L’avis de Carine sur Sinner Love, un roman de Chlore Smys et Juliette Pierce chez Black Ink Editions


Titre : Sinner Love

Auteurs : Chlore Smys et Juliette Pierce

Genre : Romance

Editions : Black Ink

Ebook : 4.99€

Broché : 17.00€

Résumé :

Il suffit d’une seconde pour que votre vie bascule.

Parce que oui, il a suffi d’une seconde à mon beau-père pour tuer ma mère sous mes yeux, et me rendre orpheline à seize ans.

J’ai été confiée à la garde du mystérieux Darrow MacKenna, ce puissant et richissime génie de l’informatique, fondateur de Sparks, l’application de rencontres à la mode.

Darrow MacKenna, cet homme torturé qui n’a pas d’autre choix que de m’ouvrir les portes de sa demeure high tech pour me protéger des dangers qui me poursuivent.

Mais personne n’a songé que c’était peut-être lui, le danger. Personne n’a songé que tous les codes ont leur faille, même celui de son cœur.

Personne n’a songé que son refuge abriterait nos baisers volés. Notre amour interdit. Ni que moi, Hazel Burns, je deviendrais son erreur système.

Mon avis :

Sinner Love fait partie de ces romans qui, dès les premiers mots, vous savez. Vous savez que vous n’allez pas pouvoir le poser et surtout, que vous allez vous en prendre plein le cœur. Il vous happe sans préavis à peine débuté, pour ne vous relâcher qu’au mot fin.

Palpitant, puissant, angoissant, fort, passionnel et tourmenté. J’ai été percutée par l’intensité de cette histoire dès les premières lignes. Des premières lignes qui se veulent déjà terribles, sur la perte que vit Hazel. C’est dur, plein d’émotions et d’un avenir incertain qui se profile pour cette jeune fille qui n’aspire qu’à vivre sa vie en liberté et qui va devoir cohabiter dans une prison de verre High-Tech avec un homme qu’elle ne connait pas. La rencontre de la nuit avec le jour, le soleil et la lune, la lumière et l’obscurité. Deux antipodes qui ne devraient jamais se rejoindre et qui pourtant vont former leur constellation de sentiments qui brilleront au-delà de la légalité, au-delà de la morale et de leurs tourmentes.

Hazel, du haut de ses seize ans a très vite compris que la vie ne tenait qu’à un fil lorsqu’en une seule seconde, sa vie a basculé. Orpheline, elle doit quitter La Vérité Intérieure où elle a toujours vécu dans une liberté sans limite. Selon les dernières volontés de sa mère, elle est confiée à un homme dont elle n’a jamais entendu parler. Qui est-il ? Pourquoi lui ? Elle ne sait rien sur les liens qui unissaient sa mère à ce Darrow Mackenna, et en ce jour funeste, il apparait seulement comme son potentiel sauveur. Celui grâce auquel elle peut enfin quitter ce lieu qu’elle souhaite fuir plus que tout. Grâce à qui, elle peut fuir l’assassin de sa mère…

Darrow MacKenna, génie de l’informatique ne vit que pour son travail et ne laisse de place à personne dans sa vie. Seul, Ephraïm, son meilleur ami et associé est toléré dans son monde. Il ne comprend pas pourquoi Hazel lui a été confiée, lui, handicapé des sentiments et des relations sociales. Lui qui déteste les gens et code toute sa vie, va devoir assumer une adolescente de 16 ans, et surtout la protéger. Car, il se peut qu’Hazel soit en danger. Mais où va se trouver vraiment le danger ? À l’extérieur de Willow Mansion ? Ou à l’abri des regards indiscrets ?

L’arrivée de cette adolescente va faire prendre à sa vie un virage insoupçonnable ! Trop belle, trop sexy, trop mature pour son âge, trop interdite aussi…. Elle lui fait perdre la raison. Il n’arrive pas à lutter contre le brasier qu’Hazel déclenche en lui, un brasier qui le dévore, l’aspire et l’emporte dans une tempête qui détruit tout sur son passage sans oublier son cœur qu’il pensait pourtant déjà mort, déconnecté, court-circuité. Pire qu’une cyberattaque, Hazel va s’infiltrer dans ses nuits et agir en lui comme un virus système, par des failles de sécurité qu’aucun mot de sûreté ne pourra arrêter. Il aura beau faire des mises à jour régulières, les lignes de code se brouillent dans un gros Bug sentimental. Malgré les douze ans qui les séparent, Hazel ne cessera de développer son flux et faire sauter petit à petit son pare-feu, jusqu’à atteindre l’interface.

Erreur système…

Cœur en maintenance…

Protocole de gestion HS.

Sinner Love, une romance plus que saisissante ! Puissante ! Addictive ! Chlore Smys et Juliette Pierce signent là une jolie pépite livresque dans laquelle on ne peut qu’être happé sans préavis. Leur écriture à quatre-mains est en symbiose parfaite et se ligue pour nous faire vibrer au plus profond de nous même. Sinner Love fait partie de ces romans qui, dès les premiers mots, vous savez. Vous savez que vous n’allez pas pouvoir le poser et surtout, que vous allez vous en prendre plein le cœur. Il vous happe sans préavis à peine débuté, pour ne vous relâcher qu’au mot fin.

Ce roman aborde une panoplie de sujets tabous et difficiles. Des sujets qui heurtent, qui touchent, et qui ne laissent pas indemnes. Celui de la violence conjugale sera le déclencheur de tout, mais ce sera la différence d’âge qui aura une plus grosse part dans le récit. La morale ne peut rien contre l’amour lorsque ce dernier est sincère. On ne commande pas les sentiments et ce, qu’importe les liens, qu’importe les lois. Mais comment savoir s’il l’est vraiment lorsque tous les paramètres extérieurs et psychologiques pourraient aller à l’encontre de l’authenticité de cet amour ? Un amour interdit face la loi. Interdit face à l’opinion des autres, des nôtres et de la confiance qu’ils misaient en nous.

Entre la douleur, les révélations, les secrets, les rebondissements et les fantômes du passé, nos protagonistes illuminent de leur aura cette romance pas comme les autres. Une romance où tout est parfaitement mis en place pour nous faire succomber, trembler, angoisser, mais aussi prendre une myriade d’émotions en plein cœur. Nos Héros sont fabuleux et la psychologie mise en place par les auteurs est tout simplement parfaite. Darrow s’est emparé de mon cœur, il est touchant, aux prises de ses démons, ses travers tordus et de ses émotions. Aux prises aussi d’Hazel qui va lui rendre cette lumière dans sa vie. Une lumière qu’il ne pense pas mériter et dont la saveur lui est totalement interdite. Hazel quant à elle est bouleversante. Que ce soit dans la douleur, le plaisir, le désir ou encore l’art, elle excelle dans le partage de ses sentiments et sa bienveillance. Malgré son deuil et ses peurs, elle reste cet astre qui brille, tourne et virevolte avec force et détermination.

Sinner Love est un bon pavé comme je les aime, mais à aucun moment lecture ne s’essouffle. On tourne les pages les unes après les autres sans vouloir que cela finisse et toujours avec cette boule au ventre qui alterne avec un panel de couleurs projetées au gré des humeurs, douleurs, et de l’amour. Vont-ils se faire prendre ? Vont-ils tout perdre ? Pauvres lecteurs que nous sommes, on n’est jamais en paix ! Même lorsqu’ils sont bien, on a toujours peur qu’un œil ou une oreille traine quelque part… Est-ce que ce sera le cas ? Foncez le découvrir !

Un grand merci à Black Ink Éditions pour m’avoir permis de découvrir cette magnifique romance en service presse. Merci au duo d’auteures Chlore Smys et Juliette Pierce pour m’avoir emportée dans l’univers d’Hazel et de Darrow avec autant d’addiction et de frénésie. J’ai vraiment vécu un excellent moment de lecture… Coup de cœur !

Extrait :

— Je suis programmeur, Hazel. Les nombres sont mon langage. Pourrait-on en revenir à tes troubles du comportement ?

— Mes… Piquée au vif, son front se plisse de contrariété.

— Parce que j’ai mis une chanson pour égayer ta crypte et que j’ai trouvé le chemin de ton frigo ? Excuse-moi d’être humaine et pas un algorithme ! J’ai compris, je m’en vais. J’arque un sourcil, m’attendant à la voir tourner les talons ou foncer vers la porte. Elle me brave toujours, le menton haut, la bouteille serrée dans son minuscule poing. Malgré toute l’assurance qu’elle s’efforce d’afficher, sa lèvre tremble et elle n’esquisse aucun mouvement. Petit écureuil égaré qui montre les dents pour masquer sa terreur. Bordel, à quoi je joue ? Ma colère se dissout dans une bile aigre au fond de ma gorge. Olivia aurait mieux fait de me confier un chat. Non, je déteste les animaux presque autant que les êtres humains. Une plante verte. Encore qu’une plante, ça vit… Une bagnole, c’est bien, ça, une bagnole. Un truc sans paroles ni sentiments. Tout ce que je suis capable de gérer. Pas une môme déglinguée….

L’avis de Carine sur le roman de Ange Edmon : Corps-Accords Chez Black Ink Editions


Titre : Corps-Accords

Auteur : Ange Edmon

Genre : Romance

Editions : Black Ink

Ebook : 4.99€

Broché : 17.00€

Résumé : 

Scandaleusement beau, débauché, assumé et indifférent à la réputation sulfureuse qui l’entoure, Logan est au somment de sa carrière d’auteur à succès. À trente ans, sa notoriété repose aussi bien sur sa plume exceptionnelle que sur ses frasques. Les femmes jalonnent son parcours… mais les ennuis également ! Sa sécurité est menacée au point de faire appel à un garde du corps.

Ou plutôt… une.

Jane est experte dans la protection des personnalités. Intransigeante, obsédée du contrôle et allergique aux people, elle est surtout vaccinée contre toute forme d’amour.

Lui n’a pas de limites. Elle en a trop.

Le mot compromis ne faisant pas partie de leur vocabulaire, les associer le temps d’une mission va se révéler être un défi périlleux. Les mélanges audacieux peuvent s’avérer désastreux ou fascinants.

Le danger tranchera !

Mon avis écrit par #Carine : 

Logan auteur à succès connu pour ses frasques et ses excès en tout genre, se voit menacé et obligé d’être sous protection. C’est vers Sécurit’ink que son agent va se tourner pour assurer sa surveillance.

Sécurit’ink, société gérée par deux meilleures amies, Jane et Faith, à la vie à la mort, j’ai presque envie de dire tellement ses deux dernières sont proches et s’entendent bien. Seulement, lorsque Faith va proposer à Jane d’être la BodyGuard de l’écrivain, cette dernière refuse catégoriquement. Hors de question de travailler pour un People et encore moins pour ce minable ! Agression de photographes, insultes, gestes déplacés, Logan Tenders sait faire parler de lui sur les Tabloïd et mis à part si c’est pour vanter sa plume en or, les journalistes ne sont jamais tendres avec ses frasques. Tout comme Jane ne le sera pas avec sa sécurité qui est vraiment nulle et pardessus tout lui, qui en a vraiment rien à faire et ne s’implique vraiment pas pour sa propre protection. Logan Tenders est un artiste, un connard ingérable qui ose, provoque et affronte sans filet. Les scandales ? Il adore ça ! Mais après que Jane lui est sauvé la mise deux fois, il est prêt à enfin à appliquer les consignes, mais seulement et si, Jane accepte d’être son unique Bodyguard….

Corps Accords, une romance à la trame originale dans le sens où pour une fois c’est la femme qui protège. Mais ce n’est pas pour autant que Logan sera un personnage moins fort, moins consistant. Ange Edmon nous offre un duo de choc, car malgré la douceur de la romance, elle va la marquer par des protagonistes électriques ! Avec Jane et Logan, le charme opère et nous emporte dans un récit qui ne va pas aller là où on l’attend. Je pensais que j’allais me plonger dans un romantic-suspens avec une enquête à mener, mais non, nous sommes bien dans une romance et c’est elle qui prendra toute la place dans ce roman et non l’investigation autour de laquelle elle tourne, même si cela reste le fil rouge qui nous mènera d’un bout à l’autre. Le récit se focalise sur cette relation qui va naître entre nos protagonistes et c’est avec une plume très fluide et très poétique qu’Ange Edmon harmonise ce Corps-Accords dans un rythme parfois doux au refrain électrique et aux paroles qui dépotent.

Logan auteur décalé, atypique et magnétique que le sex-appeal combiné à son charme rend irrésistible et pour lequel on ne peut fondre, même lorsqu’il endosse son masque de connard. Car là c’est encore une facette de lui qui ne peut que nous attirer dès que l’on comprend pourquoi il se comporte comme tel. Instable, absorbé par son monde et plus doué avec sa plume que par sa capacité à se mélanger à la société, sa nature d’artiste rend la réalité superflue de ce qui l’entoure et de son image. Beau arrogant en apparence, sans limite, artiste impulsif, incontrôlable et insolent, il passe son temps à écrire et accorde peu d’intérêt aux choses, aux gens, aux femmes. Les femmes, il les prend, les baise, les jette sans aucun scrupule, sans aucun regret. Capable de faire rêver sur le papier avec de magnifiques histoires d’amour, cet homme pourtant, ne souhaite pas s’en encombrer. Jusqu’à sa rencontre avec elle…

Jane, son opposé. Trop de limite, trop de contrôle, particulièrement avec les hommes qu’elle fuit aujourd’hui comme la peste après avoir essayé une relation qui lui a fait perdre toute confiance en son jugement face à l’amour. Intransigeante, obsédée du contrôle, Logan Tenders va lui faire perdre la tête. Et dans tous les sens du terme. Elle ne peut voiler le désir qu’il lui inspire, mais elle peut le refouler. Il est son client et elle ne doit en aucun cas céder à la tentation. Bien grande soit-elle et aussi beau soit Logan Tenders. Il l’agace, la provoque un peu trop souvent pour qu’elle ne perde pas pied. Bien qu’en apparence il ne soit qu’un connard, Jane ne juge que par son observation. Elle décrypte, analyse, prend le temps de cerner les gens et avec Logan, c’est un sacré boulot ! Succombera-t-elle ? Lui laissera-t-il une place ?

Une romance douce et torride à la fois, écrite d’une plume fluide qui s’adapte à la nature de nos deux héros. Un récit à deux voix, une plume à deux tons. Ange Edmon se veut poète et déglinguée avec son artiste fou. Elle se veut posée, sincère et méfiante avec sa Bodyguard. Elle nous emporte dans son récit avec facilité et apporte son lot d’émotion dès que l’on commence à briser les carapaces de nos protagonistes. Avec Corps-Accords on a chaud, froid, puis on brûle pour les corps à corps. On peste aussi souvent, mais on « pouffe » beaucoup. Oui j’ai bien écrit pouffe. Car on peut rire de joutes piquantes entre deux héros qui se cherchent ou encore entre deux amies qui ne mâchent pas leurs mots. Mais avec Logan et Jane, on pouffe c’est comme ça ! De leurs façon de se chercher, mais particulièrement de leurs joutes qui ne sont pas piquantes, mais complètement décalée à l’image de notre artiste fou qui puise son encre dans celle de son auteure qui doit l’être aussi un peu ?

Une belle lecture très plaisante, qui ne m’a pas apporté de surprise côté intrigue, mais qui m’a complètement transportée côté romance.

Un grand merci à Black Ink Éditons pour m’avoir permis de découvrir ce roman en service presse.

Extrait  :

Tout le long de la soirée, j’ai observé cet homme, un ovni si je puis me permettre. Un sex-appeal et un charme savamment combinés, servis par un physique parfait. Vraiment parfait. Une esthétique impeccable, et une symétrie irréprochable. Ça fait plus de trois ans maintenant que j’étudie les visages, les émotions et les mimiques, à tel point que je suis capable de déceler le petit plissement d’œil, côté opposé du nez, cette infime pliure qui vous trahira. Des années que j’analyse chaque geste, et que je sais précisément ce que vous pensez et percevez selon votre mouvement et votre position. Et je sais, à cet instant précis, qu’en plus d’avoir un visage magnifiquement sublime, Logan Tenders est crispé, voire terriblement nerveux. … Et pas super content d’être là. A priori. Lorsque je m’éclipse pour partir et fumer une clope (pas forcément dans cet ordre), il me semble avoir cerné le personnage, et appris plus qu’il n’en fallait. Je suis donc on ne peut plus surprise lorsqu’un briquet jaillit devant mon visage, me frôlant de sa tiédeur alors que j’inspire la première bouffée. Je ne m’attendais pas à ce qu’il me suive. Mes yeux se lèvent pour rencontrer une couleur que je n’ai jamais croisée, un bleu d’un foncé abyssal, où je lis tous les paradis et tous les enfers, toutes les tempêtes et les accalmies, toutes les peines et les joies du monde. Ses cheveux blond foncé encadrent son visage, en une coupe de surfeur. La flamme danse dans sa rétine, m’attirant comme l’abîme. Je recule sous le choc quand il cligne des yeux à plusieurs reprises, comme s’il savait que je venais de lire en lui.

— Tu dois avoir ta jolie petite culotte toute mouillée, balance-t-il, nonchalant, en tirant sur ce que je soupçonne être un joint.

 Espèce de connard !

L’avis de Carine sur La vie (pas si) superficielle de Mia, un roman de Mathias P.Sagan


Titre : La vie (pas si) superficielle de Mia

Réédition déjà paru sous le même titre en auto-édition le 13 février 2016

Auteur : Mathias P.Sagan

Genre : Romance

Editions : Juno Publishing

Ebook : 4.49€

Résumé :

Salut à tous !

Je suis Mia et j’ai une vie géniale. Vraiment ! J’ai 27 ans, un boulot prestigieux, un appartement superbe, mon amoureux est l’homme idéal, et j’ai réalisé/obtenu tout, absolument TOUT ce dont je rêvais étant enfant ! Si, si, je vous assure !

Non, je déconne !

Franchement… Mon boulot se limite à faire la potiche au bureau. Mon amoureux ? Dites plutôt mon meilleur ami gay qui a le toupet de s’envoyer en l’air avec tout ce qui bouge, pendant que je me morfonds dans mon coin. Et je ne vous parle pas de ma famille qui déprime de me savoir célibataire au moment où mes ovules sont les plus fécondables… Quant à celui qui partage réellement mon existence, à savoir mon chat, eh bien c’est un monstre qui préfère se tirer par la fenêtre de ma micro-cuisine de mon micro-appart.

Que va-t-il advenir de moi ?

Les choses vont changer ! Foi de Mia !

L’ Avis de #carine :

Je tiens dans un premier temps à remercier Mathias P.Sagan ce magnifique moment de lecture, drôle et complètement décalé. Pour dire, j’écris et j’en ris encore !

Ce roman je ne l’ai pas avalé, je l’ai complètement englouti d’une traite.

Mia, pas si superficielle, incarne le fantasme féminin à qui on aimerait toutes ressembler dans nos rêve les plus fous !.

Elle est une femme indépendante pourvue d’une d’une beauté époustouflante. Son dressing est à faire pâlir les fans de Sex and the City grâce à son Amex qui paie plus vite que son ombre.

Si Mia a tout pour elle, il lui manque néanmoins le principal, l’amour. Bien sûr, elle est amoureuse de Joshua, mais il est juste un peu, même beaucoup …GAY !

Que de rires en lisant ce roman, c’est une vrai bouffée d’oxygène ! De la détente à l’état pure.

Une question me taraude néanmoins, comment l’auteur, un homme de surcroît, a t-il pu décrire « la femme » aussi parfaitement ? J’en reste épatée ! Mia c’est tout simplement vous, moi, la voisine, la copine bref c’est La femme ! Réaliste, épatante.

Vous l’aurez compris, je vous recommande cette histoire (pas si) superficielle que ça. Avec Mia il va falloir « voir » au-delà des apparences de la blonde-attitude dans une réalité parfaite et un quotidien que nous connaissons toutes. Au fil des pages nous allons suivre sa vie, ses péripéties, ses petites bobos ainsi que ses parties de rires et ses peines. Elle partage avec le lecteur tellement d’émotions qu’on ne peut qu’aimer ce personnage qu’on pourrait croire superficielle, tout comme l’est sa vie et qui pourtant ne l’est pas tant que ça. Mais pourquoi Mia n’avance pas dans sa vie ? Que-cherche t-elle réellement et pourquoi cette peur de l’engagement ?

Un roman pour nous les filles qui aimons les licornes et pétons des paillettes comme de vrais princesses, mais aussi pour vous messieurs, qui grâce à la magie de la plume fraîche et haute en couleur de Mathias P.Sagan, vous apprendrez enfin à nous comprendre ! Ce dernier a su doser à la perfection l’humour, les clichés et le côté profond du récit qui lui, n’a rien de risible.

Vous cherchez à passer un bon moment de lecture ? Ce roman est fait pour vous ! Une excellente comédie romantique doudou à dévorer sans modération !

Extrait :

C’est décidé ! Aujourd’hui, j’arrête de fumer ! On est dimanche, il fait beau – il serait temps, pour un mois de mai –, je me lève à l’aube – oui, onze heures c’est l’aurore pour le jour du Seigneur – et je change de vie ! Excepté que le malheur s’abat sur moi lorsque j’aperçois mon téléphone clignoter. Vous savez le petit truc lumineux en haut des BlackBerry ? Ben voilà, l’appareil me signale un message. Si seulement la boîte nous offrait des iPhones, on ne verrait rien. Mais non, le préposé aux achats nous a pris cette marque pour les mails instantanés. Et je n’en reçois jamais ! Bref, j’ai envie de rabattre la couette sur ma tête et de me réveiller lorsqu’il sera l’heure d’aller au travail. Oui, ce truc où je me rends pour gagner une misère, qui ne me permet pas de m’acheter tout ce que je veux et qui surtout – là réside toute la nuance – me fait rager. C’est bien connu : au boulot, il y a toujours quelqu’un de mieux que vous. Enfin, quand je parle de quelqu’un, j’entends surtout par là une fille. Plus jolie, plus grande, plus… poufiasse. Voilà, c’est dit ! Dans ma boîte, cette nana, c’est Morgana. Elle vient de sa Bretagne pourrie – tout le monde sait qu’il y pleut tout le temps – et joue sa grande dame parce que son petit-ami, enfin anciennement son amant, se trouve dans une position très confortable. Donc elle se rend dans notre formidable, génialissime, entreprise juste pour occuper ses journées ! Sérieusement ? Si j’avais un homme pareil, je me croirais dans Desperate, je ferais les magasins, et je prendrais plaisir à donner des ordres à la femme de ménage pour qu’elle nettoie mieux le parquet ! Ah, Gabrielle Solis, viens à moi ! Sauf que je ne veux pas d’un Carlos ! Certainement pas. Vous avez remarqué ces poils ?

L’avis de Carine sur le roman de Khéméia B : La vie L’amour Les vaches


Titre : La vie L’amour Les vaches ( La romance de l’automne )

Auteur :  Khéméia B

Genre : Romance

Editions : Auto

Ebook : 0.99€

Broché : A venir

Résumé : 

Julie a fui Paris et atterri dans un patelin au fin fond de la campagne Française.

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, la pauvre se retrouve à assumer la fonction de maire.

Elle doit résoudre des problèmes de clôture, de pressoir en panne, d’animaux en fugue et de voisinage pas sympa du tout.

Jusqu’au moment où elle va devoir affronter le SEXY et ténébreux Gregory qui n’aime pas, mais alors pas du tout ces pimbêches de Parisiennes !

C’est là que les vrais ennuis commencent !

Et lorsque l’attirance s’en mêle, plus rien ne va.

Une version, « L’amour est dans le foin », ça vous branche ?

Drôle, sexy et rafraîchissante, laissez-vous emporter par cette romance d’automne.

Mon avis : 

Julie, une Parisienne fraîchement débarquée dans un petit patelin du Sud, se voit parachutée comme Maire du village à son insu sans pouvoir objecter. La bonne blague ! Elle n’y connait rien à rien et n’a même pas de Mandat ! Depuis son arrivée il y a tout juste trois mois, il lui faut déjà intégrer les mœurs et coutumes très différentes de Paris et ceci en très peu de temps. Participer à la vie communale, connaitre ses habitants, apprendre impérativement à décrypter le langage de cette petite bourgade qui semble ne pas parler la même langue qu’elle. C’était déjà pas la joie, alors être Maire et devoir démêler les petits problèmes de chacun, n’était pas vraiment dans ses plans ! Bref le pied ! Surtout qu’ils se ressemblent tous avec leurs tenus, une sorte de secte au code couleur Kaki ! Mais quelle idée ! Elle ? Pas encore prête psychologiquement ! Hors de question de troquer son tailleur et ses escarpins (dont une mélasse spongieuse s’y accroche en permanence) contre des bottes Kaki. Hoooo non ! Mais dans quelle galère s’est-elle encore fourrée !?

Julie qui était venu se perdre dans la campagne en espérant être au calme et trouver l’inspiration, n’a pas pensé une seule seconde que tout se liguerait contre elle. À commencer par les bestioles qui volent et dont elle a une peur bleue, tout comme les bêtes à cornes d’ailleurs… Tous les chemins se ressemblent et bizarrement ne mènent ni à Rome, ni dans les endroits où elle souhaite se rendre, sans parler du bitume qui ressemble plus souvent à de la boue(ses) qu’à une route à proprement parler. Oui y a pas à dire, son immersion en milieu rural est plus dur qu’elle ne le pensait. Rentrer à Paris ? Ce n’est pas une Option. Partir à New-York ? À peut-être envisager. Ou peut-être pas. Car finalement sa rencontre avec les frères Albertini lui donnerait presque envie de porter des bottes kakis. Et une fourche aussi. Oui c’est bien, une fourche, pour pouvoir crever les yeux du plus âgé des deux, aussi magnifiques soient-ils.

Greg qui a dû revenir dans son patelin pour aider son jeune frère à la ferme. Un héritage empoisonné de leurs parents, mais un cocon familial riche de chaleur humaine, aimant et sincère. Bien qu’il trouve la nouvelle Maire à son goût, il est hors de question de lui faciliter la tâche lorsqu’elle vient taper à sa porte, il déteste bien trop les citadines pour ça. C’est pourquoi il va revêtir son masque de connard et s’en donner à cœur joie à chacun de leurs échanges. Cela aura le don d’exaspérer Julie, mais qui à défaut, fera beaucoup rire Sam, son frère. Même Arthur et Lola en rigoleraient s’ils pouvaient. Mais eux ont bien d’autres conneries à faire…. À Chacun sa bouse après tout.

La vie L’amour Les vaches, un roman drôle, frais et pétillant à souhait. Et super sexy ! Un concentré d’humour, d’amour et de sex attitude sur le plancher des vaches où souffle un vent de bonne humeur. J’ai vraiment passé un excellent moment de lecture, sans prise de tête ni de temps mort. Une romance légère qui ne manque pas de piquant non plus. Tout y est bien dosé et j’ai pris un plaisir fou à voir Julie s’embourber dans cette bourgade perdue au milieu de nulle part. Pourtant, tout n’y est qu’entraide et solidarité. Trop peut-être ? Celle qui a toujours eu pour habitude d’être noyée dans l’indifférence Parisienne et de ne côtoyer que des personnes froides et manipulatrices, ne comprend pas trop ce qui se passe, mais va devoir vite s’y plier. A-t-elle le choix ? Pas vraiment ! Il faut dire que les Albertini n’y sont pas étrangers non plus. Tout comme Raymond, Doris, Lola, Arthur et bien d’autres. Julie qui pensait être venue se perdre, va finalement se trouver, s’épanouir et se sentir enfin vivante !

J’ai aimé chaque personnage, qu’ils soient humains… ou pas ! Mais j’ai fondu pour Greg, cet homme sexy à souhait qui est loin d’être le connard qu’il prétend être. L’attirance entre les protagonistes est juste bluffante tant la tension émane des pages. On se délecte de chacune de leurs joutes, de chaque rapprochement en espérant que la frustration que Khéméia B nous impose finisse par exploser dans le bon sens. Elle aime jouer avec eux autant qu’avec nous, apportant alors la tension nécessaire à leur relation.

Au-delà de la romance feel Good et au travers la légèreté et la fraîcheur de sa plume, Khéméia B nous montre du doigt un sujet bien plus profond. Toute la difficulté des agriculteurs à maintenir à flot leurs exploitations. Rire c’est bien. Mais elle nous fait aussi prendre conscience que derrière les sourires et les tenues kaki, le labeur de leur journée est un lourd fardeau, et que pour beaucoup, même si leur passion est immuable, il devient compliqué de continuer leur métier sans devoir en avoir une vision différente. Chaque personnage à un profil bien distinct et nous partage à sa façon ses doutes et ses aspirations.

Un roman à mettre entre toutes les mains et à dévorer sans modération. Un petit muscat pour accompagner la lecture est le bienvenu 😉

Merci à Khéméia B pour cette belle lecture qui fait du bien ❤

Extrait  :

La vie L’amour Les vaches

– Comme on se retrouve ! ricane-t-il d’un ton peu amical. OK. J’essaie de ne pas trembler lorsque je tends une main fragile vers lui. Ce qui est très compliqué. Compliqué dans le sens où cet homme me trouble profondément. C’est un être façonné pour séduire, aucun doute là-dessus. Ce doit être d’ailleurs sa principale fonction. Comment ai-je pu louper ça ce matin ? Même moi qui ne suis pas de près les critères de beauté, je pense qu’en ce moment, il y a de forte chance pour que je sois subjuguée. Subjuguée au point d’en perdre la parole. Cependant, je pourrais faire abstraction de sa plastique parfaite si ses yeux n’avaient pas cette particularité si redoutable. Des yeux vairons, comme j’en ai rarement vu.Un bleu et un vert. Fabuleux. Hypnotiques.

Ressaisis-toi Julie ! On dirait une dinde attendant ses granulés.

L’avis de Carine sur le roman de Erin Graham Coloc avec mon Boss


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Titre : Coloc avec mon Boss

Auteur : Erin Graham

Editions : Addictives

Genre : Romance

Ebook : 4.99€

Résumé :

Boss, coloc, faux fiancé… vrai amant ?

Étienne est froid, charismatique, et ne recule devant aucun challenge.
Il maîtrise tout dans les moindres détails… jusqu’à ce qu’une petite comptable au look improbable et aux fleurs dans les cheveux s’impose dans son quotidien.
Elle est fantasque, pleine de vie, rit face aux règles et les contourne, parle tout le temps sauf de son passé… Et elle le rend dingue. Pourtant, impossible de la virer.
Elle a besoin d’un boulot et d’un toit, il a besoin d’une fausse fiancée…
Marché conclu ?

Mon avis :

Après le départ en France de leurs parents, Etienne, Ophélie et Antoine ont repris Bestcom, l’entreprise familiale pour laquelle Etienne œuvre sans relâche. Mais à l’aube de signer le financement qui leur permettra de rester à flot, ils se voient imposer par leurs investisseurs, de mettre en avant l’image d’une unité familiale plus traditionnelle, que bien entendu aucun d’entre eux ne possède. Malheureusement, cela fait bien longtemps que Etienne n’aime personne à l’exception de sa famille, et il va vite falloir qu’il trouve une parade. Il se doit d’obtenir ce financement coûte que coûte. En plus d’une affaire professionnelle, il en fait une affaire personnelle. Il lui faut une fiancée ? Il aura une fiancée.
 
Etienne est un homme distant, impénétrable, pondéré et sérieux, trop sérieux même au grand dam de son frère et sa sœur. Il ne laisse aucune place à autre chose que son travail. On peine à croire qu’un humain se cache sous son costume trois pièces qui lui sert d’armure digne de celle d’un Robot. Derrière son masque lourd de connard, il ne laisse pas de place à ses collaborateurs malgré leurs liens fraternels et ne fait confiance à personne, ne s’attardant même, sur personne… Alors trouver une fiancé ne sera pas une mince affaire, car mise à part appeler une call-girl pour jouer le rôle, personne n’ose s’approcher de cet homme froid et distant. Mais Ophélie et Antoine comptent bien participer à leur manière à la mise en place de cette fausse famille et vont obliger Etienne à faire une drôle de proposition à l’une de leurs employés.
 
Lizy, cette jeune comptable intérimaire lumineuse et pétillante à souhait… Une femme pleine de vie toujours souriante au style floral aussi solaire qu’elle, le Parfait Contraire d’Etienne…. en apparence. Car notre belle Lizy cache derrière ses sourires les brides d’un passé trop lourd à porter. Tout les oppose et pourtant tout les rassemble malgré leurs différences. Elle l’exaspère, mais il la laisse faire. Elle contourne ses règles et cela le rend dingue ! Mais que fait-il pour qu’elle s’y tienne ? Une complémentarité qui fera que chacun d’entre eux pourra s’ouvrir en douceur et à leur manière. Du moment ou tout est factice, qu’est-ce qu’on risque au juste ?
 
Erin Graham nous offre une magnifique lecture dans laquelle une fois de plus, elle va aborder des sujets qui ne nous laisse pas indifférents, le tout abordé dans la douceur et la tendresse. L’originalité sera avec l’intrigue autour de laquelle gravite notre héroïne si fraiche, si solaire et qui cache pourtant une culpabilité qui ne lui appartient pas et qu’elle porte comme un fardeau. Ses fantômes s’invitent dans ses rêves la nuit, et les remords qui ne sont pas les siens la hantent chaque jour. Un héritage qui coule dans ses veines, les erreurs d’une autre qu’elle endosse s’empêchant de vivre sa vie, fourvoyant jusqu’à sa propre identité.
 
La perfidie des gens de part leur ignorances et les étiquettes malsaines qu’ils collent sans penser aux conséquences tout comme l’abus de confiance, font que nos protagonistes sont tels qu’ils sont à ce jour. Etienne a fermé la porte à tout sentiment en surprotégeant ceux qu’il aime, s’imposant des barrières infranchissables et des règles, que Elisabeth va enfreindre plus d’une fois en lui apportant l’oxygène qui l’empêchait jusqu’à ce jour de respirer comme un être humain. Cette femme soucieuse des autres se prend d’affection pour un homme qu’elle ne peut mériter. À vouloir se servir d’elle pour gagner… Il risque de tout perdre. Peut-elle vraiment lui faire prendre ce risque ?
 
J’ai eu un véritable coup de cœur pour ces personnages qui nous font passer par un panel d’émotions qui touchent et rend tout chaud notre organe vital. Tout comme pour l’univers dans lequel ils évoluent et apporte cette touche de romantisme qui nous fait fondre et rêver. Les lieux sont magnifiques, les descriptions de l’auteure nous plonge admirablement bien dans le récit et on ne peut s’en détacher. Cette lecture est un arc-en-ciel de sentiments qui colorent chaque page, chaque situation, chaque mot. Lors de notre lecture on a qu’une seule envie, s’emmitoufler dans un plaid à la belle étoile et regarder cet homme et cette femme s’apprivoiser et se compléter malgré les désillusions qui les condamnent à une vie qu’ils fuient. Espérer qu’il se donne le droit d’oublier le passé et sauter dans le vide sans savoir comment sera l’avenir pour simplement s’octroyer une chance. Les regarder se battre avec leurs démons pour essayer de tracer leur route eux-mêmes laissant sur place, leur doutes, leurs peurs sans y laisser des plumes. Pour enfin s’envoler hors de leur volière et battre enfin des ailes vers cette liberté de vivre, d’aimer…
 
Coloc avec mon Boss est une magnifique romance fraiche, mais profonde, captivante, romantique, pétillante, intrigante et très addictive par sa trame. Erin Graham nous enveloppe dans un écrin de sensualité et de la beauté intérieure des personnages, mais aussi des paysages dans lesquels vont évoluer nos héros. Elle le fait en alternant la douceur, les rebondissements, les illusions et les désillusions, sans oublier l’humour. Mais aussi les personnages secondaires qui font partie intégrante de l’histoire et qui sans eux, le récit n’aurait pas la même saveur. Une saveur électrique. Un beau mélange d’amertume et de douceur sucrée, de friandises qui pétillent et claque en bouche apportant alors un côté frais et amusant au milieu d’une sensualité à vous faire frémir de plaisir. Pas de guimauve pour autant, on est dans une romance d’Erin Graham, faut pas pousser 😉
 
Une romance coup de cœur que je ne peux que vous conseiller de lire à votre tour. Alors foncez !

Extrait : 

Un gémissement s’échappe de ma gorge alors qu’il se presse contre moi, son membre pulsant entre nous.
Je crois que je vais mourir s’il ne me fait pas l’amour dans la seconde… Je suis restée clairement sur ma faim l’autre nuit. Le désir n’est pas effacé, bien au contraire. Il réclame l’assouvissement. Encore plus lorsque cet homme incroyablement sensuel m’assassine dans un baiser.
Il y met pourtant fin, picorant mes lèvres, le regard voilé de passion… Un si beau voile qui me rend accro…
– Voilà… murmure-t-il en passant un pouce sur mes lèvres encore entrouvertes. Ici, je considère que nous sommes fiancés. Toi et moi. Pas de place pour les ex. Autant qu’ils le comprennent…
Il peut bien dire ce qu’il veut, je ne comprends rien. J’ai débranché mes neurones.

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L’ avis de Carine sur le roman de Farah Anah : Loving Doll aux Editions Black Ink


Titre : Loving Doll

Auteur : Farah Anah

Genre : Dark Romance

Editions : Black Ink

Ebook : 4.99€

Broché : 17.00 €

Résumé :

*** DARK ROMANCE ***

Un an après la mort de sa petite sœur, Wolfgang von Gail se voit offrir un curieux cadeaux d’anniversaire.
Une fillette, copie conforme de sa cadette.
Au fil des années, un lien malsain se tisse entre Wolf et Katharina.
Elle lui est interdite.
Parce qu’elle vit sous le même toit.
Parce qu’elle porte son nom.
Pourtant, dans ce manoir hors du monde, l’amour s’apprête à prendre la plus immorale de ses formes.
Combien de temps Wolf sera-t-il capable de garder le contrôle ?
Les von Gail dissimulent bien des secrets dans le manteau de la nuit, jusqu’à commettre l’irréparable.
Alors, aucun retour en arrière ne sera plus permis…

Mon avis :

Loving Doll… Deux victimes d’une passion destructrice ? pas vraiment.

Wolfgang l’unique héritier des Von Gail, cet homme à la froide insolence et l’arrogance presque élégante se voit offrir un drôle de cadeau d’anniversaire. Le sosie de sa sœur perdue… Comment faire abstraction qu’elle n’est pas elle, lorsque tout est fait pour qu’elle le soit, jusqu’à porter son propre prénom ? La fascination de Wolf pour cette orpheline est immédiate. Elle l’intrigue, l’attire et même s’il n’en veut pas, elle ressemble beaucoup trop à sa petite sœur pour ne pas se rapprocher de cette petite fille à l’apparence aussi fragile qu’une poupée de porcelaine, mais aussi Fascinante. Sans vie, Terrifiante.

Katharina n’a plus personne. Parachutée dans ce manoir hors du temps par la seule personne en qui elle avait confiance, elle se doit d’obéir comme on lui a toujours appris à le faire. Elle comprend dès son arrivée qu’elle doit plaire à Wolf pour le rendre moins triste en ressemblant au mieux à sa sœur qu’il pleure encore. En son for intérieur, elle est terrorisée, mais aussi, captivée par ce garçon qui passe son temps à la contempler.

Au fil du temps, les années passent, un lien fort s’est tissé en eux. Fort, mais aussi malsain tant leur relation est exclusive. Wolf ne partage pas sa poupée ! Lui seul peut l’aimer, la choyer, être indispensable à son bonheur. Une possessivité partagée par Katharina qui supporte de moins en moins que Wolf l’abandonne. Mais sa poupée grandissant et sa féminité se manifestant, Wolf est pris de pensées beaucoup trop luxurieuses à son égard. Des pensées qu’il réfrénait autant qu’il le pouvait le rendant plus fou que ce qu’il était. Il était tordu il le savait, mais pas à ce point là ! A la seule pensée qu’elle puisse être Katharina, la barrière devenait alors infranchissable pour le bien de sa santé mentale. Sa poupée lui était interdite. Mais il avait beau lutter, Wolf n’était plus qu’un loup dans une bergerie ou seule Kai était là, prête à se faire dévorer, le souhaitant même de tout son cœur. Rien ne pourrait se mettre en travers de ce besoin bestial d’être l’un avec l’autre. Non rien… Ni personne…

Elle n’avait d’yeux que pour lui.

Il n’avait d’yeux que pour elle.

Loving Doll, une histoire brutale, bouleversante qui nous emporte dans une chute sans fond d’un amour abyssal et destructeur qui consume à petit feu nos protagonistes, faisant fi alors de la morale et de la légalité. Leur attirance interdite devient une torture autant physique que morale, pour eux, mais aussi pour nous. Une attirance viscérale qui se transmet au-delà des pages tant la tension est palpable. Est-ce de l’amour ? Simplement du désir ?

Farah Anah nous immerge dans la noirceur d’une trame dérangeante, oppressante nous engloutissant peu à peu au rythme d’une attirance qui se construit dans le temps, dans un univers et un décors suspendu entre le siècle dernier et la modernité d’aujourd’hui. Sa plume est d’une finesse remarquable, ne manquant pas de vocabulaire en parfaite adéquation avec le récit. Son imagination riche et débordante font que l’on ne peut que se faire happer à l’intérieur de ce manoir sombre, mystérieux, rempli de secrets, de non-dits et surtout de folies. Happer par les méandres du cerveau de Kai, mais aussi de Wolf. Ce jeune loup qui a été façonné dans un amour possessif par ses deux poupées. L’une intouchable, l’autre interdite qui restait néanmoins sa propriété. Elle était son cadeau et quand on y pense, qui était le plus tordu à ce moment-là ?

Un récit complètement barge au cheminement psychologique rondement mené par l’auteure. Aussi bien avec ses protagonistes qu’avec nous, lecteurs. Car elle nous endocrine complètement en nous faisant accepter l’inacceptable, nous faisant ressentir des émotions et du désir face à cette tension sexuelle qu’on rêve de voir s’enflammer dans un brasier qui ne pourrait jamais s’éteindre. La possessivité malsaine de nos protagonistes est maladive, incontrôlable, et complètement tordu. Parfois j’avais cette image d’un enfant à qui on enlève son doudou et ce chagrin qu’il peut ressentir et je me disais …. et si le doudou pouvait lui aussi ressentir les émotions et le chagrin ? Quelle serait sa réaction pour qu’on lui rende celui qui l’a choisi, choyé à ne pas pouvoir dormir ni vivre sans ?

Loving Doll, une Dark romance à découvrir en laissant de côté vos préjugés et votre morale. Un récit qui se veut sombre, tordu, perverse, palpitant, sensuel, intriguant, qui manque juste parfois de rythme qui paradoxalement, n’aurait pas sa place. Ce qui fait que la lecture est plus lente, mais cette lenteur correspond parfaitement à l’atmosphère qui dégage du récit. Mon seul bémol aura été que l’auteure n’aille pas encore plus loin dans le machiavélisme de sa chute. Mais ça, c’est vraiment propre à ma lecture et à cette fin que je me suis imaginée tout au long et qui n’a pas été telle que je le souhaitais dans mon esprit. Esprit qui doit surement être encore plus tordu que celui de Fara Anah 😉.

Un grand merci à Black Ink Éditions pour m’avoir permis de découvrir cette Dark romance qui sort des sentiers battus et que j’ai pris plaisir à découvrir. Et un grand bravo pour cette magnifique cover qui reflète tellement La Poupée et ses désirs.

**Extrait : **

« Et puis, il y avait Wolf. Cette présence permanente, parfois tapie dans l’ombre, parfois assumée à mes côtés. Il rôdait, m’épiait. J’avais l’impression que détourner les yeux de moi lui était insupportable. Il me posait des questions que je ne saisissais pas toujours, auxquelles je ne répondais quasiment jamais. Je ne savais pas ce qu’il me voulait. En mon for intérieur, j’étais terrorisée et à la fois captivée. Lui se contentait de m’observer. Peut-être était-il fasciné par les robes que je portais ? Elles étaient si extravagantes, ma mère aurait désapprouvé. Cette idée me déstabilisait. À ce sujet, seul Hansel pouvait me tranquilliser. Si j’avais quelquefois entendu son nom, il n’était plus jamais réapparu. Alors, je patientais. Mon activité préférée restait le piano. À chaque invitation de la part de Sophie, je m’y jetais corps et âme. Il me permettait de me vider l’esprit, de me détacher de mes craintes et de mes interrogations. Aujourd’hui je jouais seule. Sophie m’avait fait écouter plusieurs airs que je m’étais attelée à reproduire. La musique des cordes faisait vibrer ma poitrine, j’y trouvais un intérêt particulier.

J’aimais jouer les yeux fermés. Quand je les ouvris, Wolf était là. Son ombre derrière moi m’enveloppait. Un frisson me parcourut. Son odeur singulière m’embaumait. Elle était épicée. Forte. Brutale.

— Tu es un génie, commenta-t-il, atone. C’était une chose que l’on ne m’avait jamais dite. J’ignorais comment le prendre. Bien, sans doute. Soudain, je sentis ses doigts dans mes cheveux. Je frémis si fort qu’un souffle m’échappa. Ensuite, les yeux écarquillés, je serrai les dents jusqu’à la douleur. Il me caressait. Mon cœur battait à tout rompre.

— Parfois, je me demande si tu es réelle, murmura-t-il près de mon oreille. Les paupières pressées, j’attendais la suite.

— Tu as froid, Katharina ? Tu trembles. »

L’avis de Carine sur Contrat avec un connard: une comédie romantique piquante de Audrey Laloi


Titre :

Contrat avec un connard: une comédie romantique piquante

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Ce livre est une réédition de Scandale et Simulation paru en 2019 CHEZ LIPS 

Auteur : Audrey Laloi

Genre : Romance

Ebook :  2.99€

Broché : 15.00 €

Résumé :

Jusqu’où seriez-vous prêt à aller pour sauver votre rêve ?Arrogant, manipulateur, égoïste… Eliott Roche est loin d’être un gentil garçon. Pourtant quand il propose un contrat à Florence, la jeune styliste hésite. Malgré son caractère insupportable, il est le seul à pouvoir lui rendre ce qu’elle a perdu.Une chose est sûre, elle ne se laissera pas marcher sur les pieds. Entre coups bas et guerre ouverte, le faux couple parviendra-t-il à duper les journalistes ? 

Mon avis : 

Pour Florence, jeune styliste, la vie est comme une partie de poker qu’elle joue sur une table invisible. Un jour, on gagne, un jour, on perd…. On parie, on bluffe, on corrige ses erreurs et on se refait… Ou pas… Tout ne dépend pas toujours des cartes que l’on a en main. On peut naître avec un bon jeu et ne pas savoir en tirer profit, comme à contrario avoir les mauvaises cartes, mais savoir bluffer son adversaire pour en sortir vainqueur… La vie est tout simplement un jeu, un jeu de façades dans lequel chacun y cache sa vérité, sa réalité, comme bon lui semble. On ne mise pas toujours sur la bonne étoile et pourtant… C’est celle que nous voulons atteindre coûte que coûte, car c’est celle qui nous fait vibrer, qui nous fait nous sentir vivant… Vous trouvez cela triste ? Il ne faut pas. Il faut juste comprendre que la vie est faite ainsi et faire en sorte que votre jeu soit le meilleur. Et qu’importent les cartes en main, car comme on dit souvent : pour gagner une partie, ce qui compte, ce ne sont pas tellement les cartes, mais plutôt ce que vous en faites…

Florence a joué. Elle a perdu… Mais la roue tourne et peut être que la chance lui sourira plus tard. En attendant, elle préfère oublier, le temps d’une soirée, que demain elle doit tourner la page et dire au revoir à ses rêves, son étoile qu’elle a réussi à toucher du doigt après beaucoup d’acharnement… Ce soir, Florence fait la fête en essayant de ne pas paraître triste aux yeux de ses amis. Elle ne veut surtout pas qu’ils sachent, car parler de ses problèmes les rendra encore plus réels… Se cacher derrière une façade qui n’est pas en adéquation avec son état d’esprit ? Florence n’a pas de soucis à se faire de ce côté-là, elle est la bonne bluffeuse et y arrivera à la perfection.

La nouvelle donne va cependant se présenter à elle très rapidement en la mettant, ce soir-là, sur le chemin d’Elliot Roche, un rugbyman célèbre et mannequin pour une marque connue. Tout célèbre qu’il soit, Florence ne le connaît pas et le trouve beaucoup trop arrogant malgré que son corps, lui, semble obéir à cet homme contre sa propre volonté. Mais sa théorie, tout comme son approche, l’intrigue bien plus qu’elle ne le voudrait. Un défi ? Peut-être ou peut-être pas… Mais un nouveau jeu certainement. Reste à savoir, quel genre de joueur est Elliot Roche ? Cependant, la partie ne pourra pas se jouer en tête-à-tête, car la presse à scandale va décider de s’asseoir à leur table de jeu invisible, sans qu’ils n’aient pas vu arriver le coup !

Habituellement, le Poker est un jeu solitaire, mais le destin en a décidé autrement pour Elliot et Florence. Pour gagner, Elliot va avoir besoin de sa reine de cœur alors qu’elle ne fait pas partie de son jeu. Il n’a alors que plus qu’une seule possibilité s’il ne veut pas tout perdre… Le bluff… Et pour obtenir ce bluff, il est prêt à miser vraiment gros… Il faut toujours que l’enjeu en vaille la peine si on veut être suivi et Elliot sait sur quoi miser. Sa carrière est en jeu, il ne peut pas perdre.. Sur le tapis ? Ce qui leur tient le plus à cœur. Mais seront-ils de bons joueurs face à leurs adversaires qui ne reculeront devant rien ?

Une belle romance que j’ai lue d’une traite et qui m’a fait passer un merveilleux moment de lecture. Non, on ne va pas assister à de vraies parties de Pokers, même si cela m’aurait bien plu, mais à la partie de poker pleine de simulations qu’aura été la vie de nos héros…

J’ai adoré les personnages, même si j’ai mis un peu de temps pour Elliot qui est un homme très dominateur, arrogant qui sait très bien jouer de son charme et se sert des femmes comme de simples jouets qu’on prend et qu’on jette lorsqu’on en a terminé. Mais n’oublions pas que tout est une question de façade, et tant que le jeu n’est pas entièrement dévoilé, on ne peut pas en connaître le contenu ni la valeur de ce dernier.

Florence est une jeune femme magnifique qui n’a pas eu de chance dans sa vie. Le manque de confiance qu’elle peut avoir envers les hommes, l’empêche d’avancer dans une quelconque relation et préfère les histoires d’un soir. Tout comme Elliot qui ne pense pas avoir le droit à l’amour. Ni le droit d’aimer, ni d’être aimé… Seule sa carrière lui apporte une réelle satisfaction et il compte bien la sauver. La presse à scandale n’aura pas sa peau et bien entendu, il ne pensera qu’à lui. Florence n’est qu’une carte dans son jeu, même s’il sait pertinemment que sans sa dame, la partie est foutue.

Deux âmes en peine qui vont se trouver, s’apprivoiser sans se rendre vraiment compte qu’ils vont devenir indispensables l’un à l’autre différemment que ce pour quoi ils en sont là. Mais le manque de confiance, la peur de perdre est un gros problème à ce contrat qui les unit. Quand bluffent-ils exactement ? Sont-ils en permanence dans le jeu, ou le réel prend le pas sur l’imaginaire ? Comment savoir et comment comprendre où ils en sont réellement ? Sont-ils de simples partenaires ou un vrai couple ? Où et quand se fini le jeu ?

Une histoire simple et complexe à la fois qui ne manque pas de profondeur, d’émotions et encore moins de scènes sexy, car ces deux-là sont loin d’être aux antipodes l’un de l’autre bien au contraire. L’attraction entre eux est très forte et ils s’attirent, s’aimantent, l’un a l’autre jusqu’à ce que le passé vienne sonner le Glass… Elliot a su me toucher dans son mal-être qui le ronge et qui le rend tel qu’il est à ce jour. Mais aussi par sa façon de prendre soin de Florence petit à petit et son besoin de l’avoir prêt de lui sans s’en rendre vraiment compte. Mais à vouloir trop diriger le jeu sans prendre en compte celui de sa partenaire, il risque de perdre plus que ce qu’il ne pense…

 Audrey Laloi est une plume que je découvre et m’a tout de suite embarquée par sa façon de nous présenter son récit. Mais aussi, par ses chapitres courts qui donnent plus d’impact à la double narration et nous font entrer encore plus facilement dans la tête de nos personnages. Sa plume est fluide, drôle à ses moments et imagée au point de bien visualiser les scènes qu’elle nous décrit en nous offrant de belles balades parisiennes.

Une belle romance rafraîchissante comme j’aime à le dire quand je me laisse porter par un récit d’un bout à l’autre, sans me poser de question, tout en appréciant ma lecture.

L’avis de Carine sur le roman de Aurore Foster : After Work


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Titre : After Work

(Précédemment édité chez Lips )

Auteur : Aurore Foster

Genre : Romance

Ebook :  3.99€

Résumé :

Moi, Léane, jeune fille de vingt-trois ans fraîchement diplômée et bardée d’un zèle légendaire, m’apprête à intégrer mes fonctions d’assistante de direction au sein de l’entreprise MORAND’S FATHER & SON. Ce qui me rend surtout nerveuse en revanche, c’est de rencontrer mon nouveau patron, Tristan Morand, directeur de la filiale de Bâle. Les bruits de couloir ne sont pas vraiment flatteurs et laissent entendre qu’il est un homme aux attentes plutôt… démesurées.

Mon amie Emma l’appelle « Tristan-le-perfide ». Selon elle, il aurait réussi à faire fuir toutes ses précédentes assistantes, mais je suis sûre qu’elle exagère.

Quoi qu’il en soit, exigeant ou non, je saurai le défier pour lui montrer à quel point ce job est fait pour moi. Enfin, j’espère…

Mon avis :

Si j’ai trouvé le début du roman assez classique, je me suis fait happée à un moment donné dans une spirale qui m’a emportée jusqu’à la fin sans m’en rendre compte !

Léane est une femme qui sait ce qu’elle veut dans la vie, et sa priorité, c’est son Job !

Après avoir tout donné dans ses études qui l’ont menée à faire un stage chez MORAND’S FATHER & SON, elle y est accueillie aujourd’hui pour prendre ses fonctions en tant qu’assistante direction. Si elle a un fort caractère et est très sûre d’elle, elle n’en mène pas large pour son premier jour lors duquel elle doit rencontrer son nouveau patron, Tristan Morand, directeur de la filiale de Bâle.

Il faut dire que tout le monde dit de lui qu’il est assez dur avec ses assistantes et qu’il en demande beaucoup. Mais Léane a confiance en elle. Ce job, elle le veut et ce n’est pas la surcharge de travail qui lui fait peur. Elle aime ce qu’elle fait et espère bien montrer ses aptitudes à ce patron exigeant.

Mais dès qu’elle se retrouve face lui.. elle en perd presque ses moyens… On lui avait dit qu’il était détestable mais on ne l’avait pas prévenue qu’elle se retrouverait face à un dieu grec en chair et en os ! Sa carrière étant sa priorité elle retrouvera vite ses esprits ; après tout, elle est une working girl, seul le boulot a son importance et ne laisse aucune place pour le reste !

Mais Tristan va vraiment se montrer odieux avec elle, très limite même en ce qui concerne son apparence qu’il exige irréprochable. Deux fortes personnalités qui se tiennent tête et qui malgré tout, travaillent en bonne coordination… Un lien va se tisser doucement et vont les mener dans une relation qui ne sera pas des plus simple.

Aurore Foster a dépoussiéré ce roman qui dormait dans son tiroir et elle a très bien fait ! Comme je le disais plus haut, le départ est assez classique et j’ai même eu peur de ne pas accrocher ou de m’enliser dans une jolie romance sans prétention. Connaissant les écrits de l’auteure, j’ai tout de même eu confiance et lui ai laissé le bénéfice du doute pour le plus grand bonheur du reste de ma lecture ! On passe d’une romance rafraîchissante ou tout coule de source à un événement dramatique et traumatisant qui va relancer la lecture en faisant palpiter notre petit cœur ! Tout à coup tout s’enchaîne et rend cette histoire addictive! Les intrigues et les rebondissements nous aspirent dans le récit en nous émouvant à plusieurs reprises et abordant des situations, qui malheureusement sont courantes, mais trop souvent tabou…

Avec cette romance j’ai même l’impression qu’elle passe un message entre les lignes, un message à qui veut bien le voir…

Je ne ferais pas l’impasse sur les personnages secondaires qui ont vraiment une place importante dans ce roman avec chacun une personnalité bien trouvée, et des secrets qui apportent un vrai plus à l’histoire.

After Work m’a fait passer un très très bon moment de lecture grâce à la belle plume de Aurore Foster qui sait faire passer les émotions où il faut, quand il faut, en les dosant à la perfection selon les situations. Le piquant qu’elle y apporte est la cerise sur le gâteau, il nous fait qu’adhérer un peu plus à son univers en nous délectant des scènes les unes après les autres.

Merci à Aurore Foster pour cette superbe lecture

L’avis de Carine sur le roman de Angel Arekin : Love Memories, tome 1 Chez Black Ink Editions


Titre : Love Memories, tome 1

Auteur : Angel Arekin

Genre : Romance

Editions : Black Ink

Ebook : 4.99 €

Résumé :

« Je te présente le nouveau membre de notre famille, voici Swan. Dorénavant, nous serons tous ensemble. »

Billie, jeune hippie, éprise de liberté, est contrainte de poser ses bagages pour vivre auprès du nouveau mari de sa mère et de son fils, le beau mais étrangement mutique, Swan Anconie.
Elle a du mal à trouver ses marques et son nouveau « demi-frère » ne l’aide pas : ses yeux glacés posés sur elle lui prouvant chaque matin qu’il désirerait la voir partir. Mais Billie y entrevoit là un nouveau challenge : apprendre à connaître ce jeune homme atypique et sombre, muré dans une colère inexpliquée, et découvrir ce qu’il cache dans ses silences.
Swan n’avait pas prévu de se fracasser contre la beauté sauvage de la jeune femme.
Billie n’avait pas prévu d’aimer autant chaque ombre et éclats de lumière qui le composent.
Ensemble, ils vont découvrir l’amour et partager chacune de leurs premières fois. De la douceur aux coups de gueule, de la jalousie à la trahison, de la tristesse à la sensualité, de la rage à la passion.
Non, ils n’avaient rien prévu de ce qui allait se passer, mais ils s’apprêtaient à en aimer chaque seconde.
Voici l’histoire de leur amour.

Mon avis :

Billie n’a jamais eu de famille. Depuis toute petite, il n’y a toujours eu que sa mère, son père ayant déserté à l’annonce de sa conception. Elle s’en est toujours très bien portée car, malgré le jeune âge de sa mère Emma, elle l’a toujours assumée, sans jamais baisser les bras, la trainant dans son sillage à travers ses voyages, ses festivals et tous les différents pays que ces derniers lui permettaient de connaitre. Elle s’est construite et s’est épanouie au milieu de la folie bohème loin du moule de la société en compagnie de fêtards et de personnes anticonformistes, ce qui a eu comme conséquence, de la rendre libre et solaire.

Mais voilà que sa mère a décidé de poser ses valises, suite à son récent mariage avec Lucyan. Vivre dans une maison et se retrouver sédentaire avec un rythme de vie n’est pas au goût de Billie qui se sent prisonnière. La voilà à devoir cohabiter avec un nouveau père, et surtout avec Swan, un frère carrément douteux. Deux ados complètement à l’opposé l’un de l’autre et qui n’ont vraiment rien en commun. Si Billie est un soleil, lui représente la face cachée de la lune. Mutique, distant, froid et taciturne, Swan Anconie n’ouvre jamais sa bouche. Billie en a rencontré des gens bizarres, mais comme lui, jamais ! Elle a du mal à le comprendre et cautionner son attitude à repousser les gens tout comme les motifs de son silence. Swan la laisse perplexe, et aussi, curieuse… Comment peut-on être aussi indifférent aux autres lorsqu’on a tout juste 17 ans ? De part leur cohabitation forcée, ils vont devoir apprendre à se connaitre, s’apprivoiser et apprendre à s’aimer… S’aimer comme de simple demi-frère et sœur ? Et s’il s’aimait d’un amour plus profond ? Plus violent ? Plus intense ?! Quelles en seraient les conséquences ?

Love Memories de Angel Arekin m’a rendu mes 17 ans ! Je ne suis pas fan des amours de lycée et des histoires de Stepbrothers qui sont en général du « vu et revu ». Mais là, je dois vous avouer que j’ai pris un plaisir fou lors de ma lecture qui ne ressemble à aucune autre. Toujours à réinventer les histoires d’amours, Angel Arekin nous fait vivre et revivre des émotions lointaines, tout en nous en nous en créant de nouvelles. Dans ce premier tome, elle nous pose les bases d’une histoire qui va vite prendre un chemin qui nous apporte un lot d’émotions sans noms. Les bases d’une construction amoureuse interdite, mais Ô combien intense ! Le tout enveloppé d’une intrigue familiale pleine de suspense qui apporte là aussi un panel d’émotions qui ne sont pas toujours belles à ressentir. Et pourtant on y va ! On tourne les pages, les unes après les autres avec une frénésie qui ne nous quitte pas. On veut savoir, on veut que cela avance et en même temps, on a peur que tout s’effondre si tout va trop loin, trop vite.

Swan, hanté par son passé et ses secrets, que je vais totalement taire dans mon avis, a peur qu’a son contact le monde plein de couleurs de Billie soit aspiré dans ses ténèbres, emporté par la méchanceté des gens, par les secrets de famille, et par cette noirceur qu’il détient au plus profond de lui et qui surgit beaucoup trop souvent lorsque Billie lui fait perdre les pédales. Elle qui représente tout ce qu’il déteste, devient son oxygène, son soleil, son arc-en-ciel. Après des années d’orages, il touche du doigt le bonheur. Un bonheur auquel il ne pense même pas avoir droit. Un bonheur qui pourrait bien lui faire perdre sa dignité et ressembler à la seule personne avec laquelle il ne souhaite rien avoir en commun. Lui qui ne voit que le mauvais côté des choses, se voit offrir par Billie tout ce qui les embellit, tous ces bons côtés dont il ne soupçonnait pas l’existence. C’est un pur bonheur de voir naitre un simple sourire sur ses lèvres, le voir s’ouvrir avec cette hantise qu’il se referme aussi vite. Mais si cacher, mentir, se taire, c’est son lot quotidien, qu’en sera-t-il pour Billie ? Ne risque-t-elle pas de s’éteindre ?

Swan et Billie sont très touchants, chacun à sa manière, même si s’est pour Swan que l’on souffre le plus, Billie n’est pas épargnée par les secrets. Si elle lui apporte le soleil qui manquait à sa vie, saura-t-il lui être là lorsque ce sera le moment ? Car les secrets de l’un toucheront indéniablement aussi l’autre et la bombe est amorcée en fin de tome pour nous laisser dans l’angoisse. Pas de Cliffangher, mais beaucoup d’éléments en main qui allument la mèche. Sachant que Angel Arekin ne fait pas dans la dentelle, je souffre d’avance pour eux tout en gardant espoir qu’elle nous les protégera un peu. Mais cela est un doux rêve utopique… j’ai bien l’impression que les larmes vont couler, mais là, on en reparlera lors du second et dernier tome de cette duolgie.

Love Memories, une romance addictive, sensuelle, et complètement bouleversante. On ressent tellement de choses…. La plume de Angel Arekin est forgée dans l’émotion pure et aiguisée de manière à ne pas nous laisser indemne. Que ce soit pour ressentir la douleur ou l’excitation des premiers émois, la gangrène qu’est la jalousie ou encore les liens de l’amitié, elle fait en sorte de ne pas nous épargner par le saisissement qui nous prend au fil des pages. Tout est tellement bien dit, bien écrit que tout ne peut être que ressenti à sa juste valeur. Rien ne sera cependant simple, même si dans ce premier tome le soleil brille au milieu du ciel obscurcie par les fantômes de Swan. On se pose mille questions. On imagine mille scénarios en restant suspendu aux pages et aux mots jusqu’à ce que celui de la fin arrive. Quelques réponses nous sont cependant apportées pour nous faire patienter. Je dirai que rien n’est laissé au hasard et que le boomerang, je l’attends, je m’y prépare…

En attendant je vous quitte avec ces paroles

Du côté de chez Swan

Je ne voudrais pas refaire le chemin à l’envers

Et pourtant je payerais cher

Pour revivre un seul instant le temps du bonheur

À l’ombre d’une fille en fleurs

Un grand merci aux Editions Black Ink pour m’avoir permis de découvrir cette nouvelle pépite de Angel Arekin en service Presse.

Extrait :

Il caresse à nouveau son écran de ses pouces. Je remarque alors que lorsqu’il est concentré sur son téléphone, la tête légèrement inclinée vers l’avant, sa canine est plantée dans sa lèvre inférieure, qu’il a plein de taches de rousseur sur le nez et qu’une mèche de cheveux bruns lui tombe sur le front en épi. De toute façon, il n’est jamais coiffé. Ses cheveux ne sont pas très longs, mais ils partent dans tous les sens, comme s’il y passait sans arrêt la main. Cet aspect lui confère une allure dépenaillée qu’il se fiche de corriger. Il porte d’ailleurs un vieux jean troué au genou et sous la fesse droite, un t-shirt noir dont le dessin est à moitié effacé et des Adidas avec des bandes blanches presque arrachées sur les côtés. Sous les manches de son t-shirt, je devine les traits noirs d’un tatouage. Je n’ai jamais pu entrevoir ce qu’il représentait. D’un autre côté, je m’en fiche. Il relève les yeux vers moi et me tend de nouveau son téléphone pour que je puisse lire :

[Swan : Donne-moi ton pseudo.]

  — Billie the kid, avec un e à Billie et tout attaché, déclaré-je à contrecœur. J’aperçois nettement son sourire railleur.

— Oui, ma mère m’a appelée comme ça à cause de lui. Super, hein ? Il pianote sur son écran.

  [Swan : Calimity Jane était déjà pris, je suppose.]  

— Très drôle, grogné-je. Son sourire s’élargit, pourtant, celui-ci n’atteint pas ses yeux. Ils sont d’un bleu si pâle, nimbés de givre, qu’ils en deviennent angoissants.  

[Swan : Je t’ai envoyé l’invit. Te sens pas obligée d’accepter.]

  — C’est ma mère qui te l’a demandé. Je présume que c’est pour qu’on devienne amis ou quelque chose du genre.

  [Swan : Sois rassurée, j’ai aucune envie d’être ami avec toi.

L’avis de Carine sur le roman de Hell Faith : Nos Musiques chez Black Ink Editions


Titre : Nos Musiques

Auteur : Hell Faith

Genre : Romance

Editions : Black Ink

Ebook : 4.99 €

Broché : 17.00€

Résumé :

Un jour, ton monde tournera autour d’une étoile …

Melvin et Ciara n’auraient jamais dû se retrouver allongés sur cette petite scène à parler musique.

Non seulement leurs meilleurs amis viennent de rompre, l’un ayant trompé l’autre, mais, en plus, Melvin est censé boucler son troisième album solo en studio.

Les voilà pourtant à l’horizontal, à discuter des textes qui les font vibrer et des nuits blanches qui découlent de leur métier.

Le rappeur a connu un vif succès grâce à Syanur, son collectif, tandis que Ciara a tout quitté pour monter son label.

Au fil des jours, ils apprennent à se connaître, se rapprochent, s’attisent, se plaisent. Se blessent aussi. Comment faire fi du personnage public qu’est Melvin, de ses fans, et de l’humiliation que Ciara a fait subir à son meilleur pote ?

… Et ton seul but sera d’éviter les trous noirs.

Mon avis :

Parce que Nos Musiques se raconte en musique, me voici à faire du rap sur une romance pas comme les autres…

La musique de Nos musiques Sont des paroles silencieuses, officieuses Fantasmatiques, pudiques et authentiques

Elles rythment deux cœurs solitaires, amers

S’imposant barrières et disciplines de fer

Jusqu’à un regard par hasard, qui donne le tempo d’un top départ

D’une première scène sur des planches à l’horizontale

D’une Première trêve sans version instrumentale

Carpe Diem, sacré dilemme

Arrêtes fais pas ton fier, fais taire tes doutes et continu ta route

Dans tes silences ou tes coups de nerfs

Chaque mot que tu ressens, tu en seras fier.

Rame mon brave et dévoile-toi

Parle mon brave elle sera à toi Parler

C’est dur, incertain

Ne pas savoir communiquer, même au p’tit matin

Roméo des mots, elle sera ta Juliette

Tu noircis tes pages aux couleurs d’ la violette

Croque dans son parfum exquis de cerise

Goûte cette plénitude et fini les crises

Tu mets tes mots sur des bouts d’ papiers

Sans perdre pied dans tes couplets juste, pour t’excuser

Hey Mel sort de ta bulle, de tes silences

L’amour ne se vit pas en free-lance

Idris, Dr Jekyll ou Mister Hyde, qu’importe

Le parfum de la fleur sera L’unique

Piquante, sarcastique, elle t’ouvrira sa porte

Même si elle pense ne pas être assez forte,

Même quand tu la blesses et là va falloir que tu progresses

Rame mon brave dévoile-toi

Rappe mon brave elle sera à toi.

Dans vos silences et vos couplets

Un simple regard peut tout changer

Même lorsque que tout peut éclater, c’est l’ prix de la célébrité

Hey Ciara sors de ta bulle de tes doutes et de tes peurs

De tes tensions appréhensions de cette relation

Laisse ce Rappeur attraper ton cœur

Ne te retiens pas, les muses entre elles s’amusent

Solitaires volontaires, vous faites la paire.

Amoureux des mots vous aurez le dernier mot.

Ne pas parler mais tout se dire

Un simple regard et tout peut se lire

Lire et ressentir pour jamais ne se perdre

Dans l’intimité de l’obscurité tout comme dans la lumière

Nos Musiques nous embarque dans ce milieu si particulier où les chansons et les accords prennent vie sous nos yeux. De simples mots posés sur des bouts de papiers à la production pour finir sur scène, Hell Faith nous offre une vue des coulisses qu’on connait très peu et qui est tout aussi importante dans cet univers. Un monde où la célébrité peut se vivre dans l’ombre, comme dans la lumière et dans lequel vont se croiser Melvin et Ciara grâce, ou à cause, de leurs meilleurs amis. Nous allons évoluer dans ces deux cercles que le destin va faire se télescoper plus d’une fois et donner naissance aux prémices d’une relation que tout oppose malgré ce qui les rapproche. Melvin et Ciara sont bien trop différents, mais depuis le premier regard partagé, ils se cherchent, s’attirent bien malgré eux comme une évidence.

Beaucoup de personnages secondaires gravitent autour d’eux, cependant, dans Nos Musiques, on est presque en un huis-clos tant nos protagonistes sont dans une bulle qui les coupe de cette lumière qui effraie tant Ciara. Lumière qui fait aussi beaucoup douter Melvin qui trop perfectionniste, toujours dans le contrôle, subit à coup de nerf ce qu’il ne maitrise pas. Charmeur, blagueur, il a cependant beaucoup de mal à communiquer et à s’exprimer. Solitaire et volontaire, il a deux personnalités et on navigue entre le Melvin posé, le créatif de l’ombre, la face cachée de la lune, auteur compositeur, qui attire Ciara. Et Idris le personnage public, qui la fait plutôt fuir. Le roi du rap, celui qui déchire tout sur scène, charismatique, il devient le soleil qui éclaire cette face cachée en chantant à la face du monde tout ce qu’il écrit dans l’ombre.

Ciara est une femme déterminée au fort caractère qui cache son manque de confiance envers les hommes par son insolence sarcastique qui coupe assez court à toute tentative d’approche. Droite, loyale envers ceux qui comptent pour elle, elle a réussi à monter son propre label et sa notoriété à force de persévérance et sans avoir besoin d’être au devant de la scène. La célébrité dans l’ombre comme on dit. Tout le monde connait son nom, mais très peu de personnes peuvent le poser sur un visage. Elle est fière de ce qu’elle a accompli et ne compte pas ses heures pour mener à bien son Label. Mais sa rencontre avec Melvin va ébranler ses certitudes. Elle refuse de lâcher prise. Tout deux s’attirent, s’attisent, mais sont incapable de communiquer sur ce qu’ils sont l’un pour l’autre, de ce que cela implique et ce, malgré cette complicité authentique qui les déstabilise tant lorsqu’ils sont allongé sur cette scène où tout parait si naturel. Maladroits, introverties, incertains, leurs moments à deux restent cependant un échappatoire qui leur apporte des moments de légèreté dans l’instant T. Des instants qu’ils se refusent de partager au monde entier. Il ne sont pas censés s’aimer alors comment faire lorsqu’on est une célébrité ? Peut-on vraiment y échapper ? Et s’il la perdait ?

Hell Faith est une passionnée des mots et son roman Nos Musiques, en est le parfait reflet. Elle nous décrit cette rencontre pas comme les autres qui aurait dû s’arrêter à un regard croisé, appuyé, déconcerté. Elle nous offre un récit sur le cheminement d’une relation, des émotions, des doutes, de la passions qu’elle nous offre sans tensions, mais plutôt, avec introspection. Je ne dirai pas qu’elle le fait en poésie, mais par des mots choisis, précis, qu’elle manie avec minutie, virtuosité et tellement de talent que cela en est bluffant. Sa plume et son style a eu indéniablement un impact sur la lectrice que je suis. Nos Musiques est une Ode aux mots qu’ils soient écrits ou mis en musique, les mots sont le vecteur des émotions qu’elle va mettre en lumière, mais aussi en rythme par des bribes de chansons avec lesquelles elle agrémente et entrecoupe les chapitres d’une manière très originale que j’ai beaucoup apprécié. Aucun mot n’est couché sur le papier pour rien. Tout ce qu’on lit à son importance tout comme ce qu’on ne le lit pas, qu’on devine entre les lignes et nous emporte dans ce bout de chemin que nous faisons avec Ciara et Melvin.

Nos Musiques est une romance particulière, assez sage et qui n’est pas addictive dans le rythme de lecture comme on en a l’habitude chez Black Ink. C’est un récit qui se lit lentement et malgré le fait que ma lecture m’ait pris du temps, j’en ai apprécié chaque ligne. Pourquoi ? Car même si la trame reste en elle-même sans surprise, c’est une belle tranche de vie qui compte et la manière dont elle est abordée, elle, est particulière. L’auteure nous raconte ce qu’il ne se raconte pas. Elle nous raconte des émotions, les doutes, les peurs, les silences, les sourires qui cohabitent dans un même univers de deux manières différentes. Elle nous parle de la « Notoriété » avec son regard, par le regard de nos héros et par leurs émotions. Pas de rebondissements ou de grand suspens, mais une invitation à l’acceptation, au lâché prise, à l’envie de voir plus loin et prendre le risque que même si tout à une fin, chaque moment compte. Que chaque mot compte. Tout comme les silences, ou encore les actions. Dans l’intimité de l’obscurité tout comme dans la lumière, dans les accords et les corps à corps, ne pas regretter et avancer malgré les obstacles. Trouver son phare pour accoster à bon port, au son de Nos Musiques et d’un magnifique décor.

Un grand merci à Black Ink Editions pour m’avoir permis de découvrir Nos musiques. Bravo a Hell Faith pour avoir remporté ce concours Black Ink « Célébrité ».

Extrait :

Je me noie dans ses yeux marron, la défiant. Le premier qui baisse les yeux a perdu. Elle ne détourne pas le regard, s’accroche au mien, et c’est cette détermination qui m’empêche d’arrêter ce petit jeu. Ma fierté me pousse à continuer. Je ne peux pas être celui qui y mettra fin.  

Tu t’es apprêtée ce soir,

Un trait de liner, une jupe, et ce putain de débardeur qui met tout en valeur,

Mais tu l’as fait pour toi

, Pas pour eux, pas pour moi,

Ça m’rend dingue que tes amies te servent d’excuse

« Je ne peux pas leur faire ça »

Ça ne devrait pas se passer comme ça,

« Désolée, je n’ai pas envie. »

Juste ça devrait suffire.  

Le problème est qu’elle est tout aussi bornée que moi et ne me lâche pas du regard alors qu’Ivy reprend la main. Je n’ai enchaîné que deux couplets, mais je suis à bout de souffle. J’attrape à l’aveugle mabouteille d’eau pour calmer le feu qui grandit en moi. Elle est certaine que je serai le premier à flancher, le premier à abandonner et ça me met les nerfs de m’en rendre compte. Ce n’est qu’un jeu stupide, qu’une provocation puérile. Impossible pourtant de ne pas répondre au challenge que représente cette étincelle maligne.  

Comment faire le premier pas,

Quand tes réponses sont passées au crible,

Un oui trop rapide, un non pas assez poli,

Et déjà, ça fait de toi une fille facile.  

Tellement plongé dans ces putains de billes noisette, je ne réalise pas que la température dans le studio a pris plusieurs degrés sous la tension, une dizaine minimum. Ça expliquerait ma gorge asséchée. Je prends une nouvelle gorgée d’eau pour hydrater ma gorge asséchée. Ivy ponctue le morceau et je prends conscience qu’on n’est pas tout seuls ici. Même si on est à la radio, des caméras nous filment en direct. Je ne vois pas le retour écran d’où je suis mais j’ai bien en tête la scène qu’on offre aux spectateurs. Pas difficile d’imaginer les rumeurs qui vont commencer à circuler.

L’avis de Carine sur la romance dystopique de Ena.L : La reine des détestés L’intégrale


Titre : La reine des détestés :

Enfer ou paradis T1

Choisi ton roi T2

Auteur : Ena. L

Genre : Romance Dystopique

Editions : Auto

Ebook : 4.99€

Broché : 18.99€

Résumé :** Romance sur fond de dystopie **

An 3548. Le dérèglement climatique et les guerres atomiques ont réduit le Monde à un territoire, celui de l’ancienne Europe, désormais partagé en douze royaumes prospères.

Afin d’échapper à une vie de solitude et de drames, Hannah prend la décision difficile de quitter la zone libre et sauvage où elle a toujours vécu, pour la sécurité des murs du royaume d’Olayan. Elle sait qu’en entrant, elle deviendra esclave, comme tous les Blancs. En revanche, elle n’imagine pas que la rareté de son apparence, trop pure, fera d’elle l’esclave la plus détestée du royaume, ni qu’elle la conduira au palais, au service de la famille royale.
Rien ne prédestinait Hannah, alias numéro 83-737, esclave illettrée, sauvage, considérée comme la laideur à l’état brut, et le prince Yash bin Saleh al Talal, chef de guerre sanguinaire, héros des douze royaumes, fantasme de toutes les femmes, à se rencontrer. Mais parfois, le destin est joueur… et cruel. Car Yash n’est pas un prince de conte de fées, et Hannah ne sera jamais l’héroïne idéale.

Mon avis :

Ena nous fait faire un bond dans le futur avec cette romance dystopique des plus addictives ! Dès les premières pages, il est impossible de s’arrêter ! Et lorsque la dernière du premier tome est tournée, je vous défie de ne pas vous jeter sur le second tome qui est encore plus fort, plus percutant, plus addictif et plus sadique que le premier. J’ai d’ailleurs pas dormi de la nuit pour le terminer. Les deux sont des merveilles dont il ne faut absolument pas passer à côté. C’est avec des larmes et au son d’une chanson paillarde, que j’ai terminé cette lecture des plus époustouflantes.
 
Bouleversante, dévastatrice… Je n’ai pas de mots pour vous décrire cette dystopie comme je le souhaiterais. Non, aucun mot ne sera à la hauteur de ce que j’aimerai vraiment vous dire… Cela fait plusieurs jours que j’attends que la pression retombe, en vain… Une fois de plus, Ena a su se démarquer en cassant les codes sur ses héros et particulièrement sur le thème qui est fort, très fort et qui ne peut que nous laisser perplexe sur un avenir qui pourrait très bien nous pendre au nez. Son niveau de sadisme est du haut Level dans cette romance dystopique. Là encore, elle n’a pas ménagé tous ses protagonistes et la cruauté dépasse certaines Dark que j’ai pu lire. Mais Ena fait du Ena et sa signature déjantée fait aussi partie du lot, alors n’ayez surtout pas peur. La reine des détestés est le combo parfait d’un mélange d’amour, d’humour, de violences, de colère et d’addiction au plus haut point.
 
Hanna et Yash ont percutés mon cœur à une vitesse vertigineuse, et de plein fouet… Ils l’ont fait battre sur deux tomes au tempo de leur amour, de leur guerre et de leur destin… Il n’a cessé de cogner, de s’agiter à maintes et maintes reprises, alternant une bradycardie et une asystolie sévère particulièrement sur le rythme du second tome qui a tout de même failli causer son arrêt précoce jusqu’à le briser sur certains passages qui m’ont anéantie…
 
Ena L nous fait monter à bord de son train supersonique et nous voilà en l’an 3548.
Bienvenues au Royaume d’Olayan où Hanna ne va pas y passer les portes pour y vivre, mais essayer simplement de survivre… Survivre dans un monde où sa couleur de peau et celle de ses yeux la condamne à l’enfer. L’enfer de l’esclavagisme, de la barbarie des hommes en souvenir d’un passé qui a été détruit par les suprématistes blancs et dont les descendants payent encore leur idéologie raciste et leur folie qui ont conduit la planète à un désastre sans nom. Un héritage vieux de 600 ans qui les poursuit et les assujettis à vivre certes libres, mais dans des zones sauvages et dangereuses.
 
L’histoire aurait bien pu commencer par un Il était une fois… Un beau Prince charmant rencontra une sauvageonne dont il tomba éperdument amoureux…. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants… Cela aurait pu… Si le prince avait été charmant, si les soldats avaient été des nains chanteurs et la princesse douce et belle comme un enchantement… Et si le monde n’était pas devenu aussi con que leurs pieds ! Alors, on oublie ! Car dans la reine des Détestés nous sommes très loin du conte de fée, mais plutôt, dans une Dystopie sous fond de Dark Romance.
C’est l’histoire d’un Prince plus à l’aise à la guerre qu’avec les mots ou encore sur un trône, faisant tomber des corps et des têtes par milliers sur les champs de bataille sans jamais ressentir la moindre émotion et encore moins de pitié, mais qui refusera de repousser l’évidence face à une esclave à la peau claire et aux cheveux couleurs de blé. C’est avant tout l’histoire de Hanna, cette sauvageonne qui n’a rien d’une princesse et qui ne le sera jamais. Hanna est une femme forte, une sauvage qui ne reniera jamais qui elle est vraiment. Elle subira beaucoup, mais ne flanchera pas… Aux yeux de tous, elle n’est qu’un déchet de l’humanité, une esclave hideuse à la peau claire et aux yeux bleus. Au yeux de tous, elle sera la détestée… Mais toujours digne et le menton haut et fier. A mes yeux ? Elle est The Héroïne ! 
 
Mais c’est aussi et surtout, l’histoire de notre planète et de tous ses survivants qui ont choisi de vivre dans la différence en faisant payer au prix fort les blancs, qui pour eux, ne récoltent que simplement tout ce qu’ils ont semé. Ils ont détruit leur propre terre dont ils foulaient le sol chaque jour que les dieux leur donnaient de vivre. Détruite par leur égoïsme et leur cupidité… Aujourd’hui rien n’est parfait, mais douze royaumes ont été crée pensant alors, en faire un monde accompli et plus juste.
 
Plus juste ? Vraiment ?
 
Avec La Reine des détestés, Ena L nous offre une belle leçon de vie avec des thèmes de société au niveau mondial et des valeurs à méditer et à transmettre de génération en génération pour qu’un jour, on ne se retrouve pas à notre tour dans l’un de douze Royaumes ou encore pire, dans la zone libre et sauvage. C’est aussi une belle histoire d’amour interdite, née d’une rencontre improbable de deux êtres complètement différents et qui au travers de leur histoire, vont incarner justement ces valeurs en étant tiraillés entre leurs deux mondes et leurs obligations. L’allégeance que chacun d’entre eux porte à leur peuple et la trahison dont ils font preuve en se mêlant l’un à l’autre. Ensemble, on pourrait penser qu’un nouveau monde va s’ouvrir à eux, mais l’humain peut-il vraiment changer ? Qu’il soit noir, blanc, Arabe ou Chinois, le chemin sera long vers la tolérance. Vers un monde meilleur et rempli d’espoir ou l’acceptation de la différence fera justement toute La différence et où il y aura de la place pour tout le monde. Est-ce un rêve utopique ?
 
Leur amour aussi est un rêve, mais il est aussi fort que les personnages eux même et en même temps, aussi fragile que leur monde. On ne peut que s’attacher à eux, même si pour Yash, il nous arrive de le détester. Mais n’est-il pas esclave lui aussi de son propre monde ? De ses propres lois ? Si j’ai eu un énorme coup de cœur pour Hanna, je dois vous avouer que pour Yash c’était un sacré coup de foudre. Mais quelle femme ne succomberait pas ? Il fait monter la sexy attitude de ce roman à la puissance mille avec son charisme, sa virilité, sa force, sa détermination et sa manière d’aborder Hanna qui n’a rien de glamour, mais qui pour lui veut dire beaucoup. Leurs échanges sont eux aussi travaillés à la perfection, que ce soit dans leurs joutes, dans leur intimité ou dans leurs échanges silencieux et les non-dits.
 
Entre guerre, torture, esclavagisme, rébellion, soulèvement et dérèglement climatique, La reine des détestés nous ouvre les portes d’un monde de fous ! Et c’est avec des protagonistes forts, et aux caractères explosifs que nous allons faire un long chemin durant ces deux tomes dans un récit rythmé, addictif et sans aucun temps mort. Deux héros comme il n’en existe pas ! Et ils ne seront pas les seuls, tous les personnages secondaires de ce roman apportent leurs pierres à l’édifice et font de ce roman un roman exceptionnel ! Aucun n’est parfait, aucun n’ira dans le sens qu’on voudrait. Rien ne se passera facilement au point qu’on ne peut pas s’imaginer à l’avance si la fin sera belle, ou si elle restera cette triste réalité. Les émotions sont soumises à dures épreuves et particulièrement dans le second tome. Bien qu’il n’en manque pas dans le premier, il y a d’ailleurs une scène qui m’a broyé les tripes et le cœur d’une force incommensurable. Je crois que cela ne m’était jamais arrivé que ce soit aussi fort dans une lecture. Ce passage m’a mise KO, car justement je l’ai compris, ce qui fait que mon cœur l’a validé et c’est ce qui m’a le plus retourné… Et en parlant de cœur, il faut l’avoir bien accroché pour aborder cette duologie. J’aurais envi de dire, âmes sensibles s’abstenir, mais non ! Faut pas passer à côté ! Car oui c’est dur. Oui il y a de la violence. Mais il y a un vrai message de tolérance, de l’humour et aussi tellement d’amour… Qu’il soit amical, fraternel ou qu’importe les liens. L’amour est là et bien là. À sa manière, chacun ses US et ses coutumes que nous prenons d’ailleurs plaisir à découvrir ou s’en indigner 😉.
 
J’ai l’impression que je m’égare dans tous les sens et je crois bien que si je continue, c’est moi qui vais vous écrire un roman sur le roman de Ena L ! Alors, je vais m’arrêter là, même si j’ai encore beaucoup à dire, surtout sur Yash et Hanna que je n’ai pas décortiqués comme à mon habitude, mais je pense que de ne pas vous en dire plus et les découvrir par vous-même ne peut-être qu’une bonne surprise.
 
Et pour clore, je voudrais juste dire une chose essentielle à propos de son auteur….
 
Tant qu’Ena tiendra la plume, il y aura des jardins, de l’amour et du pain. Des chansons, du vin et on manquera de rien….
 
Un grand merci à Ena pour cette lecture qui me marquera pour longtemps.
 

Extrait : 

Je me sens plus seule que jamais devant cette masse de personnes qui me dévisagent. Je voudrais pouvoir encore me cacher, même si je ne sais pas de quoi. J’aimerais fuir loin d’ici, n’avoir jamais eu cette idée stupide de prêter allégeance à un roi que je ne connais pas contre une vie d’esclave. Le premier choc me surprend. Je ne comprends même pas ce qui vient de se passer ni ce qui a percuté mon front. Les suivants sont clairs : les hommes me jettent toutes sortes de projectiles : cannettes, cailloux, détritus, même des bouteilles encore pleines ! Je suis obligée de me protéger de mes deux bras en me tournant. J’entends leur haine, j’entends leurs insultes pendant qu’on me mitraille le dos et la tête.

« Salope blanche ! » ; « Monstre ! » ; « Sois maudite ! » ; « Tu devrais être morte avec tous tes ancêtres ! » ; « Crève ! »

— Messieurs, s’il vous plaît, calmez-vous, temporise paresseusement le vendeur. Je ne sais même pas quoi ressentir. Je suis tétanisée.

— Je vous en prie, essayez de rester tranquilles, intervient l’homme. Il me force à me retourner à nouveau. Je me prends une pierre de plein fouet au-dessus de l’œil droit. Mon seul réflexe est de fixer celui qui me l’a envoyée et qui me hurle les choses les plus vulgaires que j’ai jamais entendues – et pourtant je parle assez mal. Un liquide chaud que je reconnais aisément coule sur ma paupière, puis sur ma joue, telle une larme de sang. Je suis comme anesthésiée par la vision du visage mauvais de mon agresseur. Ils arborent tous cette même rancœur.

— Il est évident que le brassard noir change la mise à prix de départ, dit le vendeur en tapotant sur sa tablette. Nous commencerons les enchères à 10 000 yanas. Quoi ??? Je ne comprends plus rien ! Pourquoi aurais-je de la valeur si tout le monde me voit comme l’incarnation du diable ?! Ça n’a aucun sens !

 

L’avis de Carine sur My Rules, le dernier roman de Anita Rigins chez Addictives Editions


Titre : My Rules

Auteur : Anita Rigins

Genre : Romance

Editions : Addictives

Ebook : 4.99€

Résumé :

Que la chasse commence.

Rose Hoffman a enfin trouvé un semblant de paix en intégrant la sororité des Pure Spirit. Des règles, un cadre strict, voilà ce qu’il lui faut pour reprendre sa vie en main ! Mais lorsque Tayron « T-J » Price débarque dans sa vie en manquant de l’écraser, ce fragile équilibre vole en éclats. Membre de la Meute, une fraternité qui ne jure que par la fête et les excès, Tayron représente tout ce que Rose déteste et un interdit qu’elle ne veut surtout pas transgresser. Avec lui, plus aucune règle, sinon les siennes… et ça, c’est bien trop dangereux pour la jeune femme. Mais pas de chance, Tayron est décidé à la prendre en chasse : il a vu le feu qui se cache derrière ses airs de fille sage, et il ne compte pas s’arrêter avant de la voir s’enflammer. Même si, pour cela, ils doivent brûler tous les deux…

Mon avis :

Ne lisant pas les résumés, c’est avec une immense joie que je me suis rendu compte en débutant ma lecture, que My Rules était en fait le Spin-off de No Rules, qui avait été pour ma part, un immense coup de cœur. Nous voilà de retour avec la Meute, La fraternité la plus influente du campus de Denver. Celle qui abrite les étudiants sans limites, les rois des excès, des « tarés » comme beaucoup disent. Mais La Meute est avant tout une famille, celle qu’ils se sont choisie. Une famille de cœur pour certains. Après avoir crié au loup avec Tucker, c’est au tour de T.J de nous emporter dans l’œil du cyclone qui ravage sa vie et qui paradoxalement, sera sauvé par une tempête.

Tayron Junior Price est peut-être le membre le plus solaire de la meute, mais c’est aussi le plus cabossé de tous. Dernière sa façade de pseudo-lover de la fraternité, TJ, cache ses sombres secrets et surtout, qui il est réellement. Et lorsque deux êtres cabossés se rencontrent, il est difficile de croire qu’ils pourront se porter vers le haut. Tout comme eux, on ne peut que s’imaginer qu’ils vont plonger chacun dans les abysses de l’autre. Qu’il est impossible de faire ressortir du bien de nous quand le mal nous ronge. Et pourtant… Parfois il suffit de chercher la lumière pour l’autre, pour qu’elle nous illumine aussi en écho.

Rose est belle, piquante, mais c’est surtout une âme brisée. Elle se laisse chaque jour envahir par les remords et cette douleur qui ne la quitte pas. Elle essaye d’avancer malgré les cicatrices d’un passé qu’elle peine à oublier. Apprendre à vivre avec n’est pas vraiment une réussite pour elle, mais elle avance, comme elle peut. Elle le doit. Hors de question de tout gâcher à nouveau. Hors de question de faire souffrir encore ceux qu’elle aime et encore moins les faire plonger dans ses ténèbres. Sa rencontre avec TJ est plus que percutante, et elle qui avait prévu de devenir plus forte, va fuir devant lui comme une lâche… Elle ne veut plus de danger dans sa vie. Rose aspire à être tranquille, elle a besoin de calme, de règles, d’un cadre sécurisant, d’où le choix de sa sororité, Les Pure Spirit. La Meute est un danger. Tayron Price encore plus. Manque de pot pour elle, il a très vite vu que dans son regard que le feu qu’il contenait n’attendait qu’une étincelle pour partir en brasier. Que la chasse commence, un jeu se met alors en place entre eux. Un jeu qui va faire aussi monter la tension sexuelle et électriser chaque rapprochement. Un jeu qu’ils cherchent malgré tout, car ils se rendent vite compte que cela les rend… vivants ! Que face à face, ils sont eux-mêmes et prennent la vie comme elle se présente sans penser à demain. Un affrontement sans aucune règle, mis à part celle d’être libre et debout.

Mais existe-t-il vraiment une règle en amour ? Seront-ils prêt à affronter le raz de marée qui s’annonce dans leur face à face ? Avoir une carapace que l’on se forge permet de se protéger des coups de la vie. Mais lorsque cette carapace nous empêche de la vivre tout simplement, il faut parfois savoir lâcher prise et faire confiance au destin, tout cruel soit-il parfois…

My Rules ne sera pas un coup de cœur contrairement à No Rules, moins percutant que le premier opus, mais ce fut tout de même une très belle lecture qui ne manque pas d’émotions. On l’aime tellement notre T.J qu’on ne peut qu’être touché même si pour ma part, j’ai l’impression parfois de tourner en rond dans les romances qui se ressemblent dans le fond. On a souvent le même schéma qui se répète avec les âmes torturées et le départ de celle-ci ne faisait pas exception sur la trame. Mais Anita Rigins a néanmoins réussi à me rattraper et me faire accrocher. Particulièrement par les sujets abordés. Deux sujets de société, deux victimes collatérales de la violence humaine. Qu’elle soit directe ou indirecte, elle tue physiquement, mais brise aussi des âmes qui errent ensuite dans une vie en laquelle ils ne peuvent avoir confiance. Tayron et Rose sont diamétralement opposés, mais se ressemblent dans leurs ténèbres. Chacun ses doutes et ses angoisses. Chacun sa croix et cette peur qui le bouffe. Peur de décevoir, peur de perdre ceux que l’on aime, peur de ressembler à un autre… Peur de ses excès, de ses actes. Peur de ne pas mériter le meilleur et se contenter du pire… Mais là où je dis bravo et que j’ai adoré, c’est qu’Anita Rigins réussi à sortir du cliché des deux âmes brisés par la vie. En mettant en lumière leur côté sombre, elle va aussi user et abuser ( pour notre grand bonheur) d’humour et de joutes verbales géniales qui rendent le récit dynamique à l’image de ses protagonistes. Avec TJ et Rose, on roule à 200 à l’heure sans casque, les cheveux au vent. On aime les sentir vivant et on se sent vivant à notre tour.

Les protagonistes sont attachants et apportent l’émotion qu’il faut au récit, ni de trop, ni de pas assez. Surtout avec Rose qui grâce à son caractère m’a immédiatement conquise. On est très loin de la petit âme en peine qui se fait croquer par le grand méchant loup une fois le personnage bien cerné et compris. Non. Traquée par le loup, Rose pourrait facilement être celle qui remplie son corps de pierre et le jeter à la rivière pour qu’il la laisse en paix. Le tout avec ses airs de fille innocente en petite jupe rouge et le sourire en coin, avec tout de même la peur de se faire gronder par mère-grand pour avoir désobéi. Elle ne manque pas de répartie face à lui et devient plus forte que jamais. TJ ne cesse de dire qu’il voit le feu en elle et il n’a pas tout à fait tord. Sauf que ce feu qu’il voit, c’est lui qui en maintient les braises. Tout comme Rose a contrario, apaise les siennes et sa colère qui le consume…

Anita Rigins a réussi à porter au récit son lot d’émotion sans trop tomber dans le mélo. Un peut trop poétiquement imagé parfois à mon goût sur certain passages mélancoliques. Elle pointe du doigt au travers les histoires de nos héros la violence sans en être immergé complètement. C’est sur le côté psychologique et émotionnel de la relation qu’elle va mettre en avant les répercutions morales du vécue de nos protagonistes. Elle va même y rajouter un petit goût d’interdit, sinon ce ne serait pas drôle, n’est-ce pas? Le fond n’est pas tendre pour nos héros et pourtant, elle a réussi à rendre le tout simplement beau et vivant ! Petite mention spéciale pour le prologue que j’ai trouvé extrêmement accrocheur et annonciateur d’une belle tempête émotionnelle sans se douter que cette tempête serait une jolie Fleur.

Un grand merci aux Editions Addictives pour cette belle lecture, et même si j’ai vu que c’était la fin de la meute avec TJ, je garde un grand espoir pour Sam !

Extrait :

– Qui a besoin de faire la fête ?! s’exclame une grande blonde en entrant dans notre maison, l’air joyeux. Oh, mon Dieu, c’est carrément trop mignon ici !
Une vingtaine d’étudiants la suivent, et je découvre un pack de bières sous la plupart des coudes.
Non, non, non. C’est pas vrai !
Je m’interpose devant la porte, mais c’est trop tard.
Et enfin, je le vois, sur sa moto rutilante qui fait un bruit d’enfer avant de se stopper à côté du rassemblement de voitures. T-J m’aperçoit directement, un grand sourire collé sur le visage.
– Mais quelle vilaine menteuse tu fais, mon cœur, débute-t-il en s’approchant. Je croyais que vous organisiez quelque chose ce soir.
– Qu’est-ce que tu fous, bordel de merde ?! Prends tes petits copains et allez faire votre soirée ailleurs ! Tu m’entends ?!
– J’ai décidé de venir faire la fête ici, en comité réduit pour éviter tout débordement.
Je frappe sa poitrine de mon index accusateur.
– Mais je ne veux pas de ta foutue fête !
J’entends des rires dans mon dos. Est-ce que… est-ce que j’entends également Isaa ? Est-ce qu’elle est en train de s’amuser ?
– Je sais que tu ne crois pas au destin, alors appelons ça… le hasard. On cherchait une maison pour faire la fête, et c’est tombé sur la tienne. Comme par hasard.
Ce type est insupportable.
Il s’apprête à continuer son explication mais je le coupe férocement :
– Pourquoi ?! Pourquoi, T-J ?!
Il fronce ses sourcils une seconde avant de se pencher vers moi, ses yeux dans les miens :
– Parce que j’ai vu ce feu en toi qui ne demande qu’à tout ravager sur son passage. Tu te caches dans cette grande maison, mais je pense que tu caches beaucoup plus que ça. Et c’est le moment de laisser la tempête se déchaîner…

***

My Rules, d’Anita Rigins, histoire intégrale.

Votre point actu’ de la rentrée


Hello !

Vous avez été beaucoup à nous dire que le point actu’ vous manquait et nous allons le refaire à diverses occasions. La rentrée étant l’occasion d’en faire une occasion, je vous invite à découvrir les potins de la semaine.

Et nous allons commencer avec notre partenaire

Et les nouvelles sorties Audible

Avec tout d’abord, Le Cri du Silence de Angel Arekin. Découvrez dès aujourd’hui cette romance sous fond de thriller, dans le paysage magnifique des Lofoten dans sa version Audio par là

Mais aussi Trahison Tome 2 : la suite de Trahison de Lucie Chatel

Prix Livraddict 2020

Livraddict délivrera en février 2021 le prix de la romance et de la fantasy les mieux notées en 2020

Deux titres de chez BI sont en lice ! Il s’agit de « Esme, tome 1 » de Farah Anah (pour la catégorie « Romance »)

« La reine courtisane » de Anna Triss (pour la catégorie « Fantasy »)Un grand bravo à elles, et RDV en 2021 pour les résultats !!!

Black Ink Editions lance son nouveau grand concours

Ce concours vous permettra de rejoindre leur équipe d’auteurs. À la clé, un chèque de 200€ et une parution en format numérique et broché. Un fabuleux jury a accepté d’embarquer dans cette aventure et choisira le ou la grande gagnante :

Trois auteurs de talent : Ana KAnderson, Ena L-Auteure, et Isabelle Fourié, la première gagnante, mais aussi , Didine Hardin du groupe : After Forever ( Et Ses Obsessions Livresques ), M3lancolie du blog : Les lectures de Lou sur Instagram, Cathy CL, lectrice fidèle de Black Ink

Cette année, le thème est : « Indécise ».

Votre histoire devra traiter du fameux Triangle amoureux : romance, hésitation, obstacles, jalousie, souffrance, secret, passion, désir, torride, sulfureux…

* Dépôt des manuscrits : du 15/09/20 au 31/01/21

* Présélection, par le comité de lecture de 3 manuscrits : du 01/02/21 au 01/03/21

* Etude des 3 finalistes par le jury : du 01/03/21 au 15/04/21

* Choix et annonce du gagnant : le 16/04/21

On compte sur vous !!!RÈGLEMENT ET DÉTAILS SUR LE SITE : www.blackinkeditions.com

Passons aux sorties broché et … dédicacées Le 18/09 !

Les précos ouvrirons bientôt; mais voici déjà la liste des romans concernées :

Angel Arekin fait sa rentrée littéraire le 11/09 avec le tome 1 (sur 2) de Love Memories, une romance qui vous rendra vos 17 ans, enfin… 17 ans à la sauce Arekin…

Profitez du mini prix de préco pour réserver votre exemplaire.

Lien précos : https://amzn.to/351a9pp

Résumé : « Je te présente le nouveau membre de notre famille, voici Swan. Dorénavant, nous serons tous ensemble. »Billie, jeune hippie, éprise de liberté, est contrainte de poser ses bagages pour vivre auprès du nouveau mari de sa mère et de son fils, le beau mais étrangement mutique, Swan Anconie.Elle a du mal à trouver ses marques et son nouveau « demi-frère » ne l’aide pas : ses yeux glacés posés sur elle lui prouvant chaque matin qu’il désirerait la voir partir. Mais Billie y entrevoit là un nouveau challenge : apprendre à connaître ce jeune homme atypique et sombre, muré dans une colère inexpliquée, et découvrir ce qu’il cache dans ses silences. Swan n’avait pas prévu de se fracasser contre la beauté sauvage de la jeune femme. Billie n’avait pas prévu d’aimer autant chaque ombre et éclats de lumière qui le composent. Ensemble, ils vont découvrir l’amour et partager chacune de leurs premières fois. De la douceur aux coups de gueule, de la jalousie à la trahison, de la tristesse à la sensualité, de la rage à la passion. Non, ils n’avaient rien prévu de ce qui allait se passer, mais ils s’apprêtaient à en aimer chaque seconde. Voici l’histoire de leur amour.

Mais ce n’est pas tout ! Angel Arekin n’a pas fini de vous dévoiler des sorties car ……………….

*** ANNONCE ***

Love Business, Hidden Desire et Jeu Vespéral quittent leur ancienne demeure pour rejoindre les éditions Black Ink qui ont acquis leurs droits. Ainsi, à compter du 30 septembre prochain, ces derniers seront sortis des plateformes de vente afin de se refaire une beauté. Ils disparaîtront durant quelques semaines/mois, afin de vous revenir plus charmant (pour Jelan), plus complexe (pour Declan) et plus libertin (pour Laurent) que jamais. Les dates nous serons bientôt communiquées. Et moi je dis yépaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

Cover Reveal !

Farah Anah revient dès le 25/09 avec une dark romance absolument divine,
En attendant, découvrez le résumé de Loving Doll

Un an après la mort de sa petite sœur, Wolfgang von Gail se voit offrir un curieux cadeaux d’anniversaire.Une fillette, copie conforme de sa cadette.Au fil des années, un lien malsain se tisse entre Wolf et Katharina.Elle lui est interdite.Parce qu’elle vit sous le même toit.Parce qu’elle porte son nom.Pourtant,dans ce manoir hors du monde, l’amour s’apprête à prendre la plus immorale de ses formes.Combien de temps Wolf sera-t-il capable de garder le contrôle ?Les von Gail dissimulent bien des secrets dans le manteau de la nuit, jusqu’à commettre l’irréparable.Alors, aucun retour en arrière ne sera plus permis…

Passons maintenant chez Shingfoo

*** Soumissions de textes ***

Bonjour à tous ! 2021 arrive à grands pas avec déjà de belles surprises en perspective, et voici donc le moment des soumissions qui seront ouvertes jusqu’à fin octobre ! La ME recherche de la romance sous toutes ses formes, qu’elle soit contemporaine, dark, fantastique, paranormale ou à suspense.

La soumission des manuscrits se fera à l’adresse email shingfooeditions@gmail.com et devra être accompagnée d’une petite présentation, d’un résumé type 4ème de couverture, ainsi que d’un synopsis complet avec les principales étapes de l’histoire du début à la fin.

* Date limite de dépôt des manuscrits : 31/10/2020

* Sélection des manuscrits retenus : du 01/11/2020 au 31/12/2020

Cover reveal

True Love Never Ends, le nouveau roman de Julia Teis arrive le 17 septembre et voici sa cover !
Qu’en pensez-vous ? Elle vous donne envie de craquer ? Perso aucun doute pour moi 😉

Retrouvez le roman dès maintenant en précommande à -50% ! par là !

Résumé :

Simon rencontre Sarah à l’âge de 7 ans. Dès lors, il n’y a d’yeux que pour elle. C’est alors qu’il décide de faire un pacte avec lui-même : devenir l’homme qu’elle mérite, et la conquérir coûte que coûte. Adolescent, il parvient à ses fins mais malheureusement, il est encore bien immature et ce n’est pas sans conséquences… ils passent tous les deux à autre chose. Simon s’en mordra les doigts… longtemps.

Un jour pourtant, des années plus tard, il la recroise par hasard à l’hôpital où il emmène sa fille suite à une banale chute. Est-ce là sa deuxième chance ? Ou le passé aura-t-il raison de leur amour une bonne fois pour toutes ?

Découvrez-le dans cette romance entre amour de jeunesse et obsession, entre passion d’une vie et coeurs brisés…..

FESTIVAL NEW ROMANCE

Comme la plupart de vous le savent déjà, le Festival New Romance 2020 est annulé !

La récente évolution sanitaire et les exigences qu’elle entraine rendent cette rencontre tant attendue impossible. Les Editions Hugo New Romance préparera dès les prochaines semaines l’édition 2021 afin de pouvoir vous proposer au plus vite une nouvelle date pour l’édition des retrouvailles qui sera à tous les niveaux, exceptionnelle et avec tous les auteurs que vous aimez et qui vous aiment ! Les participantes enregistrées cette année seront automatiquement réinscrites pour la prochaine édition et conserveront leur priorité sur les animations à public limité (dîner de gala, early pass, cinéma karaoké….).- pour celles qui ne pourraient pas reporter leur participation à l’édition 2021 à la date que nous vous proposerons, vous pourrez bénéficier d’un remboursement si vous avez pris l’option annulation. Sinon, vous aurez la possibilité de transférer votre inscription à la personne de votre choix.

Un petit tour sur le blog de Melimelo de Gwen

Qui vous propose depuis peu une version Podcast de ses avis littéraires.

Que vous soyez dans les transports ou sur la plage, le podcast est là pour vous distraire. Alors mettez vos écouteurs et profitez.

Mais d’abord Quézako un Podcast ?

De manière très basique il s’agit d’un simple moyen de diffusion technique d’un fichier audio vers un auditoire. Pour schématiser on pourrait dire que le podcast est à la radio ce que YouTube est à la télé.

Une fois les podcasts téléchargés, libre à celui qui veut les écouter de le faire quand et où il le veut et sur le support de son choix (ordinateur, portable, téléphone, lecteur MP3).

Les Podcasts littéraires

Il existe des Podcasts pour un peu tout, mais nous, nous allons nous arrêter sur les Podcasts Littéraires avec lesquels il vous sera facile de trouver des lectures intéressantes et/ou pourquoi pas écouter un auteur vous parler de ses romans. Il en existe pour tous les genres, mais aujourd’hui c’est chez MéliMelo de Gwen que nous nous arrêtons. Chez Mélimelo de Gwen Delmas Auteur, vous pourrez y retrouvez ses coups de cœurs dont elle vous parle avec passion et toujours … sans spoils !

Retrouvez la version podcast du blog Melimelo de Gwen qui vous partage ses coups de cœur, les sorties livresques et ses dernières lectures par là —> https://podcast.ausha.co/melimelo-de-gwen

Si vous voulez retrouver la version en ligne du site, rendez vous ici —-> https://melimelodegwen.fr mais sachez aussi que vous pouvez vous abonner avec vos comptes Spotify ou autres.. et vous n’en manquerez aucun 😉 libre à vous ensuite de les écouter quand vous en aurez envie.

Un petit aperçu ? C’est par là —-> https://podcast.ausha.co/melimelo-de-gwen/melimelo-de-gwenepisode-8-zoom-sur-les-papillons-se-cachent-pendant-la-pluie-de-danielle-guisiano?fbclid=IwAR1giMv3JbLg297iWuZqX2PIE5ezALpWX4awYr1naejk318nyNb2OniYmDc

Petit tour chez notre partenaire Editions addictives

Avec l’annonce de Laura Black

HARD débarque en papier dès le 21 janvier

Ténébreux, dangereux, fascinant.

Tate est dangereux, violent, imprévisible. Il n’accorde sa loyauté qu’à son gang, les Styx Lions.
Arizona est têtue, déterminée et intrépide. Membre du FBI, elle s’associe aux Styx Lions pour démanteler une fondation qui s’adonnerait à du trafic d’êtres humains.
Forcés de travailler ensemble, Tate et Arizona s’opposent en tout, se repoussent et se désirent.
Elle n’a peur de rien, l’attire et le rend dingue, lui qui ne sait pas faire l’amour sans faire mal…
Et quand le moindre faux pas peut leur coûter la vie, le désir est plus dangereux que jamais.

***

Petit tour à Fuveau dans les Bouches du Rhône avec

SALON LITTÉRAIRE 31ÈME ÉDITION

Fuveau – Littérature et poésie – Du 05 au 06 septembre – Gratuit

Comme chaque année, le Salon accueille des auteurs régionaux et nationaux. Expositions et café littéraire ponctueront deux jours de dédicaces  » sous les platanes  » – littérature, BD et romans jeunesse – dédiés aux rencontres entre le public et les auteurs invités.

Le programme, écourté par les événements, se déroule exceptionnellement sur les deux journées des samedi 5 et dimanche 6 septembre.

Vous pourrez y retrouver en autre, Estelle Every et Thalie Bannière pour les dédicaces de leurs romans

Liste des auteurs ici <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< https://www.fuveau.com/SSL.htm

Et nous finirons ce point avec notre partenaire Cyplog Editions

Qui dit rentrée, dit promo ! Jusqu’au 9 septembre, la livraison est gratuite sur tout leur catalogue de brochés. Il suffit de renseigner le code promo « RENTREE20 » dans votre panier pour en profiter 💥Et tenez-vous bien … Les frais de port seront également offerts sur les précommandes de

– Sex, fun and rock’n’roll de Katja Lasan – Romancière

– La fourmi qui rêvait de devenir libellule de Elodie Faiderbe – auteur qui débarquent le 4 septembre

😍 -> https://cyplog.com/fr/5-livres

*Offre valable en France Métropolitaine, Belgique, Suisse et Luxembourg uniquement

Le broché de La fourmi qui rêvait de devenir libellule de Elodie Faiderbe – auteur est arrivé !

⁠⁠Les précommandes démarrent demain !⁠

Bonne fin de semaine les étoiles

L’instant Q’lture du Jeudi avec ce jour : ÊTRE UN(E) BÊTA-LECTEUR(TRICE)


Bonjour à vous les étoiles.Aujourd’hui c’est le grand retour de notre rubrique :

L’instant Q’lture du jeudi.

Je vous invite à commenter, débattre ou encore dire simplement ce que vous pensez de notre thème du jour qui sera :

Être un(e) Bêta-lecteur(trice)

Pour commencer, même si pour beaucoup vous savez, on va se pencher rapidement sur :

Qu’est-ce qu’un Bêta-lecteur ? 

C’est tout simplement une personne de confiance non professionnelle, mais qui, en qui l’auteur va confier son manuscrit pour avoir un retour extérieur. Cette personne va apporter un autre regard sur le roman en pointant les défauts que l’auteur ne peut plus voir, par exemple, si la chronologie des évènements ou l’intrigue tiennent la route, s’il n’y a pas d’incohérences, s’il manque de fluidité, si une scène est trop plate, etc…

Le bêta-lecteur doit être critique et tout noter pour faire son retour à l’auteur en y mettant bien entendu les formes 😉 et les argumenter de manière précise. Cette scène colle pas ok mais pourquoi ? Attention, ce n’est pas au bêta-lecteur de réécrire l’histoire, donc il doit apporter assez d’informations pour que l’auteur puisse la reprendre. Ce n’est pas non plus au bêta-lecteur de jouer au correcteur, sauf si c’est une demande de l’auteur dès le départ de lui signaler les fautes d’orthographes et que vous êtes d’accord pour le faire, mais en aucun cas, ce dernier est responsable des fautes qu’il reste. Logiquement ce n’est pas son taf. La correction doit se faire par des professionnels, mais rien ne vous empêche de noter les coquilles en relecture finale qui seraient passé au travers d’un expert. Lorsqu’un auteur commence à écrire, les fautes ne sont pas son souci premier et il y en a en général beaucoup. Donc tant que cela n’est pas une relecture avant parution, ne vous attardez pas dessus, le focus est à faire sur le déroulement du roman et vraiment que cela.

Avant de débuter une Bêta-lecture l’auteur devra s’assurer que son manuscrit correspond bien au genre du lecteur ou en coup de poker en choisir un en plus de ceux qui aiment, pour voir si justement en n’aimant pas le genre, le lecteur pourrait être converti lol Oui bien entendu, je parle en connaissance de cause 😉 J’ai débuté comme bêta-lectrice auprès d’une auteure que j’adore, mais qui allait écrire sur un sujet qui était très sensible pour moi et auquel j’avais du mal à adhérer. J’ai été le cobaye parfait pour savoir si justement cela passerait ou pas.

Il faut aussi être très disponible, attention ! Si l’auteur attend après vos retours pour avancer, il ne faut pas lui donner six mois après où encore lorsque cela est déjà partie en éditions, cela ne sert bien sûr strictement à rien pour lui. Les délais de retour doivent être défini dès le départ et faire son possible pour les tenir.

Déroulement d’une bêta-lecture :

Après avoir mis au point avec l’auteur ses demandes particulières et mis en évidence les questions qu’il se pose, la lecture peut commencer. Certains auteurs souhaitent des relectures finales et ne confient leur manuscrit qu’une fois terminé. D’autres avancent chapitre par chapitre pour bien prendre le temps des retours et avancer avec toutes les cartes en main et surtout des réactions à chaud. Mais dans tout les cas une relecture finale sera faite en s’attardant en général sur des points bien précis.

L’impression globale du récit

Le début est-il assez accrocheur ?

La dynamique du récit Les émotions Les personnages assez décrits ? Attachants ?

Le déroulement des scènes d’actions sont-elles bien décrites, manque-t-il de l’additivité et tout comme l’intrigue, point crucial, est-ce que cela tient la route ?

Les incohérences, la redondance.

La fin est-elle à la hauteur ?

Les points faibles, les points forts comment avons-nous vécu cette lecture ?

Tous ces points sont à lister en donnant des exemples pour que l’auteur comprenne bien votre retour et même si cela vous démange, ce n’est pas à vous de dire à la place il faudrait faire cela ou cela, SAUF si l’auteur vous demande ce que vous vous voyez en tant que lecteur et lui pourra ensuite, en prenant en compte votre avis, le concilier au sien à sa manière, s’il le souhaite. Parfois un auteur ne tiendra pas compte de votre avis, car tout est clair dans sa tête. Il justifiera le pourquoi du comment et même si vous n’êtes pas d’accord, c’est son droit et il faut savoir l’accepter, vous, vous avez fait votre taf, le manuscrit c’est le sien. Autant un auteur qui confie son roman doit être paré pour les retours qui ne lui feront pas plaisir, autant un bêta-lecteur doit savoir rester dans son rôle. Si cela ne vous convient pas, prenez le clavier et écrivez votre propre histoire 😉.

Les retours se font par groupe de bêta-lecteurs car vous n’êtes jamais seul, il faut plusieurs avis de personnes différentes et on argumente ensemble. En général cela se passe par Messenger ou directement sur le Doc. Ce sont souvent des grosses parties de rires, et c’est avant tout une aventure extraordinaire et un super travail d’équipe qui permet à l’auteur de ne pas être seul. Bon ok les auteurs sont souvent douze dans leur tête, mais nous, nous sommes justement plus réels pour eux et lorsqu’ils s’éloignent on est là pour dire hé ! Attention tu t’égares ! Heu tu es sûre de toi, que vient faire cette robe verte-là. Est-ce que c’est vraiment ce à quoi elle pense ton héroïne perdue au milieu des poubelles ? Ou encore, Non mais ok là ta scène de sexe est géniale j’en ai eu les vapeurs, mais attend je ne comprend pas qui est où et dans quoi ? Lol

Mais aussi des : mais qu’est-ce que tu as fait !!!! Non je ne veux pas ça tu ne peux pas nous faire pleurer là !!! Ça dérape très souvent au point que certaines nous rappellent à l’ordre et sont obligées d’ouvrir un nouveau groupe Messenger Récréation pour qu’on puisse blablater sans qu’elle perde le fils de nos retours. On rigole, mais faut rester critique avant tout. Un auteur n’attend pas des whaouuuuuuuuu j’adore !! Enfin si, un auteur adore cela lol, mais ce qu’il attend avant tout c’est que vous apportiez à son roman un œil avisé en tant que premier lecteur avec des retours constructifs. C’est son bébé que vous avez entre les mains et il vous fait confiance. C’est grâce à vous qu’il pourra prendre du recul si quelque chose ne va pas et pourra l’améliorer. Il faut donc être très honnête et surtout oser l’être. Dire à un auteur que vous adorez que tout est parfait alors qu’il y a des chapitres où vous avez rien ressenti, ou qui n’avaient rien à faire là, que certains étaient trop longs, etc.… Dites-vous que si ce n’est pas vous qui lui dites, ce sera transformé en mauvais retours ensuite. Si vous êtes bêta c’est que vous êtes une grande lectrice, et ce que vous ressentez vous à la lecture, sera en général identique aux retours que l’auteur pourra avoir après parution.

Soyez honnête, pas la bonne copine. Être une bonne copine est justement d’être honnête.

Vous souhaitez être bêta lectrice ? N’hésitez pas à mettre sur votre mur votre envie. Il y a beaucoup d’auteurs qui en cherche. Je rappelle néanmoins que c’est un échange avant tout. Vous le faites par passion et non pour rémunération.

Je profite de ce post pour remercier les auteurs qui me font confiance et m’ont emportés avec eux dans cette belle aventure livresque et humaine qui m’a fait rencontrer de belles personnes. On voit aussi l’envers du décor et on se rend compte de toutes les difficultés et le travail que représente l’écriture d’un roman et je peux vous dire que lorsqu’on l’a entre les mains ensuite, on l’apprécie encore plus et on est super fière d’avoir contribué à sa parution du début à la fin.

Carine

L’avis de Carine sur le roman de Ariel Tachna et Nicky Bennett : Explorer les limites: Limites # Chez Juno Publishing


Titre :Explorer les limites: Limites #

Auteur : Ariel Tachna et Nicky Bennett

Genre : MMM érotique

Editions : Juno Publishing

Ebook : 5.99€

Broché : 19.50 €

Résumé :

Nous pourrions le partager…

Après avoir échoué à attirer l’attention de leur co-star bi-curieuse chacun de leur côté, Kit et Devon s’associent pour séduire Jonathan, qui incarne le roi Arthur dans la nouvelle minisérie Camelot. L’alchimie entre les trois acteurs est exceptionnelle et fait ressortir leur côté aventureux. Les choses s’accélèrent dans la chambre alors que le trio explore les divers plaisirs du BDSM et de tout ce qu’ils peuvent trouver afin de profiter au maximum de leur temps passé ensemble, en secret.

Mais un ménage gay engendre des problèmes sans solution facile – surtout lorsqu’ils travaillent tous ensemble sur un plateau. Afin que leur trouple survive et évolue vers une véritable relation, ils devront tous explorer leurs limites, tant physiques qu’émotionnelles.

Mon avis :

C’est un avis un peu spécial que je vous propose aujourd’hui. Spécial, car je n’arrive pas à dire si j’ai aimé ou pas. Je vais essayer de faire au mieux pour que vous compreniez mon ressenti et que vous puissiez faire votre choix de lecture en toute transparence. Je n’entrerai pas non plus dans l’histoire, car le résumé suffit et que vous avez tout.

Explorer les limites… Une lecture très sex ! Mais est-ce que…

Trop de sexe tue le sexe ? Non, l’alchimie entre les trois protagonistes est vraiment exceptionnelle et dégage une telle puissance que cela en est vraiment impressionnant. Elle explose même toutes les soupapes de sécurité de notre libido ! Les scènes sont nombreuses, très nombreuses, même trop nombreuses, mais elles sont écrites et décrite à la perfection. Parfois, avec beaucoup d’imagination, je vous l’accorde, car les combinaisons à trois hommes sont tout de même un peu acrobatiques et savoir qui fait quoi et où, relève d’un très bon suivi de sa lecture. Et là je me pose la question : ok nos protagonistes explorent leurs limites, mais où sont celles des auteurs ? Où est la bonne limite entre la romance et l’érotisme et surtout à quelle dose ? Je crois qu’à ce stade, on ne parle même pas d’érotisme, mais j’ai envie de dire … de cul ! Oui ce roman est un roman de cul. Trois culs même 😉

Mais est-ce que …

Trop de sexe tue l’histoire ? Oui, sans aucun doute….

Il faut alors se focaliser sur le désir des auteurs et ce qu’elles ont voulu transmettre. Déjà tout simplement avec le titre du roman, on voit bien que nous somme dans une exploration. Exploration des sens, du désir, du plaisir. Exploration qui se veut aussi émotionnelle, car un trio ce n’est jamais simple à gérer et trouver ses limites est d’une importance capitale. Trouver ses limites dans le plaisir, mais aussi en soi-même. S’amuser, découvrir, mais jusqu’où aller ? Quand dire stop ? Comment savoir dire Stop ? Toutes ces questions sont menées en parties… de sexe et les réponses apportées avec… du sexe. Aucun approfondissement du côté des personnages. On explore les limites et c’est limité à cela. La profondeur se trouve ailleurs et pour les amateurs vous ne serez pas déçus.

Personnellement, je trouvais la trame originale au départ et je me suis attachée aux personnages sans aucun préavis. Donc pour moi, c’était bien parti. Cela aurait pu être passionnant, excitant, sauf que voilà… Excitant ça l’est ! Mais lire du sexe, encore du sexe, je me suis demandée pourquoi ce roman n’était pas catégorisé dans le genre Porn Gay et je n’avançais pas. Alors, il m’a fallu faire une chose que je ne fais que lorsque je lis un recueil de nouvelles. J’ai commencé une nouvelle lecture, complètement différente, puis chaque soir 😉 j ‘explorais les limites avec une seule scène en compagnie de Kit, Devon et Jonathan. En lisant de cette manière, j’ai pu arriver au bout sans problème et on comprend bien que tout ce sexe abouti finalement à de l’amour et une relation pas des plus simple, mais très fusionnelle et attachante. Mais ? Et ? … Où les auteurs vont nous emmener ensuite ? Par ce que là en terme d’exploration on a visité Mars, Jupiter, La lune rousse, la Lune blanche, la Lune noire, bref des Lunes et encore des Lunes. Des belles Lunes appétissantes ok. Et ?

Heureusement, ou pas, la plume des auteurs est aussi chaude que la braise. Elle vous enflamme à chaque page, chaque scène qui est très recherchée et dans des schémas qui eux, ne sont pas redondants et mettent le feu aux poudres en un temps record. Ariel, Tachna et Nicky Bennett nous plongent dans l’intimité de ces trois hommes aventureux, dans leurs désirs, leurs obsessions, leurs plaisirs dans l’exploration de leurs limites autant physiques qu’émotionnelles. Le tout sans jamais tombé dans le vulgaire. Les fans du genre, vous ne pourrez qu’apprécier votre lecture. Les curieux, n’hésitez pas à explorer Vos propres limites 😉 Les autres ? Je ne sais pas quoi vous dire, mis à part que si vous n’êtes pas adepte des scènes de sexe dans une lecture, vous pouvez passer votre tour. Tout comme ceux qui sont à la recherche d’une romance pleine de sentiments et d’émotions. Je ne dis pas qu’il n’y en a pas, mais elles n’existent pratiquement que dans les scènes sexuelles. Pour ceux qui sont en panne de libido et bien … foncez lol

Explorer les limites: Limites # est un premier tome et il est possible que les suivants changent de direction et que les personnages soient enfin approfondis pour qu’on puisse entrer dans un récit qui mérite être décortiqué plus psychologiquement. Il est possible, mais pas certain. Par curiosité je le lirais peut-être…

Un grand merci pour cette montée de température à Juno Publishing.

L’avis de Carine sur le roman MM de Marie HJ HeartBreak Station


Titre : HeartBreak Station

Auteur : Marie HJ

Editions : Privates

Genre : Romance MM

Ebook : 2.99

Broché : 15.00€

Résumé :

Une route sans début ni fin. Une rencontre au milieu de nulle part.

RD 66.

Le désert, le soleil.

Une terre de poussière ne ressemblant à aucune autre.

Le vent qui balaie les douleurs.

Un autostoppeur sans but ni espoir.

Un père de famille esseulé, enseveli sous les débris de son passé.

Deux cœurs perdus sur cette terre aride, cherchant en vain leur chemin.

L’âme désabusée de l’un suffira-t-elle à soulager les blessures du second ?

Romance comportant des scènes de sexe explicites pouvant heurter la sensibilité d’un public non averti.

Mon avis :

Lorsque Marie HJ vous annonce une sortie « doudou » qui se veut rafraîchissante tranquille et sans prise de tête, je pense qu’elle ne sait pas ce que la valeur de ses mots provoquent chez nous, ses lectrices.

Parce que le destin n’est pas qu’une question de chance. Mais aussi de choix…

Peu importe les chemins empruntés, bons ou mauvais, ils font de nous ce que nous sommes à l’instant T du croisement de notre vie vers l’inattendu.

Bienvenue à HeartBreak Station

Chez Cal, Emma, Clara, Ronny, Timy et … Fidzpatrick !

Une fois de plus, Marie HJ m’a embarquée et non pas dès les premiers mots, mais dès la diffusion de la cover qui promettait un superbe moment dans les terres poussiéreuses de L’ouest Américain, et plus particulièrement, sur cette mythique route 66. Comment ne pas s’imaginer être au Bagdad Café dès les premiers mots ? Comment Marie HJ pouvait-elle nous faire croire qu’on allait juste partir en balade avec Heartbreak Station ? C’est au son de Calling You que j’ai lue cette romance d’une seule traite. Impossible de poser le roman. Impossible de ne pas s’attacher aux personnages et encore moins à l’atmosphère que le lieu dégage. Plus qu’un décor, La Heartbreak Station est l’âme même de ce roman… Une entité à part entière qui va nous livrer bien des émotions…

Une station perdue au milieu de nulle part sur la route 66. Un panneau brinquebalant ou l’inscription Heartbreak Station est aussi vétuste que le bâtiment qu’elle indique par ses couleurs délavées. Écrasée sous la chaleur et le poids des années, où les aiguilles du temps semblent avoir arrêté de tourner, tout comme le cœur de Cal qui a arrêté de battre pour rester figé dans une vie qu’on a rêvé pour lui. Mais heureusement, il est loin d’être seul, et si son cœur est aussi sec et désertique que la terre ocre qui l’entoure en ce qui concerne les relations amoureuses, il est plus que rempli par ses chères petites têtes blondes qu’il aime plus que tout, au point qu’il s’oublie sur cette route qui est peut-être mythique pour beaucoup, mais qui ressemble plus à une prison pour lui. Cal a toujours avancé en faisant ce qu’on attendait de lui par amour, par peur de décevoir. D’abord pour ses parents, puis sa femme et aujourd’hui ses enfants. Il va même jusqu’à fréquenter la belle célibataire du coin, car c’est ce que tout le monde attend de lui. Mais lui… À quoi aspire-t-il vraiment ? Se pose-t-il même la question ? Non. La vie de Cal est figée au milieu de son désespoir, sa détresse, des débris de sa vie et surtout, des faux-semblants. Il peine à maintenir à flot cette station qui part en ruine avec l’aide d’Emma, sa mère, où seul le rire des enfants apporte de la fraicheur dans cette vie monotone dans laquelle il se repait. Il peine également à prendre les décisions qui le feront avancer. À quoi bon ? Cal est à l’image de sa station. Complètement paumé, brinquebalant et le cœur rouillé. Pourtant, il suffirait d’un rafraichissement et de renouveau pour redonner un souffle de vie à cette station. Et si pour lui c’était pareil ? Et si cet auto-stoppeur perdu qui vient de franchir la porte grinçante était ce vent de fraicheur ? Lui, ce cow-boy solaire aux yeux étincelants, pourrait-il redonner vie à ce lieu et à son propriétaire taciturne et complètement fermé ?

Florian à l’opposé de Cal vit sa vie comme il a toujours rêvé. Vegas était son rêve, vivre de sa passion aussi. Il avait tout pour lui. Tout lui réussissait jusqu’au jour où il comprend qu’il s’est perdu en route. Et c’est en prenant la fuite et en quittant les strass et les paillettes de Vegas sans savoir où aller, qu’il se retrouve dans cette poussière ocre où le destin a choisi de lui faire croiser la route de Cal et de sa famille. Lui qui n’a jamais eu de considération dans sa propre famille, va découvrir une vie et des sentiments qu’il ne soupçonnait pas et par la même occasion, se découvrir lui-même. Mais pourrait-il avoir une place parmi eux ? Cal serait-il prêt à enfin chasser les fantômes de son passé, accepter réellement qui il est vraiment ? Qu’en penserai sa mère ? Ses enfants ? Les autres ?

Une romance toute douce et courte qui change peut-être des habitudes de l’auteure, mais qui n’en reste pas moins une lecture qui véhicule beaucoup de questionnements, d’émotions et de valeurs. Avec Marie HJ on n’est jamais déçu et avec Heartbreak Station elle nous montre à quel point, même lorsqu’elle veut faire du « Doudou » elle nous offre une lecture des plus touchantes et percutantes. Comment ne pas craquer face à ce décor dont chaque grain de sable s’infiltre aussi en nous ? Comment ne pas succomber à chacun de nos protagonistes, du plus petit au plus grand et du plus jeune au plus vieux ? Comment ne pas être touché par ces deux hommes si différents l’un de l’autre et qui se ressemblent pourtant face à la solitude de leurs vies et leurs sensibilités ? Impossible. Une fois encore rien à jeter et tout à prendre. L’amitié, l’amour, la joie, les marteautages et les petits chats. Les leçons de vie et les têtes à têtes avec Emma. Cette maman qui souffre aussi de ne pas avoir compris son fils assez tôt et de l’avoir laissé s’enliser dans la solitude de son cœur en occultant sciemment que son schéma de vie n’était pas le bon.

La reconstruction d’une vie et la construction d’une autre en s’acceptant tel qu’on est vraiment, en arrêtant de se voiler la face et en osant justement se dévoiler. Dévoiler son âme, mais aussi son corps… À chaque pas que Cal fera vers Florian, il fera un pas vers lui-même, si loin des standards qu’il s’astreignait à respecter jusqu’alors. Accepter le bon au même titre que supporter le mal pour renaître de ses cendres et accepter l’évidence.

Et s’il était temps que la pendule tourne à nouveau à Hearbreak Station ? Et si son tic tac faisait écho au boum-boum du cœur de Cal qui bat à nouveau et à juste rythme cette fois ? Vous voulez savoir ? Poussez donc la porte et venez prendre un café en compagnie d’Emma. Elle vous racontera tout, non sans fierté de voir son fils reprendre les rennes de sa vie. Et si vous souhaitez une leçon de marteautage, Clara quittera ses chaussons de danse avec plaisir et vous en expliquera toute la technique 😉

Un grand merci à Marie HJ de me faire vivre ses aventures livresques avec tant d’émotions et de renouveau à chaque fois. Merci pour ce beau voyage qui m’a rappelé beaucoup de souvenirs, mais qui a surtout touché mon cœur d’une manière indéfinissable. Merci de me donner à chaque fois une leçon de vie et merci -ou pas- pour le cambouis et les images qui me sont restés en tête un peu trop longtemps lol. Merci particulièrement pour ta confiance. ❤

Extrait :

Florian, amusé, s’interrompt en plein mastiquage, réalisant sans doute la stupeur qu’il provoque chez moi avec sa boulimie manifeste.

– Ah, je t’ai pas dit ? Après un spectacle, je mange. Un peu !

Clara s’étouffe de rire avec son Coca.

– Moi si je mange tout ça, je fais caca toute la journée !

Réflexion très intéressante de ma fille, à n’en pas douter.

L’avis de Carine sur le roman de Laura Black : Games of Desire


511H7S2B1ULTitre : Games of Desire

Auteur : Laura black

Genre : Romance

Editions : Addictives

Ebook : 4.99 €

Broché : 15.90 €

Résumé :

Dax est le chef des Styx Lions, l’un des gangs de bikers les plus redoutables de San Francisco. Arrogant, violent et bagarreur, il refuse de s’attacher à qui que ce soit. L’amour n’est qu’une faiblesse inutile, et les femmes, des partenaires d’une nuit. Mais Tasha est différente. Elle ne se laisse pas impressionner ni séduire, elle est indépendante… et il a besoin d’elle. Médecin urgentiste, brillante et passionnée, elle seule peut sauver un témoin-clé dans la guerre qui oppose les Styx Lions à un gang rival. Au jeu sensuel du chat et de la souris, il n’y aura qu’un seul vainqueur…

Mon avis :  

Bienvenue chez Les Styx Lions !
 
Games of Desire, un roman qui n’a jamais autant bien porté son titre. Tasha et Dax excellent dans la matière et font monter la température crescendo au milieu d’une intrigue pleine de rebondissements.
Tasha médecin urgentiste à San-Francisco, sort d’une relation qui lui a laissé un goût amer. Elle a peut-être sacrifié cinq ans de sa vie, mais aujourd’hui, elle est déterminée à tirer le meilleur de ce que l’avenir lui réserve. Sous ses airs de top-model, cette femme cache une volonté d’acier qui la rend inébranlable en apparence. Même face à ce patient qu’elle peine à contrôler et qui malgré la peur qui lui inspire, elle ne montra qu’une farouche détermination à faire son travail correctement. Dax Mason, ce patient à la beauté ténébreuse. Un fantasme sur patte, une montagne de muscles qui pourrait la broyer d’un simple geste, possède un charisme incroyable qui ne la laisse pas indifférente sous ses airs démoniaques, va la ramener vers des souvenirs longtemps refoulés qu’elle se refuse de libérer. Déterminée à effacer de cette rencontre de sa mémoire, leur route va néanmoins se recroiser quelques mois plus tard et déclencher une tempête dans son existence qu’elle souhaitait pourtant paisible. Cet homme est l’essence même de la dangerosité. Un mélange de violence et d’agressivité à l’état brut il a ce quelque chose qui la fascine au-delà de toute logique, mais qui fait aussi planer le spectre d’un monde qu’elle a fui avec désespoir.
 
 
Dax, le chef de Gang des Styx Lions, vit dans un monde empreint de violences et de magouilles en tout genres. Les femmes vont et viennent dans son lit et hors de question de s’encombrer de l’une d’elle et encore moins d’ouvrir son cœur fermé à toute attache depuis bien longtemps. Aujourd’hui, seuls les Styx Lions comptent à ses yeux. Des Bikers redoutables qui ne font pas dans la dentelle et dont la loyauté est le ciment de leurs fonctionnements. Pourtant, lui aussi va être foudroyé par cette rencontre avec Sexy Doc comme il aime l’appeler. Cette femme lui donne des envies qu’il ne soupçonnait même pas. Et malgré qu’elle ne soit pas de son monde, jouer avec elle est une idée qui lui plait fortement. Ho oui très fortement même…
 
 
Games of desire, une romance où la testostérone coule à flot ! Fan de Biker ? Vous ne pourrez qu’apprécier plonger dans ce roman avec ses héros hauts en couleur et aux réparties cinglantes, détonantes et drôles qui rythment le récit avec une frénésie dont on ne se lasse pas. Nos héros se cherchent, s’affrontent et jouent de cette attirance à laquelle ils savent qu’ils y succomberont, mais hors de question que ce soit facile pour l’un comme pour l’autre. Le jeu de séduction qui se met en place tout doucement est justement le gros point fort de cette romance. Un jeu captivant qui nous tient en haleine au milieu de tous les rebondissements qui se mettent au travers de leurs routes et qui permettent à nos deux héros de prendre le temps de se découvrir mutuellement. Un jeu sensuel, provocant qui ne pourra laisser aucun lecteur indifférent et qui allume toutes les alarmes de nos soupapes de sécurité en tension sexuelle. On aime autant jouer qu’eux à ne pas vouloir qu’ils succombent trop vite.
 
 
Jeu de désir, Games of Desire… Qui des deux gagnera ? Mais si gagner, était aussi perdre ? On parie ?
 
 
Entre les blessures d’un passé, guerre des Gants, flics véreux, apriori et tension sexuelle à son paroxysme, Laura black nous emporte dans son univers sans préavis où vont se côtoyer des personnages très hétéroclites et pourtant si complémentaires au bon déroulement du récit. Un récit riche en émotions et en rebondissements. Riche en personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, tous ont une particularité qui rend cette romance très attrayante. Avec une mention spéciale à la meilleure amie de Tasha, Amber qui est un vrai rayon de soleil, mais aussi, à Tate, Sacha, Jarod, Capt’ain et bien d’autres. Nos héros ne sont pas des clichés habituels des romances de Bikers, j’ai trouvé cela original, car c’est loin d’être simple et l’auteure garde vraiment la ligne de conduite de ses héros du début à la fin. L’amour ne va pas rendre un Biker forcément guimauve, ou une Doc Sexy capricieuse et insupportable. Les secrets ne seront pas posés sur la table, tout se mérite ou se devine par parcimonie. Nos héros sont intelligents, indépendants, indomptables et s’affirment tels qu’ils sont. Au-delà des apriori et de l’alchimie qui les lies, ils vont se découvrir, s’accepter, malgré la part d’ombre qui plane au-dessus des Styx, mais il ne faut pas oublier que l’intelligence d’une femme est une arme redoutable.
 
 
J’ai beaucoup aimé cette famille que forme les Styx Lions. J’ai hâte d’en connaitre davantage sur chacun d’entre eux et particulièrement celui qui parait le plus déjanté de tous qui doit trimballer une sacrée histoire. J’avoue en frémir d’avance ! Tous sont attachants et jouent un rôle auprès de Dax, mais surtout tous ne font qu’un. On découvre là plus qu’une famille, c’est un clan qui navigue certes entre violence, illégalité et trafic en tous genres, mais aussi surprenant soit-il, les valeurs humaines.
La plume de l’auteur est très agréable, mais j’ai trouvé qu’il y avait de nombreuses répétitions et descriptions qui alourdissent le texte et freinent un peu l’additivité de la lecture. Je n’ai cependant qu’une hâte aujourd’hui en refermant ce roman, poursuivre cette saga et comprendre un peu mieux les zones d’ombres que l’auteure a intentionnellement laisser sur les Styxs, mais aussi les réactions de certains membres qui j’espère, auront tous leur récit un jour. Toutes ces zones de flous qui nous frustrent, mais qui permettent d’en vouloir encore plus et donc de vite retrouver cette famille que forme les Styx Lions. À qui le tour pour la suite ? On peut déjà retrouver Tate dans H.A.R.D. – Hot, arrogant, rebelle, déterminé , mais aussi Amber avec Sulfurous Bad Boy 
 
Et vous ? Pour lequel allez-vous craquer ?
 
Un grand merci aux Éditions Addictives pour l’envoi de ce sublime service presse dans sa version brochée. Je suis tellement fan de la cover et le gros pavé qu’il représente est toujours un plaisir pour les yeux et pour la lecture.

Extrait :

Dax
«…Quel dommage !
Je m’imagine bien enroulant mon poing dans sa longue chevelure noire parsemée de reflets rouge sombre, tout en la baisant en levrette. Ouais ! Sûr que ce serait le pied intégral !
– Salut, Sexy Doc, la provoqué-je sciemment.
La bouche féminine s’étire en un pli dur et réprobateur.
– Qu’est-ce que vous foutez là ?
– Ouais, moi aussi, ça me fait plaisir de vous revoir, ajouté-je en occultant le regard incendiaire.
Différentes émotions se succèdent sur le visage de Sexy Doc et je suis presque déçu que la belle ne riposte pas. J’aime les femmes qui ont du répondant, pas les mijaurées qui s’étouffent avec leurs reproches.
– Du plaisir ? Notre rencontre m’a laissé un souvenir moins glorieux, scande-t-elle enfin d’une voix légèrement rauque. Monsieur Mason, ce parking est réservé aux urgences, fichez le camp d’ici !
Je souris jusqu’aux oreilles en constatant qu’elle n’a pas oublié mon nom. Tiens, voilà un détail intéressant…
– Dax, noté-je avec morgue.
– Monsieur Mason ! s’entête-t-elle.
Le regard vert se pare de sévérité et témoigne d’un énervement qui me fait un sacré effet. La plupart des nanas se battent pour attirer mon attention et gagner le droit de partager mon lit, ne serait-ce que pour une nuit. Je n’offre jamais beaucoup plus, pour être honnête.
Sexy Doc préférerait certainement m’envoyer aux enfers plutôt que de jouer à ce genre de jeu. Et c’est certainement ce qui m’excite autant chez elle. Cette femme reste inaccessible, comme un fantasme imprégné d’une odeur d’interdit et de paradis, mais je ne peux m’empêcher de m’attarder sur ses lèvres, ses yeux, ses seins…»

L’avis de Carine sur le roman de Ena L Bordeline Melody – May


41FRbvva9dLTitre : Borderline Melody – May 

Auteur : Ena. L

Genre : Romance
Editions : Auto
Ebook : 3.99€
Broché : 17.50€
Résumé :

Le groupe de rock, Blind Melody cartonne désormais partout dans le monde. Un succès régulièrement entaché par les scandales de sexe, drogue, alcool, violence… Les membres du groupe sont hors de contrôle, et en particulier May Harrington, la chanteuse et guitariste.

À l’aube de la tournée internationale la plus importante de leur carrière, le patron de la maison de disque décide de confier le groupe à son gendre, Devlin Young. Parachuté manager contre son gré, Devlin sait qu’il joue son avenir sur ces six mois de tournée, à suivre des musiciens incontrôlables et insupportables. Et comme si la tâche n’était pas suffisamment ardue, il se trouve que Devlin n’en est pas à sa première rencontre avec May.
Un morceau de passé commun qu’il aurait souhaité enterrer à tout jamais.

Mon avis :

C’est avec un grand plaisir que j’ai retrouvé dans ce second tome les Blind Melody et particulièrement, May et Dev que nous avions croisés dans le premier opus et qui nous avaient laissé avec beaucoup d’interrogations les concernant. Il ne vous est cependant pas nécessaire d’avoir lu « Candem » pour aborder May, même si ne pas le faire, serait une erreur monumentale 😉, ce tome peut être lu indépendamment.
 
Les Blind toujours fidèles à eux-mêmes nous emmènent en tournée planétaire ! Hors normes, ces artistes jeunes prétentieux, hautains, riches et célèbres qui défrayent la presse people et les réseaux sociaux à force de scandales. À l’image de ces rockeurs qui cassent leurs jouets à force de drogue et d’alcool qui les mènes à des extrêmes, jouant avec leur vie sans aucune pudeur, valeurs ni impunité. Complètement barges et déjantés, et pourtant si attachants à leurs manières, ils nous submergent de leur énergie rock galvanisante et dévastatrice en s’affranchissant de toute contrainte face à l’industrie froide comme l’acier du disque qui peut-être encore plus destructive que toutes les drogues et alcools du marché.
 
Avec ce deuxième tome, et après avoir succombé à Candem, c’est au tour de la tornade May d’entrer en scène et de nous offrir une Melody Borderline dévastatrice qui prend aux tripes et nous malmène avec une énergie inépuisable et ce, jusqu’à la dernière note du mot fin.
 
Devlin parachuté par son beau-père comme manager des Blind, se retrouve à devoir jouer à la nounou pendant les six longs mois de leur tournée mondiale. Lui qui déteste les Blind et tout ce qui se rapporte à eux de près ou de loin, trop éloigné du monde parfait auquel il aspire, le voilà à devoir les supporter pour pouvoir garder son job. Cinq ans qu’il ne les avait pas revus. Cinq longues années qui les séparent de l’année de lycée qu’ils ont partagé dans le même établissement durant quelques semaines. Cinq ans qu’il ne l’a pas revue, elle… Et gérer le groupe lui parait presque facile en comparaison de l’instant où il partagera les retrouvailles avec la jolie blonde.
 
May … Cette jeune artiste aux allures de poupée angélique s’apparente plus à une poupée trash qu’à une de porcelaine. L’adage, les apparences sont parfois trompeuses n’a jamais été si vrai en ce qui la concerne et pourtant, au fond d’elle, c’est une poupée bien triste qui fait place. Affranchie des codes de la bienséance, May, la tempétueuse, navigue entre la lumière des projecteur et l’obscurité de sa vie. Froide, violente, déjantée et incontrôlable, May est tout simplement instable, hors de contrôle. Personne ne peut lui apporter des émotions à part sa musique. Personne ne peut s’introduire dans cette armure incassable qu’elle a forgée à force de déceptions, de drames, de culpabilité et de trahisons. Personne ne peut l’apaiser, l’atteindre ou encore la diriger et surtout pas son cœur, ce bâtard qui l’a déjà trahie une fois et qui s’est fait broyer sans aucune somation. Non personne… À part lui, qu’elle n’avait pas revu depuis cinq ans et dont elle se serait bien passée de recroiser la route.
 
À la croisé des chemins, il y a des échecs qui ne sont pas ceux que l’on croit…
 
C’est avec une alternance entre le présent et les souvenir du passé sur nos deux personnages principaux, que Ena L nous ouvre son roman sur l’étendu du chaos de la vie de nos héros. Si Candem m’avait touchée au plus haut point dans le premier tome, je dois avouer que May m’a complètement chamboulée. Tout comme Dev qui aura passé tant de temps à courir après une vie chimérique en s’imposant lui-même des règles drastiques, qu’il en a oublié l’essentiel, être heureux. À chaque page que l’on tourne on se rend compte de toute cette douleur qui forge nos héros et particulièrement le personnage de May et qui fait ressortir tant de violence et d’autodestruction que cela nous rend malade. Et c’est grâce aux Flash-back qu’on va les comprendre et ressentir des émotions au-delà de ce qu’on pouvait penser éprouver. Un panel qui m’a broyé le cœur à moult reprises, que ce soit pour elle ou pour Dev, Ena L ne les épargne pas et donc nous aussi par la même occasion. Elle sait appuyer là où cela fait mal, mais rarement sans nous en faire tirer une leçon.
 
May et Dev ne se ressemblent peut-pas, mais finalement chacun d’entre eux se noie dans quelque chose. Elle l’alcool et son désespoir. Lui dans sa vie parfaite. Elle pour oublier. Lui pour avancer selon ses objectifs, sans se rendre compte qu’il n’est pas sur la bonne route. Tout les oppose, mais l’amour, lui, est bien là et bien trop fort pour être justement gérable. Ce lien qui les uni est trop de tout. Trop passionnel, trop violent, trop intense, trop déchirant… trop douloureux… Il est impensable qu’il puisse vivre quelque chose de durable. Mais entre la raison et l’amour, comment être sûr de bien choisir ? Seront-ils des amants maudits qui pourraient se détruire jusqu’au point de non-retour ? Ou pourront-ils avoir le Happy-End que Dev à toujours recherché dans sa vie ?
 
Et puis il y a l’intrigue. Cette intrigue qui est magnifiquement menée dont je ne dirais absolument rien, même sous la torture ! Tout ce que je peux vous en dire, c’est qu’elle est parfaitement intégrée au récit et tout s’emboite à la perfection et nous surprend lorsqu’on s’y attend le moins.
Borderline Melody, une romance addictive à ne pas manquer ! Une romance Borderline qui rend nos émotions borderlines à leur tour. On rit, on s’indigne, on pleure aussi. On a d’ailleurs souvent envie d’étriper l’auteure, qui je trouve devient de plus en plus sadique. Elle sait jouer avec nos émotions tout comme elle joue avec nos nerfs dans des contextes qui parfois ne s’y prêtent même pas. C’est une magicienne des émotions dures et pures. Des émotions fortes qui apportent une tension qui ne nous quitte pas. On est comme May, à fleur de peau toute pendant notre lecture et le pire, c’est que même si cela fait mal, on en redemande.
 
Un grand merci à Ena L pour sa confiance et surtout, pour cette magnifique lecture qui m’a une fois de plus mise KO et fait couler mes larmes parties tout droit de mon cœur. Merci également à tous les petits clins d’œil sur d’autres chouchous qu’on ne se lasse pas de retrouver.
 

Extrait :

Sa réflexion me fait sourire, jusqu’à ce que la porte claque. Jusqu’à ce que May apparaisse. J’ai pour habitude de ne jamais être tendu, mais tout à coup, j’ai la gorge sèche et les mains moites. Elle non plus n’a pas changé : toujours la même petite brindille aux longs cheveux platine et au visage de poupée angélique. Une mèche arc-en-ciel effleure désormais son profil droit, en parfaite harmonie avec sa jupette rose à froufrous, son pull large et ses boots délacées. May dégage une candeur et une douceur trompeuses, car l’ange n’en a que l’apparence. Et cette lumière qui nous attire n’est qu’un putain de piège. En cinq ans, je pensais m’être blindé contre cet éblouissement, mais il faut croire que la magie de May est plus puissante que je le supposais. Ressaisis-toi. C’est rien qu’un souvenir. Et même pas un très bon, d’ailleurs...

L’avis de Carine sur le roman de Isabelle Fourié : Coeurs Tatoués chez Black Ink Editions


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Auteur : Isabelle Fourié

Titre : Coeurs Tatoués

Genre : Romance

Editions : Black Ink

Ebook : 4.99 €

Broché : 17.00 €

Résumé :

Un soir de novembre, un attentat. Tout ce qui composait la vie de Caroline lui a été arraché en un instant. Depuis, son cœur est farouchement protégé par une armure inviolable. Quatre ans plus tard, cette brillante chirurgienne parisienne s’envole pour intégrer les Royal Flying Doctors, unité médicale australienne qui intervient dans les coins les plus reculés du bush. Une nuit torride à Sydney avec un parfait inconnu est la dernière distraction qu’elle s’autorise avant son nouveau départ. L’Australie a beau être vaste, le karma est facétieux. Son coup d’un soir n’est autre que Luke, pilote sexy et prétentieux affecté comme elle à Broken Hill. Il n’a pas l’intention de faciliter son intégration. Ça tombe bien, Caroline a un caractère trop affirmé pour laisser qui que ce soit l’abattre. Surtout pas un arrogant décidé à la faire craquer. Mais le danger ne se trouve pas toujours là où on l’attend. Le destin veut jouer ? Il a trouvé à qui parler.

Mon avis :

Cœurs tatoués… Une belle romance pleine d’émotions qui rend hommage aux survivants des attentats de Paris, mais aussi en mémoire des victimes. Un prologue qui fait déjà verser des larmes et nous donne le ton d’un roman qui va dans tous les cas nous marquer d’une manière ou d’une autre… Un voyage livresque dépaysant en plein cœur de la beauté sauvage de l’Australie et des « Royal Flying Doctor », ces anges du ciel qui fournissent à la fois l’aide d’urgence et les soins de santé primaires aux personnes qui ne peuvent accéder facilement aux organismes de santé en raison des distances prohibitives de l’Outback. Une romance vraiment intéressante sur plusieurs sujets et particulièrement celui du syndrome du survivant que l’auteure va mettre en avant avec Caroline, mais aussi avec Luke d’une manière différente.

Caroline, étudiante brillante en chirurgie au caractère très trempé qui n’a plus goût à la vie depuis le drame qui lui a enlevé tous ceux qu’elle aimait un soir de novembre. En une fraction de seconde, tout a basculé… En un battement de cœur, elle a tout perdu… Tout ? Non. Car le sien bat toujours et non sans mal. Mais comment survivre après un tel drame alors qu’un avenir brillant vous tendait les bras ? Comment ne pas se sentir coupable d’être toujours en vie ? Pourquoi elle ? Quatre ans plus tard, les questions restent les mêmes et le sentiment de culpabilité est omniprésent. Caroline n’est plus qu’une coquille vide au grand désarroi de son mentor et de sa meilleure amie Anna. Ce dernier, décide de jouer sa dernière carte en lui obtenant un poste au sein des Royals Doctor de Broken Hill perdu au milieu du Bush australien. Pour lui, Caroline a besoin de défis et d’adrénaline pour se sentir à nouveau vivante et maitriser ses démons, elle perd bien trop souvent pied… Elle doit rattraper la vie et non la subir… Un an ! C’est tout ce qu’il lui demande et il la laissera en paix si c’est son souhait. N’ayant pas trop le choix, la voilà qui s’envole vers ce continent et ses paysages somptueux, arides et sauvages. Une terre aux étendus hostiles qui ne sont pas faites pour s’ancrer sur laquelle Caroline va faire des rencontres étonnantes et détonantes. Une terre qui, à l’image de notre héroïne, mais aussi de ses habitants, ne se laisse pas facilement apprivoiser… Pourtant, c’est là qu’elle va réapprendre à vivre. Sa rencontre avec Luke le bel Australien y est-elle pour quelque chose ? Dans tous les cas, elle en sera le détonateur !

Tout un décor planté pour un merveilleux voyage livresque qui emplit tout les sens ! Avec Cœurs Tatoués, Isabelle Fourié nous emporte sans préavis dans son univers et malmène nos émotions qui ne cessent de prendre des virages à vive allure avec cette peur d’en louper un à un moment donné. Le cheminement psychologique d’une reconstruction n’est jamais facile dans les romances, car il faut toujours garder cette part de beauté qui va nous permettre d’aimer, de voyager, de ressentir, de nous évader tout simplement. Dans Cœurs Tatoués, l’auteure choisit d’aborder le sujet d’une manière détonante en mettant face à face des protagonistes aux caractères bien trempés ! Que ce soit les principaux, tout comme les secondaires, ils sont tous à l’image de ce désert aride, farouche qui attire et qui repousse, et pourtant si attachant par sa beauté sauvage. Caroline trouvera alors là plus qu’un adversaire de taille. Certes il y a Luke, notre sexy pilote qui s’apparente plus à un connard arrogant, mais qui vit aussi avec ses propres démons. Ils dévouent tout deux leurs vies au service des autres et se ressemblent bien plus qu’ils ne peuvent le penser. Leur rencontre va leur permettre de se retrouver eux-mêmes face au bonheur qu’ils se refusent et ce, au détour d’une relation tumultueuse qui ne sera pas épargnée par le destin. Mais surtout, il y a L’Australie…. Un ensemble, une famille qui vous ouvre les bras et vous apporte de l’amour même si vous, vous ne savez plus faire de votre côté…

Réapprendre à vivre et à ouvrir son cœur sans avoir peur de perdre à nouveau ceux qu’on aime. Pardonner, se pardonner et avancer avec sa culpabilité, son passé, et les fantômes qui s’y rattachent sans appréhender l’avenir. Pour nos deux héros, c’est un même combat, mais ensemble on est toujours plus forts non ?

Entre émotions, rires, et larmes, Cœurs Tatoués aura été une très belle lecture, cependant je garderai un bémol concernant sa fluidité à certains moments. Un peu comme si cela avait été coupé et repris à plusieurs endroits et dont la liaison manquait de régularité. Cela m’a parfois même perdue. Tout comme l’intrique qui aurait mérité vraiment plus d’approfondissement et d’additivité. Le sujet était pourtant très bien trouvé, et j’en attendais beaucoup plus que ça. L’ensemble reste cependant une sublime romance que je vous conseille de vivre à votre tour ! Vivre ? Oui, je ne me suis pas trompée de mot. Tout simplement, car avec Cœurs Tatoués, on ne passe pas un moment de lecture, on le vit, on le sent et le ressent. L’auteure manie sa plume très bien dans ce sens. On prend la place de Caroline dès les premières lignes et son aventure devient aussi la nôtre.

Un grand merci à Black Ink Éditions pour cette belle lecture ainsi qu’à Isabelle Fourié dont j’avais eu un énorme coup de cœur pour sa première romance, V.E.R.I.T.A.S

Extrait :

Assortie à mes yeux, ma robe bleu foncé me moule. Gênante, elle m’interdit les enjambées caractérisant ma démarche. Accompagnée de Marie, je remonte la rue. Ma tête s’incline vers l’arrière. Elle ploie sous mon rire. Mon bonheur est si grand qu’il empêche mon corps de se tenir droit. Je n’arrive pas à me souvenir pourquoi nous nous amusons autant, mais les deux verres de vodka que nous avons pris avant de partir en sont sûrement les instigateurs. Au loin, tous m’attendent. Ils me font des signes. Bras tendus, ils me hèlent, me sifflent, m’interpellent. Je suis leur petite sœur, leur fille, leur amie. Ils sont les miens. Les effusions, les embrassades, les cadeaux font de moi le centre de leur attention. Comme prévu, trop fument pour que l’apéritif se passe ailleurs qu’en terrasse, mais la journée est si belle. La première rafale n’effraie personne. Elle impose le silence. Nous comprenons sans un mot que la situation vient de changer. Une fraction de seconde. Un battement de cœur. Un rire. Rien. Le temps se fige et tout bascule. Dans un râle, quelqu’un annonce qu’il faut se jeter à terre, se faire petits, disparaître. Les bruits des balles. Les corps qui tombent enchevêtrés les uns sur les autres. La lueur pâle des réverbères éclaire la scène, à la fois rapide et si lente qu’elle semble irréelle. Les décharges claquent et assourdissent avant le silence. Massif. Imposant. Omniprésent. Puis… le chaos. Les cris. Les pleurs. Les pas précipités des victimes apeurées qui résonnent sur le pavé. L’odeur de poudre mélangée à celle des chairs écœure et enivre en même temps. Le goût de la terreur. Les bouches béantes, d’où plus aucun hurlement d’horreur ne sortira. Jamais. Les yeux. Pour certains, déjà clos à la suite du passage de la grande faucheuse et pour d’autres encore ouverts, se raccrochant en vain à la vie. À l’espoir. Cette totale impossibilité de déglutir et ce goût de bile qui envahit ma gorge me paralysent. Mon souffle court est presque inaudible. Accroupie sous la table du restaurant, je regarde mes mains. Elles sont baignées de sang. Je ne cesse de me questionner. À qui appartient-il ? Je me fige sur l’image de mes doigts. Longs et fins, ils dégoulinent de liquide vermillon. Je n’ai pas mal. Pourquoi suis-je immobile ? Tout est flou. Pourquoi ne puis-je leur porter secours ? Pourquoi nous ? De cette belle journée, il ne reste que mes paumes dansantes, puis le néant…

L’avis de carine sur LIZ: 4 – Danser avec les requins de Geny H.David


41wsvdm1yPLTitre : LIZ: 4 – Danser avec les requins

Tome 4/4

Auteur : Geny H.David

Genre : Dark Romance

Editions : Elixyria

Ebook :5.99€

Broché : 

Résumé :


« Je suis ton phénix… et tu es le mien. »
Max est prêt à tout pour protéger Liz, et il se révèle redoutable, bien loin des apparences. D’autant plus que de nombreuses menaces pèsent encore sur la jeune femme : nul ne sait qui se trouve à la tête de l’inquiétant Projet phénix ni quelles sont les véritables intentions de cette puissante organisation.
La vengeance de Liz non plus n’est pas accomplie ; deux noms figurent encore sur sa liste. Entre guerre des gangs et dangereux criminels, passion et trahison, Liz entame sa dernière danse, avec la vie, l’amour… ou la mort !
Plus que jamais, son existence et celle de ceux qu’elle aime sont en danger.

Mon avis : 

C’est avec une drôle de frénésie que je me suis replongée dans la saga LIZ de Geny H.David. Ce dernier tome, je l’ai attendu… C’était un drôle de sentiment que de tenir entre mes mains le dénouement final. Une envie folle de savoir, et à la fois, la peur de leur dire au revoir. Mais voilà, j’y suis! J’ai plongé, et c’est sans équivoque qu’en refermant ce quatrième tome, je ne peux que ressentir cette envie de dire: Encore !

La plume de Geny H. David est toujours aussi percutante et si profonde qu’on ne peut que se laisser porter à chaque page que l’on tourne. On se noie volontairement dans chacun de ses mots remplis de poésie mais aussi d’authenticité. Après une plongée obscure, dans laquelle Liz tente d’avancer en oubliant son passé, après l’arrivée de Max et des dangereux désirs, danser avec les requins, et ne pas se faire arracher une part de son âme, sera compliqué, mais pas impossible… Avec Liz et Max, on n’est pas au bout de nos surprises et il est clair qu’eux encore moins. Une plongée toute en apnée qui nous oppresse et nous laisse à l’orée de tant de fins possibles qu’on tremble bien trop souvent pour nos héros, tout comme on se laisse porter par l’amour qu’ils se vouent d’une manière vraiment passionnelle.

Entre complots et trahisons, le danger qui les menace est redoutable. Dans ce dernier opus, Geny H.David nous emporte dans un tourbillon qui mélange l’action, l’émotion et une tension qui ne nous quittent pas. Elle manie toujours aussi bien la psychologie et nous offre une fin de saga à la hauteur. En puisant tout au fond de Liz, faisant émerger Elie, cette petite fille qui a tant perdu et qui recherche tant de choses qui manquent à son cœur, l’auteure tirera toute la force nécessaire pour un final en beauté en ce qui concerne notre Joconde et son bel italien. Ils ont tout donné, le meilleur comme le moins bon, leur lumière tout comme leurs abysses. Max prend une place très importante et montre de quoi il est capable pour cette femme qu’il aime plus que tout. Il est prêt à abattre toutes les montagnes qui l’éloigneront d’elle, écarter chaque homme, chaque femme qui pourrait lui nuire, mais…. Qu’en est-il des fantômes contre lesquels il ne pourra jamais lutter ? A t-il vraiment sa place dans son coeur ? Si Max ne tremble pas devant le danger, en revanche, penser que Liz ne pourrait pas l’aimer aussi fort, le rend fébrile et complètement perdu.

Dans ce dernier tome, les émotions et les sentiments sont à leur paroxysme pour tous ! Que ce soit les personnages principaux comme les secondaires, ils nous happent dans leurs coeurs, leurs espoirs et leurs désespoirs. Les bons comme les mauvais. Aucun n’est là pour rien et tous forment cette saga qui va s’éteindre avec la belle famille qu’ils formaient. Des personnages nouveaux arrivent, d’autres partent, ou encore reviennent, et tout se lie, se délie, se forme, et se déforme, pour que les révélations arrivent à point nommés, nous émouvant, ou encore nous déstabilisant en même temps que nos héros. Dans cette saga, impossible de ne pas faire corps avec chaque protagoniste, mais plus particulièrement avec Liz tout au long de notre lecture. On est tout simplement Liz dans nos émotions, Liz dans nos espérances, Liz dans nos craintes, Liz dans nos conflits. Liz, c’est Liz. On pourrait penser que c’est aussi l’auteure. Mais lors de notre lecture, Liz c’est aussi nous, sans aucun doute. En fait, Liz est un tout !

Entre les ombres de son passé et la lumière de son avenir, la haine qui l’anime, l’amour et les alliances douteuses, comment être sûre de faire les bons choix ? Et si faire la paix avec ce passé était son avenir ? Et si danser avec les requins ne la faisait pas naviguer en eaux troubles, mais la sauvait de ses démons ? Telle un Phénix, Elisabeth Ribes, pourrait-elle renaitre de ses cendres? Mais alors, qu’adviendrait-il de la Joconde ? A t-elle encore des combats à mener ? Se pourrait-il que les requins deviennent des alliés ? Toutes les questions à nos réponses sont enfin là et si parfois elles nous font bondir… Si parfois elles nous font verser des larmes… Tout s’emboîte dans une trame maîtrisée de bout en bout. A aucun moment, Geny H.David s’est perdu en route. Tout est ficelé à la perfection et pourtant on nage dans une intrigue qui ne manque pas de rebondissements et qui met en scène beaucoup de protagonistes. Je dois admettre que tous les personnages n’ont pas eu ma sympathie, mais après la lecture du dernier mot de ce tome, ce n’est plus vraiment le cas. Chacun dans sa manière, chacun dans son vécu a quelque chose de particulier, apportant une pierre spécifique à cet édifice. Pourtant, quelques questions restent en suspens. Que devient un tel ? Que ce passe-t-il pour un autre? Comment ? Pourquoi ? Je sais aujourd’hui qu’un Spin off viendra certainement y répondre. Alors même si quitter Liz provoque un pincement à mon cœur, je n’ai qu’une seule hâte, en savoir plus et replonger en eaux troubles à la recherche de réponses supplémentaires.

Un grand merci à Geny H.David pour m’avoir permis de partager avec elle la belle aventure de son Projet Phénix. Certes, cette saga a vécu moult péripéties, mais tout comme son héroïne, son auteure a su se relever après chaque chute. Sa ténacité et sa détermination sans faille nous montre à quel point, elle est si semblable à Liz. Et, je me sens apaisée pour cette héroïne qui malgré son jeune âge a déjà vécu mille vies, tant de déceptions et de combats, la rendant peut être forte et persévérante dans sa haine, mais dont le cœur se noyait dans les ténèbres…

Pour les lecteurs et lectrices qui n’auraient pas encore succomber, qui auraient des doutes, je ne peux que vous dire de ne plus hésiter. Lorsqu’on ouvre la première page du Projet Phénix, on se rend vite compte qu’on ne lit pas Liz… On vit Liz ! On respire Liz ! On devient Liz !

Alors plongez !

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