donner… Tout au long du roman, l’amour est là et bien là. Il transpire des pages et s’insinue au plus profond de nous pour nous permettre de ressentir tout ce qu’il inspire.

Jusqu’à ce que la mort nous sépare, est aussi un roman pile ou face comme j’aime l’appeler, car s’il m’a touchée au plus haut point, s’il a été un coup de cœur énorme, mais aussi un coup dans l’âme, il faut avoir l’esprit ouvert sur la mort pour que cela puisse le faire. Un esprit trop cartésien ne l’appréciera pas à sa juste valeur, mais pourra tout de même le trouver très intéressant, les émotions juste moins exacerbées. La science est une vérité, mais croire à ce que l’on ressent n’est pas non plus un mensonge… J’en ai tellement à dire sur ce roman que je dois me freiner pour ne pas spolier, alors par ce fait, je vous laisse ce grand plaisir de vous y aventurer par vous-même, l’effet ne sera que meilleur !

Un grand merci à Black Ink Éditions pour m’avoir permis de découvrir cette pépite livresque. Merci à Avril Sinner de m’avoir happée en plein cœur de son récit qui m’a complètement chamboulée, mais surtout conquise.

 

Extrait :

« Il y a du monde pour assister à mon départ. Normalement cela devrait me freiner, mais c’est le contraire. Là, tout de suite, je n’ai plus aucune empathie, plus aucune envie de les voir, de les entendre. Ici, sur ce quai, je suis seule parmi les autres. Ces gens me montrent à quel point leur vie continue alors que la mienne est ravagée. Se lever, se préparer, déjeuner, aller au travail, revenir, s’occuper des enfants et recommencer. Une routine bien huilée que je suis censée retrouver aujourd’hui. Oui, c’est le jour de ma reprise. Mon grand retour dans la normalité. Mon attention se porte sur l’horloge de la gare. 7h45. Encore 15 minutes. Est-ce que j’ai peur ? Pour être honnête, un peu. Mais c’est tellement infime par rapport à ce que je supporte chaque jour, chaque instant depuis un an.
Un souffle d’air balaie mes cheveux, la surface métallique frôle mon nez puis s’arrête dans un cri strident. Incapable d’effectuer le moindre mouvement, je ne bouge plus. Je sais que je suis trop près du bord, que j’ai franchi la bande rugueuse de sécurité sur le sol et derrière laquelle tous attendent. Peut-être me prennent-ils pour une rebelle. Cette idée m’arrache un sourire. Je n’ai tout simplement pas le courage de faire trois ou deux pas. Non, juste un.
Les portes s’ouvrent, crachent leurs voyageurs, vite remplacés par d’autres. À cette heure de pointe, ils se précipitent, se bousculent dans l’espoir de gagner une place assise. C’est vrai que c’est super important. Ridicule. Dire que j’étais comme eux, avant.
La sonnerie annonce déjà le top départ. Quelques retardataires courent. Ils font bien car le trafic risque d’être perturbé. De nouveau le souffle d’air et le vide, devant moi, sur le quai. Celui d’en face est encore bondé. Une femme porte un rouge à lèvre rouge vif, une autre lisse sa jupe dans un geste nerveux et répétitif, deux jeunes filles rigolent ensemble et…
Un frisson remonte le long de ma colonne, raidit ma nuque. De l’autre côté des rails, je ne vois plus que lui. J’ai envie de partir en courant, en hurlant, mais je me pétrifie. Figé dans son costume sombre, trop élégant, au milieu d’une foule qui paraît tout d’un coup informe, désuète, immonde, il me fixe. Une terreur inimaginable me submerge, m’étouffe. Dans ses yeux pourtant si bleus, j’entrevois toute la noirceur du monde et, happée par son regard, je plie sous le poids de la douleur, mais surtout de l’interdit. Mes traits se crispent, ma bouche se tord. Pourquoi j’ai si mal, si froid, si peur ? Qui est-ce ? L’arrivée de son train rompt ma connexion morbide. Immobile, j’attends qu’il reparte puis, effrayée, perdue, je le cherche. Il n’est plus là. Une tristesse inouïe remplace l’effroi. Mes larmes coulent toutes seules, inondent mes joues. Un trou béant s’ouvre dans ma poitrine. Pourquoi je pleure ? Mes souvenirs affluent maintenant les uns après les autres. Ma vie défile à toute vitesse dans ma tête. Jusqu’au point de rupture. Ce jour où je l’ai perdu. 8h00. L’express régional JQ2042 va entrer en gare. C’est ton anniversaire aujourd’hui. Celui de ta disparition. Et ce sera le mien. Un pas, un tout petit pas…
Extrait de Jusqu’à ce que la mort nous sépare Avril Sinner

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L’avis de Carine sur le roman de Farah Anah La romance de ma vie… TU PARLES !


41iJ1NP0xYL._SY346_Titre : La romance de ma vie… TU PARLES !

Auteur : Farah Anah

Genre : Romance comédie romantique

Editions : Black Ink

Ebook 4.99€

Résumé :

Alizée, auteure à succès, ne sort pas de chez elle.
Alizée possède un vieux chat violeur nommé Vampyr.
Alizée ne porte que des pyjamas pilou, n’en déplaise à certains.
Alizée n’aime ni les enfants, ni ses parents, ni… Non la liste serait trop longue, restons sur ce qu’elle aime…
Alizée adore la tranquillité, de ce fait, elle ne supporte pas son voisin canon qui fait crier les filles, une fois la nuit tombée. Elles pourraient faire preuve de solidarité, après tout !
Alizée va donc en découdre avec…

Ervin est beau.
Ervin est musclé.
Ervin plaît aux femmes et il le sait. PIRE ! Il en profite à fond !
Ervin est un incorrigible arrogant.
Ervin est horripilant.
Ervin a une voisine qui lui résiste, et il compte bien la faire ployer…
Sauf qu’il ne s’attendait pas au phénomène Alizée…

Mon avis :

Alizée est une auteure à succès très connue pour ses écrits, mais qui refuse l’exposition, se cachant derrière ses pseudos d’auteurs, déclinant toute interview ou encore plateau télé. Elle vit en ermite dans son petit appartement parisien très cosy avec son chat Vampyr, pianotant sans cesse pour faire vivre ses récits en se nourrissant de pizzas surgelées. Elle collectionne les Best-sellers dans plusieurs univers, comme la Fantasy ou encore le Thriller. Cependant, en ce qui concerne la romance, elle vit le syndrome de la page blanche depuis bien trop longtemps. Si elle excelle dans les romans sombres, c’est pour extérioriser toute la noirceur qui émane d’elle. La lumière a cessé de briller depuis bien trop longtemps et l’amour ne fait plus partie de son vocabulaire. Elle le fuit, elle le hait… Comment peut-on arriver en écrire lorsqu’on n’y croit pas soi-même ? Malgré tout, elle a des engagements et la pression de sa maison d’édition n’arrange pas les choses.

Alors, lorsque son nouveau voisin emménage et qu’elle peine à pouvoir écrire sous les hurlements constants de ses conquêtes d’un soir, on peut dire qu’elle pète vite un câble et va lui déclarer la guerre sans somation. Car Alizée est loin d’avoir la langue dans poche ! Sous ses faux airs de poupée, elle pourrait facilement être l’héroïne d’un de ses Thrillers bien sanglants et le voisin ne passerait sûrement pas le prologue vivant ! Il fait vraiment tout pour la faire sortir de ses gongs.

Ervin, le stéréotype parfait du héros de ses romances comme sorti des pages par enchantement. Un cliché ambulant ! Canon, sexy et sûr de lui, qui n’a pas la langue dans sa poche non plus et dont l’arrogance transpire de tous les pores de sa peau, va se mettre en tête de draguer sa voisine pour faire plier sa résistance face à son sex-appeal. Le jeu peut commencer, la guerre est déclarée. Cachez-vous, ça va péter !

La romance de ma vie… Tu parles ! Un roman léger, rafraîchissant et complètement barré qui ne l’est pas tant que cela finalement. Si Farah Anah joue la carte de la comédie et va nous faire rire plus que de raison, elle nous offre aussi une héroïne imbuvable, pleine de complexes et loin de faire partie des canons de beauté qu’on a l’habitude de rencontrer dans nos lectures. Alizée est ronde, mais surtout une chieuse de première. Très cynique, on peut dire qu’elle a un vrai caractère de merde et elle l’assume ! Elle est telle qu’elle est et si cela ne plait pas, elle en a vraiment rien à faire. D’ailleurs, si elle ne vous plait pas, vous pouvez toujours refermer le roman, elle s’en balance complètement. Elle n’est pas là pour vous plaire, elle veut juste vivre sa romance et voir ce qu’il se cache dans le caleçon de son voisin qui fait autant beugler ses conquêtes, mais surtout sans qu’il sache qu’elle aimerait bien voir ! Vous me suivez toujours ? Alors on continue, car face au dit voisin, les choses vont se compliquer. Il n’est pas du genre à lâcher prise et compte bien arriver à ses fins.

Qui des deux fera plier l’autre ? Trop fière, Alizée ne peut pas avouer être attiré par ce queutard a la plastique parfaite, mais dans leurs moments de trêves, il se dévoile et elle peut déceler des valeurs qui lui tiennent à cœur et qui apporteront quelques faiblesses à sa résistance. Il peut être doux, gentil, et facilement se mettre en colère face aux complexes de sa belle voisine. Il va la pousser à s’accepter, à se sentir désirable, décelant les failles qui la rendent telle qu’elle est. Mais c’est face à deux murs de béton que chacun deux se retrouve. Alizée n’a rien du dragon qui pourrait se transformer en Princesse devant un bellâtre, à part peut-être lorsqu’il lui prépare des pan-cakes…. Tout comme Ervin ne se changera jamais en Prince charmant préférant un jeu constant du chat et de la souris sans jamais vouloir l’attraper vraiment.

Une romance … Tu parles ! On pourrait plutôt penser qu’Alizée s’est enfuie d’un autre roman de Farah, Le sang des sauvages où la haine, la violence, le désir et l’amour s’entremêlent ! Un titre que je trouve parfait pour cette héroïne que je n’arrive pas vraiment à dire si je l’ai aimé ou pas ! Parfois, elle porte un peu sur les nerfs et j’aurais aimé que son vocabulaire de charretier ne soit pas aussi brut de décoffrage tout au long de la lecture. C’est dans ses fêlures, qu’elle m’a touchée et m’a apporté de l’émotion. Puis, c’est dans ses durites qui pètent les unes après les autres qu’elle m’a fait rire, alors que dire ?… Elle est comme elle est, c’est son personnage et l’auteure l’a assumé jusqu’au bout, ce qui est tout à son honneur. Une chose est sûre, elle m’a vraiment fait passer un bon moment de lecture. Ervin en est-il plus la cause ? Fort possible, assurément même. J’en suis tombée follement amoureuse. Puis, il est bien connu que les hommes canons s’acoquinent toujours des femmes les plus chieuses non ? Et ils n’en sont pas malheureux pour autant, bien au contraire, leur vie ne peux qu’être pimenté à forte dose 😉

La romance de ma vie… Tu parles ! Est un récit à dévorer sans modération à un moment où on a besoin de rire et de légèreté, comme cela a été mon cas. Une belle parenthèse de lecture hilarante, sensuelle, qui ne manque pas non plus de cheminement psychologique ni de rebondissements. Les petites joutent verbales de nos deux héros sont tout simplement captivantes et très addictives au point qu’on ne souhaite à aucun moment que cela ne s’arrête. Malheureusement, l’intrigue pour ma part n’a pas été une surprise dans sa totalité, mais j’ai aimé en découvrir tous les tenants et les aboutissants et toutes les situations cocasses… Ou pas, qui les ont accompagnés. Une lecture que je ne peux que vous conseiller de lire en vous laissant porter par tous les protagonistes, autant les principaux que les secondaires, sans oublier Vampyr et Dédé qui ont fait, pour ma part, ma journée lors de leur découverte ainsi que le plus gros fou-rire du roman !

Ce roman est un cocktail détonnant de bonne humeur et de vapeur à haute dose. Fan de Comédie romantique, ce roman est fait pour vous ! Ne passez pas à côté !

Un grand merci à Black ink Editions pour m’avoir permis de découvrir cette romance en service presse numérique.

Extrait :

Lorsque les premières lueurs du matin s’invitent dans mon salon, je regrette de ne pas avoir laissé mon voisin torché à son sort, seul sur le palier. Il est sept heures et il m’est impossible de me rendormir, aussi confortable que soit mon canapé. L’idée de retourner dans mes draps me tenaille, toutefois, me confronter au ronfleur fou m’empêchera tout autant de sombrer. Pas à cause de ses ronflements, non… Un grincement m’interpelle. Mon attention est concentrée sur les bruits de pas qui se rapprochent. J’ouvre un œil, mais il s’est déjà rendu en cuisine. OK, je peux dire au revoir à ma grasse matinée.
— Tu t’es perdu ? bâillé-je en rejoignant le claquement des placards. Fuck ! Ervin se balade devant mon plan de travail, tasse en main, toujours en boxer. Rien qu’en boxer. Je déglutis, lorsque mes yeux butent sur son membre turgescent, faisant coucou à la lisière de son sous-vêtement. Enfin, « coucou » est un maigre mot, considérant tout ce qui dépasse. Oh. Mon. Dieu.
— Désolé, je ne pensais pas te réveiller. Où est le café ? Encore embrumée, je lui indique l’étagère, sans défaire mon attention de son érection. Nom d’une bi… euh, pipe ! Que fait cette chose dans mon appartement ? Dans ma cuisine ? Serais-je toujours en train de rêver ? Enfin, de cauchemarder.
— En fait, à ce stade, je ne comprends pas pourquoi tu t’emmerdes avec un boxer…, soufflé-je, scandalisée. Tu peux ranger ce truc ? Il met quelques secondes à saisir, suit
aussitôt la trace de mon regard. À ma surprise, il hausse les épaules, penche son pénis pour l’enfouir entièrement dans le bout de tissu élastique. Bonté divine, il s’étale presque jusqu’à sa hanche ! Ervin m’oppose ensuite son dos pour se préparer du café.
— Désolé, érection matinale. En même temps, c’est toi qui m’as déshabillé. Moi, je n’ai pas trouvé mes fringues. Exactement comme sur ses photos Instagram, les phrases « Do not fear death. Fear a life of mediocrity » sont tatouées sur ses dorsaux, juste au-dessus d’une magnifique carpe koï.
— Elles sont dans la salle de bains, réponds-je machinalement, hypnotisée par son cul. Je déglutis. Maudis mon hospitalité.
— OK. Bon, au moins, la vision du monstre t’aura immunisée.
— Qu’est-ce que tu racontes ?! Sans se démonter, il poursuit, désinvolte.
— Que t’en verras pas deux comme ça.
Non, mais le beauf ! Est-il sérieusement en train de vanter la taille de sa queue ?

Extrait de La romance de ma vie… tu parles !

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L’avis de Carine sur S.O.E.N – Solitaire, Ombrageux, Envoûtant, Naturel, un roman de Fanny Twice.


512AVeIJROLTitre : S.O.E.N. – Solitaire, Ombrageux, Envoûtant, Naturel

Auteur : Fanny Twice

Genre : Romance

Editions : Addictives

Ebook : 4.99€

Résumé :

Intimidant, inquiétant… attirant.

Soen est solitaire, sombre et mystérieux. Il comprend les chevaux mieux que personne et ne se fatigue pas à parler aux cavaliers.
Sauf que Livia en a décidé autrement. Elle est curieuse, solaire et veut tout savoir de cet homme aussi intrigant qu’intimidant.
Soen voudrait l’empêcher de faire voler en éclats le fragile équilibre de sa vie… mais il est incapable de résister.
Tout les sépare, ils n’ont rien à faire ensemble… mais chacun est pour l’autre le plus beau défi de sa vie.

Mon avis :

Ils n’ont rien en commun et pourtant il deviendra son Sud, son Ouest, son Est et son Nord… Il sera sa boussole, la rose qui va la conduire non pas au gré du vent, mais plutôt au gré de son cœur sur la route d’un avenir insoupçonné. Elle, sera sa lumière, son plus beau défi, sa renaissance….
Elle c’est Livia, une jeune fille de bonne famille, bonne cavalière en saut d’obstacles qui, sur les conseils de ses parents, va devoir passer quelques semaines dans un centre de prestige en vue de se qualifier pour le championnat national. Elle doit mettre toutes les chances de son côté pour rendre fier son entourage et pour cela, elle se doit de s’investir pleinement, car c’est tout ce qu’on attend d’elle… Une fois de plus, elle n’a pas osé aller à l’encontre de la volonté de ses parents. A 19 ans, elle les laisse diriger sa vie qu’ils ont déjà toute tracée et même si cela l’oppresse, elle se trouve très chanceuse, ne sachant pas encore où est son avenir. Son éducation est un peu à l’image de ce qu’elle attend de son cheval, guidée par ses Rênes pour apprendre : Discipline, Rigueur, perfection et Contrôle.
Dès son arrivée au centre équestre, elle succombera à la beauté ravageuse d’un jeune cavalier qui a tout pour plaire. L’homme parfait dans toute son apparence… tout en surface.  Beau, riche, éduqué, le gendre idéal qui ferait la fierté de ses parents. Si dans un premier temps elle va se laisser charmer par ce dernier, il ne sera pas le seul à attirer la belle Livia qui, d’abord impressionnée puis intriguée par un employé mystérieux du centre, va se donner comme mission de se rapprocher de lui pour partage son art, mais aussi son amitié. Animée par une même passion, Livia va l’apprivoiser tout en douceur. Tout comme une approche avec un cheval sauvage qu’on apprend à éduquer dans le respect de sa nature, tout en s’éduquant soi-même pour être à sa hauteur et mériter cette tâche. Cet homme refuse tout contact en dehors de ses chevaux et se cache sous un masque qui le définit aux yeux de tous comme un être très flippant. Le palefrenier du centre est beaucoup plus à l’aise et en osmose avec les chevaux qu’avec le genre humain en général qu’il préfère fuir… Et c’est ce qu’il tentera de faire avec Livia qui refusera de lâcher prise.
Livia ne se doutait pas en arrivant qu’elle allait passer les semaines les plus intenses de sa vie, avec les chevaux, ses camarades, mais surtout avec lui… Lui qui sera le déclencheur de la découverte de sa vraie personnalité… Lui, si Solitaire, Ombrageux, Envoûtant et Naturel… Soen… Cet homme si authentique, respectueux et innocent… qui ne pense pas mériter mieux que cette vie de reclus.
Fanny Twice, un beau duo de plumes qui a fait battre mon cœur pour un couple de protagonistes époustouflants ! Époustouflant par le naturel, la passion, par l’alchimie qu’ils dégagent au-delà des pages et cette connexion qui les rend si uniques. Par leurs silences et la beauté de leurs âmes et les messages que les auteures nous adressent entre les lignes pour nous ouvrir en même temps que nos héros. Epoustouflant aussi par ce cheminement qui m’a fait verser des larmes, mais qui était le seul chemin à prendre pour que le récit soit réaliste et bien mené.
Si au début de ma lecture j’ai été un peu sceptique de par le caractère de Livia que je trouvais un peu trop jeune, capricieuse et dont les réparties étaient dignes d’une gamine de 15 ans me donnant l’impression d’être dans un roman pour Ado, l’univers dans lequel se déroulait la lecture était cependant plus que plaisant. Cela m’a permis de m’immerger facilement dans un premier temps en faisant abstraction du caractère de l’héroïne, en me focalisant plus sur le mystère que représentait Soen. Puis rapidement, le récit prend une tournure qui m’a vraiment accrochée et je n’ai plus pu le lâcher avant le mot fin. Les auteurs ont fait évoluer les personnages dans le temps et c’est ce qui rend le roman sublime, juste et pragmatique. Livia va gagner en maturité et délaisser cette éducation qui la rend si superficielle pour puiser au fond d’elle qui elle est vraiment.
Élevée dans un monde où le paraître est plus qu’ important, son reflet dans le miroir ne lui renvoie plus qu’une simple image illusoire…  Livia va se laisser dompter par la beauté du cœur qui reflète celle de l’âme.
Une très belle histoire sur une renaissance, mais aussi une introspection qui amène à remettre en question ses propres valeurs.  Face à Livia, Soen va se retrouver désorienté, perdu, hésitant… Elle le voit lui tel qu’il est et non ce que son image renvoie aux autres. Elle voit dans le reflet de ses yeux au plus profond de son âme, son cœur pur et la beauté qui s’en dégage… Elle devient petit à petit le soleil qui amènera la lumière dans sa vie et lui permettra de se découvrir lui-même dans son regard, se laissant porter par cet amour qu’il découvre… Ces moments présents… Uniques et si précieux… Les barrières tombent une à une, ouvrant alors son cœur et le laissant cavaler au triple galop.
Amoureuse d’un lieu, amoureuse d’un univers et amoureuse de lui… Lui, ce palefrenier qui sait murmurer à l’oreille des chevaux, mais aussi à celles de la belle cavalière avec un langage bien à eux. Ils se parlent dans leur silence, s’aiment dans leur regard, s’apprivoisent dans leurs gestes, dans cette confiance qui s’instaure, mais aussi dans leurs doutes et dans leurs peurs.  Livia va faire voler en éclat la timide vie de Soen, son équilibre si fragile et réglé comme du papier à musique. Elle va lui faire découvrir la force et la confiance que peut apporter l’amour, mais aussi que les apparences peuvent être trompeuses dans le sens inverse. Elle qui fait partie de ce monde qui le méprise et qui pourtant ne s’est pas arrêtée à la surface de son physique… Livia ne peut malheureusement pas le réparer, juste lui ouvrir son cœur pour lui faire oublier les cicatrices et faire ressortir le meilleur de lui-même tout en faisant de même avec sa propre personne. Ils vont devoir se construire, apprendre à s’accepter tels qu’ils sont vraiment aux yeux des autres. Affronter leurs peurs et gagner cette liberté de vivre qui leur fait tant défaut.
Un récit sur nos faces cachées. Sur la beauté du cœur qui prime avant tout. Un remake d’un conte des temps modernes avec deux protagonistes que tout oppose, tant le physique que les caractères. S.O.E.N est une magnifique romance qui traite d’un sujet fort avec justesse et qui donne une belle leçon d’humilité en délivrant un véritable message de tolérance, envers les autres et envers soi-même. Les personnages sont très travaillés, profonds, terriblement réels et cela n’en rend l’histoire que plus émouvante et très addictive ! La plume des auteurs m’a conquise et emporté dans leur univers que j’ai adoré et qui est rarement abordé en romance et elles le font à la perfection maîtrisant parfaitement leur sujet. Autant sur l’environnement que sur la psychologie des personnages et l’envers du décors de ces centres et le traitement des chevaux.

Cette romance est d’ailleurs aussi très bel hommage au cheval, cet animal majestueux et fragile doué d’un ressenti émouvant tout à l’image de nos protagonistes et la symbiose qui les unit à l’image d’un cavalier confiant sur sa monture qui pourrait le mener au bout du monde… Un magnifique parallèle harmonieux qui rend le récit plus puissant. Les auteurs touchent là à l’essentiel des sentiments tant entre les êtres humains, qu’avec les animaux. Et cela le fait à la perfection pour que tout réunit, ce récit soit un véritable coup de cœur.
Un grand merci aux Editions addictives pour m’avoir permis de découvrir ce magnifique roman en service presse numérique.

 

Extrait :

Soen continue de m’embrasser en faisant remonter ses mains le long de mon corps pour finir autour de ma nuque. Même si ses gestes sont un peu brusques, l’avidité dont il fait preuve traduit son envie naissante et cela suffit pour me mettre dans tous mes états.
Je passe alors mes mains sous son tee-shirt et caresse ses abdominaux tandis qu’il dépose des milliers de petits baisers depuis la base de mon oreille jusqu’à la pointe de mon épaule. Ses lèvres sont si douces que je me laisse emporter dans un tourbillon de sensations inédites oscillant entre l’envie que ce moment dure encore et l’excitation de continuer à nous découvrir plus intimement.
À son tour, Soen passe ses mains dans mon dos, sans oser aller plus loin. Alors, je recule mon buste et le regarde sans sourciller, puis j’attrape chacune de ses mains dans les miennes et les fais glisser sous mon débardeur. Sans bouger, Soen me dévisage comme pour me demander la permission, mais je me contente de l’embrasser à nouveau pour lui montrer qu’il peut franchir la barrière du vêtement sans retenue.
Alors que je remue sur son bassin, je sens clairement que Soen est dans le même état que moi. Je me redresse de nouveau et lui retire son tee-shirt, ce qui le fait légèrement sourire. Il me fait confiance et nous n’avons pas besoin de parler pour nous comprendre.
Cependant, avant d’aller plus loin, je m’approche de son oreille et lui murmure :
– J’ai envie de toi, Soen.

**

S.O.E.N. – Solitaire, Ombrageux, Envoûtant, Naturel, de Fanny Twice, histoire intégrale.

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L’avis de Carine sur le roman de Ella Lores Indocile & Sauvage


51WdIyaNjnL._SY346_Titre : Indocile & Sauvage

Auteur : Ella Lores

Genre : Romance

Editions : Addictives

Ebook 4.99€

Résumé :

Ils se détestent un peu, beaucoup, passionnément…

Jack est solitaire, impulsif et déterminé à ne laisser personne entrer dans sa vie.
Rachel est ambitieuse, sophistiquée et vit à mille à l’heure.
Ils n’ont rien en commun, mais sont obligés de travailler ensemble sur un dossier épineux.
Pourtant, un désir irrépressible grandit entre eux, les consume, les dévore peu à peu.
Ennemis le jour, amants la nuit… Sortiront-ils unis ou détruits de ce double jeu ?

Mon avis :

Quel plaisir que de retrouver la belle plume d’Ella Lores qui ne cesse de me faire voyager au gré de ses mots. Avec Indocile & Sauvage, nous partons en Corse entre ciel et mer, au nord d’une île bercée par le soleil où règne la bonne odeur du maquis continuellement baigné dans ses fragrances et l’extraction de ses huiles essentielles. Un voyage olfactif entre Paris et La Balagne qui m’a plus que conquise. Entre cet homme indocile et sauvage à l’image son Ile, de cette fleur immortelle qu’il cultive, avec laquelle on soigne les bleus du corps à défaut de soigner les bleus de son âme, et la belle teigne parisienne qui va arriver dans sa vie aussi dévastatrice que la tempête que l’ile vient d’essuyer.
La teigne ? C’est Rachel Parof analyste financière très douée chez la Maison Seillans, une société de cosmétique de luxe rue Montaigne à Paris. Elle qui s’est toujours battue pour trouver sa place dans le monde du Luxe va bientôt prendre son nouveau poste de directrice financière dans la nouvelle filière de la boîte : AmbianceS. Citadine dans l’âme, voilà qu’elle se retrouve à devoir s’envoler pour la Corse en vue de négocier avec un agriculteur acariâtre alors que d’une, ce n’est pas son métier, de deux elle déteste la mer et la campagne, et que pour finir elle a une aversion totale pour le genre humain en général. Il faut dire qu’avec son éducation et son parcours, créer des liens n’est pas aisé pour elle. Alors, lorsque la Parisienne sophistiquée et froide rencontre le géant Corse hargneux au caractère exécrable et au regard glacial, mais Ô combien sexy et torride à la fois, c’est le choc frontal des identités qui va apporter un piquant au récit dont on va se délecter de chaque joute verbale. Tout comme cette frénésie qui s’empare de nous dans chacun de leurs échanges, chacun de leurs rapprochements, qu’ils soient professionnels ou personnels, ils apportent une fébrilité palpitante qui donne une pêche d’enfer à leur histoire. Mais ce sera aussi une collision qui va remuer un passé qui les a brisés et qui fait d’eux ce qu’ils sont à ce jour et surtout, ce qu’ils ne désirent plus être… Les fêlures de Rachel raviveront celles de Jack en les faisant revenir comme un boomerang qui lui revient en pleine face et le replongeant ainsi, dans les souvenirs prisonniers de son enfer.
Impulsif, arrogant, bourru, Jack est vraiment un gros connard ! L’arrivée de Rachel lui fait l’effet d’une bombe qu’on aurait glissée dans sa vie et qu’il repousse tant qu’il peut avant qu’elle ne lui pète à la figure. Une bombe, mais pas que dans le sens propre, car Rachel qui n’est pas du tout son type de femme lui fait un peu trop d’effet. Elle va lui chauffer autant les nerfs que ce qui se trouve dans son caleçon ! Avà Jack ! Faut pas être déstabilisé par une pinzutti ! Et pourtant … Mais Jack va tenir bon tout comme sa teigne, car aucun d’eux ne souhaite malgré tout lâcher prise malgré une tension sexuelle à faire brûler les petites culottes à distance ! Tous deux vont se détester… beaucoup, impétueusement en se désirant ardemment jusqu’à tout laisser exploser ! Mais après la déflagration, que restera-t-il ?
Avec Indocile & Sauvage, Ella Lores m’a une fois de plus conquise avec son récit qui va au- delà de la beauté des paysages, de cette belle histoire d’amour et des préjugés stéréotypés sur les Corses et les Parisiens, qui sont très rafraichissants dans le récit. Elle aborde un sujet très difficile qui touche et ne laisse pas indifférent. Un sujet bien approché par l’auteur d’une manière subtile et délicate. Sa plume est toujours aussi douce, magnifique, imagée à la perfection et romantique juste ce qu’il faut. Elle nous entraîne dans son univers à sa manière et elle le fait parfaitement bien. Entre douceur, fou-rires et tension sexuelle à son paroxysme, Ella Lores, telle en pyromane de la romance, mets le feu sur la Corse ! Un feu qui s’attise, s’apprivoise, parfois sournois, parfois destructeur… mais toujours sous la maitrise d’une plume qui nous emporte sans préavis dans les âmes secrètes de nos héros et qui maintient l’alternance parfaite entre le brasier qui nous consume et la douche froide qui nous laisse tremblante sous les secrets dévoilés de Jack et Rachel.
Indocile & Sauvage, c’est l’histoire d’une rencontre inflammable, la rencontre de deux êtres que tout oppose et qui s’assemblent pourtant à la perfection. Telle la ligne magnétique du Pôle Nord d’un aimant qui rejoint le Sud par une attraction qui ne se contrôle pas de par son évidence. Le chemin sera long tortueux, plein de doutes et d’une recherche de confiance en l’autre qui ne leur est pas aisée à donner et qui ne peut être valable que si elle va dans les deux sens. Rien ne sera possible tant qu’ils n’auront pas fait face à ce qui les ronge chacun de leur côté. Jack se pense nocif pour Rachel qui a un réel problème avec l’autorité des hommes. Mais est-ce à lui de penser pour elle ? Lui qui l’a vue telle qu’elle est vraiment et non celle qu’elle essaie d’être, pourrait-il lui faire assez confiance et lui offrir son cœur en point d’ancrage ? Mais comment pourrait-elle accepter son passé alors que lui-même ne s’autorise à le faire ?…
Rien n’est jamais simple en amour et la force des sentiments ne suffit pas toujours à relier ces deux cœurs qui battent à l’unisson, malheureusement pas sur un même continent ni vers les mêmes attentes professionnelles. Vivre d’amour et d’eau fraîche ne fait pas partie des adages de nos héros, mais peut être que Loin des yeux loin du cœur pourrait marcher ? La dame de fer peut-elle se plier devant la beauté d’un corse bourru ?
Un magnifique récit aux milles senteurs que je ne peux que vous conseiller de découvrir à votre tour en vous délectant de ses protagonistes pour lesquels on ne peut que fondre, mais aussi facilement s’identifier. Et puis, que dire des personnages secondaires qui sont tout aussi bien travaillés et attachants que les principaux ? Avec de plus, une belle surprise pour ma part en retrouvant nos chouchous de la première romance d’Ella Lores que j’avais adoré. Une mention spéciale pour la famille Corse qui englobe bien entendu les amis, mais surtout Batti qui j’espère aura un jour son histoire. Si différent de son frère, si peu présent dans le roman et pourtant, il s’est accroché à mon cœur comme un koala à son arbre. Du côté de Paris se sera un autre univers, un univers que Rachel trouve de moins à moins à son goût se révélant sous le soleil Corse au milieu d’un terrain qu’elle pensait hostile, mais sur lequel elle peut enfin être elle même.
Un grand merci à Ella Lores pour m’avoir permis de voyager encore une fois avec ses mots et avoir réussi le pari fou d’en faire sortir toutes les effluves du myrte rivalisant avec celles de l’immortelle au travers des pages.
Grazie Ella per sta bella lettura è stu bellu viaghju

Grazie Aux Editions Addictives pour m’avoir permis de découvrir cette belle pépite en service presse.

Extrait :

Ce connard est le mec le mieux foutu que j’aie jamais vu. Il a une musculature importante mais pas trop, avec les biceps d’un homme qui travaille dur, et des abdos qui me font baver d’admiration. Son jean troué et sali par la boue est sur lui un appel à la dépravation.
Rachel, Rachel, reviens sur Terre.
– Vous pouvez baisser votre hache ?
Sa bouche se contracte pour réprimer son rire.
Il se moque de moi là, hein ?
Connard…
Bon point pour lui : il m’obéit. Ou presque car il la garde contre sa cuisse, très musclée. Non, mais franchement, qu’est-ce que j’ai à le reluquer ainsi ?
Je prends une grande inspiration.
– Monsieur Trani, nous sommes partis sur de mauvaises bases.
– On n’a aucune base commune, vous et moi, me lance-t-il, son menton pointant vers moi d’une façon insultante.
Je le décapiterais bien avec sa hache.
– Permettez-moi de vous présenter en dix minutes notre projet, c’est tout ce que je vous demande. Après tout, c’est vous qui avez demandé qu’un représentant de ma société vienne en personne vous voir. Ensuite, si je ne vous ai pas convaincu, je disparais.
– Génial ! Je vais enfin être débarrassé de vous !
Je serre les dents et me répète un mantra inventé pendant ma nuit blanche : « Tu as besoin de ce con, tu as besoin de ce con, tu as besoin de ce con. »
Je le mettrais volontiers dans son chaudron à cuire à feu lent. Le problème est que je n’en sortirais qu’une huile nauséabonde.
– Marché conclu, donc, lui dis-je avec mon plus beau sourire commercial.
***
Indocile & sauvage, d’Ella Lores, histoire intégrale

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L’avis de Carine sur le roman de Emma Green Recherche coloc : emmerdeurs, râleurs, lovers… s’abstenir !


51ViUPWxoYLTitre : Recherche coloc : emmerdeurs, râleurs, lovers… s’abstenir !

Auteurs : Emma Green

Genre : Romance

Editions : Addictives

Ebook :4.99€

Broché : 14.90€

Résumé : Un appartement à Dublin. Cinq colocs. Deux cœurs à prendre. Et un lapin. Il y a Brody, l’architecte sexy ; Dermot, le prof de philo en slip ; Charlotte, l’amie des bêtes mais pas des gens ; Callum, le rugbyman malentendant ; Elif, la boulimique de romances ; et Maeve, qui préfère collectionner les mecs plutôt que les livres. Au milieu de ces colocataires fantasques et parfois invivables, Ada la solitaire va devoir répondre à trois questions existentielles et plutôt urgentes : – Comment survivre dans cette maison de fous ? – Comment reconstruire sa vie à Dublin, quinze ans après son départ forcé ? – Et comment ne pas tomber amoureuse de Brody Gallagher, le bel Irlandais qu’elle a embauché pour rénover l’appartement de son enfance ? Mais à part ça, tout va bien.

Mon avis :

Une cover pleine de peps qui donnait le ton d’une lecture palpitante et pourtant… Avec Recherche Coloc, mon avis sera en demi-teinte et pour un roman des Emma Green, je dois avouer que c’est chose rare. Dans la première partie du récit je n’ai pas retrouvé la plume des auteures qui habituellement m’emporte sans préavis dès le début de l’histoire. Une histoire pourtant très sympathique, rafraîchissante et originale, avec des personnages qui ne le sont pas moins, avec lesquels, j’ai tout de même passé un bon moment de lecture dans une seconde partie beaucoup plus palpitante !

Dublin, la porte du 10 Golden Lane s’ouvre à nouveau sous les yeux d’Ada qui y revient pour la première fois depuis 15 ans. Ses souvenirs affluent et lui font se rendre compte que son cœur, lui, n’était jamais vraiment parti. Après son départ précipité alors qu’elle n’avait que 9 ans, les locataires s’y sont succédé sans qu’elle en sache grand-chose, sa tante s’étant toujours occupée de tout malgré la distance depuis Boston. Si ses souvenirs lui reviennent tendrement et lui apportent une chaleur réconfortante, voir son appartement dans un si mauvais état la rend vraiment triste… Les locataires peu soigneux ont eu raison de son joli cocon de famille et les travaux de rénovation pour la vente risquent fort de coûter plus cher que prévu. Et c’est ce que confirmera le bel architecte irlandais qu’elle a embauché via son site internet à peine passé la porte.

Brody Gallagher décèle immédiatement l’âme de cet appartement et tout son potentiel, mais aussi le caractère de la belle Ada avec laquelle il va aimer jouer ! Une rencontre électrique qui va pousser Ada à faire ressortir le pire d’elle-même. Elle, qui est une femme pas très audacieuse et complètement inoffensive, se retrouve aux prises de bec constantes avec cet Apollon sexy qui partage désormais son appartement le temps de la rénovation. Un combat de joutes verbales quotidiennes qui sera des plus délectables pour lui ! Mais Brody ne sera pas le seul à intégrer le 10 Golden Lane. Bientôt, Georgie, comme elle aime le nommer, va devenir le cocon de plusieurs colocataires atypiques qui vont rendre cette colocation complètement hétéroclite !

Entre Brody Gallagher qui lui fait perdre ses moyens et chauffe sa libido au maximum, Dermot, le prof de philo qui n’aime que se promener en slip, Charlotte, ses bestioles et son Nutella et tous les autres, Ada n’a pas fini de perdre son self-control légendaire ! Surtout lorsqu’une certaine coloc aux longues jambes rejoindra les rangs et viendra se frotter un peu trop près de son bel architecte. Entre les liens qui se nouent, les fous rires, les réparties cinglantes et quelques envies de meurtre, le 10 Golden Lane n’a jamais été aussi vivant malgré toutes les cicatrices invisibles qui s’y cachent. Mais Tout. Va. Bien ! Recherche coloc : emmerdeurs, râleurs, lovers… S’abstenir ! Une belle romance avec un thème qui touche, et de beaux moments de partages parfois loufoques et de bonne humeur. Alors, pourquoi en demi-teinte ? Tout simplement car, dans la première partie il m’a manqué l’addictivité que j’aime dans mes lectures, mais aussi de la profondeur. Certainement par rapport aux personnages qui ne se dévoilent pas assez, ne se cherchent même pas assez. Le petit jeu du chat et de la souris est bien là, mais il prend de l’amplitude dans le temps… Trop de temps. Dès que cela devient intéressant entre eux, les auteurs nous coupent l’herbe sous le pied, passant aux jours suivants et par conséquent, la romance qui les entoure n’était pas des plus piquantes, mais plutôt terriblement frustrante !

Puis arrive  » L’Envol »…. C’est à ce moment précis que mon cœur s’est ouvert et a fini par envelopper cette coloc un peu déjantée, et surtout atypique. Mon cœur s’est ouvert pour nos héros que l’on commence à mieux connaître, mieux comprendre. Il s’est aussi ouvert pour tous les pensionnaires de cette coloc pas comme les autres. Tous, ont leurs vécus, leurs histoires, leurs personnalités. Tous, sont différents, déjantés, mais apportent cette touche de bonheur qui rend cette colocation unique à l’image de ce qu’est Georgie.

Ada, en arrivant à Dublin était une femme-enfant qui jusqu’à alors a refusé de grandir et doit prendre ses marques, seule pour la première fois. Elle a besoin de se prouver à elle-même qu’elle est capable de prendre son Envol sans l’aide de personne. Quant à Brody derrière le désintérêt avec lequel il lui fait face, il prend d’elle tout ce qu’elle veut bien lui donner sans qu’elle s’en rende compte. Ses sourires, ses éclats de colère, ses confidences et même son indifférence. Il a beau dire qu’elle n’est pas son style, elle est tout simplement ce qu’il ne souhaite en aucun cas dans sa vie … Une femme qui pourrait lui enlever sa liberté qu’il chérit tant. Et ça il n’en est pas question ! Cela tombe bien puisque Ada doit repartir à Boston dès que l’appartement sera vendu. Chacun sa route, chacun sa liberté sans que personne n’appartienne à personne. Libre comme le vent, fuyant ces attaches trop précieuses de peur de les perdre un jour.

Un récit qui touche par son thème et apporte son petit lot d’émotions. L’abandon, le don de soi et le deuil y sont représentés avec tact et subtilité grâce à la plume des auteures qui ont l’habitude d’aborder des thèmes souvent lourds à leur manière très rafraîchissante et douce. Pour Ada, ce sera le support utilisé qui m’a conquise, ce support qui a ouvert mon cœur et l’a fait s’envoler au gré des pages qui ont suivi. Tout comme il s’est envolé pour le personnage d’Ethel qui est une femme exceptionnelle, mais surtout pour l’âme de Georgie peuplée de ses fantômes, de ses rires et de ses peines, de reconnaissance et de ses fêlures colmatées avec de la tendresse et de l’amour. Chers lecteurs et chères lectrices, soyez les bienvenus au 10 Goden Lane… Et surtout, venez comme vous êtes !

Un grand merci aux Editions addictives pour m’avoir permis de découvrir cette lecture en service presse numérique.

Extrait :

Ses yeux descendent le long de mon pyjama en pilou.
– Certaines images restent gravées à jamais, tu sais ? continue l’emmerdeur.
– Laisse-moi deviner… Ma tenue n’est pas à ton goût ?
– Il y a vraiment un corps de fille, là-dessous ?
Il se marre en tirant sur l’une de mes manches. Je recule d’un pas et, en silence, d’un regard qui tue, lui fais comprendre de ne pas m’approcher.
– Désolé, il fallait que je touche ça une fois dans ma vie… sourit-il en levant les mains de chaque côté de sa tête.
– Qu’est-ce que ça peut te faire, ce qu’il y a en dessous ? Je ne suis pas ton genre, non ? Et pendant qu’on y est, tu as le droit de porter des fringues, quand tu vis en communauté… sifflé-je alors.
– Attends, le débardeur sexy de l’autre soir, c’était juste pour mes beaux yeux ?
– Qu’est-ce que tu racontes ?
– Tu portes ce truc à capuche quand personne ne te voit… et quasiment rien quand tu sais que je suis dans le coin ?
– Il faisait chaud, Gallagher, remets-toi.
– Quand même…
– Et quand personne ne me voit, je ne porte rien du tout, lui glissé-je. Mais ça, tu n’es pas près de le vérifier…

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L’avis de Charlotte sur Passé (pas si) simple, tome 1, de Linda Catherine


Hello les étoiles, Charlotte vous présente son avis sur le tome 1 de Passé (pas si) simple de Linda Catherine chez Something Else Editions !

 

 

Titre : Passé (pas si) simple – tome 1

Auteur : Linda Catherine

Genre : Romance

Editions : Something Else Editions

Ebook : 4,99 €

 

Résumé :

Jeune kiné à Paris, Alix mène une vie morne et pour le moins ennuyeuse, jusqu’au jour où elle décide de changer radicalement cette routine.
Tentant le tout pour le tout, elle postule dans une clinique en Suisse afin de se rapprocher de son frère Sam. Cependant, rien ne se déroule comme prévu à son arrivée.
Et pour cause, elle qui avait l’habitude de s’occuper de jeunes enfants n’envisageait pas un seul instant devoir babysitter le trentenaire le moins coopératif et le plus sexy de la clinique Riddes.
Cette rencontre extrêmement improbable annonce des étincelles, mais est-elle le fruit du hasard ou bien les fils du destin ont-ils été tirés sciemment ?

 Mon avis :

Une lecture prenante et addictive ! J’ai adoré !

Alix, jeune kiné, a décidé de rejoindre son frère en Suisse. Elle quitte tout sans aucune assurance concernant son travail. Elle se prépare à passer un entretien pour un emploi qui n’est pas vraiment ce qu’elle cherchait ni ce pourquoi elle est formée.

Dès le départ, rien ne va comme elle le souhaite. Lors de son voyage, les rencontres qu’elle fait sont animées. Heureusement, Alix ne manque pas de répondant ni de répartie, ce qui donne des échanges aussi houleux que marrants.

Une fois son travail accepté, elle fait la rencontre de son « patient », Daryl. Son caractère ne s’adoucit pas pour autant, sa langue est toujours aussi pendue, ce qui amène à des situations parfois ambiguës. La tension et l’attirance montent crescendo entre eux. Mais tous deux sont marqués par un passé envahissant et perturbant.

J’ai été embarquée dans ce roman dès le premier chapitre. Ce tome m’a donné envie de percer à jour les secrets d’Alix, puis au fil des chapitres ceux de Daryl. Linda Catherine mène agréablement l’histoire alternant les points de vue et ponctuant de retours dans le passé permettant d’obtenir des réponses aux questions que l’on se pose et de comprendre leurs comportements actuels.

Les personnages principaux sont attachants. Je me suis prise d’affection pour eux. Les personnages secondaires apportent aussi beaucoup à cette histoire. J’ai beaucoup aimé un des frères de Daryl, au caractère exécrable et une répartie cinglante.

Merci à Carolyne et Something Else Editions pour ce service presse. La lecture de cette romance a été un réel plaisir et m’a permis de découvrir la plume fluide et agréable de Linda Catherine. L’intrigue est prenante, les personnages sont touchants et émouvants. J’ai également eu des bouffées de chaleur ! 😉

Coup de cœur ? J’attends avec impatience le tome 2 que je lirai avec un énorme plaisir avant de me prononcer !

MONTAGE PASSE PAS SI SIMPLE

L’avis de Carine sur Believe in, un roman de Natacha Pilorgue


41i+oU862dL._SY346_Titre : Believe In

Auteur : Natacha Pilorgue

Genre : Romance

Editions : Auto

Ebook : 2.99€

Broché 14.99€

Résumé : La rencontre entre Brookleen et Lincoln est brutale et violente. Devoir apprendre à se connaître dans la souffrance et la colère est déjà difficile, alors quand le désir s’en mêle… Un combat contre l’adversité, une lutte pour redevenir ceux qu’ils étaient avant que leurs vies basculent. Comment résister à cette passion qui les dévore ? Lincoln saura-t-il pardonner ? Ou même écouter son cœur ? Et si celui qui a ouvert les yeux à Brookleen pouvait être l’homme qu’elle n’attendait plus ? Une chose est sûre, ils ne sortiront pas indemnes de cette rencontre qui les changera à jamais.

Mon Avis :

Believe In est une magnifique histoire à la fois très touchante, et pleine de rage. Comment affronter le handicap lorsqu’on était le meilleur en tout ? Comment affronter l’amour qui nous tombe dessus quand en plus de ne pas y croire, on ne pense pas le mériter par crainte de ne pas d’être à la hauteur ?

Nathacha Pilorgue nous ouvre les portes d’un récit pas comme les autres, un récit dur, plein d’espoir et surtout très réaliste. Un récit qui bouleverse, qui nous fait passer par un panel d’émotions énormes. Believe In… C’est la lumière et l’obscurité qui s’entrechoquent dans la perte de contrôle de soi-même, de sa vie. C’est aussi tomber… Se relever autant que nécessaire pour atteindre l’ultime but de se reconstruire. Believe In, c’est croire. Croire en soi, croire en l’amour et à la force que ce dernier peut apporter. Croire en la vie qu’importe l’avant, qu’importe l’après, mais tout simplement continuer à y croire…

Lincoln est un connard de première. Égoïste, prétentieux et sûr de lui, tout lui réussi. Il enchaîne les femmes et ne compte s’attarder sur aucune d’entre elle, seule sa carrière compte. Il n’est pas fait pour la routine d’un quotidien bien huilé d’autant plus qu’il ne compte pas ses heures au boulot ! Alors imaginer un seul instant qu’il pourrait mener une vie de couple comme son cousin Brad, cela le fait plus rire qu’autre chose. Lui amoureux ? Jamais. C’est un chasseur qui ne prend même pas la peine de faire causette avec les femmes qui atterrissent dans son lit. À quoi bon perdre du temps ? Mais sa rencontre fracassante avec la belle Brookleen va changer sa vie… Tout comme il changera la sienne, mais dans un premier temps, pas de la meilleure des façons…

Brookleen est une jeune maman étudiante à la Fac de lettre modernes de NYU. Elle cumule avec un Job à mi-temps dans une librairie et passe son temps libre le nez plongé dans des romans. Cette jeune femme est une battante qui sacrifie sa vie de famille le temps de pouvoir lui offrir un avenir meilleur. Elle non plus ne croit plus en l’amour, elle n’a d’ailleurs pas le temps pour cela. Trop méfiante envers les hommes pour faire confiance à nouveau, elle préfère se concentrer sur ce qu’elle a de plus précieux au monde. Pourtant, Lincoln pourrait bien lui ouvrir à nouveau les yeux sur l’amour, ramener la lumière dans sa vie… Si seulement il n’y avait pas autant de rage en lui…

Brook et Linc, deux êtres que tout oppose, sauf la même aversion pour ce destin qui les a trahi et a redistribué les cartes de leurs vies en une fraction de seconde. Le combat qui les attend sera lourd, dur, semé d’embûches et de douleur. Mais ce sera aussi la naissance d’un amour qui leur sera salvateur et leur donnera le courage dont ils ont besoin. Mais comment concilier le désir avec la rage et la rancœur qu’ils éprouvent l’un envers l’autre ? Envers ce destin et cette vie qui n’a plus rien à voir avec celle qu’ils avaient jusqu’alors ?

Believe In, c’est l’histoire d’un combat de deux âmes meurtris qui tentent de se reconstruire, mais pour pouvoir y arriver, il va d’abord falloir qu’ils s’acceptent tels qu’ils sont alors que la souffrance, la colère sont seules maîtres à bord de leur être.

Natacha Pilorgue nous entraîne de sa plume fluide et poignante dans un récit qui ne peut laisser indifférent. Un récit captivant, émouvant, plein de force, de chutes, de failles, mais aussi de désir, de passion et d’émotions. Un roman qui nous pousse dans nos retranchements pour prendre le temps d’y puiser toute l’énergie nécessaire qu’on voudrait partager avec nos héros. Plusieurs fois, j’ai eu des larmes aux yeux que ce soit de joie ou de tristesse. Plusieurs fois, j’aurais voulu entrer dans les pages pour les aider ou encore même parfois, leur mettre un petit coup de pied aux fesses pour qu’ils avancent.

J’ai plus qu’aimer le contraste entre les protagonistes et l’évolution de chacun d’eux. Linc tombe de son piédestal, la chute est vertigineuse et se relever sera digne d’un parcours du combattant. Brook elle, est dans le noir complet et ne voit plus son avenir… Pourtant, elle n’a pas d’autre choix que d’aller de l’avant, car même si elle est au fond du gouffre, elle se doit d’être forte pour son trésor qui lui manque trop. Elle se doit d’être rapidement prête à affronter cette nouvelle vie qui l’attend. Elle se le doit car elle est en vie, et malgré tout, cela n’a pas de prix.

Les personnages secondaires qui accompagnent nos héros sont tous aussi géniaux et apportent une touche lumineuse au récit avec leurs personnalités qui fait d’eux des êtres très indispensable dans la vie de ces derniers. L’intrigue quant à elle se devine malheureusement trop facilement, mais ce n’est en aucun cas le point important du roman donc personnellement, cela ne m’a posé aucun souci et on voit parfaitement que l’auteure n’a pas cherché à trop dissimuler non plus cette partie. L’auteure nous offre une belle leçon de vie et d’espoir avec tact, justesse, et sincérité. Elle nous sensibilise sur le handicap et la reconstruction au milieu d’une belle histoire d’amour qu’elle nous délivre au travers des pages et qui nous touche plus que de raison.

Un grand merci à Natacha Pilorgue pour m’avoir permis de découvrir cette magnifique histoire en service presse numérique.

Extrait :

« Une chose par contre commence à me mettre sur les nerfs : Rob qui profite de mon absence pour se rapprocher d’elle. Il ne manque aucune occasion de lui porter assistance, qu’elle refuse systématiquement. Il la connaît vraiment mal ce crétin, Brook est une femme forte au tempérament de feu qui n’a besoin de personne. J’ai bien remarqué son petit jeu quand il est avec elle. Rob me regarde avec ce sourire de vainqueur que je voudrais lui faire ravaler pour qu’il s’étouffe avec.
Voir Brook rire, parler et s’épanouir à ses côtés m’arrache les tripes. Je n’y peux rien, c’est plus fort que moi. J’ai beau avoir pris ma décision et m’y tenir, je n’arrive pas à faire une croix sur elle. Je l’ai surprise une nouvelle fois au téléphone, elle souriait, donnait du « mon amour » à tout va, lançait des bisous à son interlocuteur. Un pincement au cœur, une jalousie encore inconnue a bien failli me faire faire une connerie. Une furieuse envie de coller mon poing dans le mur m’a effleuré l’esprit. Mais heureusement, il me restait quelques neurones saufs et je me suis vite repris. Me péter la main n’est pas l’idée du siècle. »

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L’avis de Charlotte sur Au premier regard – Dans l’adversité #1 de Chris Owen & Tory Temple chez Juno Publishing France!


Hello les étoiles, Charlotte vous présente son ressenti sur une sortie du jour de Juno Publishing France ! Au premier regard – Dans l’adversité #1 de Chris Owen & Tory Temple !

Titre : Au premier regard, dans l’adversité #1

Auteur : Chris Owen et Tory Temple

Genre : Romance contemporaine MM

Editions : Juno Publishing

Ebook : 4,49 €

Broché :  16.50€

Résumé : Lorsque Nathaniel, alias Deuce, arrive chez lui pour trouver son immeuble en feu, il ne peut penser qu’à une chose : sa chienne enceinte. Heureusement, le pompier Trey Donovan la sauve et Nathaniel en est extrêmement reconnaissant. En fait, il traque la caserne de Trey afin de pouvoir lui montrer correctement sa gratitude – et explorer la connexion qu’il ressent entre eux.

Trey est intéressé, mais une ex-femme loin d’être amicale et la fille de sept ans qu’il élève rendent les choses… compliquées. Entre tout ce que doit gérer Trey et les chiots dont Deuce doit s’occuper – tout en étant sans domicile –, trouver un terrain d’entente ne sera pas facile. Mais l’étincelle d’attirance entre eux est trop alléchante pour la laisser s’éteindre.

 Mon avis :

Au premier regard porte bien son nom. Le courant passe bien entre les deux hommes dès les premiers échanges.

Nathaniel voulait simplement rentrer chez lui, mais il se retrouve à la rue car son appartement a brûlé. Heureusement sa chienne en gestation s’en sort grâce au sauvetage assuré par Trey, mais sa vie en est quelque peu bouleversée.

Trey, en tant que pompier, a fait son travail lors d’un incendie, il ne s’attendait pas à autant de reconnaissance de la part du propriétaire de la chienne. Allant à l’encontre de ses habitudes, il accepte de revoir le jeune homme.

Dans ce roman, les deux hommes s’entendent bien mais ne savent pas trop comment s’y prendre malgré une complicité indéniable.

Quel sens à cette relation ? Quelle direction lui donner ? Amicale ou plus ? Des éléments viennent compliquer encore les choses : Nathaniel n’a plus de domicile et loge où il peut avec une chienne et ses chiots. Et Trey a une fille et une ex-femme à gérer, en plus de son travail prenant.

Leur rapprochement en douceur est agréable à suivre. Chacun leur tour, ils se cherchent avec parfois des maladresses, ce qui les rendent d’autant plus touchants.

Merci à Maïwenn et Juno Publishning France pour la découverte de ce roman MM en service presse. Bien que certaines tournures de phrases et expressions m’ont empêché d’être complètement transportée par cette histoire, j’ai tout de même apprécié la complicité des personnages et la douceur de la romance.

MONTAGE AU PREMIER REGARD

L’avis de Carine sur le roman de Katja Lasan Gueule d’ange – Tome 2 : Fred


51UO+qS6YPL._SY346_Titre : Gueule d’ange – Tome 2 : Fred

Auteur : Katja Lasan

Genre : Romance

Editions : Cyplog

Ebook : 5.99 €

Broché : 19.90 €

Résumé :

Harcelé depuis plusieurs années par une fan, aujourd’hui Fred a peur : dans sa dernière lettre, voilà que cette folle menace directement Alice. Depuis qu’il la connaît, il ne lui attire que des ennuis, à cette demoiselle. Ils n’appartiennent pas aux mêmes mondes. Et Fred a trop de fêlures, trop de démons enfouis au plus profond de lui. La meilleure chose à faire pour la protéger serait de la quitter. Pourtant, il ne peut s’y résoudre. Cette fille, il l’a dans la peau. Son sourire, son regard, son corps, tout en elle l’obsède. Mais à vouloir garder ses secrets pour lui, plus que leur relation, c’est Alice elle-même que Fred risque de mettre en danger.

Mon avis : 

Gueule d’ange… Une relecture pour ma part que j’ai faite avec un immense plaisir et dont j’ai pu apprécier le travail de réécriture pour sa sortie aux Editions Cyplog.  

Que vous dire à part que c’était : Foutrement bien ! Un concentré d’émotions à l’état pur… J’en ai pris plein le coeur. Une romance Rock’and Roll et à la fois féerique, à l’image de nos deux protagonistes. Mais pas que, car dans Gueule d’Ange c’est toute la famille des Dark Moon qui font palpiter notre cœur au son de leurs accords et de leur folie déjantée.

Dans le premier tome, nous avons suivie la rencontre improbable de la douce Alice, bibliothécaire et de Fred, le leader du groupe Dark Moon dont elle tombe amoureuse…. La naissance d’une magnifique histoire d’amour des plus torrides qui nous a donné de sacrées vapeurs ! Mais dans ce second tome, Katja Lasan va jouer la carte du suspens et jouer avec nos nerfs en mettant en avant les menaces tant ignorées à l’encontre de notre ténébreux rockeur.

Alice se retrouve au pays des merveilles avec sa belle gueule d’ange. L’amour lui donne des ailes et elle en fait pousser d’autres. Elle apprend à ses côtés et se dévoile, audacieuse, amoureuse. Mais si Alice à suivit son cœur à défaut d’un lapin blanc, ce n’est pas elle qui est passé de l’autre côté du miroir, mais bien Fred qui a franchi le pas, et le reflet que son image lui renvoie, va le pousser dans ses retranchements et le mettre face à lui- même, ses démons et à l’amour qu’il ressent pour sa Demoiselle. Alice, sa dame de cœur qui, a défaut de lui couper la tête, la lui a fait perdre complètement.

Malheureusement l’ombre de la menace est plus que présente, car si Fred n’a jamais eu peur, à ce jour, il n’est plus seul. Et le cacher à Alice n’est pas judicieux, car cela risque fort de la mettre en danger. Ses cauchemars deviennent palpables et s’intensifient d’autant plus que sa Demoiselle n’est pas souvent près de lui avec ses aller-retours à Paris. Alice de son côté, s’adapte à son caractère singulier non sans angoisse. Fred ne lui a jamais vraiment dit ce qu’il ressentait pour elle, ni même ce qu’il envisageait dans un futur proche. Il faut bien avouer qu’il est à lui seul un vrai casse tête pour son petit cœur. Tantôt chaud comme la braise, tantôt distant, perdu dans ses abysses, seules ses émeraudes trahissent ce qu’il ressent pour elle et la rassurent un peu, bien qu’elle se pose de plus en plus de questions… Que lui cache t-il ? Que ne peut-il donc pas oublier au point d’en hurler de douleur chaque nuit ?  Elle aimerait tant qu’il se dévoile et pourtant,  Fred n’est pas le seul à avoir des secrets…

Avec ce second tome de Gueule D’Ange je peux vous dire que cette relecture est à nouveau un coup de cœur. Peut-être même plus encore que mes premières, car il ne me semblait pas me souvenir avoir eu autant de Fred dans la première version. Il nous ouvre son cœur, nous livre ses démons, ses fêlures et nous emporte dans  son univers Rock N’Roll avec les bons côtés, mais aussi les mauvais. Des situations qui nous transportent toujours un peu plus dans l’émotion et dans la frénésie des moments vécus. On « re »découvre nos protagonistes et on les voit devenir essentiel l’un l’autre sans qu’ils s’en rendent compte eux-mêmes, et sous les yeux attentifs des membres du groupe. Un amour vrai, la vérité vraie des sentiments qu’ils se portent l’un à l’autre. Fred est un funambule sur une corde raide entre la vie heureuse que pourrait lui apporter Alice et tous les démons qui le happent et le tirent du côté obscur, l’empêchant alors de lâcher prise. Il vacille souvent sur cette corde, mais dès qu’il croise le regard de sa belle il s’y accroche de toutes ses forces… Alice est solaire, adorable et fait partie de ces héroïnes qu’on aime retrouver dans nos romances. Droite, jamais agaçante, toujours juste et passionnément amoureuse de son rockeur dont elle panse les fêlures. Elle nous partage cet amour pour sa belle Gueule d’Ange au-delà des pages, bien au-delà des lignes. Les scènes coquines sont nombreuses, mais pas redondantes. Elles sont toutes écrites avec sensualité à l’image de ce couple improbable et pourtant si complémentaire l’un à l’autre.

Katja Lasan nous offre là une romance tellement pleine d’amour et d’émotions. Mais pas seulement celles qui entourent la romance. Car j’ai ressenti aussi beaucoup de sensations diverses en suivant les Dark Moon. L’auteur nous plonge dans l’ambiance de cette tournée qui se prépare et tout comme Alice, on découvre les coulisses et toute la préparation qui précède le grand soir. C’était intéressant, effervescent, mais surtout très exaltant ! Comment vous expliquer que j’ai vécu ma lecture comme si j’y étais ?  Que le son des guitares et la voix de Fred m’ont emportée et m’ont presque fait sauter comme une fan hystérique dans une concert démentiel ? D’ailleurs, parlons-en, de cette face cachée pour les stars qui est tout de même un des points sombres abordés dans ce second tome. Avec ce récit, l’auteur nous montre à quel point cela peut déraper. Jusqu’où les fans sont prêts à aller pour leurs idoles, parfois même jusqu’à l’irréparable comme par exemple, le membre emblématique des Beatles, John Lennon, qui a été assassiné alors qu’il revenait d’une session d’enregistrement. Cela fait peur et pourtant c’est si réaliste. On découvre à travers les Dark Moon, les règles que nous imposent la célébrité et tout Rock n’Roll qu’il soit, Fred est bien obligé d’en suivre la plupart au risque de perdre Alice qui n’a rien à voir avec ce monde qui est le sien.

Gueule d’Ange est une romance saisissante, enivrante et addictive qui ne s’oublie pas. Une claque livresque émotionnelle tant elle est au rendez-vous . Impossible à lâcher une fois qu’on le commence. Il n’y a rien de trop, ni de pas assez. Les papillons virevoltent dans le ventre au milieu du suspens et de tous les rebondissements que nous offre le récit malgré le fait que j’en connaissais la finalité. La plume de Katja Lasan est tout simplement, majestueusement Rock N’Roll !!!! Et je terminerai par une mention spéciale pour les paroles des chansons du groupe Dark Moon qui étaient tellement en parfaite adéquation avec le groupe, avec leur vie, leurs émotions et l’univers qu’ils partagent. Et pour tout cela, je dis un grand Bravo à Katja Lasan, mais aussi un grand Merci.

Un grand merci aux Editions Cyplog pour sa confiance et je fonce de ce pas retrouver Damien !

 

Extrait : 

L’appareil photo fait son travail et Astrid s’exclame :
— C’est génial ! Parfait ! J’adore la spontanéité ! Elles vont être superbes, celles-ci !
La langue de Fred se retire, mais son nez reste posé contre le mien. Ses beaux yeux verts me sourient. Je passe une main dans son cou et caresse le haut de sa nuque. Je laisse mon regard venir se perdre dans le sien. Je m’y plonge, m’y noie, m’y consume.
Face à ces prunelles magnifiques, je parviens enfin à oublier ce qui m’entoure.

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