L’ avis de Carine sur le roman de Ange Edmon chez Black Ink Editions : En Nos Troubles


Titre : En nos Troubles

Auteur : Ange Edmon

Genre : Romance

Editions : Black Ink

Ebook : 4.99€

Broché : 17.00€

Résumé :

Pour partir en Italie, Tara doit accomplir une dernière chose, chère à son cœur.

Piégée dans un passé qu’elle a partiellement effacé, elle décide de tout plaquer en espérant un nouveau départ.

Vivant en Toscane, Célio revient régulièrement sur ses terres françaises rendre hommage à sa défunte mère.

Avocat renommé en France, et homme d’affaires redouté dans son pays natal, il n’imaginait pas tomber sur son premier amour, cette femme qui a disparu de sa vie sans explications.

Elle ne semble pas le reconnaître, mais l’Italien n’est pas homme à baisser les bras. Entre les deux pays, leurs corps balancent, s’attirent et se rapprochent.

Quel est ce secret qui semble poursuivre Tara ?

Pourquoi ne se souvient-elle pas de leur histoire ?

Luttant contre leur incessante attraction, Tara devra faire face aux démons de ce passé.

Mon avis :

En nos troubles… Un récit sombre illuminé par la douceur et la pudeur de la plume de son auteure, Ange Edmon. Un titre vraiment bien trouvé pour cette romance dans laquelle on va louvoyer en eaux troubles dans le silence des maux… Mais aussi des mots.

Tara a décidé de quitter la France. Tout plaquer est pour elle la meilleure chose à faire pour fuir un passé qui lui colle à la peau. Sven, son Boss et ami, celui qui lui a tout appris de son métier ne peut qu’approuver puisqu’il, va lui donner les rênes de sa nouvelle succursale de Florence en Italie. Le plus dur pour elle, est d’abandonner sa meilleure amie, Isa, celle qui ne l’a jamais lâchée. Et surtout, sa petite sœur qui repose aujourd’hui au cimetière de son village natal. Et c’est en s’y rendant une dernière fois, avant de partir, qu’elle va y rencontrer un bel Italien un peu trop beau, beaucoup trop arrogant et surtout, plus qu’insistant. Et qui de plus, semble bien la connaitre malgré qu’elle n’ait aucun souvenir de lui. Qui est-il ? Comment peut-il connaitre ce petit surnom qu’elle n’a pas entendu depuis tant d’années ?

Célio Lombardi, ce franco-italien – il mio dio è bellissimo (soupirs) – avocat arrogant en France, Homme d’affaires en Italie, qui navigue entre ses deux pays, ne doute pas. Même de dos, il sait que c’est elle, et ce dès le premier regard qu’il posera sur elle. Celle qui l’a aimé il y a peut-être une décennie de cela, mais qu’il n’a jamais pu oublier. Alors, pourquoi elle oui ? Comment est-ce possible qu’elle ne le reconnaisse pas ? Comment a-t-elle pu effacer leur histoire de sa mémoire ? Têtu et déterminé, Célio n’aime pas être repoussé et refuse encore plus d’être oublié. Il ne lâchera rien. Il déplacera les montagnes s’il le faut, mais, il n’est pas prêt à refaire à nouveau une croix sur son premier amour et pour cela, il lui faut la comprendre et connaitre ses secrets…

Seulement, Tara ne se laissera pas attraper si facilement et dévoiler ce qui la ronge est impossible. Elle n’a plus rien de l’adolescente qu’il a connu jadis. Aujourd’hui, c’est une femme bien différente qu’il retrouve. Écorchée vive, forgée par un passé qui ne l’a pas épargnée, borderline à ses heures, c’est une vraie tornade. Pas qu’elle détruise tout sur son passage, non. C’est elle-même qu’elle ravage en se mettant sciemment en danger avec des relations sans lendemain. Animal sauvage, indomptable, révolté et survolté, Célio a du pain sur la planche s’il souhaite la sauver… d’elle-même. Mais, le passé n’est jamais bien loin, et ou qu’elle soit, qu’importe la distance qu’elle mettra avec ce qui la ronge, il revient toujours, tel un boomerang qu’elle se reprend en pleine face. Que ce soit dans ses cauchemars, ou dans sa réalité. Elle navigue entre chaos, confusion et culpabilité.

Avec En Nos Troubles, Ange Edmon nous emmène au cœur d’un roman sombre aux chemins tortueux dont les crash sont inévitables. Une romance qui ne peut laisser indifférent par son thème lourd. Malgré qu’il soit abordé avec la pudeur et la délicatesse de la plume de l’auteure, il ne peut que nous percuter et nous remuer. Car, nous sommes certes dans une fiction, mais on ne peut occulter que ce thème fait partie de faits-divers réels… L’auteure a fait le choix de se focaliser sur une brèche de lumière et d’espoir plutôt que de s’attarder sur des détails violents, même si on n’y échappe pas tout à fait non plus. Cette manière d’aborder le sujet rend la lecture moins dure qu’elle aurait pu être et oriente donc le récit sur la reconstruction de Tara. Tara qui ne cesse de fuir pour ne pas se laisser submerger par ses émotions. La fuite est sa seule protection. Sa perte de mémoire sur un pan de sa vie en est la preuve la plus tangible. Fuir pour ne pas ressentir… Pourtant elle ne peut se fuir elle-même et cherche donc à oublier, s’oublier en s’autodétruisant.

Ange Edmon manie sa plume à la perfection dans la profondeur des émotions et des sentiments qu’elle souhaite nous faire vivre au travers de cette histoire. Tout au long de ma lecture, j’avais cette impression que Tara était engloutie émotionnellement dans des eaux troubles où tout ce mélange entre passé, présent, sentiments et culpabilité. Faisant alors chavirer Célio qui cache lui aussi ses failles et ses secrets qu’il va, pourtant, mettre de côté pour se concentrer sur celle qu’il a toujours aimé. Bien plus fort qu’elle, bien trop arrogant aussi pour s’effacer, il va tout faire pour la maintenir à flot. À chaque fois qu’elle lâchera pour retomber dans les profondeurs de ses troubles, se débattant sans cesse avec ses démons, il sera là en gardant espoir qu’un jour, elle s’accroche à lui pour rester à la surface. En lui accordant cette confiance qui sera déjà un premier pas pour elle. Qu’elle cherche l’impulsion pour remonter qui va lui permettre de pouvoir voir la vie qu’elle refuse préférant se noyer dans son autodestruction. Pourquoi le mériterait-elle ? Pourquoi prendrait-elle même ce risque alors qu’elle pourrait tout perdre à nouveau ? Que pensera-t-il d’elle lorsqu’il saura…

Lio se montre fort, mais rien ne sera simple pour lui. J’ai adoré cet homme dès les premières lignes. On ressent parfaitement sa sensibilité. Lorsqu’il aimerait que Tara se souvienne, lorsqu’il la regarde se détruire ou simplement lorsqu’il la voit sourire. On aime cet homme, son intensité, sa prévenance, son arrogance et sa manière d’être ! J’ai énormément aimé ce protagoniste et cette façon qu’il a de s’exprimer dans un mélange d’italien et de français, « mio dio » que cela le rend encore plus calienté « caldo come braci » et c’est tellement bien fait qu’on a même pas besoin de voir les traductions pour le comprendre. Ange Edmon a su manier les mots avant et après à chaque fois pour qu’on soit immergé dans ce dialecte si sexy, qu’on en tomberait nous aussi notre petite culotte sans aucun préavis !

On aime Célio, mais aussi tous les personnages secondaires proches de nos héros qui sont vraiment parfaits et essentiels dans ce roman. Ils apportent la touche d’humour et le soutien qui est vraiment importante et j’espère vraiment qu’un jour nous découvrirons leur histoire. J’aurais aimé plus de « Psaul », moins de scènes sensuelles. Mais aurait-ce été cohérent ? On n’apprivoise pas un animal sauvage facilement. On l’appâte, on le laisse venir… On lui montre ce qu’on a à lui offrir et on lui laisse le libre arbitre. Le cheminement psychologique de Tara ne pouvait pas en être autrement et tout avait son sens… Tout comme ce roman qui m’a poussée à la réflexion de ce que le passé faisait subir à notre avenir.

On pense souvent à tort que nous sommes tous maître de notre propre histoire, sauf que c’est notre histoire qui nous fabrique tel que nous sommes. Avec nos troubles, nos différences, et le regard que l’on va alors apporter sur la vie et le regard que l’on va alors apporter sur notre passé, seront nos bagages apportés au futur. Rien n’est plus difficile que de se construire un avenir radieux en trainant de lourdes valises derrière nous. C’est là que rentre en compte le processus de reconstruction. C’est un processus personnel et particulier, et pour certains, plus difficile que pour d’autres. Parfois, on se demande même si cela est possible… En ce qui concerne Tara, cela peut sembler irréalisable. Et pourtant… Il suffit d’une bonne rencontre… de La rencontre… Celle qui vous fait prendre conscience que la vie sombre à laquelle on survit n’est pas la réalité… celle qui, en l’apercevant, nous éclaire et nous ouvre les yeux sur l’obscurité qui la dirige. L’amour est cette lumière. Célio sera cette rencontre. Le destin est quelque chose de tenace et lorsqu’il n’atteint pas entièrement son but à sa première tentative, il n’hésitera pas à retenter sa chance. Et si nous ne somme pas maîtres de notre propre histoire, il ne faut pas oublier que nous en sommes les acteurs principaux, avec une capacité d’évolution telle, que si on tombe, on se relève. Si on ne peut pas guérir de tout, on peut apprendre à vivre avec, particulièrement, lorsqu’on accepte d’attraper les mains que l’on nous tend. N’est-on pas toujours plus fort à plusieurs que seul ?

Un grand merci à Black Ink Éditions pour m’avoir permis de découvrir En Nos Troubles en service presse. Et merci à Ange Edmon pour cette belle lecture, mais aussi pour cette fin réaliste dans le dénouement de l’intrigue où chacun garde sa place et son rôle.

Extrait :

Fier ! Dédaigneux ! Connard ! Beau ! (Bordellll de merde !!!Crâneur !! Connard ! Connard ! Le nombre d’insultes qui me viennent en tête quand je pense à ce mec me submerge. Mais pas que… Voilà une heure que je roule et je ne me calme pas. Je ne décolère jamais d’ailleurs, mais lui m’a fait monter d’un cran. Il souhaite porter plainte ? Qu’il le fasse ! Je claque le plat de ma main contre le volant, s’il incarnait le visage de Lombardi. Et puis, c’est quoi tout ce qui se passe en moi lorsqu’il est tout (trop) près de moi ? Mon téléphone sonne, je décroche de ma commande au volant sans faire gaffe à mon appelant. Vive les nouvelles technologies.

— Tara ? assène-t-il durement.Oupss !

— Sven ?Je deviens soupçonneuse soudain…

— Où es-tu ?

— Presque arrivée chez Isa. Je suis… J’étais au cimetière et j’avais quelques détails à régler avant de partir, lui énoncé-je (presque) posément.

— Je viens de raccrocher avec Célio Lombardi.

Putain, ce pourri n’a pas traîné. Les jointures de mes phalanges blanchissent sous la crispation de mes mains sur le volant…

— Tara ?

— Oui, je t’écoute.

— Il y a un problème avec Célio ?

— Célio ? Tu l’appelles déjà par son prénom ? rétorqué-je venimeuse.

— Célio est un de mes amis.

— Célio est un con ! riposté-je hargneuse à présent.

— Tara !! Célio Lombardi est le fils d’un grand homme d’affaires italien avec qui j’ai déjà travaillé avant même que tu perces ton premier bouton d’acné ! Quand il a repris le flambeau, nous avons sympathisé. C’est un ami !

Quoi ? C’est une plaisanterie ? Il ne manquait plus que ça !

— Je t’en prie, Sven ! C’est un fils à papa…

— Arrête, Tara. Tu l’as baffé ! Et tu ne le connais pas !

— Il m’a harcelée !

— Ça suffit !Sa voix se fait grave, et je comprends qu’il est temps que je me taise.

L’avis de Carine sur le roman de Haley Riles chez Black Ink Editions : Socrate’s Shadow


Titre : Socrate’s Shadow

Auteure : Haley Riles

Editeur : Black Ink éditions

Genre : Romance

Ebook : 4.99€

Broché : 17.00€

Résumé : Lorsque Kaya s’envole au Panama pour sa lune de miel, elle est loin d’imaginer qu’elle va séjourner dans l’hôtel de Socrate, cet homme, certes canonissime mais si arrogant, qu’elle a rencontré lors de son mariage.

Elle n’a jamais entendu parler de lui, alors qu’il porte le titre de « meilleur ami » de son mari Allan, et son comportement envers elle pourrait largement le classer en tête du connard de l’année !

Cerise sur le gâteau ? Allan, obnubilé par son travail, va abandonner la jeune mariée à Bocas del Toro et rentrer à Montréal, laissant à Socrate le soin « d’occuper » son épouse.

Si ce dernier se montre totalement hermétique et au sommet de son antipathie, Kaya, elle, pourrait vouloir percer les ombres qui l’entourent, et l’attirance pourrait finalement l’emporter sur l’aversion.

Car ne dit-on pas que l’obscurité attire parfois davantage que la lumière ?

Mon Avis 

Une cover qui attire, intrigue, appelle à la lecture. Un prénom original pour un homme qu’on va aimer détester et apprendre à aimer. Un personnage sombre, complet, qui ne peut laisser indifférent. Socrate, un connard de haut vol, mais un connard attachiant pour lequel on craque dès les premiers mots.

Dès le prologue, Haley Riles nous happe dans son récit qui s’annonce bouleversant par son accroche. Et c’est en arrivant à Bocas del Toro qu’elle nous le confirmera en faisant la connaissance de Socrate. Socrate qui s’efforce de donner un sens à son quotidien pour lui assurer une stabilité qu’il cherche plus souvent au fond d’un verre de Whisky. Contrairement à son meilleur ami, Allan qui vient de se mettre la corde au cou et va partager sa vie avec la même femme. Socrate, lui refuse de s’attacher à qui que ce soit. La distance et l’indifférence c’est ce qui le caractérise le mieux. La corde au cou serait plus tentant pour lui de se la passer pour en finir avec sa vie qu’il subit depuis toujours perdu dans ses ombres et ses souvenirs. S’accrocher à une gonzesse pour se faire prendre la tête, hors de question. Les femmes, il les prend, les baise, les jette. Pourquoi s’en encombrer lorsqu’on peut faire simple. L’amour, il ne connait pas et rien qu’à y penser, ça lui file la gerbe. Hors de question de montrer ses failles, ses faiblesses qu’il cache parfaitement derrière son masque de connard. Et pourtant… Pour la première fois de sa vie, il va être bousculé et poussé dans ses retranchements. Pour la première fois de sa vie, une femme l’interpelle, le captive. Une femme au caractère de chieuse dont les défauts l’attirent et dont les qualités le font fuir. Une femme qui n’est autre que celle de son meilleur ami… qui devrait être intouchable mais ça, il en a strictement R.I.E.N A F.O.U.T.R.E. Il n’avait pas à lui demander de s’en occuper.

Kaya vient à peine de se marier qu’elle remet déjà son couple en question. All ne pense qu’à sa carrière et le fait de l’abandonner en plein voyage de noce, lui fait prendre conscience de beaucoup de choses et dont la principale, c’est qu’elle passera toujours après. Après les dossiers, après les associés, après les clients… All, qu’elle pensait connaitre par cœur se dévoile sous un nouveau jour et ce n’est par pour ce genre de vie qu’elle a signé. Tout comme elle n’avait pas prévu de passer son voyage de noce en compagnie de son meilleur ami, Socrate, qui tient cet hôtel au Panama où ils ont posé leurs valises.

Ce meilleur ami qu’elle n’avait jamais vu avant le jour de son mariage, ni même entendu parler, et avec lequel elle est sur la défensive en permanence sans comprendre le pourquoi. Tout comme lui aime la chercher et s’en prendre pleine la figure. Il aime sa fougue, sa répartie. Leurs joutes verbales sont plus jouissives qu’une cuite au whisky. Kaya ne mâche pas ses mots et lui entre dans le lard dès qu’il lui adresse la parole.  Elle est coriace et il aime ça ! Sauf, quand elle cherche à en savoir plus et encore…. Paradoxalement, elle l’apaise aussi et lui permet de ressentir des choses qui lui font autant de mal que de bien… Des choses, qui llui font baisser sa garde, brisant peu à peu sa carapace, mais laissant sortir en même temps, tout ce qu’il a de pire en lui.

Un jeu de séduction va donc s’installer entre eux à travers un duel, par défi peut être ? Attirance interdite ? Ou plutôt par leurs caractères de feu qui se cherchent et brûlent d’un plaisir qu’ils ne cherchent pas à apaiser dans un premier temps ? À force de jouer, Kaya va se rendre compte qu’elle redevient celle qu’elle a toujours été face à ce connard arrogant qui souffle le chaud et le froid. Elle se redécouvre forte, sensuelle, et fait ressortir cette femme qui fût un temps, n’avait pas froid aux yeux. Cette femme qui s’est perdue à un moment donné et qui s’est cachée sous une personnalité qui ne lui convenait pas. Avec All, elle a tout simplement fui sa réalité. Elle s’est enrôlée dans une routine bourrée d’ennuis sans s’en rendre compte. On a qu’à la voir rayonnante en compagnie de ses meilleures amies pour la comprendre plus dans les détails. Elles se ressemblent bien plus que ce que Kaya est devenue auprès de All qu’elle aime pourtant de tout son cœur. Mais est-ce que cet amour sera suffisant face à cette liberté qui l’habite et la rend vivante face à Socrate ?

Il n’est pas quelqu’un de facile de par son vécu et ses démons qui le hantent et lui collent à la peau comme des cicatrices indélébiles. C’est un homme rude, ingrat, inaccessible et solitaire. Un bel enfoiré au caractère de merde mais, derrière son objectif, il se laisse aller à exprimer sa sensibilité loin des regards. À déceler chez Kaya cette étincelle, cette joie de vivre éteinte qui ne demande qu’à s’illuminer à nouveau. L’instant T où il l’a vraiment vue, elle, au-delà de son apparence, au-delà de ce qu’elle montre, qui elle est. Cet instant T où elle a su aussi le voir, lui.

Entre les joutes verbales, un humour parfait, les secrets et un sacré combat entre l’ombre et la lumière, Haley Riles nous offre-là une sublime lecture hautement addictive et vraiment très fluide. Nos protagonistes aux caractères très forts enflamment le récit et le rythment de leurs personnalités. L’auteure nous emmène dans un voyage livresque dépaysant sur les plages de Bocas, mais aussi émotionnel. Les thèmes abordés au-delà de la romance sont forts. Très émouvants dans l’évocation des drames vécus, des fêlures de chacun et des secrets qui touchent tellement. On ressent les émotions de chaque protagoniste, les principaux tout comme les secondaires, y compris ceux que l’on verra très peu, mais qui ont toute leurs importances. Les Flash-back sensibilisent encore plus le récit en nous dévoilant la part d’ombre et de mystère de Socrate qui m’ont énormément touchée et vraiment accrochée. J’en voulais toujours plus, c’était trop court et en même temps trop long, car on veut vite retrouver ce combat qu’ils mènent l’un contre l’autre et qui va les faire puiser tout au fond d’eux qui ils sont vraiment et surtout, ce qu’ils veulent vraiment.

Socrate’ Shadow, une romance électrique et passionnelle qui nous happe sans préavis au prologue pour ne nous relâcher qu’au mot fin. Si Kaya est parfois un brin capricieuse dans ses décisions auprès d’Allan, j’ai trouvé qu’elle était vraiment lumineuse et parfaite dans son rôle face à Socrate. Socrate pour qui j’ai complètement fondue. Ce mélange de sex-attitude arrogante et de fêlures qui font de lui cet homme obscur et torturé qui se bat contre sa propre lumière. Pour lui, le bonheur n’est qu’illusoire, ses pensées font mal, et c’est tout cet ensemble qui m’a émue parfois jusqu’aux larmes. Des larmes de peine, mais aussi à un moment, de joie. Et ce moment-là… était juste parfait et mon cœur en a remercié l’auteure. Vous l’aurez compris, j’ai plus qu’adoré ma lecture que je ne peux que vous conseiller de lire à votre tour. Je ne peux cependant terminer sans dire qu’il m’a manqué sur la fin le point de vue d’Allan qui aurait mérité bouclé la boucle, même si…. Ha, Allan si je t’avais en face, j’aurais quatre mots à te dire 😉

Un grand merci à Black Ink Éditions pour m’avoir permis de découvrir Socrate ‘Shadow en service presse.

Extrait : 

Socrate

— Fais gaffe, tes fesses vont cramer !

Et quelles fesses ! Fermes, bombées et surtout, parfaitement moulées dans un petit maillot de bain blanc. Je bénis l’enfoiré de couturier qui a créé ce bout de tissu.

Kaya relève lentement ses yeux vers moi avant de me fusiller du regard. OK, bah on est mal barrés…

— Qu’est-ce que tu me veux encore ?

— Rien de méchant. Il suffit juste de te lever, de te rhabiller et de me suivre.

— Non.

Elle réinstalle sa tête entre ses bras et ne me porte aucune autre attention.

— Allez, tu ne vas pas rester ici toute la journée.

— Pourquoi pas ! marmonne-t-elle.

Ma patience a des limites. Il va vraiment falloir que la femme d’Al y mette du sien.

— Vu qu’avec les bonnes manières ça ne fonctionne pas, c’est simple ! Tu vas bouger ton petit cul bandant de ce transat, car ton mari m’a demandé de te promener. Jouer au baby-sitter me fait déjà bien assez chier comme ça, donc sois un peu sympa et écoute ce qu’on te dit, merde ! C’est assez clair ? On peut y aller maintenant ?

Elle m’observe avec son regard bleu perçant, totalement abasourdie. Eh ouais, ma cocotte, moi aussi je peux m’énerver. Je ne lâche pas ses iris. Kaya peut me sortir ses airs de poupée canadienne, je ne céderai pas, jamais ! Même si ça me gonfle de la trimballer, pour ma fierté, elle doit accepter.

— D’accord, je te suis…, se résigne-t-elle au bout d’une bonne minute de combat intérieur.

Un sourire arrogant étire mes lèvres. J’étais sûr de gagner.

— Si j’ai cédé, c’est uniquement parce que je m’ennuie à mourir, certainement pas pour te faire plaisir. Et je te préviens, pas de tripotage, de sous-entendu graveleux ou n’importe quoi dans ce genre. Compris ? Je m’attends à tout avec toi. Et n’oublie pas que je suis mariée.

Debout devant moi, les poings sur les hanches, elle tente d’imposer ses règles. Je trouve ça mignon, elle a des airs de petite fille faisant un caprice.

— Tout ce que tu voudras, bébé !

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L’avis de Carine sur Serial Fucker, un roman de Océane Ghanem chez Plumes du Web


Titre : Sérial Fucker

Auteur : Océane Ghanem

Genre : Thriller romantique

Editions : Plumes du Web

Ebook : 5.99 €

Broché : 19.90

Résumé :

Jusqu’à la folie, au-delà de la mort…

Cette année, Gabriella Cruz se l’est juré : elle arrête les bêtises et se concentre sur les études, parce que si elle loupe encore une fois ses examens, son père lui coupera les vivres et elle devra rentrer au bercail. Plutôt mourir pour elle qui a toujours rêvé d’être criminologue !

Et ce n’est pas Gabriel Del Vecchio, son meilleur ami et accessoirement l’homme idéal, qui mettra à mal ses bonnes résolutions. Beau, intelligent, parfait, à un détail près : c’est un véritable Serial Fucker. Gabriella sait très bien qu’elle doit arrêter de fantasmer sur lui car il s’est montré très clair : ils sont amis et amants, mais c’est tout !

Pourtant, tout bascule lorsqu’une série de meurtres atroces et pervers frappe le campus. L’enquête la fascine, les secrets l’engloutissent. En qui peut-elle avoir confiance ?

Au jeu du chat et de la souris, Gabriella prend des risques, quitte à y laisser son coeur… et sa vie !

Mon avis :

Serial Fucker, un romantique Thriller qui m’a retourné le cerveau ! Océane Ghanem m’a complètement happée dans son roman pour mon plus grand plaisir. Il y a des récits qui se dévorent, Sérial Fucker lui, se déguste au petit oignons tout en analysant dans le moindre détail ce que l’on nous sert, et le tout, accompagné d’une bonne dose de sauce à l’hémoglobine pour donner un goût particulier à cette traque qui nous est offerte sur un plateau, dès les premières pages.

Comment peut-on être à la fois protecteur et le pire des connards ? Demandez donc à Gabriel, il est expert dans ce petit jeu et il a de qui tenir, il vous dira. Surtout, lorsque cela concerne Gabriella, sa meilleure amie, son amante aussi à ses heures. Une jeune femme magnifique et peu sûre d’elle qui sait néanmoins ce qu’elle veut. Et ce qu’elle veut, c’est lui, Gabriel et depuis toujours. Ils se connaissent depuis leur naissance. Entre eux, c’est passionné et passionnel, d’une intensité bouleversante trop forte, autant en amitié qu’en amour. Leurs sentiments sont impossibles à canaliser, et après une expérience de couple des plus houleuses au lycée, ils ont fait le choix de ne plus jamais tenter l’expérience. Se perdre n’est pas une option envisageable, alors autant vivre chacun sa vie en batifolant à droite et à gauche et en chérissant précieusement leur complicité. Aujourd’hui, entourés de leurs meilleurs amis Chiarra, Jo et Adamo, ils forment une belle bande à la Fac de Boston où Gabriella va mettre toutes les chances de son côté pour réussir son année en criminologie, mais aussi tenter de ne pas perdre Gabriel qui est devenu en l’espace de quelque temps, un Serial Fucker… Mais un beau matin, tout bascule… Une de leur amie est retrouvée assassinée. Un drame et une aubaine à la fois pour Gabriella qui va se fasciner pour l’enquête et se rendre vite compte, que sa vie peut-être aussi en danger…

Jusqu’à la folie, au-delà de la mort… Serial fucker est un coup de coeur !

Même s’il m’a manquée quelques approfondissements sur certains points, je ne peux qu’être ravie de ma lecture et surtout, ne pas tenir compte de certaines situations trop légères ou de quelques petites incohérences qui auraient pu faire tomber mon engouement. Non, la plume d’Océane Ghanem et son scénario m’ont conquise. Une traque et une intrigue fascinante ! Pour être franche, lorsque j’ai commencé ma lecture, j’étais perplexe malgré la plume très mystérieuse et addictive de l’auteure qui nous happe à l’intérieur dès le départ. Paradoxal vous me direz alors pourquoi ?

Tout simplement, car le prologue nous met face au tueur et à sa victime à l’instant T où cela a basculé. Je ne suis pas fan de ce genre de trame. J’aime chercher, deviner qui fait quoi et pourquoi alors que là, on sait qui et il ne nous manque que le pourquoi. Je ne lis déjà pas les résumés donc savoir la fin de l’histoire avant le commencement m’a un peu, même beaucoup frustrée, puis j’ai pris le temps. Le temps de me laisser porter par les mots et le récit de ces jeunes adultes et de leur amour qu’ils se portent sans pouvoir le vivre. J’ai pris le temps de me laisser manipuler par chacun d’entre eux, et surtout par l’auteure, Océane Ghanem qui pour moi, a réussi là un coup de maître ! Elle nous met une image en tête et une finalité dès le départ pour ensuite nous mener en bateau chapitre après chapitre. Oui, c’est lui c’est sûr ! Non, lui plus encore. Et puis, pourquoi pas lui ? Si en m’arrêtant à chaque petit détail, j’ai pu trouver rapidement mon meurtrier, j’ai tout de même souvent douté. Douté encore et encore et plus encore. Je partais dans un schéma, puis revenait sur un autre pour me dire, et finalement elle nous fait croire que…. pour qu’on n’y croit pas…. Et si c’était tout simplement ça ? Et si à contrario il se pourrait que… Et si…

D’avoir finalement écrit ce prologue était une idée fabuleuse et très intelligemment mené, car cela nous permet d’établir des connexions et on cherche à donner une cohérence aux divers éléments qui sont mis à jour progressivement. Dans ce Thriller romantique, Océane Ghanem invite le lecteur à procéder à sa propre enquête, ses propres analyses tout en essayant de comprendre la psychologie de chacun des personnages qui pourrait aider à être sûr de lui. À résoudre cette traque du tueur de Boston avant qu’il ne nous prenne Gabriella. Mais si sa fin la menait à l’éternelle lumière ? À cet amour qui ne peut être vécu sans souffrance ? Ne serait-elle pas libérée au fond ? Que cherche-t-elle en essayant de s’en prendre au tueur ?

« Ton nom sur une tombe, c’est l’épitaphe de mon amour »

Il est clair que dès qu’on « sait » on se dit, j’avais trouvé c’était évident, mais…. Je mets au défi tous les lecteurs de ce roman de me dire qu’à aucun moment le doute ne les a habité. Qu’à aucun moment tous les suspects n’y sont pas passés. Tout fonctionne parfaitement et dès qu’on retombe sur ce fameux prologue à la croisée du récit, on constate que tout remis en perspective avec le « pourquoi » en tête tout le fait . Que la surprise est là grâce à tous les rebondissements, quoi qu’on puisse en penser ou en dire. Et me faire surprendre moi ? J’adore !!!

Mais au-delà de l’enquête, il ne faut pas faire l’impasse sur la merveilleuse et puissante histoire d’amour qui nous électrise et nous bouffe autant que les personnages apportant une émotion dans la lecture hors du commun. Le tout, dans une ambiance que je qualifierais presque de, malsaine et oppressante. On la sent au travers des pages tout comme cette ivresse et cette tension crépitent entre les héros au point qu’il ne me manquait que voir apparaitre des étincelles sur ma liseuse et la regarder partir en fumée ! Un amour hors du commun qui leur fait plus de mal que de bien et du mal pour du bien, que personne ne peut comprendre et qu’ils ne comprennent pas eux même. Dans ce récit, personnages principaux, comme secondaires, on se délecte de chacun d’entre eux avec leurs failles, leurs imperfections et leurs perversités même. Ils n’en restent pas moins attachants et vraiment prêts à tout, les uns pour les autres. Prêt à tout pour Gabriella tout comme elle est prête à tout pour ses amis. Malgré, que la confiance s’étiole, s’envole et se noie dans une multitude de questions, de mystères et de secrets bien gardés.

Traque, amour, amitié et réussite, Gabriella va jongler, jouer et chasser. Au jeu de la chasse, elle représente pourtant un magnifique gibier et ce, pour beaucoup. Mais… Qui chasse qui et qui attrapera qui ? Entre l’incertitude, la souffrance d’un amour trop fort, l’angoisse et les non-dits, je vous invite à plonger dans cette aventure sans attendre. La traque du boucher de Boston ne pourra que vous embarquer à votre tour sur un terrain où, entre l’amour et la haine… il y a si peu de différence et tant d’étincelles…

Foncez !

Un grand merci à Plumes du Web pour m’avoir permis de découvrir cette lecture coup de cœur

Extrait :

« Elle gémit en s’étouffant. Je gémis en l’étouffant.Des dizaines de questions tourbillonnent dans ses grands yeux noirs, et je lis en elle comme dans un livre ouvert. Elle se demande : qu’ai-je fait pour mériter ça ? Est-il aussi responsable des autres meurtres ? Aurais-je pu l’éviter ? Va-t-il me violer avant de me tuer, moi aussi ? Les réponses : tout, oui, non et non. Je la prendrai après. C’est elle qui m’a initié à la danse de la mort, il est donc logique qu’elle soit ma dernière cavalière. »

L’instant Q’ulture du Jeudi avec les termes : One shot, Spin-off, Crossover


Hello les étoiles et bon jeudi à vous ! Aujourd’hui je vous propose un petit article rapide.

L’instant Q’ulture du jeudi avec

Les Termes Spin-Off, One Shot et Crossover.


Dans nos chroniques, chez les auteurs et les éditeurs, vous rencontrez souvent ces mots anglophones qui, pour certaines sont familiers, mais pas pour d’autres. Alors faisons vite et simple. Commençons par le One shot qui veut tout simplement dire, un seul tome, histoire intégrale.

Puis le Spin-off Quézaquo ?

On appelle Spin-off lorsque l’auteur décide de faire une suite de sa première histoire, qu’elle soit en One Shot ou sur plusieurs tomes. C’est une autre histoire, une nouvelle mise en scène, d’un personnage secondaire généralement, assez attachant dans le premier opus pour être propulsé sur les devants et avoir son propre récit. L’univers dans lequel il va évoluer reste à peu près le même que dans le premier en général. Et surtout, un spin-off peut se lire indépendamment de l’histoire originale. Mais dans certaines, il est recommandé de le lire avant le spin-off , car c’est souvent que les deux histoires sont liées par le même fil conducteur. Mais aussi étant donné que vous allez retrouver les personnages du premier, il est fort dommage de ne pas connaitre leurs histoires dans les détails, chose que vous aurez envie par la suite, mais vous vous serez spoiliez tout seul.

Des exemples pour faire simple : Prenons Be Yours. Nous retournons à Sturgis pour une suite très attendue de Be Mine, le premier roman de NC Bastian qui a obtenu un franc succès. Nous retrouvons nos bikers préférés : Les Silences of Death, mais aussi Mendy, la meilleure amie de Kim et Tucker, notre jumeau torride ! Mandy et Tucker, deux personnages charismatiques aux personnalités intéressantes que j’avais beaucoup appréciées lors de ma lecture du premier volet et qui ont donc leur propre histoire dans ce Spin off.

Nous avons également Cordes Sensibles, le Spin-off de la Chute par Twiny-B dans lequel c’est la petite Ania qui était alors âgée de 6 ans est aujourd’hui une belle jeune fille. Dans ce tome, elle va se rendre en Californie chez sa tante Prune (La Chute) et son oncle Adam où se déroulera le récit. Spin-off ou One Shot, il se peut aussi que l’on trouve un Crossover. Définition de Crossover (mot anglais « mélange, croisement, passerelle») On appelle donc un Crossover lorsque l’on croise dans un roman un ou des personnages d’un autre roman d’un même auteur qui n’ont rien à voir dans le récit, et carrément même parfois, d’auteurs différents., de ME différentes.

Il se pourrait par exemple qu’un Jour le Jack de Sophie S-Pierucci aille boire un café sur la côte avec Louise et Marco de Anne Cantore, puis prenne le temps d’emmener Leila à Rome pour assister à un défilé de chez la Maison Baldi chère au coeur de Gwen Delmas pour ensuite finir au Panama en compagnie de Socrate de Haley Riles le tout, dans un récit qui n’aurait rien à voir avec les récits de bases de chacun d’entre eux. Une nouvelle histoire incluant simplement les personnages que l’on connait déjà.

Pour faire encore plus simple, Bob l’éponge pourrait se retrouver un jour à chasser les étoiles avec Dora l’exploratrice pour aller prêter main forte à blanche neige qui se bat dans la Terre du milieu contre le dragon du seigneur des anneaux. Ce serait un Crossover de fou non ? mdr

Vous me suivez tourjours ? Alors on continue avec des exemples plus réels 😉

Dans Borderline, Melody de Ena L, on retrouve May qui chante avec Také de Not a fuckin’ romance. So Romantic est aussi un Crossover de Fuckin’ romance et bien d’autre encore, car Ena L aime bien mélanger et faire croiser ses protagonistes. Idem avec Lacanau Baby. Mais nous sommes là avec une même auteure. Mais les histoires sont vraiment propres à chacune. Ce ne sont en rien des Séries avec des tomes qui se suivent.

Erin Graham aime aussi faire croiser ses protagonistes dans les romans. Avec Love is a Bastard, on aura la chance de croiser Adam et Vadim de With Love sous son autre nom de plume, Marie HJ. Mais aussi Rémy qui va naviguer dans certains de ses romans et qui finira surement un jour, en Spin-off délirant. Ou peut-être aura t-il son tome dans la saga… à savoir !

Même si cela n’est pas une généralité dans les romans, très souvent, on retrouve Spin-off et crossover en même temps. L’enjeu de Angela Behelle est un Spin-off de la société qui peu se lire indépendement et qui ne suit pas le même shéma que la saga, mais aussi aussi un crossover par son clin d’oeil au premier tome de la société qui boucle une boucle parfaite en mettant les deux récits ensemble.

.Bon à savoir :

Le premier crossover date de 1975 quand DC Comics et Marvel publient conjointement une adaptation du Magicien d’Oz. L’année d’après elles publient une aventure mettant en présence Superman et Spider-Man.

Je vous ai perdu ? Mais non !

Et si vous nous donniez vos exemples à vous ?

Crossover ?

Spin-off ?

Les deux ?

Et si vous deviez choisir un Crossover de la romance, vous croiseriez quels romans et quels personnages ?

L’avis de Carine sur Arte Corpus : Angel et Raph 1, un roman de Jenny Rose chez Plumes du Web


Titre : Arte Corpus 3

Tome Angel et Raph 1

Auteur : Jenny Rose

Genre : Romance

Ebook : 4.99€

Broché : 16.90€

Résumé :

De la haine à l’amour, il n’y a souvent qu’un pas ! Lorsqu’ils se rencontrent aux fiançailles d’une amie commune, Angélique et Raphaël réalisent aussitôt qu’ils ne sont pas faits pour s’entendre. Elle le trouve rustre et antipathique, selon lui elle est froide et prétentieuse. Pourtant, ils ne sont pas si différents : leur caractère borné n’a d’égal que l’amour sans limites qu’ils vouent à leur entourage. Mais alors que le talentueux tatoueur croque la vie à pleines dents, la jeune psychologue vit à travers les yeux de son frère aîné, atteint d’un handicap et d’une pathologie incurable. Leurs existences aux antipodes l’une de l’autre vont se télescoper et leur prouver que les apparences sont souvent trompeuses. Raphaël comprendra-t-il que le monde n’est qu’une palette aux nuances de gris ? Angélique parviendra-t-elle à accepter qu’une vie de sacrifices ne la rendra jamais heureuse ? Une chose est sûre : aucun des deux ne sortira indemne de cette rencontre.

Mon avis :

Avec Arte Corpus, je découvre la plume de Jenny Rose qui a été pour moi une belle surprise. N’ayant pas lu la duologie précédente, c’est aussi la découverte d’une bande d’amis qu’il vous faut absolument découvrir à votre tour. Plus que des amis, ils sont cette famille qu’ils se sont choisis et pour qui ils sont prêts à tout.

Et avec cette nouvelle duologie, après Tori et Noha, c’est au tour d’Angélique et Raphaël de nous offrir leur récit, et comme je disais plus haut, n’ayant pas lu les précédents tomes, vous comprenez donc qu’ils peuvent se lire indépendamment.

Angélique et Raphaël, deux prénoms divins, angéliques, ils en sont loin ! Deux caractères de feu qui vivent une vie à l’opposé de l’un de l’autre. Angélique est une très jolie femme douce et posée en apparence. Le feu et la glace. Piquante et complètement dans le contrôle qui serait prête à tout faire péter face à Raphaël qui ne porte de pur que son prénom. Elle le déteste, il le lui rend bien. Il aime trop jouer avec elle, la pousser à sortir sa vraie personnalité. Elle peut mieux faire encore que le peu qu’elle lui a montré jusqu’alors. Pourquoi il aime tant la piquer ? Il n’en a aucune idée mais, il est clair que même si elle n’a rien en commun avec les femmes qu’il côtoie et drague généralement, il ne peut s’empêcher de la chercher. Malgré la répulsion qu’ils se vouent l’un et l’autre, ils vont devoir se côtoyer puisque, le meilleur ami d’Ange a intégré la bande depuis sa relation avec Tori qui n’est autre que la meilleure amie de Raph.

Raphaël est un homme intense, fougueux et déterminé. Il croque la vie à pleines dents, se foutant des convenances et se conduisant comme un enfoiré de première. Mais cela ne l’empêche pas d’être honnête et loyal. Il ne cache pas qui il est. Il le revendique même. Tatoueur hors pair, il est maître dans l’art d’être un parfait connard. Et dès les premières pages, le début des hostilités est lancé au premier regard échangé avec cette jolie blonde qui parait si hautaine et coincée. Angélique…

Cette jeune psychologue qui s’interdit de vivre en se sacrifiant pour le bien-être de son père et de son frère. Raph voit bien qu’elle se bride et qu’elle s’empêche d’être totalement en accord avec elle-même. Un petit jeu s’installe alors entre eux, jusqu’à un défi qui les mènera au point de non-retour. Jusqu’à ce qu’Ange s’offre la possibilité de s’amuser, sans culpabiliser. S’accorder de brefs interludes durant lesquels elle va vivre enfin pour elle, rien de plus, rien de moins… Mais, se frotter à Raph était-ce une bien judicieuse idée ? Il incarne tout ce qu’elle refoule, tout ce qu’elle jalouse aussi… Tout ce qu’elle ne peut décidément pas s’accorder.

C’est une lutte de tout instant pour Ange qui s’autorise aucun bonheur de la vie et encore moins de s’ouvrir aux autres. Seule sa famille compte plus que tout et une relation ne peut voir le jour au milieu de tout cela. Qui pourrait l’accepter ? À part Noha… qui lui a filé entre les doigts et a finalement a fini par en trouver une autre avec qui il file le parfait amour. Elle n’est pas prête à laisser qui que ce soit bousculer sa routine rassurante. Pour autant, se hasarderait-elle à laisser filer Raph à son tour ? À la fois beau et dangereux, cet homme pourrait bien être celui pour lequel elle prendrait le risque. Mais lui ? Serait-il prêt à être avec elle en toute connaissance de cause ? Malgré tous les enjeux, tout ce qu’une relation avec elle implique ?

Arte Corpus est une belle et douce romance qui ne manque pas de peps, de part les caractères hauts en couleur de nos protagonistes qui sont parfaits dans leurs imperfections. J’ai aimé que l’auteure les façonnent tels qu’ils sont. Ni tout blanc, ni tout noir. Avec chacun ses fêlures, ses nuances ses couleurs et ses envies. Je dois avouer que j’ai dévoré cette première partie qui, malgré la simplicité de la trame est très addictive et la psychologie des personnages vraiment bien menée. Particulièrement en ce qui concerne Raphaël qui est de nature magnétique et malgré son caractère et son comportement, est toujours honnête et franc. Cet homme pour qui c’est tout blanc ou noir et qui ne voit jamais les nuances et encore moins les couleurs. Les pages défilent à une allure folle dans une fluidité parfaite, sans que l’on éprouve le moindre ennuie ou la moindre lassitude. Jenny Rose m’a tenue en haleine du début à la fin en nous offrant de magnifiques personnages avec cette bande d’amis dont on veut tout savoir.

Un excellent premier tome dont je n’ai fait qu’une bouchée et qui me donne qu’une envie, plonger dans le second le plus rapidement possible.

Un grand merci aux Éditions Plumes du Web pour m’avoir permis de lire cette belle romance en service presse numérique.

Extrait :

— Ce qui signifie, au cas où je devrais te l’expliquer, qu’il y a très peu de chances que je fasse une rencontre décisive ce soir.

— Un miracle, ça peut toujours arriver, réplique Alex avec un air goguenard. Mon petit chat, ajoute-t-il en se tournant vers Tori, on sort s’acheter de quoi manger ?

Il n’est plus qu’amour et douceur quand il s’adresse à elle et, si je ne le connaissais pas depuis aussi longtemps, je pense que je serais capable d’être jaloux de la relation qui le lie à ma meilleure amie. Celle-ci acquiesce, puis se relève en s’étirant les lombaires, avant de se pencher pour attraper son sac à main à mes pieds. Pour l’enquiquiner deux secondes, je lui bloque l’accès en agitant mon boot en cuir sous son nez, ce qui ne m’apporte qu’une tape agacée sur la cuisse et un regard blasé. Je lui lance un large rictus, mais cela ne lui fait plus ni chaud ni froid.

Ange, elle, était à deux doigts de me balancer son couteau au milieu du front quand je lui souriais comme ça. Je ne sais même pas pourquoi j’ai une pensée pour elle, alors que les fiançailles ont eu lieu il y a plus d’un mois. Il faut dire que jouer avec ses nerfs a embelli ma soirée, et que je ne suis pas peu fier d’avoir réussi à lui faire sortir les crocs. Et encore, je suis intimement convaincu qu’elle s’est canalisée.

Peut-être qu’elle sera là au mariage, cet été ? J’avoue que cette idée ne m’avait pas du tout effleuré l’esprit.

À cette éventualité, je sens une espèce de satisfaction malicieuse s’insinuer dans mon cerveau. J’aime faire chier le monde, c’est un fait. Mais la faire chier, elle, c’était quelque chose de particulièrement jouissif. Comme si j’étais un gros chat qui malmenait une petite souris teigneuse dans l’unique but de l’effrayer.

L’avis de Carine sur le roman de Fanny André, Malgré nos différences : Simples colocataires. Ou pas…chez City Editions


Titre : Malgré nos différences : Simples colocataires. Ou pas… 

Auteur : Fanny André

Genre : Romance

Editions : Eden City

Ebook : 5.99 €

Broché : 16.90 €

Résumé : Secrète et mystérieuse, Elzbieta est une jeune étudiante solitaire qui fuit les autres et préserve jalousement son intimité. Séduit au premier regard par cette jeune femme qui dissimule de profondes cicatrices sous ses longs cheveux, Silas est bien décidé à l’apprivoiser.

Il réussit alors à louer une chambre en colocation dans la même maison qu’elle. Mais on est bien loin du coup de foudre réciproque  :  Elzbieta veut obliger Silas et T-Rex, son gros chien dont elle a une peur panique, à partir. Elle se lance dans une véritable guerre où tous les coups sont permis.

Mais de la haine à l’amour il n’y a qu’un pas et Silas est bien décidé à ne pas se laisser faire, la guerre est déclarée !

Mon avis :

On devrait toute avoir un Silas dans sa vie… Mais quel personnage ! Cet homme est tout simplement parfait, même dans ses imperfections. Fanny André nous offre là un magnifique duo de protagonistes qui sont peut-être à l’opposé l’un de l’autre mais, qui se complètent pourtant si bien… Et ce, malgré leurs différences.

Silas a tout du bad boy. Crâne rasé, tatoué, biker et propriétaire de T-Rex, un Beauceron. L’image qu’il dégage ne correspond en rien à sa personnalité. Bienveillant, il a toujours été du genre à détailler les manies des autres pour savoir ce qu’ils attendaient de lui et adapter son comportement pour s’intégrer plus facilement. C’est ce qu’il fera une fois de plus en arrivant à l’université dans laquelle il va suivre des cours de Psycho en vu d’une reconversion professionnelle. Dès les premières heures, il est très vite accepté et fait déjà partie du paysage. Pourtant, malgré tous ses efforts, il y a bien cette fille aux cheveux bleus qui se cache des autres, essayant d’être la plus insignifiante possible, qui l’ignore complètement. Lui qui aime analyser tout le monde est tout de suite intrigué par cette étudiante qui ne rentre dans aucune case. Pourrait-il faire partie de ses amis ? Très difficile à dire puisqu’elle ne lui adresse pas vraiment la parole.

Les jours passent et il ne peut s’empêcher de se rapprocher d’elle. En dépit de tous ses efforts qui s’avèrent infructueux, il compte bien apprivoiser la belle demoiselle, la découvrir, connaître ses secrets, ses failles, ses cicatrices. Cela tourne même presque, à l’obsession. Elzbieta joue à la nana rebelle, solitaire, elle ne parle à personne. Elle souhaite juste qu’on la laisse en paix. Si jeune et déjà si marquée par la vie, elle subit son quotidien dans des cours qui l’ennuient. Le seul endroit où elle se sente bien, c’est chez Jo, le vieux bougre chez lequel elle loue une chambre loin de toute agitation dans une solitude parfaite en fabriquant ses bidouilles. Oui, mais ça c’était avant ! Avant que Silas n’ait la bonne idée de louer lui aussi une chambre chez Jo et devenir de ce fait, le colocataire de Elz qui ne compte pas le laisser faire. Hors de question qu’il vienne briser ses habitudes et encore moins avec son énorme chien dont elle a une peur traumatisante. Il doit partir et vite et pour cela, elle va lui déclarer une guerre où tous les coups seront permis. 

Une petite guerre puérile, mais qui va surtout leur en apprendre beaucoup l’un sur l’autre. Et c’est une belle transformation qui va se tisser au fil des pages pour Elz. Par cette relation naissante, des changements vont opérer en elle et la faire gagner en assurance. Et à une certaine maturité par le partage, l’écoute et la force que va lui insuffler Silas grâce aux sentiments qui se mettent eux aussi en place.

Malgré nos différences est une magnifique lecture qui met en lumière des protagonistes singuliers, très humains et attachants, qui pourraient être n’importe qui d’entre nous. Une romance qui va aborder des thématiques difficiles qui ne peuvent que nous toucher, mais aussi nous interpeler. Et le tout, dans un naturel désarmant. J’ai vraiment aimé les messages que Fanny André a su faire passer au travers le récit de Elz et Silas qui flirtent avec de nombreuses réalités de la vie, plusieurs sujets disséminés par ci-par là, mais sur lesquels on va s’arrêter comme une évidence pour se les approprier. Des réalités dont on parle peu, pour certaines, qui alertent le lecteur dans leurs découvertes. Et l’autrice le fait avec une simplicité qui m’a touchée. Elle n’a pas cherché à enjoliver les choses, ni a les empirer. Elle a tout simplement trouvé un juste milieu pour rendre son histoire le plus réaliste possible en intégrant au récit de la romance, de l’humour aussi et de nombreuses situations qui mettront en avant des faits de société parfois, même, abjectes. Particulièrement un qui m’a mise dans une colère noire, fait couler de nombreuses larmes et dont on ne parle vraiment pas assez.

D’autres encore, comme le cas du petit frère à Silas qui m’a interpelée au point d’en avoir parlé à mon fils pour le mettre en garde. Des thèmes qui nous poussent vers la réflexion et ce, à plusieurs reprises. Sans oublier aussi l’attachement que chacun d’entre nous a pu avoir un jour pour une boule de poil, que ce soit un chat, un chien, un furet ou bien d’autres encore.

Malgré nos différences parlera évidemment de tolérance, mais aussi de préjugés, de traumatisme, et de changement de vie. Pour affronter le tout, nos protagonistes vont devoir s’adapter et aller chercher à l’intérieur d’eux, mais aussi chez l’autre, le courage d’aller au-delà d’eux même. Le tout sera toujours fait tout en subtilité, mais avec aussi le nombre de connaissances de l’auteure, très impressionnant, sur certains points qui m’ont bluffée. On voit bien qu’elle a pris le temps de faire les recherches nécessaires pour nous offrir un récit cohérent et juste. Tout particulièrement en ce qui concerne Elz et sa phobie.

Si j’ai aimé Elz dès les premières pages, touchée par ses fêlures et sa manière de mener sa vie complètement enfermée dans son monde, sans se dépêtre d’un caractère très haut en couleur. Silas lui, m’a complètement envoutée. Ce personnage est tellement beau intérieurement et si bien travaillé par l’auteure que l’on se délecte de tout ce qu’elle nous donne sur lui et avec lui. Sa reconversion professionnelle tout comme son boulot lui ressemblent tellement. Sa manière d’aborder et d’apprivoiser les gens nous conforte dans ses choix de vie et le rendent tellement humain et empathique. Un roman sombre et lumineux à la fois car, si les sujets abordés sont lourds et noirs pour certains, Fanny André y apporte sa touche d’espoir. Elle nous montre que la reconstruction n’est pas facile, mais elle n’est pas impossible. Que Malgré nos différences, nous sommes tous égaux, on peut tous s’aimer et s’entendre qu’importe nos choix de vie, le physique, l’âge, ce qu’on attend de nous. Qu’importe si on repousse les gens par peur d’être déçus ou que la peur elle-même nous guide dans une vie trop sombre pour être vécue à sa juste valeur. Qu’importe aussi les erreurs qu’on peut commettre, elles ne nous définissent pas, elles nous permettent simplement d’avancer en choisissant la bonne route en se donnant les moyens qu’elle nous mène vers la vie qu’on a choisi de vivre. Tout comme la manière de la vivre et qu’il existe des moyens pour y parvenir.

Un grand merci à Fanny André ainsi qu’à City Éditions pour l’envoi de ce service presse dans la collection romance Eden en format broché.

Extrait :

« Vu que je marche en ligne droite, nez baissé, parfois même en lisant – ouais, j’ai déjà bouffé un poteau avec cette habitude, mais ça vaut mieux que de croiser le regard des autres –, je ne remarque pas tout de suite la roue qui dépasse sur l’allée précédée d’une chaussure de cuir. Je relève la tête au dernier moment quand je suis à deux doigts de heurter ladite chaussure, mon cœur faisant un bond subitement – comme moi – pour éviter la collision.Mon regard remonte le long de la fameuse boot version chantier, et je trouve un jean, qui se révèle être porté par le nouveau. Il me sourit. Verts ou bleus, les yeux ? Dans ce genre, en tout cas…

— Salut, tu veux que je t’accompagne ?Je cligne des paupières, et une mèche de cheveux s’accroche à mes cils un peu trop maquillés. Je viens de changer. « Bad Boy Blue » avait ma préférence à «Atomic Turquoise ». Eh oui, je me teins sûrement en grande partie à cause des noms ! Voyant qu’il ne bouge pas, et étant de nature polie, je me borne à répondre :

— La BU est à cent mètres.Mais il reste là comme un con, en plein milieu.

— Un café ?Je manque de peu de m’immobiliser de nouveau, mais l’élan étant une force qui déboîte, je le dépasse sans broncher, écrasant le sol de mes Doc.

— Y a une machine à la BU, merci…Il lève une main qui se veut… apaisante ?

— Écoute, je souhaitais juste faire connaissance ; j’ai dû parler à tout l’amphi sauf à toi.Je finis par m’arrêter, sans doute trop atterrée par sa répartie.

— Ah !… Donc, je suis la dernière, tu t’y colles ? Merci, mais non, merci, c’est un peu l’argument le plus moisi que j’aie jamais entendu.Je préfère être franche, au cas où il se montrerait incapable de comprendre seul que c’était vexant, quoi ! Dernière ? Pauvre type… Je repars.

— Et si je te disais que ta nouvelle couleur est assortie à ma bécane ? C’est un signe, on doit se parler !Je dois avoir la mâchoire qui pend, tant je trouve ça débile. Il n’a pas sorti ça. Pas en vrai. Sauf qu’il sourit et semble à deux doigts de se marrer comme un abruti. Yeah, je suis la dernière et je suis assortie à sa bécane ; dans le genre rapprochement cosmique, ça se pose, là. Après avoir haussé un sourcil aussi haut que je peux, je conclus, péremptoire :

— Change de bécane. « 

Instant de Ludivine Delaune chez BMR !


Titre : Instant 

Auteure : Ludivine Delaune 

Editeur : BMR

Genre : Tranche de vie

Résumé : L’amour est un condensé d’instants inoubliables.

La vie est faite d’instants imprévisibles qui marquent à jamais.
ll y a cet instant qui a changé leur vie…

Celui où Julia a décidé de voler de ses propres ailes…
Où Paul a perdu la femme qu’il aimait…
Où Marguerite a retrouvé son Joseph après la guerre…
Où Jade a enfin eu ce qu’elle voulait…
Où Jessica s’est réconciliée avec son corps…
Cet instant qui a révélé à Grégoire qui il était vraiment et celui où Rose a chassé les démons du passé.
Et le seul qu’il n’est jamais trop tard pour vivre : l’instant présent.
Avant de vous laisser emporter par le quotidien de Julia et de ses proches, faits de petits bonheurs, de doutes et de sentiments, soyez prévenus : rien ne sera plus comme avant cet instant.

L’avis de Carine 

Instant est une romance particulière dans laquelle nous retrouvons plusieurs récits sur des personnages différents, mais tous feront partie de la vie de Julia, ou se seront croisés en un instant précis. Julia, Paul, Marguerite, Jessica, Jade, Annabelle, Emily, Rose et Grégoire partageront tour à tour un moment de leurs vies où cet instant, sera celui qui compte… Celui qui changera leurs vies à jamais, telle une prise de conscience, une décision ou un coup de foudre… Cet Instant, sera celui du grand saut, de la libération, du mauvais choix ou celui qui les unira à jamais…

Ludivine Delaune a écrit ce roman comme un poème. Il n’y a pas de vers ni de rimes, il y a des mots, des phrases qui, mis bout à bout, forment cette osmose de douceur qui nous fait apprécier chaque Instant de cette lecture. Elle manie sa plume telle une magicienne de l’émotion qu’elle nous retranscrit à la perfection. Cette émotion qui bouleverse, qui touche, qui fait rire et pleurer. Cette émotion qui s’échappe du récit pour venir nous atteindre en plein cœur et nous donner tout à coup une autre vision des autres. Une pensée très particulière pour l’histoire de Marguerite qui m’a beaucoup émue. Son récit a été comme un déclencheur. J’ai tout à coup ouvert vraiment les yeux sur la profondeur de ces tranches de vies qui défilaient au fil des pages. Et là, j’ai compris le vrai sens des mots…

Dans chacun de ses romans, Ludivine nous oblige à faire cette rétrospective de notre vie et nous pousse dans nos retranchements. Instant est plus qu’une histoire, plus qu’un roman. C’est avant tout une belle leçon de vie qui peut s’appliquer à tous les lecteurs et qui ne laisse pas indifférent par cette émotion qui monte crescendo jusqu’à ce que nos tripes soient mises à rude épreuve. Nous retrouverons des instants merveilleux, des instants dramatiques, des instants exaltants de ces personnages qui cachent bien des choses, l’instant qui fait mal, celui qui fait rêver ou encore, l’instant de trop… Le mal-être, la recherche de la gloire, les secrets, chacun sa vie, chacun sa peine, mais un destin qui les unit tous. L’histoire de leur Instant, de leur destin changé à jamais…

Un énorme merci à l’auteure pour sa confiance en me confiant son roman. J’ai passé un moment de lecture merveilleux malgré le torrent de larmes qui a gêné quelques fois ma vision. J’avoue ne pas l’avoir lu d’une traite mais, à des moments bien précis où j’en avais besoin, comme un recueil de poème qu’on aime avoir près de soi et ouvrir au hasard. Instant est un livre de chevet qu’il me plairait d’ouvrir de temps en temps pour me souvenir à cet instant, de ne pas m’oublier. Vivre l’instant présent. Ne pas oublier l’instant passé, et profiter des instants futurs. Profiter simplement de la vie et faire que chaque instant compte…

« Parce que la vie est courte… Parce qu’elle te reprend ce qu’elle t’offre… Parce qu’il faut vivre sans attendre le moindre instant, le provoquer… »

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Et puis un jour de Ludivine Delaune chez BMR !


Titre : Et puis un jour 

Auteure : Ludivine Delaune

Editeur : BMR

Genre : Romance – Tranche de vie

Résumé : Un simple regard, deux vies qui basculent.
Ces dernières années, Sarah s’est perdue dans son rôle de mère. Le temps l’a éloignée de son mari, Simon, qu’elle a tant aimé.   Pourtant, lors d’une escapade à Paris, Sarah croise le regard de Gino. C’est le coup de foudre, intense et irréversible. Tout les sépare, elle, mariée et mère d’un petit garçon, et lui, séducteur au cœur fermé. Pourtant, plus rien ne compte.
Au contact de Gino, Sarah comprend qu’il n’est pas trop tard pour réapprendre à aimer et profiter de la vie. Ils le savent tous les deux, ceci n’est qu’une parenthèse inattendue, sans promesses ni regrets.
Mais certaines histoires sont parfois trop dures à oublier…

L’avis de Carine

La gentille Sarah mène une existence des plus banales. Mariée à son premier amour, la maison, le bébé et le chien… beige. Mon début de lecture de ce roman avec moult détails a failli, un instant, me faire décrocher et mal apprécier cette belle histoire. Mais au fur et à mesure, je me suis rendu compte que cela avait toute son importance pour décrire le stéréotype de la femme parfaite dans une vie parfaite.

Et puis un jour… Sarah croisera le beau Gino, grand séducteur italien, il collectionne les femmes mais, son cœur, il le garde bien fermé à double tour. Impossible de le partager avec qui que ce soit, il l’a déjà donné et on ne le reprendra plus ! Et puis un jour

Ce roman a débuté par un prologue qui m’a mis l’eau à la bouche. Puis, je suis rentrée dans une belle histoire malgré un début qui a manqué de fluidité. Et comme je l’expliquais là-haut, l’auteure visait à nous montrer cette atmosphère de vie lourde et pénible que vivait le personnage féminin. Mais très vite, on se laisse prendre au piège, on aime croire que ces tranches de vies soient réelles, car oui, elles le pourraient aisément. Nous allons suivre Sarah et Gino mais aussi, par parcimonie, les personnes qui les entourent.

Nous pourrions toutes être Sarah, c’est certain. Confinée dans une vie raplapla, un mari qui passe plus de temps à vous demander « Qu’est-ce qu’on mange » ? « Où est ma chemise ? », plutôt que de vous dire « Chérie, tu es magnifique ce soir »…. Nous avons toute cette amie déjantée dont la liberté nous fait rêver. Mais, au fond ne comprendrait pas pourquoi nous voudrions sortir de notre confort pour un peu de folie… Nous pouvons toutes croiser un Gino et un Gino croiser une Sarah mais… Rare ceux qui prendraient le même chemin… La vie à deux est avant tout un projet de vie et le maintenir à flot est un combat de tous les jours, en éviter la routine en fait partie. Pourtant et parfois, quelque chose fera que tout peut changer… Croyez-vous en l’âme sœur ? Mais surtout, peut-on, après avoir vécu une telle parenthèse, reprendre le cours de sa vie comme si rien ne c’était passé ? Cela est moins certain… Mais…

Une belle tranche de vie que je qualifierais aussi un peu de leçon de vie. J’aime la façon dont l’auteure a mené ce récit et surtout, j’en ai apprécié la chute. Sa manière de narrer très imagée m’a replongée dans mon périple parisien il y a quelques années et j’en ai bu chaque détail. Cela nous permet également de bien vivre les scènes mais, pas en tant que spectateur, ou lecteur, non. Sa plume nous pousse dans nos propres retranchements, en nous faisant ressentir une multitude de sentiments. Que ferions-nous si nous étions à la place de Gino et Sarah ? Que ferions-nous si notre meilleure amie nous passait un tel appel ?

Merci à Ludivine Delaune pour cette superbe lecture qui parle de la vie, la vraie, et dont les protagonistes chamboulent nos petits cœurs.

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L’avis de Carine sur le roman en version Audio de Chloé Wilkox : The Virgin’s Price


Bonjour les étoiles. Aujourd’hui je vous propose un avis un peu particulier. Une chronique rédigée sur un roman Audio, un genre de lecture dans laquelle j’ai décidé de me lancer. Une belle surprise des Éditions Addictives qui sortent plusieurs titres de leur catalogue dans cette version Audible avec une narratrice à laquelle j’ai adhéré dès le départ. C’est important de le dire car, c’est toujours ce qui a fait que j’avais du mal à me lancer sur l’Audio. Il faut absolument adhérer à cette voix que nous allons avoir dans nos oreilles et pour Virgin’s Price, ça l’a carrément fait 🙂

Au lieu de lire avec les yeux, me voilà à le faire avec les oreilles ! Et quelle belle idée. Pourquoi ? Tout simplement car on peut le faire à divers endroits tout en pouvant également faire autre chose. Dans les transports ou en marchant. En faisant du sport ou en flânant. Personnellement, j’ai trouvé mon rythme en écoutant dans la voiture (où d’habitude j’écoute les Podcasts de Gwen Delmas que je vous conseille) mais surtout, en faisant le ménage et le repassage lol. Je vous assure que cette corvée passe comme une lettre à la poste en écoutant un livre et particulièrement celui que j’ai choisi. Mon mari s’est même étonné de me voir astiquer autant la maison lol. Comme je ne voulais pas m’arrêter d’écouter, je trouvais pleines de nouvelles choses à faire. Et, le faire avec plaisir et ça moi je dis « j’achète ! »

Titre : The Virgin’s Price

Auteur : Chloé Wilkox

Genre : Romance

Editions : Addictives

Audio : 16.95€

Ebook : 4.99€

Résumé :

Elle n’a plus rien à perdre… sauf elle-même.

Heaven a toujours vécu une existence de rêve au sein de la jeunesse dorée de New York.

De fêtes déjantées en boutiques de luxe, de brunchs extravagants en vacances paradisiaques, elle n’a jamais eu à se soucier de rien… jusqu’à l’arrestation de son père dans un scandale financier.

Les comptes sont gelés, son nom est terni, sa mère se voile la face en dépensant sans compter l’argent qu’elle n’a pas, et Heaven doit brusquement lutter seule pour continuer ses études, survivre et payer les avocats de son père.

C’est dans ces conditions qu’elle croise Jude Crawford, arrogant, moqueur, sexy, irrésistible… qu’elle doit fuir à tout prix. Ce n’est pas le moment de se laisser séduire et il ne doit rien savoir de ses secrets inavouables !

D’autant que, accablée de dettes, isolée et désespérée, Heaven se résout à l’impensable : vendre sa virginité aux enchères.

Contre toute attente, c’est Jude qui l’emporte. Mais celui qu’elle prend pour son sauveur pourrait se révéler le pire des bourreaux…

Mon avis :

Virgin’s Price, une romance hautement addictive !

J’ai été plus que séduite par la plume de l’auteure, mais aussi par la narratrice de ce roman, puisque je l’ai découvert en Audio et que la voix est vraiment très importante pour accrocher à la lecture.

Virgin’s Price c’est l’histoire de Heaven, une jeune New-Yorkaise que ne connaissait à ce jour que le bon côté de la rive en vivant dans l’Upper East Side. Là où se regroupe le plus de personnes riches au mètre carré ! Des personnes plus riches que riches qui finalement se doivent d’être résidents de l’Upper East Side s’ils souhaitent être « considérés et acceptés » par les personnes qu’ils côtoient. Et qu’importe s’ils se sont connues dans les bacs à sable ou en jouant au Trader à Wall Street avec les millions des autres, ils se doivent surtout de le rester. Voilà l’endroit où est née Heaven. Voilà le milieu dans lequel elle doit survivre, alors que depuis que son père, grand Trader a été arrêté, elle n’a plus un dollar et que toutes ses amies font partie de cette jeunesse privilégiée de New-York où dépenser 2000 $ pour une robe Gucci, qu’il ne faudra surtout pas remettre, est monnaie courante. Comment faire pour cacher à toutes ses amies qu’elle n’a plus rien ? Comment vivre tout simplement, payer ses études qu’il est hors de question d’abandonner, tout comme il est impensable pour elle d’abandonner son père qu’il soit coupable ou non ?

Alors Heaven ment. Heaven use et abuse de subterfuges pour ne rien laisser paraitre et essayer de survivre jusqu’à ce que son père sorte de prison. Elle accumule les cartes de crédits qui malheureusement ne sont pas inépuisables. Seulement, à dix-neuf ans, devoir porter sur ses épaules toutes les erreurs de ses parents n’est pas facile. Sa mère continue de vivre comme si de rien n’était en dépensant des sommes astronomiques qu’elle n’a pas. Les avocats de son père qui réclament beaucoup d’argent. Et ses frais d’université qui ne se matérialiseront pas par magie. Heaven tombe petit à petit dans un gouffre sans fin à force de vouloir combler ce qui ne le sera jamais assez. Un gouffre abyssal où même sauter des repas où encore vivre de l’autre côté (dont il ne faut pas prononcer le nom) ne peut remédier à sa chute dans les enfers… Mais Heaven ne flanche pas.

Heaven est une personne droite, volontaire et déterminée qui fera tout pour ceux qu’elle aime, jusqu’à tomber bas… Très bas… Tout en gardant la tête haute et le menton fier. Prête à tout, au point de devoir faire l’impensable. Vendre la seule et unique chose qu’elle gardait précieusement contrairement à ses amies. Sa virginité…

Virgin’s Price est vraiment un roman comme je les aime. Un roman qui parle de sujets durs et pourtant, il reste frais et complètement génial ! La plume de Chloé Wilkox est vraiment très prenante. Elle mêle à la perfection mystère, sensualité et action, tout comme rebondissements et messages qu’elle souhaite faire passer. Je ne lis pas les résumés, mais le titre parle déjà pour lui. Donc je m’attendais à une jolie histoire de héros qui tomberait amoureux de celle qui s’est vendue à lui. Mais non, on est loin d’une romance écrite d’avance. L’auteure a su jouer à la perfection avec ses héros, nous menant alors par le bout du nez d’un bout à l’autre. Heaven pourrait paraitre superficielle sur le départ, mais on voit bien qu’elle ne l’est pas tant que ça. Déjà, par sa manière de prendre soin de ses amies, ne pas leur imposer ses soucis ou encore profiter d’eux et de leur argent. Puis par ses ambitions qui n’ont rien de celle d’une pauvre petite fille de riche, qui souhaite l’être à son tour. Mais il ne faut pas oublier que telles que sont ses amies, elle l’a été aussi à une certaine phase de sa vie et que si aujourd’hui, elle a muri, elle n’en reste pas moins une fille née dans l’Upper East Side et vue comme telle.

Vue comme telle par Jude Crawford, cet homme riche, arrogant, un peu connard aussi oui, mais tellement irrésistible… Cet homme aussi magnifique que mystérieux. Aussi chaud que la braise et à la fois aussi glacial que la calotte polaire. Jouant avec ce chaud et ce froid qui déstabilise notre héroïne autant que nous, faisant monter la température du roman jusqu’à ce que toutes les soupapes de sécurité cèdent et explosent d’une sensualité caliente. Hum oui… vous l’aurez compris, je suis tout à fait sous le charme. Qui ne le serait pas d’ailleurs ? On ne peut que comprendre notre héroïne, cette chanceuse… ou pas.

Avec Virgin’s Price, Chloé Wilkox va nous immerger dans un monde où l’argent est le maitre mot. Dans un monde où n va parler d’inclusion sociale, mais aussi d’exclusion. Des dérives du capitalisme et des scandales financiers qui ont éclaboussé Wall Street ces dernières années. Elle met en lumière un monde de paillettes pas si étincelant que ça où l’argent le ternit plus que ce qui le fait briller. Et elle le fait avec des personnages qui ont tous une place importante dans cette romance, même les secondaires insignifiants de base. Nos héros, eux, sont juste époustouflants avec leur force qu’ils assument, aussi bien que leurs failles, et cette attraction qui ne cesse de grandir et monter en tension nous régalant de chacune de leur rencontre, chacune de leurs joutes, chacune de leurs indécisions, mais aussi de leur décision.

La plume de Chloé Wilkox est fluide, juste, sans longueurs. J’ai beaucoup apprécié le vocabulaire utilisé en parfaite adéquation avec le récit et qui nous immerge parfaitement dans le genre et l’univers de nos protagonistes. Tout comme j’ai aimé qu’elle se serve de vrais sujets d’actualité sur certains points, des lois, des droits et des risques encourus. Un roman très complet qui m’a complètement conquise et que je ne peux que vous conseiller de lire à mon tour.

Fan de la chute ! J’aime pouvoir me poser dix mille questions, être au plus près pour finalement me dire : Ha bien non, c’était presque ça, mais encore cela ne l’est pas vraiment ! Et qui fait que ce roman ne ressemble à aucun autre qui pourrait avoir le même sujet de départ.

Virgin’s Price… Un roman à lire avec les yeux ou avec les oreilles, mais à découvrir sans aucun doute Un grand merci Aux Éditions Addictives pour m’avoir permis de découvrir ce magnifique roman dans sa version Audio.

Extrait :

– Espèce de salaud…

Mais Shark intercepte la gifle que je m’apprêtais à lui donner, tient fermement mon poignet dans sa main.

– Tout doux, McAdams. Dois-je te rappeler les règles élémentaires du commerce ? Le client est toujours roi.

– Sauf que tu n’es pas mon client, sifflé-je. Jamais tu n’auras ce pour quoi tu as payé, tu entends ? Certainement pas après la façon dont tu viens…

– … de quoi ? me coupe-t-il avec un demi-sourire. D’acheter ce que tu as toi-même mis sur le marché ? Quoi que tu éprouves pour moi, Heaven, tu serais idiote de faire marche arrière. Tu devrais t’estimer heureuse de te faire autant d’argent en me vendant ce que tu étais prête à m’offrir il y a seulement une semaine.

Je dégage mon poignet, vive comme l’éclair. Un feu s’allume dans mes veines : celui de la haine.

– Qu’est-ce qui t’a rendu aussi pourri, hein, Jude ? craché-je en sentant les larmes me monter aux yeux. Aussi malfaisant ? Papa n’assistait jamais à tes compétitions sportives ? Maman ne te félicitait pas assez pour tes sculptures en pâte à modeler ?

– Tu as une imagination débordante, rétorque ce salaud d’un ton égal. Continue à viser au hasard, essaye de te montrer plus originale, et peut-être que tu finiras par tomber juste.

Je sens ma rage redoubler. J’ai envie de le griffer, de le frapper, de lui faire mal.

Il veut m’humilier ? Il n’en sortira pas indemne.


– Dis-moi, Jude, si tu préfères les vierges, ce ne serait pas parce qu’elles n’ont aucun point de comparaison par hasard ? Tu as des petites angoisses de performance, c’est ça ?

– J’imagine que tu vas le découvrir assez vite, annonce-t-il d’une voix profonde sans même me donner la satisfaction d’un regard noir. Je t’attends dans deux jours à l’hôtel Barker, bungalow 13. Sois là à dix-neuf heures précises, les retards m’exaspèrent. Ah, et une dernière chose…

Shark se penche à mon oreille, au point que son souffle mentholé m’enveloppe, ainsi que son odeur si masculine.

– Même si tu me détestes, tu vas aimer ça, Heaven, déclare-t-il d’une voix basse et brûlante. Je t’en fais la promesse.

L’avis de Carine sur Dusk Till Dawn, un roman de Karyn Adler chez Black Ink Editions


Titre : Dusk Till Dawn

Auteur : Karyn Adler

Genre : Romance

Editions : Black Ink

Ebook : 4.99 €

Broché : 17.00€

Résumé :

À quelques jours de son mariage, June est trahie par son fiancé qui parvient à lui rejeter la faute et à la faire douter d’elle-même. Retrouver confiance en elle, apprendre à se connaitre, c’est ce qu’elle s’apprête à faire en poussant les portes de l’Aphrodite, un club select.
Elle ne s’impose qu’une seule règle : Ne rien voir, ne rien savoir.
Guidée par l’énigmatique Riley, June devra se laisser aller à ses sens pour enfin lâcher prise.
Riley est gouverné par les plaisirs nocturnes, mais le jour, il est Ezéquiel, cet homme si charmant. Et si l’un instruit le corps de la jeune femme, l’autre approche son cœur.
June parviendra-t-elle à se reconstruire lorsqu’elle découvrira que les deux hommes ne font en réalité qu’un ?
Du crépuscule jusqu’à l’aube, ouvrir les yeux sur qui elle est vraiment pourrait s’avérer plus compliqué que prévu.

Mon avis :

Dusk Till Dawn, une romance très sensuelle qui saura ravir les amateurs et amatrices du genre.

June est sur le point de se marier. Femme très romantique dans l’âme, elle met tout en œuvre pour la réussite de cette journée qui doit être parfaite. Des mois de préparations à organiser les festivités dans le moindre détail. Et pour cause, Denis est l’amour de sa vie et dans trois semaines il deviendra son mari, lui auquel elle a tout donné. Et c’est avec l’aide de Zia, sa meilleure amie, que June arpente chaque boutique et fait ses choix. Zia, qui est tout à l’opposé de June. Aussi frivole et délurée que June peut être effacée et romantique, mais qui est pardessus tout, son pilier inébranlable et un vrai soleil dans sa vie.

June est une femme fragile et forte à la fois, qui a été façonnée à l’image de ce que Denis attendait d’elle tandis qu’elle, façonnait son rêve de vie idéale. Le paraitre. Seul ce qui se voyait comptait pour Denis au point que June en a perdu sa propre personnalité. Porter les vêtements qu’il aime, se maquiller comme lui aime, faire attention à ses gestuelles, son langage… June s’est oubliée en route à un moment donné, et lorsque tout s’écroule comme un château de cartes peu de temps avant son mariage, Denis va sonner le glass en lui faisant perdre le peu d’amour-propre qui lui restait. Mais surtout, sa confiance en elle. Prise de doutes, d’incertitudes et de colère, June ne remonte pas la pente. Elle est « insatisfaisante ». Cela tourne en boucle dans sa tête et n’arrive pas tourner la page. Elle pensait être une femme accomplie, mais réaliser qu’elle n’est même pas capable de satisfaire un homme la met dans l’impossibilité de franchir le pas à nouveau. June doit réapprendre à se connaitre, et pour cela, elle va devoir repousser ses limites et apprendre, le lâcher-prise. Et c’est en poussant les portes de L’Aphrodite qu’elle va faire le premier pas vers sa reconstruction.

L’Aphrodite est le Club dont on fantasme un peu toutes en secret. Ce genre de Club où personne ne juge personne car, tout le monde y vient pour y chercher la même chose. Assouvir ses besoins primaires, découvrir et expérimenter les plaisirs charnels tout comme en donner. Trouver ses limites et s’en créer de nouvelles. Un Club tenu de main de maître par la belle Madame M qui veille à son bon fonctionnement, celle qui guidera June dans son apprentissage avec tact et sensibilité et en toute discrétion. La remettant entre les mains expertes de l’impétueux Riley. Dans ses bras, June va découvrir son corps, son plaisir, mais aussi le partage de ce dernier, guidée par ses sens et cette liberté d’éprouver dans cette chambre où elle se donne entièrement à cet homme qu’elle ne connait pas. Qu’elle ne voit pas. Dans cette chambre où Riley va de plus en plus être en demande de cette femme qui le bouleverse et dont il devient accro malgré toute la retenu dont il doit faire preuve envers elle pour ne pas l’effrayer. Il n’est pas lui dans cette chambre. Il se réfrène trop dans ses élans. Pourtant l’amante qui s’abandonne dans ses bras la nuit, le subjugue, l’attire, autant que la jeune femme effrayée le jour. Cette jeune femme qui est bien plus forte qu’elle ne le pense, mais qui n’occulte toujours pas de n’être « pas assez ».

Karyn Adler m’a toujours emportée dans un tourbillon d’émotions comme personne et ce, dans chacun de ses romans. C’est donc les yeux bandés que je me suis plongée dans son nouveau roman Dusk Till Dawn. Mais voilà à chacun sa quête, a chacun sa découverte, et c’est une nouvelle plume sensuelle, joueuse, érotique que j’ai découverte. Une plume qui dévoile la féminité, le plaisir charnel et l’acceptation de succomber à ce dernier, dans une parfaite renaissance, qui est loin de la plume torturée que j’ai connu jusqu’alors. Dusk Till Dawn est romance qui ne manque d’émotions, mais elle seront différentes, à l’image du récit et de l’histoire des protagonistes. Nous sommes dans la découverte du plaisir d’un côté et, dans celle des sentiments amoureux de l’autre. Ezékiel se contente généralement des femmes pour assouvir ses besoins et ne prend pas le temps de découvrir autre chose que du sexe. C’est ce qu’il recherche à L’aphrodite où il peut se montrer sous son vrai jour. Où il peut prendre ce qu’il veut et jeter sans aucun remords. Où il peut être Riley sans que la liberté d’Eziékiel n’en soit impactée. Deux vies bien distinctes. Deux besoins qu’il ne mélange pas. Jusqu’à cette rencontre par hasard qui va lui faire briser ses propres règles et le faire entrer dans un jeu qui pourrait faire perdre à June le jour, la confiance qui renait peu à peu grâce à lui la nuit.

Le cheminement vers les sentiments est très bien mis en place tout comme la psychologie des personnages qui l’accompagne. Tout se fera en douceur. Pas à pas. Étape après étape. June ne va pas se découvrir audacieuse du jour au lendemain, tout comme Eziékiel ne va pas avoir un coup de foudre pour cette jeune femme qui ne convient pas du tout aux attentes pour lesquelles il se rend à L’Aphrodite. Chacun avancera à son rythme et prendra le temps de découvrir l’autre, tout en se découvrant eux-mêmes. Si j’ai aimé ma lecture dans l’ensemble, déjà de par le thème qui est une fois de plus le combat d’une femme, mais aussi par les émotions ressenties, il m’a cependant manqué certaines choses. Trop de questions que je me posais restent pour moi sans réponses, ou peut être que je ne les ai mal comprises. C’est fort possible aussi et même si elles n’entachent en rien le cheminement du récit, elles restent pour moi des interrogations qui mènent à des incohérences parfois, ou un arrière-plan de l’histoire un peu décousu, tout particulièrement en ce qui concerne le fonctionnement de L’aphrodite. Peut-être il y aura-t-il d’autres tomes qui répondront à mes questions, par exemple un récit sur Zia ?

La solaire Zia pour qui j’ai eu un énorme coup de cœur ! Hypnotique, attirante, libre et pleine de bonne humeur. Son personnage donne une lumière différente à la romance dès que cette dernière apparait et c’est ce qui m’a sauvée parfois de certaines petites longueurs. Son personnage apporte le peps et les fous rires qu’il ne peut pas y avoir avec les autres protagonistes. Et j’ai aimé cette manière de l’inclure à l’histoire qui était vraiment pertinente à chaque fois que le récit perdait en rythme avec la découverte de nos héros qui ne peut être justement dynamique que dans la sensualité et la volupté.

Un grand merci aux Éditions Black Ink de m’avoir permis de découvrir Dusk Till Dawn dans le cadre de notre partenariat.

Extrait :

J’appuie sur le bouton d’appel de l’ascenseur, l’esprit un peu perdu. Je sais que Zia n’oserait pas faire quelque chose qui pourrait me mettre mal à l’aise. Mais elle est… elle. Et j’ai peur qu’elle ait organisé un truc du genre « défiler dans la rue, accoutrée d’une tenue ridicule » ou « mecs sexy et presque nus ». Regarder, je ne m’en suis jamais privée. Discrètement, bien entendu. Mais je ne voudrais pas que Denis l’apprenne et s’imagine que j’ai fait quelque chose de mal. Les portes s’ouvrent sur le palier du troisième étage et je sors de mes pensées. La musique qui se diffuse au travers de la porte de l’appartement m’arrache un sourire. Denis n’est pas vraiment du genre romantique. Pourtant, c’est bien du Barry White qui murmure dans le séjour, alors que j’ouvre la porte. Ça sent divinement bon et les bougies, disséminées çà et là, me font imaginer mille et un scénarios. Je retire mes talons, ôte ma veste et parcours le couloir qui mène à la chambre, à la recherche du grand amour de ma vie.

J’aurais dû me poser quelques questions, avoir des doutes. J’étais censée ne pas rentrer, ce soir. Il le savait. J’aurais dû me demander pourquoi, après sept ans d’amour, dont trois de vie commune, jamais il ne m’a offert ce genre de soirée romantique. D’ailleurs, j’aurais dû me demander à qui appartenait ce sac qui traînait sur le canapé. Tout ça, je n’y ai pas prêté attention. Parce que mon cerveau a refusé de douter de lui. Parce qu’il est tout pour moi et que je suis tout pour lui. Alors, à l’instant où j’ouvre la porte, c’est mon monde qui s’écroule. C’est mon cœur qui s’étiole. C’est mon âme qui s’abîme.

L’avis de Carine sur le roman de Emma Green, Just 17 chez Addictives Editions


Titre : Just 17

Auteur : Emma Green

Genre : Romance

Editions : Addictives

Ebook : 5.99€

Broché : 15.90€

Résumé : 

Une lycéenne rebelle. Un professeur hipster.

Un amour interdit.

Elle a 17 ans. Elle s’appelle Lemon et vient d’intégrer contre sa volonté le lycée le plus élitiste de Washington D.C. Pour elle, c’est l’enfer sur terre. Mais c’est aussi l’endroit où la rebelle aux yeux flingueurs va rencontrer l’homme qui s’apprête à changer sa vie. Il a 28 ans, un look de hipster et des méthodes peu conventionnelles. Ce professeur décalé a autant de charisme que de respect pour ses élèves. Mais Roman Latimer voit en Lemon quelque chose qu’il n’a vu en aucune autre. Malgré ses 17 ans à elle. Malgré son intégrité à lui. Malgré l’interdit.

***

Mon avis : 

Pas très fan des romances élève/prof, je ne pouvais tout de même pas faire l’impasse sur Just 17. Pourquoi ? Tout simplement, car c’est du Emma Green ! Et c’est une fois de plus, ravie que j’en ai tourné la dernière page.

Une romance rafraichissante, douce et sulfureuse dans laquelle on ne peut que se laisser porter au fil des pages et passer un très bon moment de lecture. J’ai d’ailleurs fait une nuit presque blanche en voulant le commencer un peu tardivement dans la soirée. Il m’était impossible de le poser. Tout y est et ce, dès les premières lignes en faisant la connaissance de Lemon.

Quand la vie de donne des citrons, fais-en de la citronnade.

C’est de ce mantra qu’adorait sa mère que Lemon tient son prénom. Un prénom qu’elle déteste et qui colle pourtant parfaitement à sa personnalité, acide et rafraichissante. Un citron qui va ramener sa fraise dans un lycée privé élitiste de Washington DC après avoir été déracinée de sa Louisiane natale, de ses amis et de sa mère, sa seule famille jusqu’à aujourd’hui. Confiée à son oncle qu’elle ne connait pas, Lemon se doit d’intégrer La Saint George’s School… cette même école que sa propre mère a tant détesté vingt ans auparavant. Tout comme elle a fui cette famille trop huppée pour ses envies de liberté, refusant aussi que sa fille grandisse dans ce cercle familial qui l’a toujours insupporté. Mais à ce jour, plus de choix pour Lemon qui se retrouve seule.

Malgré son Patronyme reconnu de tous, Lemon est vite l’attraction du Lycée où les élèves de la « Haute » estime qu’elle n’y a pas sa place. Elle n’a pas les codes et c’est pas sa tenue qui changera sa façon d’être et encore moins son caractère. Tout comme ils estiment que Roman n’y a pas la sienne en tant que professeur. Roman qui dénote au milieu de tous ! Le prof au style d’hipster, aux avant-bras tatoués, à la bouche pulpeuse et aux prunelles sombres et chaudes qui fait baver toutes les élèves. Roman, qui dès le premier regard vers sa rebelle, va vite comprendre qu’il est complètement dans la merde. Cette fille le fascine, l’attire plus qu’elle ne devrait. Elle n’a que 17 ans, bordel ! Et de plus c’est son élève, il ne devrait pas être autant charmé par cette jeune fille qui n’a d’ailleurs rien fait pour, mis à part lui tenir tête et d’être aussi belle que sauvage.

Les liens entre eux vont pousser Lemon vers le haut. Lui ouvrir les yeux sur un avenir et ce qu’elle compte en faire. Mais à contrario, il se pourrait bien que cette relation sonne le glass pour Roman de tout ce qu’il a entrepris jusqu’à ce jour, pour le bien de sa famille. Cet interdit contre lequel il ne peut lutter et qui pourrait lui couter très cher. Malgré cela, l’attraction surpasse trop souvent la raison. Il ne peut se passer de cette magnifique élève à la frange aussi farouche que son caractère. Une élève qui lui fait perdre les pédales au seul son de sa voix… Une élève et ses onze ans de moins qui le condamne à en avoir onze de trop…

Les plumes des Emma Green excellent une fois de plus dans ce thème qu’elles ont choisi de mettre en évidence dans cette romance qui ne parlera pas que de différence d’âge (qui à mon sens n’était pas si dramatique que cela), mais de différences dans le sens large. Cette différence qui met à part des êtres humains qui sont tous fait du même moule, seule l’éducation ou encore l’argent peuvent changer la donne. Cette différence qui fait qu’on juge, qu’on maltraite ou a contrario, qui fait que l’on se cache. Cela va être aussi une autre différence pour le neveu de Roman qui lui ne peut vivre comme les autres et qui malgré l’épée de Damoclès qu’il porte au-dessus de son cœur, il sera un rayon de soleil dans ce récit plein de belles émotions et d’amour. L’amour d’une femme, d’un homme, d’une famille. Comme la famille Latimer ! Celle qui n’a rien et pourtant qui la richesse la plus merveilleuse au monde, celle du cœur.

Chez les Chamberlain, le tour sera vite fait ! Ils ont le nom, l’argent certes, mais où est l’amour ? On pourrait poser la question au très Chic Ezra Chamberlain que j’ai beaucoup apprécié dans sa relation avec Lemon. Cet Oncle qui en dépit de son manque de temps et son non-désir d’enfant (encore moins d’une adolescente) va se retrouver à lui offrir un toit et la protection qu’une gamine de son âge a besoin. Et malgré les conventions et les apparences, dont il en est aussi un expert finalement, le rapprochement entre les deux va se faire tout doucement, en brisant petit à petit la carapace de chacun et particulièrement, le masque derrière lequel il se cache pour être conforme à ce que son patronyme lui impose. Il sera pour Lemon, plus qu’un simple oncle. Il sera celui pour qui Lemon va compter au point de la protéger coûte que coûte pour qu’elle ne se perde pas. Pour qu’elle ne soit pas la proie d’un homme bien trop âgé pour elle. Pour qu’elle ne souffre pas… Mais en apprenant à la connaitre, il se rendra vite à l’évidence. Lemon n’a rien d’une adolescente perdu et il est fort possible que ce soit, elle qui lui donne une belle leçon.

Entre la passion, la raison, les doutes, les peurs, les rumeurs et cette attraction palpable au-delà des pages, les plumes des Emma Green nous emportent d’un bout à l’autre d’un récit très pétillant. Une romance passionnante et passionnée qui aurait pu aussi s’appeler : L’hipster et le fruit défendu… son plus bel interdit.

Si j’avais un petit bémol à dire, mais alors vraiment tout petit, ce serait sur la rapidité de cette relation. Il m’a manqué quelques papillons dans le ventre, quelques palpitations de l’attente de ce premier baiser qui a tout de même été plus que parfait. Un baiser « taré » à l’image de nos protagonistes qui ont parfaitement conscience des risques, mais qui sont jeunes et pleins de fougue. Deux protagonistes qui se ressemblent dans un univers qui n’est pas en adéquation avec leur personnalité et leur façon d’être, et qui nous emportent au-delà des préjugés dans une romance des plus frustrantes et passionnée.

Merci aux Éditions Addictives de m’avoir permis de lire ce merveilleux roman dans sa version Broché en service presse. Un broché à la magnifique cover qui reflète tant nos deux protagonistes.

Extrait  :

– N’avance plus.

– Pourquoi ?

– Tu n’es qu’une ado qui fantasme sur son prof. Je ne joue pas à ça, moi.

– Tu dis ça pour me blesser. Ou pour tester ma réaction. Mais je n’arrêterai pas…

– Il le faut, Lemon.

À sa voix qui devient un souffle, je devine qu’il tente de résister. De jouer au prof, à l’adulte, au type raisonnable qui ne va pas craquer. Mais son regard dit tant d’autres choses.

Alors je continue. Je mange la distance entre nous, comme affamée. Mon cœur s’emballe, une douce chaleur se propage sous ma peau, la pulpe de mes doigts se met à fourmiller.

Je le veux.

L’avis de Carine sur Jól, un roman de Isabelle Fourié chez Black Ink Editions


Titre : Jól

Auteur : Isabelle Fourié

Editions : Black Ink

Genre : Romance

Ebook : 4.99€

Broché : 17.00€

Résumé :

Ingénieure fraîchement diplômée, Jules n’en revient pas lorsqu’on lui propose un emploi de chargée de recherches sur le terrain.

Elle se voit déjà à Hawaï, destination parfaite pour échapper à la neige et au folklore de Noël qu’elle a en horreur !

Sauf que… la filiale avec laquelle elle a signé se situe en Islande. Pour ne rien arranger, la société lui attribue un drôle de spécimen comme chauffeur…

Lauritz Stéphansson : barbu, sexy et rustre est l’incarnation du parfait viking, mais servir de guide est loin d’être son truc. De plus, Jules ne lui facilite pas la tâche.

Elle veut qu’il démissionne. Il rêve qu’elle le vire.

Une seule chose les accorde : parier sur qui cédera le premier.

Au rythme de défis inspirés par le calendrier des légendes nordiques, Jules et Lauritz se laisseront-ils gagner par la magie de Jól ?

Mon avis :

Jól… Une magnifique romance de Noël qui m’a plus que conquise par sa trame, mais aussi par toute cette culture Islandaise dont j’ai pu m’enivrer au fil des pages.

Le Noël islandais est très différent de celui que l’on rencontre dans les pays occidentaux, car ce pays dispose de sa propre tradition de Noël. Tradition que nous allons pouvoir découvrir tout au long du récit et dont l’auteure va s’inspirer, à chacun de ses chapitres, pour nous en imprégner à notre tour. La magie de Jól, ses mythes et ses légendes vont rythmer notre lecture de la plus merveilleuse des façons. Et attention aux Jólasveinar qui arrivent des montagnes bleues de Bláfjöll ! Car ils n’apportent pas que des cadeaux !

Jules, jeune ingénieure scientifique, très peu sûre d’elle, vient d’obtenir son premier job chez Caltech, une entreprise privée dont les investigations en matière de géothermie et de géodynamique les inscrivent dans l’avenir. Sans l’aide de ses célèbres parents, la voilà pas peu fière d’avoir obtenu ce travail qui devrait la mener sous le soleil et aussi avec un peu d’espoir, la faire remonter dans l’estime de sa physicienne de mère pour laquelle, elle ne sera jamais assez bien. Hawaï, une destination de rêve qui ne sera absolument pas la sienne finalement. Serait-ce un Jólasveinar qui aurait rétréci la ligne de son contrat pour qu’elle ne voit pas la destination ? Exit donc les tongs et les maillots de bain en sirotant un mojito sur la plage, et vive les doudounes, les vêtements thermiques, les boots et les boissons chaudes ! Impossible de dire non à une telle opportunité, Jules s’envole affronter le froid et les nuits perpétuelles de l’Islande pour six mois. Y a pas à dire, les lutins farceurs se sont penchés sur son dossier avant même qu’elle n’ait posé le pied sur le tarmac de Reykjavík !

Reykjavík… cette ville où tous ces cauchemars vont prendre forme dès son arrivée. Des décos de noël partout ! Des chauffeurs pas très frais, et un viking très… beurk.

Lauritz, dont le savoir-vivre est à l’image parfaite de l’islandais dans toute sa splendeur. Il ne s’embarrasse pas à faire des courbettes à une femme, c’est un peu droit au but en Islande. Il veut baiser, il dit qu’il veut baiser. Pourquoi passer par quatre chemins ? L’égalité des sexes, ou encore le rapport au corps très naturel est prôné dans son pays. Pas d’âme pudique, pas de sexe faible ! Tous égaux ! C’est pourquoi lorsqu’il se voit confié, contre son gré la chargée de recherche de Caltech reine des chieuses, il a comme une envie de s’amuser un peu…

Elle rêve de le dégager, il adore la défier… Mais, s’il croit l’éblouir, il peut se fourrer le doigt dans l’œil !

Avec Jól, Isabelle Fourié nous guide dans un voyage livresque féérique et nous immerge en plein cœur de la culture Islandaise et de ses paysages d’une beauté à vous couper le souffle. Une terre d’une rare beauté, intense par son histoire, sa faune et ses panoramas sauvages qui recèlent de nombreux secrets. Une région où le développement écoresponsable en est la priorité. Un monde de contrastes, de feu, de glace, de sources chaudes et d’eaux glaciales, et où le climat froid est tout à l’inverse de ses habitants chaleureux, accueillants et peu pudiques. Où les traditions sont loin de se perdre et se respectent, car les Elfes, Trolls, revenants et lutins qui peuplent les contes et les sagas islandaises, mais aussi toujours le cœur et l’âme de chaque habitant sont très présents. Les descriptions de Isabelle Fourié sont si parfaites qu’on voit et ressent tout au travers les yeux et le cœur des protagonistes. Au travers de Lauritz qui connait pourtant parfaitement son île et qui ne cesse d’en être impressionnée par sa beauté. Au travers de Jules, qui va la découvrir pour la première fois et apprendre à l’aimer. Jules qui ne rêvait que de soleil, de palmiers et de sable chaud et qui va devoir affronter le froid, la neige et Noël qu’elle déteste plus que tout. Tout comme les grands blonds, barbus, grossiers aux cheveux longs. Non, vraiment tout ce qu’elle déteste.

Moi, tombée amoureuse du pays autant que du roman ? Assurément ! Je n’ai cessé de me rendre sur le net pour m’en mettre plein la vue et en apprendre encore plus. Isabelle Fourié a réussi le pari fou de me faire vibrer grâce à la simple évocation des plaques tectonique eurasienne et américaine c’est pour dire ! Mais aussi avec le ballet des vents solaires et ses aurores boréales et la part de romantisme qui les accompagne…. Avec Jól, elle nous convie à voir la beauté du monde, mais aussi celle du cœur et surtout, croire à l’impossible. À cette magie qui réchauffe les âmes en peine guidées par des lutins ou des elfes, qu’importe, du moment où l’envoûtement opère. Et moi ? J’adore ça ! Car, si on est souvent guidé par les légendes, à aucun moment le rationnel ne fera défaut.

Mais Jól n’est pas un simple conte de fée ou une romance de noël dans laquelle tout est beau et sauvage. Isabelle Fourié va aller puiser dans les blessures de nos héros et nous offrir beaucoup d’émotions. Au travers de cette belle histoire, les messages se succèdent. L’auteure abordera le deuil, la maltraitance, le harcèlement et bien d’autres thèmes encore comme la culpabilité et tout ce qui l’accompagne, et le tout, avec une belle pudeur, par parcimonie et subtilité, tout en gardant le côté féérique du moment. Nos deux héros portent leurs blessures, et leurs traumatismes bien ancrés dans leur personnalité les rendant différents de ce qu’ils sont vraiment. Téméraire, mais craintive, la dualité de Jules renvoie à Lauritiz en pleine face sa propre dualité à lui. Le combat qu’il mène entre le vrai Lauritz, le nouveau, l’ancien, et celui qu’il essaye d’être, mais qui n’est pas vraiment lui. Notre viking est bien loin d’être le connard qu’il souhaite être en apparence, jouant un rôle qui n’est pas le sien, mais dans lequel il se perd un peu plus chaque jour. Tout comme Jules… Bien loin de la fille capricieuse, autoritaire et vexante, elle est tout simplement exquise et ne s’en rend même pas compte… Son manque de confiance en elle, l’empêche de s’ouvrir aux autres, ne se sentant jamais assez légitime, jamais assez à la hauteur, jamais assez de tout. De défi en défi, ils vont apprendre à se découvrir, mais aussi à s’ouvrir laissant au passé ce qu’appartient au passé tout en y puisant l’énergie nécessaire pour avancer.

La plume d’Isabelle fourié a énormément gagné en maturité avec ce roman. Pas qu’elle en manquait beaucoup, mais j’avais toujours un petit bémol, malgré mes coups de cœur pour ses romans, sur la fluidité et la construction. Avec Jól, je n’ai absolument rien à redire. J’ai été embarquée d’un bout a l’autre dans le rire, l’émotion, les larmes qui se sont invités, l’esprit de famille et l’hospitalité chaleureuse qui dégage de ce roman. Embarquée par les légendes, les paysages et le côté scientifique aussi qui était vraiment intéressant et qui se mariait à la perfection avec l’univers du récit. Je me suis émerveillée de cette lecture. J’ai appris beaucoup et j’ai tout simplement été conquise.

Jól, une romance addictive, fluide, avec des personnages accrocheurs, variés et dotés de caractères haut en couleurs auxquels vous ne pourrez que succomber !

Stórar þakkir fyrir þessa fallegu upplestur og ég óska ​​ykkur öllum yndislegra jóla.

Stór þakkir til Black Ink Éditions pour m’avoir permis de découvrir cette sublime romance de saison en service presse.

Extrait :

L’avantage d’être un barbu… l’exotisme. Je représente le Viking. Il faut dire que la série éponyme nous a été pas mal utile. Les hommes grands et un peu sauvages ont sacrément la cote auprès des midinettes.Seul, le regard rivé sur la lande balayée par le vent et la bruine, je me marre. Elles deviennent carrément hystériques dès qu’elles voient mes tatouages tribaux, ceux qui ornent mon biceps gauche et descendent le long de mon flanc du même côté.Les plus délurées sont les Américaines. Les Italiennes sont accueillantes comme un plat de pâtes. Les Asiatiques désireuses de tout apprendre. Par contre, les Françaises sont de vraies emmerdeuses, douées au lit, mais chiantes comme la pluie. Finalement, exception faite de ma mère et d’Arína, toutes les femmes sont des pisseuses. Les chouineuses se plaignent de la neige, du beau temps, de la boue, du froid et ne pensent qu’à leur prochain sac à main ou à la bonne longueur pour une robe.Tout ce que je souhaite, c’est qu’elles la bouclent, qu’elles se foutent à poil et qu’elles repartent le lendemain sans faire d’histoires. En réalité… je m’en fous qu’elles simulent tant que je prends mon pied.Par contre, je respecte plusieurs règles auxquelles je ne déroge jamais. Elles sont toutes consentantes, ni bourrées ni droguées. De plus, je ne baise que des étrangères de passage. Les Islandaises, c’est différent. Je connais forcément leur père, leur frère ou leur cousin ; je tiens à mes couilles. Ici, on ne plaisante pas avec la famille. Si certains sont adeptes de l’échangisme, ils se surveillent l’un l’autre malgré tout.Tout en frottant mes bottes sur le paillasson, un rictus carnassier étire mes lèvres tandis que je rejoins la chaleur accueillante de ma demeure. Nous sommes jeudi, je resterai donc ici. Si j’essaye de rester raisonnable en semaine, les week-ends existent uniquement pour festoyer.Tant pis pour la promenade avec les deux Américains, ils chasseront les aurores boréales un autre jour. Avant de partir, je jette un dernier coup d’œil à mon application météorologique. Une fenêtre d’éclaircies devrait se dégager entre une et deux heures du matin.Parfait.Changement de programme.Les Yankees ne reverront pas la couleur de leurs dollars. En définitive, l’excursion se fera, j’envoie la confirmation de la sortie de cette nuit à l’agence, puis quitte le pas de ma porte. Il est temps de revêtir mon costume de guide. À savoir, une bonne paire de chaussures chaudes, une doudoune sans manches sur un blouson contre le vent et la pluie. Il va falloir rester dehors plusieurs heures : autant se prémunir contre le froid.Satisfait que la météo ait changé, permettant ainsi à mon escapade d’avoir lieu, j’étire mes bras au-dessus de ma tête. Cette rentrée d’argent tombe à pic, elle est bien plus importante qu’un petit cul bien roulé. Simultanément, mon téléphone m’indique que d’autres guides ont aussi eu l’info. Ils me tiennent au courant des avancées nuageuses dès qu’ils en savent plus. Voilà pourquoi j’aime tant vivre en Islande, nous sommes solidaires et la concurrence est saine.Ce pays est rude tant par son climat que par la nature même de ses terres. Les vents souvent violents, la pluie glacée, la longue période hivernale : toutes les conditions mènent à l’érosion de sols où il est déjà difficile de faire pousser quelque chose.Cependant, les défauts de cette île sont aussi ses atouts majeurs. Les énergies renouvelables représentent plus de quatre-vingt-cinq pour cent de nos ressources et sont disponibles à très bas coût pour la population. Je suis bien placé pour en parler puisque je me sers de la géothermie pour alimenter mes serres ainsi que tout mon système de chauffage. Mon café ne serait pas à température idéale, à l’instant même, sans la nature particulière des sols volcaniques. Je respecte peu de choses, mais ma famille et mes terres passeront toujours avant tout.

2 : JÓL J-14 : JÓLASVEINAR

Les Islandais ont la chance d’avoir treize « pères Noël », les Jólasveinar ou Yuletide Lads. Il s’agit de lutins farceurs, descendants de trolls, qui vivent dans la montagne bleue Bláfjöll près de Reykjavik.Enfants de l’ogresse Grýla et de Leppalúði. Lui se repose pendant qu’elle pourchasse sur la lande les enfants méchants qu’ils mangeront ensuite. Leur animal de compagnie n’est autre qu’un chat : Jólaköttur.

L’avis de Carine sur le roman de Ludivine Delaune : Pas un mot chez Black Ink Editions


Titre : Pas un mot

Auteur : Ludivine Delaune

Genre : Romance

Editions : Black Ink

Ebook : 4.99 €

Broché : 17.00 €

Résumé : 

Bienvenue à Fishwood. Une ville paumée au cœur des États-Unis où les secrets sont bien gardés.
Caleb Kane est intelligent, sportif mais effacé. Son avenir tout tracé lui déplaît.
Hannah Laurens est populaire, mystérieuse mais ténébreuse. Son passé a façonné un futur qui l’indiffère.
Il n’ose prendre le contrôle sur son destin, elle est forcée de subir le sien.
Un jeu aussi curieux qu’inattendu s’installe entre eux.
Éblouis par la nuit, aveuglés par l’obscurité, ils vont apprendre que la lumière jaillit là où on ne l’attend pas…

Mon avis : 

Et puis un jour, c’est avec une grande joie que j’ai pu retrouver la plume de Ludivine Delaune avec Pas un mot. Des mots, moi, je vais en dire beaucoup ! Car j’ai vraiment passé un excellent moment de lecture avec Hannah et Caleb.

Hannah est l’originale du lycée. La populaire Bad Girl, peste exécrable, alcoolique et renfermée qui se sert de son apparence pour éloigner tout le monde d’elle. Elle est Hannah Laurens et elle n’a besoin de personne. Qu’importe si elle n’a pas d’amis, aimer c’est la pire des choses. Aimer c’est risquer de souffrir en perdant ceux qui compte. Aimer, c’est prendre le risque de se faire abandonner après avoir tout perdu. Alors Hannah, ne s’ouvre à personne. Elle en a rien à foutre de tout et de tous ! Pourquoi faire ? Son avenir l’indiffère complètement et attendrait presque que ses frasques la conduise jusqu’à la mort. Depuis le terrible drame de sa vie, elle vit dans ses ténèbres et ne souhaite en aucun cas en sortir.

Et puis un jour, il y a cet instant qui a changé sa vie… Cet instant qui dit qu’il est l’heure et qu’il ne faut pas être en retard sur le bonheur. Cet instant où, la hargneuse Hannah sans avenir a rencontré le discret Caleb au destin tout tracé… Cet instant, où la lune s’est retrouvée face au soleil…

Une rencontre des plus anodine et surprenante à la fois. Deux êtres que tout oppose dans leur façon d’être et de concevoir, la vie, le présent, l’avenir… en surface. Car lorsqu’on gratte les couches de vernis et que l’on effrite ces carapaces qui crée un paradoxe entre les deux protagonistes, on va découvrir que chacun d’entre eux se cachent derrière des apparences bien trompeuses. Caleb est doux, discret et patient. Grand sportif, champion d’échecs et fils de bonne famille, il suit les traces de son père comme on attend de lui qu’il le fasse sagement. Il est à l’image qu’on a façonnée pour lui et se complait dans l’excellence et tout le simulacre de sa vie. C’est ce qu’on attend de lui, c’est comme ça et un point c’est tout. Un point c’est tout vraiment ?

Avec Pas un mot, Ludivine Delaune nous offre un magnifique récit sur la reconstruction. Lorsqu’on a tout perdu, il est très difficile de continuer à vivre… Pour qui ? Pourquoi ? Hannah se retrouve impuissante face à sa propre dérive et sa douleur, surtout lorsqu’on se sent autant coupable et que l’on a plus aucun point de repère. Le ton du récit est dur parfois, mais c’est ce qui le rend aussi réaliste, et touchant. Il est impossible de ne rien ressentir pour Hannah malgré que l’auteure en ait fait une véritable teigne à ses moments, car au travers de son mal-être, on ressent parfaitement ce qu’elle endure et il est très facile de s’identifier à elle et d’être aspiré à notre tour par son histoire et ses sentiments. Il est impossible aussi de ne pas avoir d’empathie face à Caleb qui est emprisonné dans des faux-semblants d’une famille qui ne connait rien à l’amour et auprès de laquelle, il ne peut s’affranchir.

Les personnages sont extrêmement attachants de par leurs vulnérabilités qu’ils cachent et par leurs failles. Mais surtout, par leurs forces de caractère qu’on admire et encourage avec une véritable empathie. On peut dire que cette force, ils se la donnent mutuellement l’un à l’autre. Face à des fondations complètement anéanties qu’il leur faudra reconstruire faisant table rase des ruines d’un passé douloureux … Pour ce faire, ils vont devoir affronter ce passé, se remettre beaucoup en question et apprendre. Apprendre à faire confiance. Apprendre à ne plus avoir peur. Apprendre à se relever, continuer ou encore à s’imposer. Accepter la mort et tirer un trait sur une culpabilité bien trop dure à porter. Apprendre à vivre et admettre qu’il peut y avoir un après. Apprendre à aimer de nouveau et surtout, apprendre de l’autre. Et pour apprendre, chaque leçon à son importance. La première ? Saisir l’instant T ! Cet instant qui va tout faire basculer. Un défi, à l’image d’un saut dans le vide. Un lâcher prise qui va ouvrir toutes les brèches et laisser apparaitre de plus en plus de sourires et alléger les maux du cœur tout en gagnant l’estime de soi.

Une magnifique romance avec laquelle j’ai passé un excellent moment de lecture et qui m’a touchée sur beaucoup de points, même ceux qui sont survolés avec d’autres personnages. Une nouvelle fois je suis tombée sous le charme de la plume de Ludivine Delaune qui a su retourner mon coeur à plusieurs reprises, mais aussi le ravir de nombreuses fois. Et pour celà un grand merci.

Pas un mot… de plus à part…

Foncez !

Un grand merci à Black Ink Editions pour sa confiance et pour m’avoir permis de découvrir cette magnifique lecture en service presse.

Extrait :

J’aspire une taffe de nicotine et laisse échapper la fumée par mes narines, j’ai l’impression que ma conscience se fait la malle en même temps que les volutes s’élèvent dans le ciel. Parce qu’elle est là, la vérité, je ne suis plus qu’une épave rejetée par la marée. Je n’ai plus rien à offrir et aucune possibilité d’être réhabilitée en parfait petit bateau de plaisance. J’évolue en sous-marin, bordel, dans le noir, sans savoir où je vais ni où je suis. Seule… Parce que la solitude ne mène nulle part, voilà ma destination.

— Hannah, je suis là. J’attrape ma tête entre mes mains. Tout se mélange. Notre rencontre, la complicité, la colère, la tristesse. Son mensonge. Ma culpabilité. Sa façon d’être lui, sa manière de faire ressortir le meilleur de moi. Ma carapace, le passé. C’est tellement difficile de se battre contre soi-même et encore plus contre quelqu’un qui compte. C’est au-dessus de mes forces. Alors je le repousse.

— La partie est terminée. Rentre chez toi et oublie-moi ! Cet idiot ne bouge toujours pas. Lui pourtant si intelligent ne comprend rien. Quand je le fixe de nouveau, ce sont ses traits marqués par l’émotion que je rencontre.

— T’oublier ? Penses-tu sincèrement qu’il me suffira de le vouloir pour y parvenir ? Tu es là, tout le temps. D’un doigt il désigne son crâne.

— J’ai merdé, mais laisse-moi une chance de me racheter, Hannah. J’ai du mal à déglutir.

— Non, parviens-je à articuler. C’est bien trop facile de pardonner. Face à mon mutisme, il s’approche un peu plus. Ses prunelles brillantes sont rivées aux miennes. Un lien indéniable s’est créé entre nous, que je le veuille ou non. Sa carrure me réconforte et m’oppresse en même temps.

— Tu retrouves un peu de la personne que tu étais avant tout ça… Avec moi tu réapprends à être toi… Et tu as peur. Mais je serai là pour…

— Tais-toi ! Je recule. Il a raison. La peur me tenaille. Il faut que je m’éloigne, que je reste dans l’ombre. De toute façon, je l’ai raté ce putain de bonheur, je suis arrivée bien trop en retard. Pourtant, mes pieds sont cloués au sol. Mes membres se tétanisent. Alors, derrière mes paupières closes, je murmure la phrase que mon père m’a enseignée…..

L’avis de Carine sur le roman de Lisa Calvi : Les Ephémères Chez Black Ink Editions.


Titre : Les Ephémères

Auteur : Lisa Calvi

Genre : Romance

Ebook : 4.99€

Broché : 17.00€

Résumé : Lucie a tout pour être heureuse. Épouse et mère comblée, elle mène sa carrière de cheffe de cuisine d’une main de maître. Son quotidien est minutieusement orchestré, il n’y a pas de place pour l’imprévu, encore moins pour le lâcher-prise. Jusqu’au jour où elle rencontre Stan, cet artiste, plus jeune qu’elle, beau et audacieux, si épris de liberté. Il réveille en elle des sensations qu’elle pensait éteintes. Lucie est irrémédiablement attirée par tout ce qu’il est, et résister à la tentation fait douloureusement voler en éclats ses convictions. Entre culpabilité et passion, jamais succomber n’aura été si difficile.

Mon avis :

Avec Les Éphémères, nous allons suivre le récit de Lucie, Stan, Yanis et Gabriel avec énormément de tendresse, d’amour et de passion. Ce qu’ils vont vivre ne peut que nous toucher et ce, avec une grande pudeur et un véritable flot d’émotions ! Quelle audace pour l’auteure d’avoir pris le risque de nous plonger dans ce thème ! Un thème que je qualifierai de » Ça passe ou ça casse » selon notre projection sur ce dernier. Mais là où je suis bluffée, c’est que Lisa Calvi a réussi à créer un schéma psychologique qui emportera la plus réticente des lectrices et je le sais de source sûre, car j’en fais partie. Lorsque j’ai débuté ma lecture, j’ai reposé le roman. Je me suis dit, cette lecture serait impossible pour moi. Pour aborder ce thème, il allait y avoir trop de mensonges, de tromperies, de douleurs et pas que pour les protagonistes. Et c’est tout ce que je déteste. Je dois dire que je me suis bien trompée. Je me suis pris une claque magistrale avec ce roman. Un claque qui a fait valser tous mes préjugés, mes certitudes et qui m’a mise KO de trop de larmes versées.

Les Ephémères, une romance qui n’est que Passion. La passion d’un métier, mais surtout d’un amour irraisonné qui cohabitera aussi avec la passion affective. Un roman réaliste et tellement juste, qui nous fait comprendre l’incompréhensible et qui nous fait accepter l’inacceptable… Tout est question de destinée…

Lucie, 33 ans est Cheffe dans un grand restaurant Parisien. Sa vie est complètement sous contrôle, rien n’est laissé au hasard, tout doit être planifié et cela, depuis toujours pour son ultime but, obtenir son étoile au guide Michelin. Très rigide, un peu même asociale, elle ne pense vraiment qu’à sa carrière et ses ambitions. Rien ne doit venir enrayer sa folle mécanique qui maintient sa vie réglée comme une horloge. Mariée à Yanis, avec qui elle coule des jours heureux, sa vie est parfaite. Yanis la comprend, la pousse même dans ses ambitions en étant le pilier sur lequel elle peut toujours s’appuyer. Tous deux parents d’un petit garçon de cinq ans, Lucie a tout pour être heureuse et ne laisse jamais rien, ni personne l’atteindre. C’est une femme qui ne connait pas le lâcher-prise, le repos ou encore la vie avec un grand V. Ses failles ? Enfouies tout au profond de son âme pour que jamais personne ne puisse les voir et encore moins les atteindre. Jamais vraiment ? Et pourtant, c’est ce que verra Stan dès le premier regard…

Stanislas est un jeune artiste un peu fou, un peu bohème et surtout libre de toutes attaches. Passionné par la vie, passionné par les gens, par la musique et surtout par cette liberté à laquelle il tient plus que tout. Aujourd’hui à Paris. Demain à New-York. La Semaine d’après en Suisse ou à Marseille, rien ne le rattache à personne. Pas de pied à terre, pas de femme, pas d’emploi stable, il vit de sa musique au gré de ses envies et de ses humeurs. Lors de sa rencontre avec Lucie, il va être fasciné par cette nostalgie quelle dégage et que lui seul peut voir. Il la voit elle, telle qu’elle est dans la profondeur de son âme et il n’a qu’une seule envie, danser avec elle… Lucie quant à elle, va découvrir un Stan qui l’a fait sourire et qui la touche. Un Stan qui la charme et la captive par cette liberté qui fait partie de son être et qu’elle ne pourra jamais toucher du doigt avec les contraintes qu’elle s’impose. Un Stan qui va lui apprendre en très peu de temps à faire connaissance avec elle-même. Un Stan qui va la rendre vulnérable dans ses bras, déloyale dans ceux de Yanis, perdue et larmoyante dans ceux de Gabriel son frère, son confident. Mais pardessus tout, Stan va lui apprendre à être imparfaite !

Lucie et Stan, deux personnes que tout oppose, vont basculer dans une passion dévastatrice et faire voler en éclat toutes leurs certitudes sur la vie et la liberté. Mais aimer c’est aussi respecter les choix et la vie de chacun. Stan est un homme libre et il le restera toujours. Lucie est la femme de Yanis et elle l’aime de tout son cœur, tout comme tout ce qu’elle a construit avec et grâce à lui. Comment faire un choix lorsqu’aucun ne s’impose ? Comment faire un choix lorsque celui qui nous tend les bras nous détruit autant qu’il nous porte vers le haut nous faisant alors chuter, chuter et encore chuter dans les abysses d’un mal-être éprouvant pour bien trop de monde. Où veut nous mener Lisa Calvi avec Les Éphémères ?

La vie est bien trop courte pour être vécue avec l’envie d’être irréprochables…

Je me suis posée la question tout au long du roman. Cette question de savoir où allait nous diriger l’auteure. Vers qui et avec qui Lucie serait-elle heureuse et complète ? On pourrait penser que Lucie est une vraie girouette vu d’un œil qui ne cautionne pas ou qui ne comprendrait pas. Pourtant c’est loin d’être le cas. Stan et Yanis : Deux hommes, deux ambiances, deux façons d’aimer… Lucie est une personne entière qui va découvrir la passion de la vie, de l’amour. Qui va découvrir qu’en dehors les limites qu’elle s’est toujours imposées, il existe un autre monde ! Pour ce qui est des choix, je dois dire que la girouette, c’était plutôt moi. Et ce, jusqu’au l’épilogue que je ne voulais pas lire au cas où je lui donnerai raison si….

Yanis est l’ homme parfait, son mari, son meilleur ami, son amant, le père de son enfant. Il est celui qui fait que sa vie est sur les bons rails en direction de son but ultime. Celui qui fera tous les sacrifices pour elle et surtout, celui dont elle ne peut pas se passer. Elle l’aime si fort… Mais d’un autre côté, on ne peut aussi nier cette attirance qui la pousse vers Stan, tel Icare vers le soleil sachant très bien qu’elle s’y brûlera. Mais brûlera-t-elle de désir, de vie, de rêve, ou ne restera-t-il d’elle au final que des cendres ? Que deviendra Yanis dans l’équation ? Est-il prêt à tout pour elle et à ce point ? Et Stan peut-il continuer sa vie sans Lucie ?

Passion : État affectif intense et irraisonné qui domine quelqu’un. Amour considéré comme une inclination irrésistible et violente.

Ce roman m’a tout simplement bouleversée.

J’ai pleuré pour chacun des protagonistes auxquels on s’attache sans préavis tant l’émotion est palpable à chaque instant. J’ai sangloté pour et avec Lucie. J’ai perdu pied dans ce récit qui a fait valser tous mes préjugés. Je ne sais pas pourquoi il m’a atteint à ce point pour pleurer autant. Surement par le fait que c’est un thème que je ne cautionne pas pensant qu’on reste maître de nos décisions et que le choix de la raison est pour moi aussi celui du cœur avec de tels paramètres. Il ne peut qu’y avoir beaucoup de souffrances pour chacun d’entre eux sans parler aussi des dommages collatéraux. La sensibilité des protagonistes était tellement à fleur de peau que la mienne l’a été aussi par la même occasion. On ne peut que s’identifier à Lucie et vivre puissance mille toute sa déchirance, son bonheur, sa solitude, ses doutes, ses peurs… ses néants.

Lisa Calvi a une plume en or. Une plume qui nous fait vriller le cœur et nous emporte dans des émotions qui nous transpercent l’âme. Au-delà de toute cette douleur, il y a tant de lumière dans cette passion destructrice et constructive en même temps. Car si ça tue Lucie, Stan, Yanis et tous leurs amis, cela les construit quelque part également. Particulièrement Gabriel, son frère, qui va évoluer à ses côtés . On va passer par plusieurs phases, plusieurs excuses, plusieurs doutes. Pourquoi ? Une question qui va tant revenir ! Et à laquelle, à chaque réponse qui est donnée, on se dit que c’est ça et pourtant, quelques pages plus tard, on doute encore. Pourquoi Lucie lâche-t-elle prise ? À cause de son frère et sa vie dissolue ? Du deuil qu’elle a du mal à accepter ? De ses ambitions qui sont à sa portée ? Pourquoi ? Elle qui ne manquait rien. Rien à part de vivre…

Et si…

Tant de projections pour nous lecteurs qui dans ces dites projections on ne cherche qu’une chose, le bien de Lucie. Le bien de Yanis de Stan et n’oublions pas Malo qui lui n’a rien demandé à personne. Et là je me dis qu’on est comme toutes ces personnes qui l’entourent, on veut décider à sa place… Mais qui à part Lucie peut savoir ?

Et lorsqu’on est au bout du lâcher-prise, que reste-t-il ?

N’oublie jamais que tout est éphémère, alors tu ne seras jamais trop joyeux dans le bonheur, ni trop triste dans le chagrin, (Socrate)

Avec Les Éphémères, on ne peut être que comblé par toute cette palette de sentiments et d’émotions que nous réserve Lisa Calvi. Elle part toujours à la recherche du bon point d’équilibre entre l’émotion brute et la retenue subtile qui permet d’obtenir quelque-chose d’aérien, complexe, mais direct et très touchant. En débutant ce roman, j’ai pesté de ne jamais lire les résumés, car il était clair que je ne l’aurais jamais lu. Et pourtant, en terminant la dernière page, je me suis félicitée de ma manie à les occulter pour découvrir entièrement le récit par moi-même. Si je l’avais lu, je serais passée à côté d’une pépite bouleversante qui a été une lecture éprouvante pour mon coeur, mais aussi tellement belle et pleine de passion. Passée aussi à côté d’une plume renversante qui manie les mots et les émotions à la perfection tout comme le cheminement psychologique qui a été mené de main de maître dans la douleur et le bonheur, dans la tristesse, le jugement, les incertitudes et un réalisme surprenant ou chaque détail compte !

Un grand merci à Black Ink Éditions pour m’avoir permis de découvrir cette merveille coup dans l’âme en service presse.

Extrait :

— Je ne voulais pas te suivre ni t’effrayer… Juste te revoir. J’ai envie de lui crier de foutre le camp. Je suis soulagée que ce soit lui, mais très énervée qu’il m’ait fait peur.

— Pourquoi ? J’arrive à peine à déglutir, encore sous le coup de ma frayeur et de cette timidité qu’il fait naître en moi.

Stan se tient à deux mètres de moi, et déjà mes sens s’animent à la perspective de le redécouvrir. Il ne faut pas. Ma poitrine se compresse inexplicablement.

— Ce n’est pas une réponse valable.

— Tu me plais, je n’y peux rien ! Il sourit. Ce même sourire en coin qu’il a toujours quand il me lance son regard par en dessous, taquin et séducteur. Mon estomac se tord de trac.

— Lucie, je sais que tu es mariée et je ne suis pas là pour te harceler. Seulement, j’ai cette envie incontrôlable de te découvrir, de savoir ce que tu penses, ce à quoi tu rêves, qui tu veux devenir quand tu seras grande. Nous éclatons de rire. Le mien est nerveux. J’ai les jambes en coton. Je n’assume pas de baisser ma garde aussi facilement.

— Ce dont j’ai vraiment envie, là, tout de suite, c’est d’aller me coucher. Donc je vais monter dans ma voiture et rentrer sagement chez moi.

— Quel triste sort ! J’ai mieux à te proposer.

L’avis de Carine sur le roman des Emma Green, Bien plus forte que toi ! chez Addictives Editions


Titre : Bien plus forte que toi !

Auteur : Emma Green

Genre : Romance

Editions : Addictives

Ebook : 5.99€

Résumé : 

Il aime quand rien ne dépasse. Elle ne rentre dans aucune case.

C’est l’histoire d’un avocat arrogant prêt à défendre une cause désespérée pour redorer son image.
Et celle d’une mannequin plus size qui ne veut ni pitié ni charité, mais qui se fourre toujours dans de sales draps – surtout s’il y a un mec charmant dedans.
Cette fois, pour sauver son premier rôle dans une série télé, Willa Larsson va vraiment avoir besoin de Rio Delacroix, cet immense enfoiré qui la regarde en long, en large et surtout de travers. Il faut dire qu’elle ne passe pas inaperçue, avec sa taille 50, sa beauté extraordinaire, son hypersensibilité et sa repartie cinglante.
Rio et Willa n’ont rien à faire ensemble. Mais déjà ils se désirent, déjà ils se détestent et surtout, ils se défient.
Elle n’est pas du tout son genre, mais elle n’a pas besoin de ça : elle est forte, bien plus forte que lui.

Mon avis :

Bien plus forte que toi ! Et que la terre entière !

Willa dépote et nous ouvre les porte de la romance XXL non pas par son tour de taille, mais par la grandeur de son âme. Rien que la cover donne déjà le ton et l’ambiance est posée. Dessus Willa y est représentée. Une jeune femme ronde avec de belles formes, mais surtout une femme souriante et pleine de peps qui a vraiment l’air heureuse. Une couverture aussi solaire et dynamique que son récit !

Willa, que nous avions déjà aperçu dans Ps : Oublie-moi, est mannequin « plus seize » dans l’Agence Strange & Stronge qui n’emploie que des modèles aux physiques atypiques. Le stéréotype du mannequin a longtemps été le même pendant des années, filiforme, maigrichonne. Petit à petit, on a vu apparaitre des femmes aux belles rondeurs qui portaient fièrement leurs hanches généreuses et leur seins lourds, jusqu’à ce que la révolution aille encore plus loin et que des mannequins de grande taille fassent leur apparition. Toutes aussi sublimes les unes que les autres et qui en ferait pâlir plus d’une au tour de taille « normal ». Willa fait partie de ces femmes-là, Belle, ronde et au caractère bien trempé, elle est l’égérie de l’agence et croule sous les contrats. Willa est un soleil, une femme que je qualifierai même d’inspirante au visage de poupée qui ne laisse pas les hommes indifférents, tout comme ses courbes charnelles et très appétissantes.

Aujourd’hui Willa s’apprête à vivre son plus grand rêve ! Actrice dans une série américaine à gros budget. Une série à son image, moderne et engagée qui fait la part belle aux femmes, aux reines, aux guerrières… comme elle. Oui Willa est une reine, mais aussi une guerrière tout en étant une belle femme. Après avoir passé des années à craindre le regard des autres, les fausses amitiés ou encore le désir des hommes, à force d’acharnement et de travail, Willa a enfin trouvé sa place dans ce monde qu’elle a fini par aimer malgré tout. À force d’attendre l’amour des autres, elle a fini par s’aimer elle-même et se fiche aujourd’hui de ce que les autres pensent. Si elle est trop grosse, si ses colères prennent trop de place, si elle parle trop fort, si elle en fait des tonnes pour vivre sa vie en grand. Ou encore, si elle est trop révoltée ou trop féministe. Elle est Willa. Elle est tout simplement elle et fière de l’être avec ces qualités et aussi ses défauts, car ne nous leurrons pas, on repassera tout de même pour la femme parfaite, Willa enchaine les bourdes et les maladresses et ne mâche pas non plus ses mots ! Elle fait partie de ces femmes qui font toujours le contraire de ce qu’on attend d’elles.

Et particulièrement en présence de cet avocat arrogant qui lui colle aux basques et qui est bien trop beau pour elle. Bien trop classe aussi, qui passe son temps à vouloir la museler, ce qui a tendance à la faire crier bien plus fort. Rio, l’avocat insolent, arrogant, mais aussi pondéré au visage racé qui ne laisse pas Willa indifférente. Entre eux, c’est physique, viscéral, tempétueux. Ils se désirent, se défient, puis se détestent, beaucoup trop. Elle parle trop ? Lui pas assez ! Ils sont chacun ce que l’autre abhorre. Rien ne pourrait les rapprocher. Willa ne fait pas partie de ses critères en matière de femme. Ils n’ont rien vraiment rien à faire ensemble. Est-elle trop forte pour lui ?

Avec Willa et Rio, j’ai passé un excellent moment de lecture. Entre les répliques audacieuses et les joutes verbales, on ressent toute la détermination des auteures et leur volonté pour nous faire passer un moment de lecture profond et plus que génial. Les protagonistes ont tous une personnalité très marquée dans le récit et quelle que soit la complexité qu’apporte ce panel de caractère, cette touche électrique fait que l’on va vivre notre lecture à 2000 à l’heure ! Willa m’a même fatiguée par moment, je voulais qu’elle se pose pour que, Je me repose lol. Elle est intenable ! Pauvre Rio, j’aurais envie de dire et en même temps, quelle chance il a !

Avec Bien plus forte que toi ! Les plumes des Emma Green vont une nouvelle fois faire véhiculer un message au-delà des lignes. La société et son moule. Qui sont ces gens qui ne rentrent pas dans les cases ? Trop gros, trop moche, trop petits, trop grand, trop simplet, pas calibré selon les critères de la société actuelle. Payer deux places dans un avion car nos fesses dépassent sur le siège d’à côté ? Devoir s’excuser d’être soi-même ? La grossophobie est un fléau. Dans un monde gouverné par les apparence et le culte de la minceur, les femmes avec des rondeurs sont bien trop souvent victimes de critiques et de préjugés malsains. Et c’est ce que va nous montrer du doigt le quatre-mains des auteures avec cette héroïne qui ne réduit pas sa vie et son bonheur à une taille et un poids et encore moins pour se permettre d’exister. Willa va cultiver sa différence. Elle ose être elle-même, bien que derrière ses coups de gueule, elle cache un certain mal-être, comme si crier ou parler plus fort, lui permettait de compter aux yeux des autres. Mais Willa fonce ! Toujours ! C’est une battante ! Une femme engagée, déterminée sur la défensive en permanence et endurcie à force d’une adolescence pleine de souffrances.

Je suis ce que je suis. Et ce que je suis, suffit.

Puis, auprès de Willa il y a Rio. Rio, cet homme en apparence parfaite. L’emballage bien sur tout rapport qui rentre parfaitement dans les cases de la société ou encore dans les sièges sans en dépasser d’un iota. Mais lorsqu’on déballe la marchandise, on n’est jamais sûr de ce qu’on va y trouver. Au fur et à mesure que Willa va l’effeuiller, nous allons rencontrer un Rio bien plus profond qui donnera de sa voix à Willa dans le silence. Une manière de se battre bien plus sage… Pondéré à son image. Un Rio que je vous invite à découvrir par vous-même et ce rapidement.

Les plumes des auteurs sont toujours aussi dynamiques, fluides et profondes. L’émotion a été une nouvelle fois au rendez-vous et le message parfaitement passé. Un récit touchant, troublant et intense qui m’a apportée tellement de force et de courage au fil des pages…. J’ai énormément apprécié la direction que les auteurs ont prise. Elles n’ont pas cherché à changer Willa, ni Rio. Elles ne se sont pas focalisées sur les troubles alimentaires, les régimes, les prises de poids et j’en passe. Non, elles ont écrit l’histoire d’une héroïne qui s’assume telle qu’elle est et la force qu’elle en a faite. Une héroïne qui pourrait être vous et moi. Je n’ai pas le physique de Willa, mais je suis petite et je sais ce qu’être la cible de moquerie enfants. Je sais aussi que le tempérament de Willa, je l’ai aussi eu pour combler justement cette différence et être plus forte que les autres. Je sais aussi, que ce récit peut apporter de l’espoir et du réconfort, car en ayant gardé sa ligne de conduite d’un bout à l’autre, il est à l’image de la vraie vie. Ce n’est certes pas rose pour Willa tous les jours, on ne se voilera pas la face, mais lorsque cela devient trop sombre, elle fait partie de ces femmes déterminées qui pourraient dévaliser le magasin de peinture du coin et éclater tous les pots de peintures nécessaires jusqu’à ce que les couleurs dominent à nouveau partout autour d’elle. Et Rio, après l’avoir tempéré et sermoné sur la quantité excésive, il prendra un pinceau et dessinera les finitions pour que tout soit parfait, tout en lui expliquant tout de même, que selon le code pénal, elle peut être punie par la loi 😉

Acceptez-vous, c’est la base de tout ! Ce n’est pas simple, mais ce qui compte, c’est être heureuse avec ses formes généreuses. Soyez fières de vos corps et de ce que vous êtes.

Un grand merci aux Éditions Addictives pour m’avoir permis de découvrir cette magnifique romance en service presse. Merci aux plumes des Emma Green pour nous avoir enfin offert une héroïne bien plus forte que lui ! Que moi, que vous ! Que nous !

Extrait :

À peine arrivée dans la salle de débarquement où les passagers attendent leurs bagages, je retrouve l’avocat au costard noir et visage arrogant qui vient se planter devant moi. Son air triomphant ne me dit rien de bon.

– Souriez un peu, personne ne portera plainte contre vous aujourd’hui.
– Je. N’ai. Rien. Fait ! lâché-je en détachant chaque syllabe.
– C’est votre façon de me dire merci ?
– Je suis épuisée par cette journée, vous n’avez pas idée. Vous ne voulez pas me foutre la paix ?
– Je pourrais, mais je suis coincé ici et je m’ennuie. Ah oui, et en échange de mes services de médiateur et contre la promesse de pas ébruiter l’affaire, la compagnie m’offre en bonus une chambre d’hôtel jusqu’à ce que les vols reprennent. Je n’ai pas tout perdu…

Je secoue la tête, médusée par tout ce qui sort de sa bouche ourlée et tellement séduisante.

– Gagner, vous adorez ça, non ? C’est votre raison de vivre ?
– C’est mon métier.
– Dans mon top 5 des professions que je déteste le plus au monde, il y a agent immobilier, dentiste, banquier, nutritionniste et avocat. Loin devant tous les autres.
– Maître Rio Delacroix, enchanté, résonne sa voix grave.

Il s’amuse avec moi et c’est parfaitement horripilant.

– Comme c’est un peu grâce à vous que j’ai obtenu ce superbe appart-hôtel tout près de l’aéroport, je vous propose de partager. Milla, c’est ça ?
– C’est honnêtement la pire approche de drague que j’aie jamais entendue. Merci pour la négociation dans l’avion mais non merci pour le reste. Et c’est Willa.

Il lève ses mains de chaque côté de sa tête, en signe de repli. Enfermés dans son costard griffé, ses épaules me paraissent plus larges et ses bras, plus musclés qu’une heure plus tôt.

Si seulement ce type était un peu plus désagréable à regarder…

– Et comment vous connaissez mon prénom, d’ailleurs ?
– Vous vous appelez Milla ?
– Non.
– Donc je ne le connaissais pas, sourit l’avocat.
– À une lettre près, c’était le bon.
– Il m’arrive de lire des magazines, Willa Larsson.

À l’entendre prononcer mon nom en entier, un petit trou de rien du tout se creuse dans mon estomac.

– Bref, aucun problème si vous préférez vous chercher une chambre minable et hors de prix en pleine tempête de neige, reprend-il. Et en même temps que ces centaines de gens qui ont déjà récupéré leur valise et se dirigent vers la sortie. Faites comme vous voulez.
– Vous avez vraiment réponse à tout, hein ? Mais ça ne suffit pas toujours d’être beau, dans la vie. Il faudrait aussi voir à être un peu moins insupportable.
– Vous ne me connaissez pas, Willa. Et je pense que sur ce terrain-là vous et moi, on se vaut largement.
– Vous commencez à me chauffer… grommelé-je.
– Vous m’en voyez ravi.
– Je ne voulais pas dire « chauffer » dans ce sens-là !

L’avis de Carine sur le roman de Aimée Bianca : B.O.S.S Beau, Odieux, Sexy, Snob chez Addictives Editions.


Titre : B.O.S.S Beau, Odieux, Sexy, Snob

Auteur : Aimée Bianca

Genre : Romance

Editions : Addictives

Ebook : 4.99€

Résumé :

L’embrasser ou l’insulter ?

Aprile adore sa vie : libre et sans attaches, promise à une carrière passionnante, elle est entourée d’une sœur adorable et d’une meilleure amie loufoque…
Tout lui sourit ! Le seul hic, c’est son boss. Archibald Perkins est sexy, imposant, exigeant… et froid comme la banquise.
Il l’attire autant qu’elle le déteste, mais elle refuse de céder à ce désir : elle joue trop gros, elle pourrait tout perdre !
Sauf qu’il suffit d’une blague innocente, d’un ou deux quiproquos et d’un baiser aussi interdit qu’incendiaire pour tout faire basculer…
Et Aprile a beau lutter, sa raison ne fait pas le poids face à son boss aussi canon qu’insupportable !

Mon avis :

Boss : Odieux, Sexy, Snob. Une très belle lecture rafraîchissante et romantique à sa façon qui m’a fait passer un excellent moment et sans prise de tête, et avec un rythme parfait qui m’a permis de le lire d’une seule traite.

Aprile est une jeune et magnifique femme, drôle et ne manque pas de réparties. Depuis quelques mois, elle a enfin trouvé le job de ses rêves comme responsable markéting chez Patience où elle doit faire ses preuves et ne compte pas ses heures. Le nom de la société ne pouvait pas être plus en raccord avec son état d’esprit. Patience… oui, il lui en faut beaucoup avec son Boss ! L’impérator ! Fils du PDG du groupe qui occupe le poste de directeur commercial dans son département. Un bourreau de travail, emmerdeur de première, arrogant, imbu de lui-même et magnifiquement beau…

Archibald est un homme glacial, la banquise à côté pourrait faire pâle figure tellement Aprile est refroidie dans chacun de leurs échanges professionnels. Snob, Odieux caractériel, mais aussi beaucoup trop sexy pour qu’elle ne fantasme pas en douce sur lui. Fantasme qu’elle partage avec sa meilleure amie et qui prendra une dimension insoupçonnable suite à une blague stupide qui attirera l’attention de L’impérator.

Se pourrait-il qu’Aprile réussisse à faire fondre son Iceberg de patron ? Et si c’était lui qui lui faisait fondre sa petite culotte ? Encore faudrait-il qu’il puisse l’attraper ! Un jeu se met alors en place. Un jeu qu’on pourrait nommer une fois de plus le chat et la souris comme cela est souvent le cas dans les romances, mais personnellement dans ce cas précis, j’aurais tendance à le nommer plutôt, le jeu de l’amour vache et des quiproquos !

Mais si Aprile se laissait attraper, ne risquerait-elle pas sa carrière qui débute à peine ?

Aimée Bianca nous offre là une romance qui ne peut que nous emporter malgré une thématique assez redondante, les relations avec son Boss. Néanmoins elle a su parfaitement la mener de manière à ce qu’on ne puisse que y succomber. Et particulièrement, en rendant Archibald humain et non l’homme parfait des romances à qui tout lui tombe dans le bec. Un homme vrai qui derrière sa carapace de conard arrogant se veut joueur, mais a aussi ses failles. Parfois même des défaillances réalistes et rien que pour cela, moi je dis banco ! Quant à Aprile, elle est le rayon de soleil de cette romance. Fraîche, pétillante, souriante, lumineuse, drôle et entière, elle nous renvoie sa bonne humeur et son sourire par delà les pages. On ne peut que succomber à cette héroïne qui ne se laisse pas abattre et qui supporte, non sans mal, cet Odieux Boss qui n’a pas l’air de la porter dans son cœur. D’ailleurs, est-il possible qu’il ait un cœur ? C’est moins sûr, et pourtant…

Un roman léger, mais très addictif qui nous emporte d’un bout à l’autre sans temps mort. Un roman sans prise de tête qui a été pour moi une belle découverte et que j’ai lu au bon moment. J’ai été séduite par le récit, mais surtout par la plume d’Aimée Bianca que je ne connaissais pas et dont j’ai apprécié la simplicité et la fluidité. Un récit drôle et enflammé aussi à ses moments, entre deux joutes verbales et une tension sexuelle à son paroxysme on ne peut qu’être charmé à ce merveilleux moment de lecture même si j’en aurais voulu un peu plus, même beaucoup plus… Et que dire de cet épilogue à tomber ? Rien, si ce n’est de vous dire de foncer le lire et le découvrir par vous-même. Et si je devais moi aussi jouer avec les protagonistes, je dirais que le dernier mot est pour moi 😉

Un grand merci aux Éditions Addictives pour l’envoi de ce service presse très pétillant !

Extrait :

– Mademoiselle Barnett, souffle-t-il quand j’arrive à sa hauteur.
Son torse se soulève irrégulièrement et ses épaules sont tendues.
– Monsieur Perkins.
Je contourne son bureau en l’effleurant du bout des doigts, d’une allure aguicheuse. Hier, il est parti comme un voleur et a oublié de me donner quelque chose. Et je compte bien le récupérer, maintenant.
Je pose mes mains sur les accoudoirs de son siège, le surplombant. Ma position lui offre une vue plongeante sur mon décolleté. Mon chemisier pend en avant et mes seins tentent de s’échapper de mon soutien-gorge blanc. Archibald ne rate pas une miette du spectacle et déglutit difficilement.
Je suis ravie de l’effet que je produis sur lui et de son absence de contestation. Avec audace et détermination, je m’agenouille doucement à ses pieds. Son regard braqué sur moi, ses pupilles se voilent immédiatement d’un désir brut.
Nous y voilà.
– Aprile…

bravo les étoiles ! Vous voilà au bon endroit mais… ne croyez pas que cela sera simple !

le père noel vous envoi de la poussière d’étoiles qui vous mènera au bon compte du jour

vous pensez que vous allez compter les étoiles ? hum vous y êtes presque hihihi

Mais non !

juste après avoir compté

trouver le chiffre avec ce code top secret

Et ensuite ?

Vous divisez !

L’ avis de Carine sur le roman de Anita Rigins : J’aime pas Noël, ni les enfoirés sexy chez Addictives Editions


Titre : J’aime pas Noël, ni les enfoirés sexy

Auteur : Anita Rigins

Genre : Romance

Editions : Addictives

Ebook : 4.99€

Résumé :

Elle croit avoir déjà vécu des réveillons improbables, mais elle n’a encore rien vu !

Lia déteste Noël. Elle se maudit déjà d’avoir accepté de passer les fêtes dans un petit chalet, enfermée avec sa sœur et ses potes coincés… Et elle se maudit davantage quand elle découvre que Dylan – un inconnu qui lui a piqué son taxi, l’a comparée à une Totally Spies et lui a donné beaucoup trop chaud dans un ascenseur – est également du voyage !
Le réveillon s’annonce encore plus catastrophique que d’habitude et Lia prie ses dieux de l’espoir, du sexe et du chocolat de ne pas la laisser commettre un meurtre avant la nouvelle année. Mais ça, c’est loin d’être gagné, surtout quand Dylan la rend aussi folle de désir que folle tout court…

Mon avis :

En cette période des fêtes qui arrive, je ne pouvais que prendre plaisir à lire cette rafraichissante romance de Noël. Anita Rigins y a mis tous les ingrédients nécessaires pour que nous passions un très bon moment de lecture entre rires et féerie du moment. Si vous êtes une grande fan des téléfilms de Noël, cette romance est carrément faite pour vous !

Lia déteste Noël ! Mais pas que. Elle déteste également décembre, la neige et les trottoirs glissants. Elle n’aime pas non plus son maitre de stage qui lui fait passer le carcan et encore plus en cette période. Elle déteste aussi le genre de soirée à laquelle sa sœur l’a conviée où chaque invité est censé acheter un cadeau à mettre sous le sapin. Non, définitivement, Lia Déteste Noël avec un grand D. Je vous ai dit aussi qu’elle détestait les gens ? Non ? Bein voilà qui est fait ! Mais pour sa sœur, Lia ne peut que faire un effort et mettre de côté ses mauvais souvenir en se cachant derrière un sarcasme sans nom et affronter les invités coincés auxquels elle prépare néanmoins un cadeau de taille par petite vengeance contre sa sœur. Un cadeau bien plus intéressant que de la vieille vaisselle de grand-mère ou une sortie à l’opéra, mais encore faudrait-il qu’elle puisse aller l’acheter alors que, Lia est très en retard. Que le métro soit bien entendu en panne et que le seul Taxi qu’elle trouve vient de lui être dérobé par un inconnu. Lia déteste vraiment tout ! Y compris ce voleur de Taxi enfoiré bien trop sexy…

Trop beau, mais trop bien imbu de lui-même. Trop appétissant, mais trop l’air détestable. Trop charismatique, mais trop insultant, grossier, culotté et bien plus encore ! Que le Dieu du sexe lui vienne en aide, Lia se sent attirée malgré elle. Son traitre de corps est comme aimanté vers cet odieux personnage qui s’amuse de chacune de ses réactions. Lia n’aime définitivement pas Noël, les sales cons et les enfoirés sexy ! Et pourtant… Se pourrait-il que cette année cela change ?

Je n’aime pas Noël, ni les enfoirés sexy, Une romance douce, touchante, attendrissante et très divertissante. Anita Rigins joue la carte de l’humour avec cette histoire où les situations cocasses et les répliques de nos protagonistes ne peuvent que nous donner le sourire aux lèvres. Elle nous emporte dès les premières pages avec une Lia très électrique et pleine de réparties face à un enfoiré sexy pas si enfoiré que ça finalement ! La rencontre entre les deux protagonistes va être explosive, mais aussi un peu gênante à sa façon, bien que rien n’embarrasse vraiment Lia. Elle est comme elle est et assume de parler parfois un peu trop vite sans réfléchir ou encore faire des cadeaux qui ne sont surement pas appropriés. Seulement, face à l’insaisissable Dylan, Lia a trouvé un adversaire de taille et le ton est donné dès le départ, tu me plais, mais je ne t’aime pas ! Tu m’attires un peu trop, mais te chauffer me fait encore plus plaisir que de te réchauffer !

Mais dès que nous allons rentrer un peu plus dans la psychologie des personnages et l’évolution de leur histoire, Anita Rigins va donner un nouveau ton à cette romance en la rendant touchante et pleine de sensibilité avec des partages qui ne peuvent que nous émouvoir. Dylan n’est peut-être pas l’homme qu’il laisse voir aux autres, il traine beaucoup de casseroles et se dévoile très peu. Tout comme Lia qui fonce souvent dans le tas, mais qui prend vite la fuite quand les choses deviennent sérieuses. Elle a bien trop peur lorsqu’elle aime…

L’auteure va aborder alors des sujets sensibles sous couvert d’humour omniprésent dû aux caractères bien trempés des personnages et particulièrement celui de Lia, même si celui de Dylan n’est pas en reste, mais qui est tout de même bien plus posé. Leurs réparties cinglantes sont le point fort de cette romance qui la rendent rythmée d’un bout à l’autre sans aucun temps mort. Mais les thématiques abordés arrivent à des moments qui donnent de la profondeur et font ressortir toute la tendresse qu’on peut avoir pour les personnages, et c’est ce que j’ai aimé. Car l’humour dans la lecture c’est bien, mais s’il manque l’émotion, pour moi ça ne peut pas le faire et c’est souvent difficile de concilier les deux.

Une belle romance de Noël fraiche, légère et drôle à lire sans modération dans un chalet à la neige en compagnie d’un Dieu du sexe et celui du chocolat ! Vous n’avez pas ça sous main ? Zut ! Va pour un chocolat chaud auprès de votre radiateur avec un pyjama pilou-pilou et bonne lecture à vous !

Un grand merci aux Éditions Addictives pour m’avoir permis de découvrir cette douce et fraiche romance qui fait aimer Noël et sa magie.

Extrait :

– Un sex toy… quel cadeau original, murmure-t-il. J’ai l’impression qu’il témoigne d’une certaine frustration sexuelle. Malheureusement, je préfère me servir de ma… Quel terme as-tu employé déjà ? « Queue ».
– Je ne suis pas frustrée, je t’emmerde.
Moins d’une minute plus tard, je pénètre dans l’ascenseur, mais au moment où les portes se referment, une main les bloque et elles s’ouvrent à nouveau.
– Attends, s’exclame Dylan en pénétrant dans la cabine.
– Je vais finir par croire que tu me suis.
– Même si je dois avouer que ton manteau fait grandement sensation, j’ai juste envie de rentrer chez moi, et je ne vais pas attendre cinq minutes de plus pour que madame profite seule de la cabine.
Je pince mes lèvres et me tiens à l’écart, collant un peu plus mon dos au mur de fer. L’ascenseur commence sa descente, et nous continuons de nous affronter du regard. Il y a quelques heures, il n’était qu’un simple inconnu.
Bon, c’est toujours un presque inconnu. Mais j’ai découvert une chose super profonde sur lui.
C’est un sale con.
– On se retrouve dans le même taxi… Puis dans le même ascenseur, dit-il en mettant ses mains dans ses poches.
– Il ne manque plus que le même lit, lâché-je sans réfléchir.
J’ouvre des yeux ronds en comprenant ce que je viens de dire. Merde !
Il va croire que je le drague. Ce qui n’est absolument pas le cas !
Plus que quatre étages.
Je panique légèrement et change aussitôt de sujet d’une voix à l’apparence maitrisée :
– Alors, des places pour une exposition d’art, hein ? Un petit peu ennuyant, si tu veux mon avis. Je te voyais plus exotique, de prime abord.
Surtout pour un gars qui m’a déclaré vouloir me baiser après 10 minutes de discussion. Bon, même s’il se payait ma tête.
– Exotique… tu veux dire comme un godemiché ?
Je sens la taquinerie dans sa voix. Je hausse mes épaules, faussement innocente. Et une question me vient à l’esprit.
– Où l’as-tu mis ?
– Tu souhaites le récupérer ?
– Fais-en ce que tu veux.
– Tu as une idée en tête ?

***

J’aime pas Noël (ni les enfoirés sexy), d’Anita Rigins, histoire intégrale.

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Question en com du post : Aimeriez vous recevoir un sextoy comme cadeau de noel et si oui lequel ?

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L’avis de Carine et de Mya sur Fabulous Vegas : 1-Deamon, un roman de Natacha Pilorge


Titre : Fabulous Vegas : 1-Deamon

Auteur : Natacha Pilorge

Editions : auto

Genre : Romance

Ebook : 4.99€

Résumé : Deamon, dit « l’As de Cœur », se voit contraint de jouer son avenir lors d’un tournoi de poker à Las Vegas, afin de rembourser sa dette et mettre sa famille à l’abri du danger.Norah, la fille du propriétaire du casino Vitalis est l’organisatrice de la compétition. Entre eux, l’attirance est immédiate et explosive.Prisonnière d’un avenir qui ne lui convient pas, elle marche sur les traces de son père dans le luxe et l’opulence alors que Deamon se bat chaque jour pour survivre.Peuvent-ils s’aimer alors que tout les oppose ?

Ce roman est une réédition du First, Hearth games.

Mon avis :

Natacha Pilorge nous offre là une magnifique romance avec laquelle j’ai passé un excellent moment de lecture. Deamon Williams est un joueur invétéré de Poker, évoluant plutôt dans les salles clandestines ou encore en ligne. Il est bon. Très bon même et heureusement, car depuis toujours, c’est son gagne-pain et la seule chose qu’il maîtrise dans sa vie. Mais croulant sous une dette qu’il lui est impératif de rembourser au plus vite, ce dernier va devoir sortir de l’ombre et tenter un vrai coup de Poker en participant au grand tournoi international qu’organise le Casino Vitalis à Vegas. Ça passe ou ça casse comme on dit. Mais, si cela casse, il est vraiment dans la merde, car son usurier n’a rien d’un enfant de chœur.

Deamon n’a encore jamais été attiré par Le Strip et ses lumières. Jusqu’à ce Week-end où il va tenter le tout pour le tout en se mesurant aux plus grands joueurs du monde. Mais… Aussi en parallèle, faire une rencontre très Bluffante…

Nora Vitalis est la fille du grand patron du Casino, un Casino plutôt familial qu’elle se doit reprendre au retrait de son père, abandonnant alors sa vraie passion. Son père compte sur elle pour mettre en avant l’affaire familiale en organisant le Tournoi du Siècle, qui va faire venir en ce lieu, un tas de beau monde dont l’As de cœur. Personne ne connait se visage et encore moins son identité. Mais si la vie ne se joue pas sur un coup de Poker, en revanche elle peut y apporter de belles cartes en main. Et si pour Deamon, ce n’était pas pour une fois cet As de cœur qui lui réussit tant et qui fait sa renommée qui lui apportera une bonne main, mais une Dame, magnifique avec laquelle il va se perdre le temps d’un Week-end en tombant pour une fois sa POKER FACE !

Natacha Pilorge a réussi à m’emporter dans son univers dès les premiers chapitres où on va s’attacher très vite à Deamon qui a beau se faire passer pour un connard, on voit très vite qu’il est loin d’en être un de part sa façon d’être pour les gens qu’il aime… Les sujets abordés sont multiples et tous sont profonds. L’auteure va mettre en avant l’amour. Celui de la famille, de la dévotion que l’on peut avoir pour elle et les sacrifices que l’on consent à faire. Puis l’amour avec un grand A. Celui qui vous pousse à être celui que vous êtes vraiment. Celui pour lequel on est prêt à tout lâcher sans regarder en arrière ou encore y faire une croix pour préserver l’autre. Les sentiments sont là et bien présents. On ressent tout ce que l’auteure veut nous offrir, les bons comme les mauvais.

Fabulous Vegas , c’est cette belle histoire d’amour où l’As de cœur va faire la paire avec la Reine de trèfle le temps de la seule partie de sa vie où le bluff n’y aura pas sa place. Pour la première fois, même si les cartes ne s’accordent pas entre elles, il va faire un sacré coup de poker en osant laisser parler ses envies et son cœur. Le temps d’un séjour à Vegas où il participe au concours du siècle qui lui permettra, s’il gagne, de pouvoir mettre à l’abri les personnes qui sont chères à son cœur. Mais est-ce que ce qui se passe à Vegas reste à Vegas ? Pas toujours…

Si le Poker est une famille de jeux de cartes comprenant de nombreuses formules et plusieurs variantes, pour sa famille à lui, il ne peut s’en accorder aucune. Aucun autre choix que de gagner ce concours. Il se doit d’être au top, et garder une certaine maîtrise de la psychologie du jeu et de ses adversaires. Une maîtrise qu’il ne pourra avoir en face d’une belle métisse qui lui fait plus d’effet que ce qu’il ne voudrait. Sa Reine… de trèfle en apparence et pourtant ce n’est pas ce qu’elle est au fond d’elle et pourrait bien intégrer sa quinte flush de cœur pour faire de l’As son Roi.

Natacha Pilorge nous plonge littéralement dans la vie de nos personnages que l’on va prendre plaisir à voir évoluer. Les principaux comme les secondaires qui eux vont apporter un gros plus à l’histoire, en mettant en avant un sujet douloureux qui touche. L’auteur a réussi à merveille à insérer cet intrigue de plus dans le récit pour que ce dernier ait plus de profondeur. Même si quelques petites incohérences viennent entacher la lecture et qu’il m’a manqué quelques approfondissements, elle n’en reste pas moins magnifique, très addictive et fluide.

Étant fan de Poker et de Vegas, je n’ai pu que prendre plaisir à découvrir cette belle histoire qui nous montre bien que ce que l’on essaye de paraître n’est pas toujours ce que nous sommes, et encore moins ce que l’on souhaiterait être. Avoir la POKER FACE, c’est pas toujours donné qu’aux joueurs de cartes. Dans la vraie vie, on peut aussi ne laisser transparaître que l’image que l’on veut donner. Parfois, Bluffer ne nous apporte pas les solutions et abattre son jeu, surtout lorsque qu’on est en plein BAD RUN, peut donner la main à celui qui pourra faire TAPIS pour vous.

L’avisdeMya : 

Est-ce que j’ai pris plaisir à lire Fabulous Vegas ? Carrément !

Ce roman a tous les atouts pour vous embarquer dans un tourbillon d’émotions. Il englobe des ingrédients pour concocter une recette qui plaira à vos papilles avides. Surtout que l’histoire a pris un autre virage en cours de route traitant une thématique très sensible qui ne manquera pas de vous toucher au cœur comme elle m’a émue.

J’ai pris beaucoup de plaisir à suivre l’évolution des personnages au fil des pages. J’ai vibré à un délectable tomber du masque de Deamon qui malgré son plongeon dans les eaux troubles des mauvaises décisions, il a gardé sa bonté d’âme même s’il n’y croit pas lui-même. Un mec dit bad boy qui s’occupe des siens et les protège au détriment de sa vie ne peut qu’être bon. Et cela, Nora saura le lui faire entrer en tête ! Elle saura le réconcilier avec lui-même. Lui faire admettre qu’il a droit à l’amour. Qu’il mérite son amour. Comme il saura lui rendre sa confiance en elle. Et l’encourager à reprendre sa vie en mains, à vivre sa passion, à vivre de sa passion. Le chemin de l’amour sera long et semé d’obstacles, mais soudés comme les doigts de la main, rien ni personne ne leur résistera !

Tout n’était pas parfait dans cette romance, mais le parfait est surfait. La plume de l’auteure a su me faire vibrer comme un avec ses personnages. M’émouvoir, me faire rire, m’embarquer pour une aventure ensablée digne de Las Vegas et ses lumières trompeuses ! Car tout ce qui brille n’est pas forcément or. Et l’histoire de Deamon et de Nora, si elle n’a pas été cousue d’or au tout début, leur amour est devenu une évidence. Une fatalité…

Alors, laissez-vous guider par les étoiles et tentez cette jolie histoire qui ne manque pas de sel et qui saura vous embarquer dans les cieux fabuleux de Las Vegas !

Extrait : J’avance d’un pas dans sa direction. Mon cerveau a cessé de fonctionner, seules mon envie et mes hormones dictent mes actes. Incompréhensible quand on sait que je ne connais même pas son nom.

Maintenant toute proche, son odeur masculine et boisée me fait tourner la tête.
Et sans que je m’y attende, ses lèvres atterrissent sur les miennes. Je ne le repousse pas, au contraire, je m’agrippe à ses cheveux, me mets sur la pointe des pieds pour être plus près de lui.
Nos langues se rencontrent, se découvrent. C’est brutal, puissant, presque animal. Je gémis de plaisir quand une de ses mains encadre mon visage et que l’autre longe la ligne de mon dos que dévoile ma robe.
Je tire sur ses boucles, lui griffe le crâne. Je ne me reconnais pas.

L’avis de Carine sur le second et dernier tome de Love Memories. Un roman de Angel Arekin chez Black Ink Editions.


Titre : Love Memories 2/2

Auteur : Angel Arekin

Genre : Young Adult

Editions : Black Ink

Ebook : 4.99€

Broché : 17.00

Résumé :

Billie et Swan vivent à présent leur histoire d’amour, apprenant à se connaître et à se découvrir au fil des jours. Malheureusement, c’est le moment que choisit le père de Billie pour revenir dans sa vie. Troublée, elle décide de ne pas en parler à Swan afin d’éviter de réveiller ses démons, mais c’est sans compter l’obstination de ce dernier qui sent bien que quelque chose lui échappe.
Contrairement à ce qu’ils s’imaginent, le danger ne viendra peut-être pas de là…
Entre l’arrivée de Sullivan, les intrigues de Ben et leur petit secret qui grossit au gré de leur amour, Billie et Swan ont bien du souci à se faire. La force de leurs sentiments sera-t-elle suffisante ?
Voici la suite de leur histoire d’amour.

Mon avis :

Malgré que la fin du premier tome ne se finissait pas en cliffangher, il était impossible pour moi de ne pas foncer sur ce second tome pour retrouver au plus vite Swan et Billie. Un second tome à la hauteur de mes attentes, encore plus addictif que le premier, qui m’a complètement chamboulée et emportée dans une spirale d’émotions intenses, faisant faire à mon cœur des montagnes Russes aux loopings vertigineux. J’avais terminé mon premier avis avec cette phrase : Je dirai que rien n’est laissé au hasard et que le boomerang, je l’attends, je m’y prépare… À ce moment précis où je vous écris mon second avis, je peux vous garantir que tout préparée que j’ai pu être… Je me suis faite assommer !

Ce tome est une bombe qui m’a explosé en pleine figure. Une déflagration de sentiments qui m’ont fait vivre ma lecture avec une frénésie extrême. On passe du sourire aux larmes, des larmes au cœur qui bat la chamade pour finir le sourire niais aux lèvres puis, dès que la boucle est bouclée, on recommence. Les rebondissements s’enchainent, la violence des sentiments nous percute, les papillons dans le ventre virevoltent dans tous les sens, notre cœur se gonfle, se dégonfle puis se serre comme si Angel Arekin le tenait dans ses mains pour nous le broyer avec un plaisir sadique et palpable. Puis de nouveau, elle y insuffle ce qu’il faut pour qu’il se regonfle et le laisser battre au rythme de cette histoire d’amour forte et intense. Dans un voyage livresque qui sera le voyage du cœur.

Les secrets se dévoilent, les drames anciens ou présents vont faire que cette lecture ne pourra pas vous laisser indifférents. Pour Billie, c’est de plus en plus compliqué entre le retour de son père, cette relation qu’elle cache aux yeux de tous et les démons de Swan qui ne sont jamais loin. Swan pour lequel on souffre plus que de raison dans ce dernier tome… Enfermé dans sa tête pleine d’images qu’il ne peut oublier et qui le ravagent. Il a beau s’en créé des nouvelles auprès de Billie, il est coincé dans un passé dramatique que son cerveau ne cesse de lui en renvoyer chaque détail.

Mais si oublier n’était pas la solution ? Si affronter les fantômes de son passé pouvait lui permettre d’avancer ? Swan a bien trop peur… On ne l’a jamais préparé à affronter la vie et il s’accroche à sa seule lumière jour après jour jusqu’à trop la lui aspirer. Certains jours seront teintés de couleurs vives et de bonheur intense, d’autres plus sombres, pleins de douleur et de sentiments acerbes. Mais certains sentiments sont si forts pour Swan qu’il ne sait de quelle couleur les représenter. Ce qu’il sait par contre, c’est qu’auprès de Billie, chacune de ces couleurs représente un arc-en-ciel d’images qu’il superpose à ses tableaux noirs qui lui remplissent le crâne. À force de superpositions, la couleur finira peut-être par primer laissant alors passer la lumière dans les abysses de sa douleur ? Mais sans Billie que lui restera-t-il ? Une fresque douloureuse où l’amour se perd dans le cahot de son âme ?

Swan ne cesse de résister. Otage de ses démons, pour lui, la liberté ne peut être belle que chez les autres. Et chez Billie elle est si magnifique et contagieuse qu’il avait presque réussi à oublier que cette liberté lui était interdite… Presque… Car il suffit d’un rien pour que tout foire et que la rage sorte à nouveau. Que des décisions doivent être prises alors qu’ils sont perdus. Que Billie décide d’appuyer sur l’interrupteur, le privant de son phare, le poussant dans ses retranchements et le faisant alors sombrer, encore plus bas.

Une impulsion… Une toute petite impulsion et il pourrait remonter à la surface. Mais en aura-t-il le courage ? Pour elle ? Pour eux ? Leur amour peut-il être plus fort que tout ? La plume d’Angel Arekin nous offre là une histoire touchante, passionnante, ardente et vibrante de sincérité qu’elle ne peut que nous désarmer. Une histoire d’amour merveilleuse, délicieuse, interdite, mais qui est aussi une histoire de construction, d’acceptation et de renaissance. Que ce soit pour nos héros, mais aussi pour tous les personnages secondaires sans aucune exception qui apporteront aussi leur lot de surprises et d’émotions. J’ai d’ailleurs plus qu’adoré l’amitié qui unit Ben à Swan ainsi que tous leurs dialogues qui sont tout simplement, extraordinairement mis en scène. Ben qui a une place importante au milieu de ce couple et particulièrement auprès de Swan dont il est le seul ami. Ami qui ne se cache pas de vouloir lui voler sa copine, et ce paradoxe est fabuleux dans la trame.

Un roman grandiose dans lequel Angel Arekin a su maitriser une fois de plus à la perfection l’évolution de ce couple d’ados à travers un récit qui ne peut que nous emporter d’un bout à l’autre. Un récit dans lequel on est plus que spectateur d’un amour intense et dévastateur. On le ressent, on le vit nous aussi tout comme on ressent cette douleur jusqu’à nous tirer des larmes. Toutes les émotions des protagonistes sont si palpables, si fortes, si palpitantes. Elles transpirent carrément des pages ! On souffre beaucoup avec Swan, mais pas que. Car il n’est pas le seul à souffrir. Son père souffre. Son ami Ben souffre. Billie souffre. Il lui manque un pan de son histoire qui crée un vide dont elle ne peut parler à personne. Elle seule peut aller au bout des choses pour son bien-être et contrairement à Swan, son éducation a fait qu’elle en est capable. Mais comment faire ce choix sachant que ce qui lui manque est ce qui tue Swan à petit feu ?

On dit d’un Arc-en-Ciel qu’il apparait au passage de la lumière du soleil dans les gouttes de pluie. J’aime croire que Billie a été cette lumière dans chaque larme silencieuse de Swan…

Un grand merci à Black Ink Éditions pour m’avoir permis de découvrir cette nouvelle pépite de Angel Arekin. Un nouveau coup de cœur que je n’oublierai pas de sitôt et que j’ai dévoré d’un bout à l’autre sans pouvoir m’arrêter

Extrait :

Je suis prisonnier de mon passé. Quelques fois, les liens se relâchent, j’ai l’impression de vivre un semblant de liberté à laquelle goûte tout le temps Billie, comme si c’était quelque chose de naturel pour elle, alors que ce n’est pas mon cas. Pour moi, rien n’est spontané. La liberté m’est interdite, elle n’est belle que chez les autres. Le passé reviens toujours, comme une immense vague s’écrasant sur les berges. Les rouleaux moulinent la vase en dessous, font tout remonter à la surface et s’abattant sur le rivage pour me les restituer. C’est ainsi que fonctionne ma vie. Je l’avais oublié. Oui, pendant un moment, avec Billie à mes côtés, j’avais une l’impression d’être normal. Mais tout s’efface d’un coup. Le passé revient si brutalement dans la face, qu’un violent haut-le-cœur secoue ma poitrine. Billie se statufie à mes côtés devant le portail du bahut. Je l’entends émettre un hoquet de stupeur, mais je ne parviens pas à tourner la tête vers elle pour attraper son expression. Mon regard reste braqué sur l’homme si se tient appuyé contre un arbre, se moquant de la pluie qui se déverse autour de lui.

L’avis de Carine sur le roman de Ludivine Delaune – Now Well


Titre : Now Well

Titre : Now Well

Réédition.

Auteur : Ludivine Delaune

Genre : Romance

Editions : BMR

Ebook :  7.99€

 Résumé : 

Quand des vacances sous la neige réchauffent les cœurs meurtris

Après un divorce houleux, Louise se retrouve seule avec ses deux filles pour Noël. Heureusement, elle peut compter sur ses voisins pour l’aider à traverser cette crise  !
Tous décident de louer un chalet à la montagne pour célébrer les fêtes ensemble. Ils ont tout prévu  : ski, neige, raclette. Mais Louise n’aurait pas pu prédire les rires, les confidences, l’amitié de ses voisins devenus amis. Et encore moins l’arrivée de l’amour…

Mon avis écrit :

La magie de noël opère une fois de plus sous la plume de Ludi qui nous offre avec Now Well un roman où l’amitié réchauffe bien des cœurs…

Louise se prépare à partir à la montagne avec ses voisins qui sont devenus au fil du temps de très bons amis. Divorcée depuis moins d’un an, elle a vraiment du mal à a refaire surface et se culpabilise beaucoup à chaque fois qu’elle pose les yeux sur ses deux magnifiques filles.

Et c’est à bord d’un minibus que toute la troupe prend la route pour passer les fêtes de fin d’année dans une super ambiance, au décor féerique que leur offre la station de ski. Louise sera accompagnée de Nathalie et Fred ainsi que leur fils, de Nadège et Nicolas et de leurs deux filles, Maggy et Kelly et enfin Marc, son voisin très discret avec lequel elle aime souvent fumer sa cigarette du soir.
Le programme est simple ! Détente, ski, repas succulent… ou pas… mais pas que, car ce sera aussi le rendez-vous des confidences, des secrets dévoilés qui mèneront Louise dans une introspection de sa vie et de ses souvenirs pour pourvoir avancer vers un avenir qu’elle pensait fermé… Et puis un jour…

Ludivine nous offre un panel d’émotion énorme avec Now Well, car comme à son habitude, ses protagonistes sont monsieur et madame tout le monde. Cela pourrait être vous, moi, ou vous et moi, cela pourrait être vos propres voisins, vos propres vacances à la neige. Chaque lecteur peut s’identifier à un personnage ou peut être simplement lui faire penser à quelqu’un de son entourage. Et c’est ce que j’apprécie le plus dans les romans de Ludi qui ne va pas chercher à nous en mettre pleins la vue avec des personnages inaccessibles.

Dans ce groupe d’amis il y aura des hauts et des bas, des clashs aussi qui serviront d’électrochocs pour certains. Il y aura des rapprochements, des surprises et tout cela fait partie d’un package que je nommerais : amour.

Le cadre est donc posé pour permettre aux personnages de se livrer mais aussi  d’évoluer durant les 15 jours de cohabitation. Ils en deviennent très vite attachant ce qui permet de provoquer de nombreuses sensations au fil de notre lecture,  allant de l’émotion à l’humour en passant par la surprise. Le rythme est parfait et je dois vous dire que Ludivine n’est jamais à court d’idée, que ce soit dans les dialogues ou dans les situations qu’elle crée pour permettre à nos protagonistes d’avancer.

L’amour sera-t-il au rendez vous de ces vacances ? Louise pourrait-elle être « bien maintenant  » ? Je vous laisse le découvrir avec ce récit digne d’une comédie romantique de noël que je ne serais pas surprise de voir passer un jour sur le petit écran, car il a vraiment tous les ingrédients pour !

EXTRAIT :

Fred a insisté pour louer un minibus de quinze places. Pour la convivialité du voyage, nous répète-t-il depuis. Cette initiative a légèrement refroidi Nadège, troisième maison sur la gauche, qui aime son indépendance. Se retrouver enfermée avec autant de personnes dans un véhicule l’angoisse quelque peu. Personnellement, j’aime cette idée de voyager ensemble. De partir de notre lotissement et de faire la route côte à côte. Sûrement mon hypersensibilité qui ressort, mais j’aime ce sentiment d’appartenance à un groupe… Sûrement un refuge à ma solitude.

— Franchement, c’est une boîte à vomi ton truc ! se plaint déjà Nadège en apercevant le mini bus stationné. Fred a une repartie à toute épreuve et ne s’offusque jamais du pessimisme de notre voisine. Capable de vendre un réfrigérateur à un esquimau et des jumelles à un aveugle, il a réponse à tout.

ÉVALUEZ CECI :

Alors aventurières aux oreilles rondes ? Combien de père noËl sur la photo ? ooooooooooh non me traitez pas de sadique ! mettez juste en com le pull de Bernard le gardien du village trouvé sur le net et si vous en avez un chez vous, prenez vous en photo avec et à … ta dam ! vous aurez toutes un mp des étoiles de noel !

sinon ? oui le compte du jour ?

Hum…. retournez au chaptire 10 et refaite la même chose 😉 c’est à dire les directives du chaptire 10