L’avis de Carine sur My only exception Tome 2 : un roman de Delinda Dane chez Black Ink Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ My Only exception ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Tome 2/2 :
Auteur : Delinda Dan

Genre : Romance

Editions : Black Ink Editions

Ebook : 4.99 €

Broché : Black Ink Editions

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Il est resté mystérieux et charismatique… mais maintenant, il est surtout brisé.

Elle ne vit toujours que pour les quelques minutes où elle peut l’apercevoir… mais cette fois-ci, uniquement en rêve.

Oublier. C’est ce que s’efforcent de faire Ella et Wes… mais maintenir la distance n’est pas aussi facile qu’il y paraît, en particulier lorsque le destin s’en mêle.

Entre secrets, douleur, passion et incertitudes, ils vont devoir se battre… mais à présent, pour les bonnes raisons.

Aimer sans condition devient une épreuve… mais ne dit-on pas qu’il n’est rien de plus fort que l’amour ?

Quoi qu’il en soit, quand l’homme qui fait battre votre cœur est exactement celui qu’il vous faut, il demeure : l’unique exception.

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Nous retrouvons Wess et Ella là où nous les avions laissé lors de la fin du premier tome. À la différence, c’est que dans ce second opus, nous allons avoir le bonheur de retrouver le point de vue de Wes, mais aussi découvrir ce qui a fait de lui l’homme qu’il est aujourd’hui. Pourquoi tant de haine, tant de colère en lui ? Pourquoi est-il incapable de garder ses poings dans ses poches ? Pourquoi Ella est-elle si importante à ses yeux et dans son cœur. Nous allons enfin avoir toutes les réponses aux questions que l’on pouvait se poser dans le premier opus et enfin découvrir nos héros sous un autre jour.

Ella qui était un personnage très solaire et lumineuse, semble s’être éteinte depuis sa séparation. Les semaines qu’elle passe loin des siens n’arrange pas sa douleur, et si elle se donne corps et âme dans son travail pensant oublier celui qui lui a fait du mal, c’est loin d’être gagner. Elle pense toujours aussi fort à lui, elle a beau tenter le détester, rien à faire, son amour pour lui est incommensurable. N’ayant plus sa meilleure amie auprès d’elle, c’est vers son journal qu’elle va se tourner pour exprimer ses émotions et son mal-être, son manque de lui…

De son côté, Wes est anéanti par le manque d’elle . Une fois encore, on l’abandonne permettant à ses travers et ses démons de revenir le hanter. Lui qui a toujours jugé son père sur sa manière d’avoir géré le départ de sa mère, il se retrouve dans le même schéma, mais suivra-t-il le même chemin ? Dévasté, il va vivre une descente aux enfers, s’enlisant dans sa colère et aux révélations qui lui tombent dessus. Derrière son armure de tatouage, Wes a pourtant un grand cœur. Ce cœur qu’il a offert à sa princesse et qu’elle vient de piétiner. Il sait qu’il a merdé, mais elle lui avait promis… Elle était à lui tout comme il était à elle. Comment a-t-elle pu partir sans se retourner ? Elle, qui voit vraiment les gens tels qu’ils sont sans aprioris et qui a su voir au-delà de sa carapace. Elle qui est si douce et aime son prochain comme personne. Elle, qu’on pourrait penser naïve, mais qui a juste un cœur énorme, assez pour l’aimer lui, malgré ses défauts et ses excès… Lui si impulsif, sanguin qui ne se livre à personne… Se laisse dépasser par ses sentiments.

Entre les secrets, les malentendus et cet amour passionnel qui les lie l’un à l’autre. Entre la tristesse de l’un et le mal-être de l’autre, les joies et les peines, ce second tome clôture à merveille cette duologie très sensuelle et émotionnelle qui est faite de hauts et de bas, mais aussi de belles surprises pour nos héros. Wes aura-t-il une seconde chance ? Delinda Dane nous offre une belle romance et si le premier tome était plein de beaux clichés, qui passaient néanmoins très bien, le second apporte son lot de sensations et d’émotions. Sa plume est fluide, romantique, addictive et très sensible. Elle manie avec brio les sentiments pour nous toucher en plein cœur en faisant ressortir les émotions à la perfection. Elle apporte cette profondeur chez les protagonistes avec leurs failles, leurs forces et surtout leurs doutes, nous plongeant avec eux dans des tourbillons d’émotions. On a mal avec eux lorsqu’ils souffrent ou se déchirent, tout comme on se réjouit de leurs moments de bonheur. Et ils ne seront pas les seuls à nous toucher. Car dans ce roman, on s’attache à chaque personnage, même ceux que l’on voit très peu, mais qui sont néanmoins essentiels à l’histoire.

My only exception est une très jolie romance entre deux personnages complètement à l’opposé de l’un de l’autre que l’amour va réunir passionnément, inconditionnellement pour ne faire plus qu’un avec leur cœur. Au-delà des apparences, au-delà des préjugés, Ella et Wes sont : Their only exception.

Un grand merci à Black Ink Éditions pour m’avoir permis de découvrir cette jolie histoire en service presse numérique.

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Cette souffrance que je ressens est atroce et m’anéantit. C’est un supplice. Pitié, pitié, faites que ça s’arrête. Personne ne peut souffrir autant sans y laisser sa peau. C’est humainement impossible.

Arrête d’y penser. Arrête d’y penser !

Je déglutis et passe la main plusieurs fois de suite sur mon visage, me demandant combien de temps s’écoulera encore avant que les images cessent de me torturer.

L’avis de Carine sur le roman de Maje Adams : Mon Boss est un Léopard. En tout cas j’en suis (presque) certain !


Titre : Mon Boss est un Léopard. En tout cas j’en suis (presque) certain !

Auteur : Maje Adams

Genre : MM Métamorphe

Ebook : 2.99€

Broché :

▌│█║▌║▌║ Résumé :
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Croire ou ne pas croire aux métamorphes ? Telle est la question…
En ce qui le concerne, Victor y croit fermement, il a même l’extrême certitude que son boss, Léo, en est un magnifique spécimen. Selon lui, cet homme charismatique, surnaturellement séduisant et sexy dont il est l’assistant dissimule forcément un instinct fauve et férocement indomptable, dont il est, au passage, complètement accro et fasciné.
Pour Léo Clawert, directeur d’un labo de recherche spécialisé dans les traitements spécifiques pour félins, le danger et les ennemis sont monnaie courante. Cependant, s’il a l’habitude de composer avec la menace, l’attitude quelque peu insistante de cet homme attirant et étonnant qui s’est autoproclamé son assistant personnel change la donne.
Comment rester de marbre face à ses cadeaux originaux ? Ou pire, sera-t-il capable d’ignorer cette attirance qui les pousse l’un vers l’autre ?
Comment gérer les mystères qui les rapprochent autant qu’ils leur interdisent toute confidence ?
~ ~
Homoromance métamorphe comprenant quelques scènes explicites réservées à un public averti

▌│█║▌║▌║ Mon avis : ║▌║▌║█│▌

Pour la seconde fois, Maje Adams me fait sortir de ma zone de confort avec son deuxième roman MM métamorphe. Personnellement, j’ai du mal à me projeter dans une romance fantastique. J’ai besoin de réalisme et de caleçons qui explosent sous le désir, non, mais non merci. Et pourtant… Je ne sais pas comment elle s’y prend, mais elle finit toujours par m’embarquer dans ses aventures ! Il me suffit juste d’ouvrir mon esprit et de me projeter dans un univers bien différent. Et là on peut se dire, ok tout est possible. Et si tout est possible dans une romance fantastique, alors… faisons péter les caleçons ! Et finalement ? Eh bien j’adore ça.

Car, qu’importe là où elle me mène, j’arrive toujours à bon port et le sourire aux lèvres. Et puis que dire devant cette cover à tomber ? Tellement à l’image du roman.

Mon Boss est un Léopard. En tout cas j’en suis (presque) certain ! Et quel Boss ! Que vous dire… Je peux ronronner à la place d’écrire ? Oups. Je le fais déjà rien que d’y repenser. Il faut dire que Léo Clawert est le héros par excellence qui va faire monter votre température illico presto ! Il est beau, charismatique, protecteur, tendre et loyal. Mais surtout, hyper sexy ! Léo est tout simplement un dieu vivant au corps d’Apollon ! Une bombe sexuelle ! Soupir, re soupir et miaulements intempestifs… Je suis tombée sous le charme de ce léopard métamorphe qui lui est tombé sous le charme de Victor… (oui je sais, pas de chance pour moi… soupirs). Victor a une personnalité très touchante et attachante, ce n’est pas un homme qui a confiance en lui, pourtant face à son Boss, il ne va pas se démonter. Il est éperdument amoureux de lui et comme il le soupçonne d’être un métamorphe, il fait tout pour faire ressortir ses instincts les plus primaires pour qu’il se dévoile. Il use de ruses et de petites attentions pour attirer le félin et éveiller l’attention de son patron qui fait autant tomber les culottes que les caleçons sur son passage. Drôle, taquin avec un brin d’innocence, l’auteure s’est beaucoup amusée avec lui en nous exposant des situations et des scènes qui ne peuvent que nous donner le sourire. Mais pas que. Car, Victor sera le personnage qui va nous toucher plus que de raison. Tout comme il va toucher son Boss dont l’attirance devient de plus en plus incontrôlable. Cependant, Victor représente avant tout un danger. Il a l’air d’en savoir beaucoup sans vraiment être au courant de quelque chose. Ce qui veut dire, qu’il va chercher, fouiner, ce qui n’est pas fait pour plaire à la meute qui est déjà sur le qui-vive ! Et encore moins à Léo qui ne peut se résoudre à ne pas jouer avec lui.

La meute se cache le plus souvent sous son apparence humaine, elle n’est point acceptée dans ce monde où se faire une place en tant que métamorphe est impossible. Léo doit se montrer prudent, Victor ne doit pas découvrir son secret, leur secret à tous. Pourtant, il ne peut se résoudre à ignorer son employé qui l’attire indéniablement et en tant que mâle alpha et chef de meute, il compte bien faire un peu comme il le sent. Après tout, c’est lui le Boss, non ?

J’ai passé un excellent moment de lecture avec Mon Boss est un Léopard. En tout cas j’en suis (presque) certain ! À en ronronner de plaisir ou rugir au choix 🙂

L’auteure laisse libre cours à sa folie imaginative, nous plonge dans ses GRRRRRRRRRRRRRRR, son univers et son délire avec toujours autant d’émotions que de folie. Ce roman est plein d’humour et elle n’a pas simplement mis en scène un couple hors norme avec une sublime alchimie, non, elle a aussi créé un entourage plus qu’attachants, aussi passionnants que les principaux. Tous ont une particularité qui fait qu’on va les aimer et s’attacher très vite à eux, tout comme ils ont tous leurs places dans l’histoire. J’ai apprécié chaque moment passé au milieu de ces personnalités charismatiques et enivrantes, tout comme celles qui étaient un brin plus loufoques ou encore intrigantes.

Une belle romance légère qui une fois de plus aborde des messages qui touchent et qui font mal, mais tout dans la subtilité et en légèreté. De manière à bien prendre en compte le message qu’elle véhicule tout en gardant l’esprit délire et rigolade. Un beau combo pour une lecture superbe qui me fait découvrir cet univers de manière douce et une patte après l’autre, dans un récit très bien construit avec une intrigue qui se laisse peut-être deviner, mais qui nous offre néanmoins un final surprenant.

Je suis encore tombée sous le charme de la plume déjantée de cette auteure et de sa manière si particulière d’aborder des thématiques fortes, souvent taboues, tellement importantes, et ce, même dans un récit fantastique. Des personnages aux caractères bien trempés et attachants qui nous offrent une lecture originale et très dynamique. Sans en oublier les moments sensuels. À lire sans modération ! Mon Boss est un Léopard. En tout cas j’en suis (presque) certain ! A été pour moi une belle surprise que je ne peux que vous recommander de découvrir à votre tour. Fan de métamorphe… ou pas, ce roman ne pourra que vous faire passer un très bon moment de lecture.

▌│█║▌║▌║ Extrait :
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On pourrait croire que je passe mes journées de travail à le mater, dit comme ça. C’est le cas. Et donc ? S’il veut qu’on bosse, il n’a qu’à nous imposer un travail de nuit, ne pas se montrer, arrêter d’affoler les petites culottes et les slips de ses employés. Enfin, bref, ce n’est pas ma faute si le chef de cette entreprise est une bombe sexuelle, mais bien la sienne. Uniquement. La. Sienne. D’autre part, la manière dont il fixe cet oisillon gazouillant innocemment dans son nid me donne également des envies de me coller des plumes partout sur le corps dès demain matin. J’aimerais être un oiseau, pour pouvoir me poser sur sa branche… Qu’il se lèche les babines en me dévorant des yeux avant de me croquer tout cru sans préavis… Parce que oui, certaines choses ne trompent pas. Mon boss est un léopard. J’en suis presque certain.

Adams, Maje (2021-04-06T23:58:59). Mon Boss est un Léopard. En tout cas j’en suis (presque) certain ! (French Edition) . Édition du Kindle.

L’avis de Carine sur Wishlist, un roman de Totaime Chez Black Ink Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Titre : Wishlist ‿︵⁺୭‧₊˚✧


Auteur : Totaime

Genre : Romance

Editions : Black Ink Editions

Genre : Romance

Ebook : 4.99 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Sexy, drôle, intelligent, superman…

Si trouver l’homme parfait était aussi simple que faire ses courses en ligne, Naïa ne serait plus célibataire depuis bien longtemps.

Alors qu’elle commence à douter d’y parvenir un jour, ses amies, aussi loufoques qu’envahissantes, décident de l’aider dans sa tâche.

Une wishlist griffonnée sur un coin de table plus tard, elle espère révolutionner sa façon de sélectionner les hommes.

Reste à savoir si sa vie basculera grâce à celle-ci ou à cause de… Lui. Celui qu’on appellera « le mystérieux inconnu », parce qu’un type qui attise autant la curiosité que la peur, pas sûr que ça mérite une nouvelle case dans la wishlist !


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Avec Wishlist, j’ai été très heureuse de retrouver la plume de Totaime avec laquelle j’ai passé une nouvelle fois, un excellent moment de lecture. Une lecture que je pensais trouver rafraîchissante et drôle, une sorte de chick-lit dans laquelle je n’allais que me marrer. Me marrer ? Aucun doute, j’ai plus que bien rigoler, il faut dire que le trio de copines est du grand level. Mais Wishlist ce n’est pas que ça. C’est tellement plus profond… Au milieu des rires, Totaime aborde des thématiques qui n’ont rien de risible et apporte la touche réalisme qui remet les pieds sur terre entre deux fou-rires.

Naïa, juriste presque trentenaire, est plus que désespérée. Elle veut trouver l’amour de sa vie. Celui qui partagera sa vie et son lit. Car pour le moment, les hommes qu’elle rencontre partage uniquement son lit ! Et ce, un peu trop souvent d’ailleurs. Elle trouve sa vie insipide et aspire tellement à plus… Un soir de déprime, mais aussi de beuveries avec ses deux meilleures amies aussi déjantées qu’elle, hum, voire plus même, va naître au coin d’une table, la fameuse Wishlist ! Naïa doit cesser de passer d’un homme à un autre sans prendre le temps de se poser vraiment. Pour trouver le bon, il faut d’abord définir ce qu’elle recherche comme idéal masculin. Ce qu’elle veut ? C’est vibrer, avoir des papillons dans le ventre sans pour autant devoir avaler des chenilles. Naïa veut avoir des projets à deux, un avenir… Avoir une brosse à dent qui fait causette à la sienne, des caleçons qui trainent ne faisant qu’un avec ses strings, bref, Naïa cherche l’amour avec un grand A pour vivre une vraie vie de couple. Son homme parfait est bien quelque part ok, mais qui et où chercher ? Telle est la question. Il est clair que l’amour ne va pas forcément se trouver au coin de la rue. En attendant, il faut qu’elle arrête d’écarter les cuisses au premier venu sachant pertinemment que ce ne sera pas lui, mais toujours dans la perspective du, et si c’était le bon ?

Et c’est avec une liste en poche que nous allons suivre Naïa à la recherche de son homme idéal, et donc de l’amour. Cependant, l’amour, n’est-il pas le plus beau des cadeaux lorsqu’on le laisse venir au bon moment ? Ce moment où il l’aura lui-même décidé ? Lorsque chaque partie sera prête à ouvrir ses yeux et donc son cœur pour l’accueillir ? Et si se laisser porter était tout simplement la meilleure façon de trouver son âme sœur ? Naïa est-elle prête à prendre le temps ?

Et lui à lui ouvrir son cœur ?

Lui ? Chut… Mystère et boule de gum, j’aurais tant à dire, mais si vous voulez savoir, il va falloir le découvrir par vous-même. 😉 Moi sadique ? Nan !

Avec Wishlist, Totaime nous embarque dans son aventure sans aucun préavis. Dès les premières pages, on adhère à l’histoire et aux personnages hauts en couleur. Sa plume est fluide, légère et les idées débordent d’imagination, toutes plus drôles les unes que les autres et pourtant tout aussi intéressantes et profondes. Elle mêle à la perfection ses thématiques, l’émotion et la dureté tout en nous faisant voguer sur le pétillant et la légèreté. Le rythme est vraiment très prenant au point que je n’aie pu lâcher le roman avant de l’avoir fini. Impossible de m’arrêter.

Naïa est un personnage plein de surprises et difficile à suivre pour les hommes qu’elle fréquente. Pour nous, elle sera un vrai soleil dans le récit. Si elle passe son temps à nous faire rire avec sa manière d’être qui n’a rien de la femme parfaite -et c’est tant mieux- elle nous touche avec sa fougue, ses peurs et son grand cœur. Pourtant, au début, on aimerait lui mettre une claque ou deux pour qu’elle ouvre un peu les yeux et se montre plus douce pour son prochain sans s’arrêter aux apparences. Mais, on peut aisément comprendre que c’est son boulot qui lui donne toutes ses peurs et ses aprioris. Lorsqu’on a le nez toute la journée dans des horreurs, on ne peut que voir le mal partout et vite tourner parano.

J’ai vraiment aimé la manière dont l’auteure emmène nos héros dans leur histoire et la fait évoluer dans le temps et les remises en question. Mais aussi avec cette fragilité qui la fait tenir sur le fil du rasoir entre les secrets et les non-dits qui lui font barrière. Je dois dire même, que cela change un peu et cela fait un bien fou que l’on ne soit pas dans le schéma ou tout va trop vite. Tout comme cela fait du bien que les scènes sensuelles ne soient là qu’au bon moment et non de façon intempestive. Le tout, sans jamais perdre le rythme !

Les situations cocasses, s’enchainent, sans pour autant êtres lourdes. Tout est bien dosé, la plume de Totaime ne s’encombre pas de fioriture et tout y a sa place. Les personnages sont drôles, pétillants et charismatiques. La complicité qu’elle instaure avec le trio d’amies est magnifique, tout comme sa relation avec l’épicier du coin. L’auteure met en avant l’amitié avec un grand A et j’ai trouvé cela sublime. Tous, si différents les uns des autres et pourtant si complices. Tiens… donc. Et si l’amour avec un grand A avait les mêmes critères que cette amitié ? Et si la différence faisait toute la différence. Peut-on vraiment choisir l’homme de sa vie en suivant les conditions idéales d’une Wishlist ?

J’ai vraiment passé un excellent moment de lecture qui fait du bien aux zygomatiques, mais qui est aussi une belle leçon de vie. Wishlist fait partie de ces romans qui donnent à réfléchir, nous font la morale tout en faisant du bien au moral !

Un grand merci à black Ink Éditions pour m’avoir permis de découvrir cette nouvelle pépite pétillante en service presse numérique.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

— Heu… vous pouvez répéter la question ?Manon revêt son masque de sévérité qu’elle destine habituellement à Arthur, son fils de cinq ans.

— Sors une feuille, un stylo, et note comme ça te vient toutes les qualités qu’un homme doit avoir. Pour que tu puisses enfin lui ouvrir autre chose que tes cuisses. Net, clair et concis, là, je comprends. Je fouille dans mon sac, déniche mon stylo non sans mal, mais pour ce qui est de la feuille… Quel format ? Blanche ou quadrillée ? Simple ou double ? Elle n’est pas assez précise, je fais comment ? Ma main retourne mon sac d’un geste nerveux tandis que ses sourcils se froncent. Bordel, elle me fait les gros yeux maintenant, je vais avoir droit à une fessée si je ne lui donne pas ce qu’elle veut ? Je suis presque à plonger la tête dans mon sac pour cacher mon fou rire quand je me rends compte de la stupidité de mes pensées. C’est pas beauuu de boire ! Soudain, je sens une forme et referme mes doigts sur le petit carnet noir offert par un fournisseur il y a peu. Je le brandis fièrement en poussant un cri de joie.

— Trouvé !

— C’est bien, bonne petite. Maintenant, note. J’ouvre le carnet sur la première page, sors la mine du stylo et me penche sur la table avant de me redresser.

— D’accord je vais noter le… la… les…Cléo lève les yeux au ciel, s’écroule sur la table laissant son front cogner sur le bois. Un son bizarre sort de sa gorge, entre le gémissement et le grognement, entre la douleur et l’énervement.

— Fais ta liste au père Noël et dis-nous ton cadeau parfait ! Indique toutes les qualités que devra avoir ton futur homme.

— Une sorte de wishlist ?

— Oui, voilà. Écris tout ce qui te passe par la tête qu’on en finisse. Mercredi m’attend dans mon lit et vu l’heure qu’il est, je vais probablement devoir téléphoner Jeudi. Manon se glisse elle aussi près de moi, me prend le stylo des mains et positionne la feuille devant elle.

— N’écoute pas cette garce et énonce les qualités que tu cherches chez un mec. Je ferme les yeux et me concentre. Je me rappelle les mecs qui sont passés dans mon lit, ne retenant que les choses qui m’ont touchée chez eux.

— Il doit être attentionné.Mon amie s’active à côté et me pousse à poursuivre.

— Un homme clean. Avec tous les détraqués que je côtoie à longueur de journée, j’en veux un bien sous tous rapports. Manon rigole et tapote la page pour attirer mon regard sur ses notes.

— Je t’ai devancée car je me doutais que cette clause ressortirait rapidement !Je tente une moue attendrie, mais l’alcool me tournant la tête, je ne suis pas sûre du résultat. Mon amie reprend sa position et attend la suite.

— Drôle. Fidèle. Une bonne situation professionnelle. Intelligent, mais pas trop… je ne veux pas paraître conne à côté de lui. Mes amies pouffent de rire. Je souris comme une demeurée. Ce jeu m’amuse, j’aime ces instants de complicité. Les Trois Mousquetaires, les Drôles de Dames, les 2 be 3… Tout ça, c’est nous.

— Une grosse queue !On détaille Cléo, dépitées. Elle ne changera donc jamais… Heureusement, car c’est pour ça qu’on l’aime. Devant notre mutisme elle modifie sa réponse :

— Un bon coup ?Mon regard se pose sur son visage toujours collé au plateau de la table et je fais signe à Manon d’ajouter cette recommandation. Bien joué, ma blonde, critère à ne pas oublier !

— Je veux aussi qu’il soit doux, beau, sexy, musclé, probablement blond du genre Ryan Gosling, bon danseur, buveur de bière… Qu’il aime faire la fête, mes amies et les animaux.

— T’en as pas, Naïa !

— Non… mais qui aime les bêtes aime les gens. Je sais plus où j’ai entendu ça mais je trouve que c’est plutôt pertinent.

L’avis de Carine sur Nos jeux Clairs-Obscurs – partie 1, un roman de Anna Triss chez Black Ink Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Nos jeux clairs-obscurs ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Partie 1/2
Auteur : Anna Triss

Genre : Dark Romance

Editions : Black Ink Editions

Ebook : 4.99 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

DARK ROMANCE

« Ars longa, vita brevis. »
« L’art est long, la vie est courte. »


Rachel a été contrainte d’abandonner ses rêves d’artiste bohème sous la pression de son mari. Par défaut, elle est devenue professeure à l’École des beaux-arts d’Annecy. Elle s’est emmurée dans une vie fade, régie par les angoisses qui parasitent son inspiration. De plus, son couple bat de l’aile.
Dès que son regard croise les astres bleu glacier de Sandro, l’un de ses nouveaux étudiants, Rachel éprouve envers ce sulfureux jeune homme une étrange fascination qui l’oriente vers de sombres chemins.
Elle découvre que le bel artiste maudit a deux frères jumeaux. Quelque chose de bien plus puissant que les liens du sang semble unir les triplés. En effet, ils se livrent parfois à des divertissements malsains.
Peu à peu, l’attirance de Rachel envers son élève surdoué vire à l’obsession. Les secrets torturés de son étudiant paraissent le ronger de l’intérieur. Perdu entre clarté et obscurité, Sandro évolue constamment sur le fil du rasoir.
Son enseignante espère percer ses ombres pour lui apporter de la lumière malgré les jeux tordus dans lesquels il cherche à l’entraîner.
Car cet électron libre, qui exsude une sensualité à la fois écorchée et sauvage, pourrait lui redonner le goût de vivre… ou au contraire, la mener à sa perte.
La folie de l’artiste brûlera-t-elle jusqu’à détruire sa muse ?


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Avec nos jeux : clair-obscurs, Anna Triss nous plonge dans une romance sombre, avec des personnages très torturés, sur un fond artistique que j’ai énormément apprécié. Sa culture de l’art est un régal, ses nombreuses références aux œuvres sont toutes bien trouvées. J’en connaissais certaines, d’autres sont venues approfondir ma propre culture. Mais toutes ont une pertinence à chaque chapitre qui ont fait que je suis allée en rechercher sur le net les symboliques. Un magnifique mariage de l’art et de la littérature. Que vous ayez l’âme d’un artiste ou pas, ce roman est un vivier de références qui ne pourra qu’attiser votre lecture. Et en parlant d’attiser, la plus belle des œuvres est déjà la cover ! Mais qui pourrait résister à un tel regard ? Pas moi ! Et encore moins Rachel Dumas, professeure du beau Sandro.

« Je ferai de toi ma muse et mon œuvre d’art. Ton corps nu incarnera la toile vierge de mes désirs... »

Sandro est un jeune artiste beau à se damner et sexy en diable. Il possède une culture artistique très riche et son don exceptionnel lui a ouvert les portes de la prestigieuse école des beaux-arts. En cette rentrée, il va tomber sous le charme de sa professeure. Il voit en elle sa muse, sa Vénus. Qu’importe qu’elle soit plus âgée que lui. Qu’importe qu’elle soit mariée. Tout ce qu’il souhaite, c’est la posséder et elle ne peut pas lui dire non. C’est inconcevable. Lunatique, imprévisible et impulsif, Sandro peut se montrer très coléreux lorsqu’il se sent incompris. Il ne sait pas exprimer ce qu’il ressent dans la conformité de l’être humain C’est un artiste, un vrai. Avec toute la folie qui le caractérise et son euphorie dangereuse.

Rachel est professeure d’expression plastique et pratique artistique. Avant, elle était une vraie passionnée et peignait, dessinait chaque jour. Aujourd’hui, il ne lui reste que l’enseignement pour se sortir de sa routine et encore, cela la stresse énormément de reprendre son poste. Plongée dans un mal-être, elle se sent une étrangère dans son propre corps. Elle tolère difficilement le regard des autres et particulièrement les hommes. Prise de crises d’angoisse, elle essaye de se fondre dans la masse et passer inaperçue le plus possible. Mais lorsqu’elle va sentir le regard de Sandro posé sur elle, c’est le feu qui va renaitre dans son corps et son âme, ce qui lui fera perdre tous ses repères. Cependant, elle fera tout pour ne pas succomber à son étudiant. Il lui fait peur. Une peur différente que celle qu’elle connait. Elle a peur de tout ce qu’il génère en elle, de ce qu’il lui fait ressentir sans même la toucher. Peur du clair-obscur qu’il incarne… Peur de jouer à ses jeux et que ses nuances se mêlent aux siennes. Sandro est sûr de pouvoir faire un chef-d’œuvre de leur histoire. Une histoire qui va vaciller constamment entre ombre et lumière… Et tel un artiste qui trouve son inspiration, il ne la lâchera pas avant d’avoir donné le coup de pinceau qui sera la perfection d’un corps à corps avec sa muse…

À deux, ils vont mélanger chacune de leurs couleurs. Emportés dans leurs jeux : Clair-obscurs…

Mais qui sera le maître du jeu ?

Anna Triss invente là, la peinture du genre, un tableau de la romance. L’œuvre d’art d’une passion que vont peindre nos héros en esquissant leur histoire. Une toile usant d’un savant contraste entre l’ombre et la lumière dont chaque chapitre est un nouveau coup de pinceau dont les couleurs se battent dans un clair-obscur des plus fascinants… Elle nous offre une toile de fond sombre avec une expression de violence brutale à la recherche des émotions dans une opposition de clarté lumineuse. Mais comme toute passion est un art. Tout art est indissociable de la folie… Et de folie, ce roman d’en manque pas ! Si j’ai mis un peu de temps à entrer dans le récit par trop de descriptions qui ont freiné mon attachement aux personnages, je dois avouer que lorsque cela démarre, on ne peut plus s’arrêter. Et paradoxalement, au plus on avance, au plus on repense à ces premiers chapitres pour trouver des indices sur les suspicions qui viennent se greffer à la lecture. Connaissant les lieux, j’ai aussi pris un grand plaisir à visualiser les endroits que l’auteure décrit parfaitement. Alors justement, connaissant très bien la ville, peut être que ces descriptions ont alourdi ma lecture puisque je n’avais pas besoin qu’elles en justifient autant son histoire. Mais pour un lecteur qui ne connait pas, là encore, Anna Triss offre un beau moment de culture.

Avec le récit de Rachel et Sandro, elle tisse patiemment son histoire telle une araignée qui tisse sa toile pour prendre au piège qui viendrait s’y frotter. Elle nous livre une romance sombre aux émotions contradictoires et exacerbées par des personnages qu’on ne sait pas s’il faut les aimer ou les détester. J’ai aimé Sandro comme j’ai détesté son attitude. Attitude qui paradoxalement nous fait aussi craquer pour lui. Sa dominance transperce les pages et vient nous alpaguer, nous aussi, prêtes à nous soumettre. Son langage, son assurance, son arrogance et sa sexytude nous flambent en une micro seconde. On ne peut que comprendre Rachel la pauvre, on se damnerait pour cette gueule d’ange à la perversité des démons. J’ai été touchée par cette femme. On ressent beaucoup d’empathie pour Rachel qui vit aux côtés d’un pervers narcissique et qui a fini par s’oublier tout comme elle en a oublié ses rêves. On ressent aussi que ce n’est pas la seule chose qui la rend si fragile. On se doute, mais l’auteure aime jouer avec nous et laisse la porte bien fermée. Ce n’est pas encore le bon moment. Et en attendant, ce qu’elle donne, c’est de la passion, de la perversité, de la folie, de l’attirance obsessionnelle qui rend vivant ! Qui rend hommage à la beauté telle qu’on la voit de nos propres yeux et à la beauté des plaisirs charnels. Hommage à l’art et à la folie des artistes. Mais aussi s’égarer pour se retrouver, se reconstruire, ressentir et laisser libre sa liberté. Le tout en semant des indices qui vont nous mener sur une fin de tome qui ne m’a pas totalement surprise, mais qui va rajouter une nouvelle couleur à la palette des émotions de ce tableau sombre.

Une romance passionnelle et torturée qui nous bouscule de bien des manières. La trame est ingénieuse, pertinente, immersive, intrigante et très originale. Le choix des lieux, de l’univers, des personnages, que ce soit les principaux tout comme les secondaires, tout est vraiment bien trouvé. Ils sont tous brillamment complexes et bien creusés. Ils sont imaginés de manière à nous montrer des comportements négatifs et sombres, engendrant et véhiculant des comportements nocifs et malsains et leurs répercussions. La plume de l’auteure est très attractive et elle crée à la perfection le paradoxe grandissant entre le côté sombre et cette empathie qu’on peut ressentir, tout comme cette tension sensuelle qui montre crescendo. Une tension qui ne nous laisse pas de marbre avec des mots qui claquent, qui percutent directement la libido et des scènes à se damner pour les vivres à notre tour.

Un romance « pas encore dark » pour ma part, mais une belle ébauche. Surement dans le second tome que j’attends avec impatience et lorsque je vois que le premier est nommé : clarté je me prépare déjà à plonger dans les abysses de l’obscurité. Tout est en place pour… Anna Triss en a dessiné tous les contours, il ne reste plus qu’à les remplir. Mais aura-t-elle la folie des artistes ? Tout comme Sandro qui entretient des liens fous avec son art, que va nous peindre Anna Triss pour clôturer son œuvre ?

Un grand merci aux Editions Black Ink pour m’avoir permis de découvrir cette lecture sombre en service presse numérique.

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Dame Nature est la plus talentueuse des artistes. L’extérieur incarne un musée infini, éternel, composé de milliards de toiles qui se renouvellent plusieurs fois par jour. La signature de cette insaisissable peintresse est inégalable. Nous, humains faussaires, ne pouvons que l’imiter avec nos modestes outils archaïques. Toutefois, les copies les plus réussies ne seront jamais aussi fidèles que les originales.

Le cannabis avive mon esprit créatif. Dans le ciel, je discerne la forme d’un artiste en train d’enlacer et d’embrasser une femme semblable à une sculpture. Une reconstitution nuageuse du tableau de Pygmalion et Galatée, de Gérôme ? Je ne suis pas fan de son style, trop académique pour moi, mais j’encense sa technique.

Ce mythe grec, que j’ai découvert au collège dans un manuel, m’a singulièrement marqué. Pygmalion est un jeune sculpteur qui revendique son célibat. Un jour, il façonne une statue de femme en ivoire dont il tombe éperdument amoureux. Son œuvre est si belle et réaliste qu’elle semble vivante, d’où sa confusion. Cette passion à sens unique est synonyme d’un désespoir abyssal. La déesse de l’amour Aphrodite – ou Vénus, dans la version romaine – touchée par son chagrin, s’en mêle et décide de donner vie à la sculpture. Ainsi, l’artiste Pygmalion et son œuvre Galatée peuvent filer le parfait amour grâce à leur bienfaitrice divine.

Je souris en imaginant ce que certaines de mes créations donneraient si elles prenaient vie sur Terre. Des bêtes difformes dévoreraient les passants. Des couleurs psychédéliques éclabousseraient les nuées chaotiques. Des jeunes femmes nues d’une beauté édénique hypnotiseraient les hommes pour les mener à leur perte après s’être accouplées avec eux, telles des mantes religieuses.

Ce serait tripant, non ?

La nuit paisible éparpille ses ombres dégradées sur le lac. Je traîne, drapé dans ma confortable torpeur. Je me sens maître de l’espace nocturne qui m’environne comme un ensemble iconographique. Les autres ne sont que des éléments anecdotiques du décor que je me suis approprié, des figurants anonymes qui traversent mon tableau grandeur nature. Mon œil paresseux vagabonde sur les constellations qui me surplombent. Je m’amuse à relier les étoiles scintillantes avec le bout de mon doigt afin de créer des motifs arachnéens. Je fais abstraction de mon estomac qui crie famine, de mon dos courbatu et de ma vessie distendue.

Après avoir pissé au bord de l’eau, je rentre à l’appart sur les coups de 22 heures.

Avant de franchir le seuil de la piaule pourrie et mal isolée qu’on partage depuis des années, je sais déjà que mes deux frangins vont me bombarder de questions et me gaver. Et ça ne manque pas… La porte est à peine refermée que la voix bourrue de Raph s’élève dans la cuisine :

— Putain, mais t’étais où, petit couillon ?

L’avis de Carine sur Organic, un roman de Robyne Max Chavalan chez Black Ink Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Organic ‿︵⁺୭‧₊˚✧


Auteur : Robyne Max Chavalan

Genre : Romance

Editions : Black Ink Editions

Ebook : 4.99 €

Broché :

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

OrganiC
Deux faces pour un même cœur.

Côté Pile : Elle. Isadora est avocate pénaliste au barreau international. Sa spécialité ? La défense des criminels. Toutes catégories. Tous calibres. À l’encontre de ses convictions, mais soumise à l’autorité paternelle. Alors la nuit venue, elle devient Miss Hyde, femme sans limite ni tabou, menant l’existence qu’on lui interdit. Elle s’autorise tout et ne se refuse rien, surtout pas Lui.

Côté Face : Lui. Janus est chef de la sécurité à l’Organic, club mondain de la capitale luxembourgeoise, et couverture d’un réseau international de trafic d’organes. Flic d’Interpol en immersion, il s’appelle en réalité Tristan.
Sa spécialité ? Les infiltrations. Tous domaines. Toutes profondeurs. Sans pitié même pour Elle.

Deux faces d’une vérité difficile à démêler, jouant un jeu aussi dangereux que sulfureux. La confiance se gagne, le respect se mérite, mais à qui se fier quand tout s’écroule ?


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

OrganiC… deux faces d’une lecture des plus intenses !

Lorsque j’ai débuté ma lecture, je dois vous avouer que j’ai eu peur. Peur de ne pas accrocher. Peur que les héros soient trop barrés, et pourtant j’aime lorsque cela est barré. Et puis d’un coup, sans crier gare, je me suis fait kidnapper par cette histoire complètement déroutante, addictive, explosive et obsessionnelle ! Une trame complètement dingue qui va aborder, entre autre, un sujet dur et inhumain, ainsi que d’autres thèmes difficiles d’ailleurs, très bien menés avec des personnages tellement imparfaits dans leurs imperfections et dans leurs dualités que cela en est encore plus addictif !

Jeu de dupes, jeu de face à face, face contre face ou de pile ou face … Imaginez tout simplement une pièce qu’on l’on jette pour savoir de quel côté elle va atterrir. Une pièce qui ne cessera de tourner et ne tombera jamais sur le côté pile ou le côté face. Et nous, on passe le roman à la regarder tourner tour à tour en voyant un côté puis trop vite l’autre pour revenir encore. On aimerait poser la main à plat et l’arrêter pour prendre le temps d’analyser les deux faces, mais…. Non. Nous sommes comme obnubilé par ce que l’on découvre tour à tour. Obnubiler par les tourne vire des situations. Obnubiler par une obsession qui va devenir aussi la nôtre. Elle. Lui. Eux…

Côté pile, Maître Isadora Cambor, avocate, est une vraie tueuse du barreau. Elle suit les traces de son père, soumise à sa manière de voir la justice, à coup de billets de banque. Qu’importe que leurs clients soient coupables, et d’ailleurs ils le sont dans tous les cas puisque, le cabinet familial dans lequel elle exerce, est spécialisé dans la défense des gros bonnets du crime. Ce sont tous des pourris auxquels le cabinet offre des services sur mesure avec lesquels elle perd chaque jour un peu plus de son âme. D’une froideur glaciale, austère, Isadora se cache derrière un masque qui n’est pas celle qu’elle aimerait être, car derrière sa façade lisse de petite bourgeoise, s’infiltre comme un poison, tout son désespoir. Alors, la nuit venue, on découvre une autre face, celle de Miss Hyde. Libérée, téméraire, chaude comme la braise, faisant fi de tous les interdits, elle devient le fantasme de sa propre vie… Se cacher pour exister… Mais lorsque le côté pile, se mêle au côté face, face à face avec les deux faces de son client, Maître Isadora se retrouve déstabilisée pour la première fois de sa vie. Janus Grégor… Attirée et obnubilée par cet homme, il va devenir son obsession… Une obsession qui causera sûrement sa perte. Tout comme elle, pourrait elle, lui causer la sienne. Janus est sans pitié. Son but, ce n’est pas elle. Même si elle le fascine et qu’elle l’obsède, même s’il veut la posséder tout comme elle souhaite le posséder. Il n’a qu’un seul objectif et elle n’en fait pas partie…

Robyne Max Chavalan ne va pas faire dans la dentelle avec son récit. Il est noir, angoissant, palpitant époustouflant ! Toutes les émotions y passent et lorsqu’on le referme, on ne peut que ce dire une chose. OrganiC est une tuerie ! Sa plume est hautement addictive et d’une intensité qui va parfaitement avec la trame qui surfe en fond d’intrigue sur un fléau réel qui apporte encore plus de poigne au roman. Où est le bien ? Où est le mal lorsque cela est pour un bien ? Où est la morale dans tout cela… sa propre morale. A-t-on un seuil de limite ? Que ferions-nous à leur place ? Face à leurs choix et leurs réactions ? Face à l’injustice de cette justice. Robyne Max Chavalan ne va pas faire réfléchir que nos héros. Non. La réflexion ne nous quitte pas tout au long de notre lecture, et ce, sur plusieurs thèmes qui seront abordés et qui vont malmener notre palpitant de bien des manières. Je suis ressortie de ma lecture complètement chamboulée, émue et bouleversée. J’ai même versé ma larme. Elle me hante encore… Je dois vous avouer que certaines scènes s’ancrent complètement en nous et impossible de les oublier.

Une romance magnifiquement construite autour de la psychologie des personnages décrite avec pertinence et qui est menée avec brio. Elle sera d’ailleurs le point fort de ce roman sombre et sulfureux. Le tout guidé par leurs convictions et leurs oppositions qui va les rendre borderline dans leurs actes, leurs choix, prêt à tout pour arriver à leur fin, sauver ce qui peut l’être encore quitte à s’avilir eux-mêmes encore plus qu’ils ne le sont déjà. Prêts à des sacrifices qui vont nous toucher autant que nous décevoir. Des héros qui vont nous faire souffrir à leur manière, nous émouvoir très fortement, mais qu’on va aussi détester bien souvent. Un paradoxe de fou pour une romance de malade écrite sans filtre, qui m’a éprouvée à ne nombreuses reprises.

Une histoire d’amour forte, obsessionnelle, intense dans un jeu de dupes, de faux-semblants et de rebondissements qui nous tiennent en haleine et que l’on dévore en laissant nos tripes à terre et notre cœur fracassé sur ses deux faces.

Un grand merci à Black Ink Éditions pour m’avoir permis de découvrir une nouvelle pépite livresque en service presse numérique.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Qu’est-ce qu’une obsession ?

Une obsession est une idée, une image, un mot qui s’impose à l’esprit sans relâche.

Je peux affirmer sans aucun doute possible que, dans ce cas, je suis gravement atteinte. Je dors en pensant à Janus Gregor. Je me lève en pensant à Janus Gregor. Je travaille, mange et parle avec en tête le portrait de Janus Gregor. Toute la sainte journée, j’ai la vision de son corps tendu dans les affres du plaisir, gravée dans la rétine. De sa stupéfaction lorsque j’ai léché mes doigts en le défiant, et de combien je me suis sentie puissante à cette minute.

Ce pur shoot d’excitation m’a permis de passer le reste de la soirée en l’ignorant de la plus superbe des façons.

Est-ce que je l’ai oublié ensuite ?

Non.

Bien au contraire. J’ai l’irrémédiable envie de recommencer. Et cela dure depuis trois mois.

Oui, quatre-vingt-dix jours que je le suis, le poursuis, le harcèle. Disons plutôt que Miss Hyde le harcèle. Maître Isadora se doit de rester irréprochable. Et c’est bien là tout le problème, parce qu’à l’inverse, plus Janus rencontre Miss Hyde et la repousse, plus j’ai l’impression qu’il s’accroche à l’idée d’une histoire avec Maître Isadora.

Nous nous cherchons, nous télescopons, nous influençons quelque part avec cette conscience aiguë que l’autre n’est pas totalement celui qu’il prétend être.

L’obsession encore une fois.

Terrible et implacable.

Qui ne vous quitte jamais….

L’avis de Carine sur One Kiss, un roman de Lindsey-T chez Black Ink Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ One Kiss ‿︵⁺୭‧₊˚✧


Auteur : Lindsey – T

Genre : Romance

Editions : Black Ink Editions

Ebook : 4.99 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

«  On s’embrasse, et puis c’est tout ! On est d’accord là-dessus, hein ? — Tu crois que ça va suffire ? me demande-t-il. (…) Je fais quoi de mes mains ? — Tes… mains ? Qu’est-ce que tu veux dire ? — Oui, mes mains. Tu sais, les trucs au bout de mes bras, ironise-t-il. Je dois les poser où pendant que je… pardon… que tu m’embrasses ? (…) Sur tes seins ? — Parce que toi, quand tu embrasses une fille pour la première fois, tu lui tripotes direct la poitrine ? » 

Embrasser mon ex-beau-frère. Ça, c’est l’idée du siècle qu’a trouvée ma meilleure amie pour me le sortir de la tête. Eh oui, je craque désespérément pour le frère de mon ex. Précision : je l’ai toujours détesté, il m’a toujours détestée. Pourtant, ce soir, on en est là, lui et moi. Parce que malheureusement, il est beau, sulfureux, tellement sexy, et en plus il est vétérinaire… Un baiser. Un seul baiser censé me débarrasser de ce fantasme malsain ! Cela semblait être une bonne idée, sur le papier. Dans le vrai monde, c’est une idée pourrie. Et si après l’avoir embrassé, moi, Cléo, je déclarais mon obsession pour Sevan officiellement renforcée ? Pitié, non…


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

One Kiss ou quand un livre devient… explosif !

J’ai littéralement dévoré ce roman, impossible de le poser une fois commencé. Moi qui avais besoin d’une lecture pétillante et addictive, j’ai vraiment ouvert cette petite perle au bon moment.

Parfois, il suffit d’un baiser, un seul… One Kiss et puis c’est tout ! Mais, pour se dire quoi ? Une fois et puis c’est tout, cela suffit-il pour ne pas recommencer ? Une fois et puis c’est tout pour savoir que pour tomber amoureux, il n’en faut pas plus ? Une fois et puis c’est tout, pour avoir envie de plus ? Ce défi était bien stupide… ou pas. Cléo est encore plus perdu qu’avant après ce baiser qui lui ouvre les portes des sensations bien différentes de celles qu’elle a connues jusqu’alors et de nouvelles possibilités… L’expérience menée sur son « ex-beau-frère » a lamentablement échoué… Cléo n’a qu’une seule envie… Recommencer. Décidément, crusher sur le frère de son ex qu’on détestait y a peu encore est la pire des idées, surtout quand ce dernier la juge comme une petite provinciale coincée et qu’il l’aime se jouer d’elle… beaucoup se jouer d’elle…

Avec One Kiss, Lindsey T nous offre une sublime romance pleine de peps avec laquelle on ne peut que passer un superbe moment de lecture. C’est à la fois frais, addictif et chaud caliente ! Oui un vent de Sirocco souffle sur Paris ! Un vent violent, sec et très… très chaud qui va ravager vos petites culottes. Un vent qu’on pourrait aisément rebaptiser Sevan…  

Sevan, notre beau vétérinaire sexy, connard de première aux doigts magiques qui sait aussi se montrer sympa… quand il veut. La belle Cléo l’amuse, mais hors de question qu’elle fasse les girouettes. Elle veut jouer ? Il est partant, mais sans Joker ! Pour Cléo qui est pleine de principes, ce n’est pas facile de résister à ce Don Juan qui ne cesse de se retrouver sur son chemin et qui collectionne les filles à foison sans pour autant s’en encombrer plus d’une nuit. Les principes lui, il ne connait pas et s’en tape comme de l’an quarante. Il aime vivre au jour le jour et prendre le plaisir comme il vient. Il est bien connu que là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir, alors ne nous gênons surtout pas ! Cléo, il ne veut pas l’épouser non plus, alors qu’importe s’ils doivent s’amuser un peu ensemble. Sauf que la petite brunette, est complètement perdue et partagée entre cette tension sexuelle malsaine qui ne la quitte pas en présence du sexy Sevan et, son chagrin post-rupture de la non-présence de son frère Lorik. D’autant plus que contrairement à Lorik qui l’évite, Sevan ne cesse de la pousser dans ses retranchements. Il la pousse, mais aussi la défie. Il la met face au miroir qu’est sa vie qu’elle brime de ses principes. Succombera-t-elle comme les autres ? Sera-t-elle la fille de plus à son tableau de chasse ou peut-elle espérer plus ? Pas de sentiments… Cela avait l’air simple, sauf lorsqu’on est une grande romantique et que les papillons s’invitent au programme. Jouer dans la court des grands n’était vraiment pas fait pour elle….

Sevan et Cléo, deux personnages complètement addictifs à la lecture, mais aussi l’un pour l’autre ! Même si pour Cléo, il faudra attendre la seconde partie pour qu’elle soit moins dans la retenue. Son évolution est en parfaite adéquation avec son personnage et ses prises de conscience sont vraiment agréables à découvrir. Elle est très touchante et on ne peut que s’attacher à cette jeune femme qui évolue dans une sphère qui n’est pas la sienne. La tension qui les anime est électrique, mais elle a aussi ce petit mélange d’humour qui rend les situations drôles, parfois même dans des moments qui ne s’y prêtent pas et ce, pour notre plus grand bonheur.

Avec One Kiss, j’ai pris un plaisir fou de retrouver la plume de Lindsey T. Toujours aussi fluide, divertissante, bien imagée et sexy en diable. Elle nous emporte et nous immerge complètement dans un récit drôle, captivant et très prenant alors qu’il n’y a pas de gros suspense. C’est pour dire que tout y est vraiment entrainant et très intense. Les échanges entre nos protagonistes et leurs réparties sont extrêmement bien menées que ce soit dans le plaisir, la colère ou encore les scènes sensuelles écrites avec gourmandise et originalité. Leurs joutes sont tout simplement du grand Lindsey T. Pleines de piquants et de mordants dans un mélange qui navigue entre la tendresse et l’intensité des émotions à l’image des caractères explosifs et hauts en couleurs des protagonistes. Tous les ingrédients sont là pour passer un excellent moment de lecture dans laquelle l’auteure nous happe dès les premières lignes avec le sourire qui d’emblée, nous fait aussi une belle envolée de papillons dans le bide. Car on sait, dès le prologue, que cette lecture va être de la bombe !

Un grand merci à Black Ink Éditions pour m’avoir permis de découvrir cette nouvelle pépite de Lindsey T.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Ce soir, j’ai donc décidé de prendre le taureau par les cornes. Combattre le feu par le feu. L’envie d’embrasser Sevan par le fait de l’embrasser. Il a dit oui à mon étrange marché, avec son éternel air désinvolte, comme s’il se foutait de tout. Y compris de poser sa bouche sur celle de l’ex-copine de son frère.

Je m’efforce d’expirer lentement, puis humecte mes lèvres. Sevan demeure immobile, attentif à chacun de mes gestes.

— Bon… je crois que le moment est venu, non ? Donc, c’est moi qui commence. Toi, tu ne bouges pas !

Je le considère comme je calculerais mes appuis avant de me lancer sur la piste du triple saut en me demandant comment je vais éviter de mordre la planche. C’est le premier homme que j’embrasse depuis Lorik…

Mais tout ce qui m’importe en cet instant, c’est qu’il est grand. Je mate le bout de mes sneakers, puis le menton ombré d’une barbe naissante de Sevan.

— Je pourrais peut-être juste me hisser sur la pointe des pieds, mais ça va être compliqué pour moi de tenir la position. Et ça sera clairement inconfortable. Or, si on ne veut pas fausser l’expérience, on ne doit pas accentuer le côté inconfortable, non ?

Je ne peux retenir un rire de gorge super gênant, et j’ai envie de me gifler pour ça quand Sevan hausse un sourcil, avant de lâcher :

— Je fais quoi de mes mains ?

Je cille, surprise.

— Tes… mains ? Qu’est-ce que tu veux dire ?

L’air trop sérieux de Sevan ne me convainc pas. Ma jauge de méfiance remonte en flèche.

— Oui, mes mains. Tu sais, les trucs au bout de mes bras, ironise-t-il. Je dois les poser où pendant que je… pardon… que tu m’embrasses ?

Je ne relève pas la pique de Sevan et j’ouvre de grands yeux. Je n’avais pas pensé à ça. Pas le temps de réfléchir, il devance mes hésitations.

— Je les pose là ? me demande-t-il en fixant mes hanches.

Joignant le geste à la parole, il détache sa main droite du comptoir pour envelopper ma taille. La chaleur de sa peau se communique à moi à travers le tissu trop fin de ma robe et aussitôt, mon bas-ventre s’embrase. Je me tortille pour éteindre l’incendie.

— Non ! Je ne crois pas que ça soit une bonne idée !

— Sur tes seins ?

Je redresse brusquement la tête pour me confronter au retour du demi-sourire moqueur. Sevan arbore son air le plus innocent, et hausse les épaules.

— J’aurai essayé…

L’avis de Carine sur Black Haters Tome 2 : Vérité, un roman de Manon Donaldson chez Black Ink Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Black Haters ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Tome 2/2 : Vérité
Auteur : Manon Donaldson

Genre : Romance Dystopique

Editions : Black Ink Editions

Ebook : 4.99 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Deux êtres que tout oppose et dont le destin est étroitement lié.

Nellyanna ouvre les yeux sur cette vérité qu’elle a tant voulu connaître. Lander, lui, se fait violence pour ne pas intervenir alors que sa douce évolue dans le chaos.

Les complots se dévoilent, les masques tombent, le danger rôde.

Et si elle était la pièce maîtresse de la vaste partie d’échecs que disputent les Élitaires et les Black Haters ? Si elle seule pouvait en changer l’issue ? Jusqu’où serait-elle prête à aller pour protéger ceux qu’elle aime ? La réponse lui apparaît évidente. Une certitude qui enfle : plus rien ne l’arrêterait désormais.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚

Vérité…. Nellyanna va devoir ouvrir les yeux sur cette vérité bien malgré elle… Mais qu’elle est-elle ? Et si chacun pensait détenir sa propre vérité ? Et si cette vérité avait un prix ?

Nellyanna va se réveiller dans un monde qu’elle ne reconnait plus… Privée une fois de plus de son libre arbitre, elle va devoir user de courage pour s’en sortir et reprendre sa place parmi les siens, si cela est encore possible… Lander lui, se voit dans l’obligation de laisser venir les choses pour Nelly, et ce, malgré ce qu’elle subit. La Cause est tout ce qui compte et rien ne doit venir interférer… Rien ni personne… Vraiment ? Entre les plans machiavéliques, la confrontation des castes, les trahisons, les déceptions et la rébellion, ce second tome nous apporte un florilège de rebondissements et d’émotions qui ne manquent pas de nous tenir en haleine sous un doux parfum de révolte intérieure.

Avec Black Haters : Vérité, Manon Donaldson clôture là une sublime dystopie rondement menée. J’ai attendu ce second tome avec une certaine frénésie. Je trépignais, ne pouvant pas attendre pour lire la suite et paradoxalement, j’avais peur de la manière dont l’auteure allait aborder cette suite. Suite qui sans aucun doute, a tenu toutes ses promesses. Je l’ai dévorée, dégustée même selon les chapitres… Des chapitres qui se succèdent dans une trame qui ne cesse de prendre de nouveaux tournants, sans non plus que l’on soit noyés dans un flot d’évènements qui pourrait nous faire perdre le fil. Une suite oppressante qui ne laisse pas de place à l’ennui et à aucun moment malgré le nombre conséquent de pages. Un récit fort et plein de valeurs que Nellyanna et Lander portent à bout de bras de leurs convictions pour que chacun puisse un jour apporter sa propre touche de couleur au monde.

Manon Donaldson a une belle faculté à faire ressortir les émotions de nos héros, qu’on les aime ou pas d’ailleurs, car la folie des « méchants » est tout aussi dingue à comprendre et à ressentir que le reste. Elle nous laisse à chaque fois le temps de s’adapter, d’imaginer, de réfléchir et de se poser les bonnes questions. Qui ? Pourquoi ? Et si ? Des questions dont les réponses ne peuvent se trouver entre les lignes pour certaines, car elles ne peuvent être que les résultats de l’évolution de notre héroïne et de ses choix. Pour d’autres qui se devinent plus facilement, cela n’entache en rien l’évolution du récit. Au contraire, on va encore plus à s’en poser pour comprendre le pourquoi de ce comment, même si le maitre mot reste inéluctablement » Le pouvoir «. 

Sa plume devient plus sombre dans ce second tome, mais elle n’en reste pas moins très addictive et surtout très imagée, au point de vraiment être en immersion parfaite dans le paysage. Mais ce que je retiens le plus, c’est la manière dont elle a tout abordé avec beaucoup de dialogues et de remises en question intérieures. Cette maitrise est un point très fort du roman qui ne va pas être une question de force physique, mais mentale guidée par leurs idéaux démocratique. Une force que Nellyanna puise chaque jour un peu plus sous le regard fier de Lander qui a tout de suite vu cette guerrière en elle, et la conduit sur le chemin de son destin, prête à s’y sacrifier au nom de sa cause et particulièrement, au nom de la liberté de tous. Une héroïne avec sa force, mais aussi ses faiblesses, mais pardessus tout, une héroïne qui se veut libre de ses choix, de ses pensées et de ses opinions de femme. Une héroïne que l’on découvre en même temps qu’elle se découvre elle-même, avançant un pas après l’autre avec intelligence, guidée par son instinct et son envie de croire en un monde meilleur pour ceux qu’elle l’aime. Un personnage touchant et bouleversant pour lequel on aimerait prendre les armes et se révolter à notre tour pour venger tout ce qu’on lui fait subir…

Mais la question que l’on se pose de bout en bout est tout de même ce que sera le plus important aux yeux de notre beau Lander pour lequel on fond littéralement. Est-il prêt à sacrifier sa Cause au nom de son amour pour Nellyanna ? Quels vont êtres justement ses propres choix à lui l’heure venue ? La tension entre nos protagonistes est merveilleuse ! Ils illuminent ce récit sombre. Ils s’attirent indéniablement et leurs sentiments ne laissent aucun doute, mais… pourront-ils avoir un avenir ? Nellyanna et Lander seraient-ils des amants maudits au nom de leur Cause ?

Black Haters est une excellente dystopie qui ne laisse aucun répit de lecture grâce à ses personnages attachants et à son intrigue qui ne manque pas de se jouer de nous. Un roman qui nous happe et nous fait passer par tous les stades émotions, mais surtout, un roman qui ne laisse pas indifférent et donne à réfléchir où se mêlent l’amour, le pouvoir, la violence, sans oublier la tristesse qui nous fend le cœur de bien de manières. Un roman saisissant, pourvu de rebondissements qui ne permettent aucun ennui et qui le rendent fascinant !

Un grand merci à Black Ink Editions pour m’avoir permis de découvrir cette sublime histoire en service presse numérique.

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

N’avez-vous jamais eu l’impression que le monde dans lequel vous vous êtes réveillé n’avait plus rien à voir avec celui dans lequel vous avez trouvé le sommeil ? Comme si vous aviez le sentiment d’avoir été happé et d’être toujours en plein cauchemar. On m’a kidnappée, volé mon existence et enfermée en me privant de mon libre arbitre comme de bien d’autres choses. On m’a coincée et on me soumet au chantage depuis. On me menace de m’arracher à ma vie en laissant se balancer au-dessus de ma tête cette épée de Damoclès. On s’attend à ce que je courbe l’échine dès que l’on brandit la menace sous mon nez. Et je me suis exécutée à plusieurs reprises pour protéger ce que j’avais de plus cher à mes yeux. J’ai plié les genoux, effectué des courbettes dans le but de m’attirer leurs faveurs… mais plus maintenant. J’en ai fini avec eux et j’ai bien l’intention de renverser la vapeur. Je compte récupérer mes droits, ma vie et tout ce que je juge qu’on m’a arraché. Je vais faire plus que cela, plus que simplement récupérer. Oui, je vais me venger. Tuer, et reprendre ce qui me revient de droit. Gare à celui qui tentera de se mettre sur mon chemin. Rien n’est plus dangereux que celui à qui vous avez tout pris et qui n’a plus rien à perdre. Rien n’est plus dangereux que moi au final…

L’auto-édition à l’honneur avec Paulyne Klaire


Hello les étoiles, pour notre rubrique Jeudi-auto-édition, la team vous propose de faire connaissance avec nouvelle auteure, Paulyne Klaire, qui depuis sa première sortie en juillet 2020 avec : Juste une fleur de toi, n’a cessé d’écrire et encore écrire. Sa folie est démesurée et ses idées fusent à tout bout de champs.

Mais qui est Paulyne Klaire ?

𒈝 Le jeudi auto-édition consacré à Paulyne Klaire 𒈝

Auteure native de la Champagne, Paulyne a débuté comme chroniqueuse littéraire pour ensuite s’aventurer dans le monde des auteurs.

Ses histoires se déroulent en France et ont toutes des sujets peu communs. Elles parlent d’amour, d’espoirs et de trahisons agrémentées d’érotismes et de charnels en mettant en avant des personnages aux personnalités très affirmées.

Sa nature lui fait faire le choix de l’auto-édition. Libre comme l’air, d’écrire ce qu’elle veut, comme elle le veut et dans les temps qu’elle le souhaite. Mais jamais sans ses Bêtas formidables qui sans elles, ses histoires auraient une toute autre saveur.

Grande passionnée de livres, de la romance à l’humour, elle vogue sur les pages telle une dentelière. Son premier roman Juste une fleur de toi fera un carton et de là va suivre plusieurs autres titres que je vous invite à découvrir.

Juillet 2020

Juste une fleur de toi

Résumé :

La vie est pleine de surprises et celle-ci arrive toujours où on l’attend le moins.
Alors que Kate est sortie de l’enfer, elle se reconstruit auprès de sa famille et de son petit ami Samuel.

Ce jeune couple arrivera-t-il à faire face aux assauts de Paul, cette âme perdue revenue sans prévenir ?!

Kate devra choisir entre son passé et son avenir. Les choix qu’elle fera seront décisifs pour celui qui fut l’amour de sa vie.

Entre passion, haine, colère et dévotion, Kate et Samuel seront les témoins d’une folie que personne n’aurait laissé présager.

Octobre 2020

Paulyne revient déjà avec un roman FF

Femmes de Feu une romance originale, qui sort des sentiers battus et qui réserve beaucoup de surprises. 

Résumé :

En couple avec Mona depuis deux ans, nous sommes heureuses autant dans nos vies personnelles que professionnelles. Notre loisir hors du commun nous comble d’un bonheur exaltant que peu de personnes peuvent connaître. L’ Ambre, ce lieu emblématique aux charmes indéniables sera l’exutoire de nos envies les plus folles. Mais en rencontrant Albin, le patron de l’ Ambre, ce lieu restera t-il un havre de paix ou deviendra t-il notre pire cauchemar ?

Décembre 2020

Romane

Une belle histoire d’amour faite de non dit, de quiproquos, de découverte de soi qui se déroule dans les Vosges natales de l’auteure.

Résumé :

La vie n’est pas faite que de désillusions, elle offre aussi de jolies perspectives. Je m’appelle Roane, je suis un homme de la forêt, un bûcheron sculpteur et durant cette soirée d’hiver en plein cœur d’une auberge, j’ai rencontré celle qui allait hanter mes pensées. Sa fraîcheur, sa voix et sa façon de jouer de sa guitare ont fait de moi un homme heureux l’espace d’un instant. Puis elle est partie sans un bruit me laissant dans l’interrogation de son identité. Tout ce que je connais d’elle est son prénom : Romane.

Février 2021

Juste une vie sans toi: spin off de Paul

Résumé :

Je ne suis pas un mec bien. Je dirais même que la plupart des gens me déteste sauf que j’en ai rien à foutre car tout coule sur mon indifférence. J’ai la haine contre Kate et sa famille, je suis plutôt rancunier et je peux affirmer que ma vengeance sera à la hauteur de ma douleur et de ma déception.Ma vie n’est et ne sera jamais rose, facile ou même normale. Que me réserve le destin ? Vais-je surmonter ce traumatisme qui m’a rendu solitaire, incontrôlable et insaisissable ?Le pardon sera-t-il ma délivrance ?

Mars 2021 Romy

Une histoire de courage, d’abnégation, d’espoir, de nouveau départ, d’amour et de destin.

Résumé :

Parfois, la vie vous trouble, vous choque ou vous donne une belle leçon. Romy va connaître cette dernière dans la plus grande souffrance. Jolann, son compagnon est de ceux qui sont patients, gentils, empathiques et le plus souvent les grands blessés moralement. Le combo du malheur subit par Romy et la détresse de Jolann fera de leur histoire un drame mélangé a de l’amour refoulé. Leur couple est-il fait pour durer ? Qu’adviendra t-il de leur histoire si aucun signe du destin ne vient à leur aide ?

Et quand il y en a plus… il y en a encore !

Paulyne revient très bientôt !

Juin 2021

Alone Dark Romance

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L’avis de Carine sur Arrogant Highlander, un roman de Mina Zadig chez Addictives Editions.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Arrogant Highlander ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Auteur : Mina Zadig

Genre : Romance

Editions : Addictives

Ebook : 4.99 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

L’embrasser ou l’insulter ?

Adèle a toujours rêvé de visiter l’Écosse, mais pas dans ces conditions ! Elle est convoquée par un notaire pour l’héritage d’un grand-père qu’elle n’a jamais connu, sa voiture la lâche sous la pluie, et c’est trempée qu’elle se vautre en plein milieu d’un pub devant une dizaine de Highlanders hilares…
Le pire dans tout ça ? L’un d’eux, Fyfe, aussi sexy qu’arrogant, lui offre un baiser brûlant et passionné en pleine nuit, au détour d’un couloir. Il réveille en elle un désir aussi puissant que nouveau, et la jeune femme doit lutter pour ne pas y céder.
Le lendemain, Adèle reçoit en héritage le domaine de son grand-père, où vivent Fyfe et ses amis. Si elle vend, ils perdent tout. Si elle le garde, elle doit changer de vie !
Le choix demande réflexion, mais impossible de se concentrer quand Fyfe la trouble, la taquine, l’exaspère, lui donne envie de plus, toujours plus…
Est-elle prête à succomber au charme du Highlander ?

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Arrogant Highlander, un sublime voyage livresque que j’ai dévoré d’une traite et dans lequel le mythe du kilt ne vous laissera pas indifférentes ! Alors, caleçon ou pas caleçon ?

Ce sera aussi la question que va se poser Adèle lorsqu’à son arrivée, plus que mouvementée en Écosse, elle va se retrouver devant la plus belle triplette d’hommes qui soit… tous en kilt. Enfin? se retrouver face est vite dit, je dirai plutôt « s’étaler »comme une serpillère bien imbibée devant une belle triplette en kilt. Et elle ne sera pas au bout de ses surprises en ce qui concerne ces trois énergumènes plus particulièrement, l’un d’entre eux, Fyfe. Mais Adèle n’est pas en Écosse pour passer du bon temps, même si elle a toujours rêvé de visiter ces Highlands à la beauté majestueuse et de découvrir enfin ce que porte les écossais sous leurs jupettes bigarrées. Non. Cette dernière a rendez-vous avec le notaire du coin pour en savoir plus sur l’héritage d’un grand-père dont elle ne connaissait même pas l’existence il y a peu encore. Dommage… pour cette jeune fille qui n’a personne hormis une vieille tante aigrie qui l’a néanmoins élevée. C’est une déception de plus dans sa vie. Elle qui n’a plus personne, aurait aimé connaître cet homme. Elle espère d’ailleurs de ce rendez-vous plus qu’un héritage pécuniaire… Ce qu’elle aimerait trouver, sont justement, des souvenirs et des images auxquelles se raccrocher dans cette vie qui ne l’a pas gâtée jusqu’alors et l’a privé d’une vraie famille dont elle a toujours manqué. Adèle est une jeune fille qui n’est pas très sûre d’elle, elle doute d’être à la hauteur pour tout. Pourtant, face à notre triplette Écossaise, elle ne manque pas de répondant et se découvre une autre facette d’elle… Peut-être celle qu’elle a toujours rêvé d’être ?

Avec Arrogant Highlander, Mina Zadig nous offre une lecture très rafraîchissante, pleine de peps et apporte un magnifique message sur la reconstruction de soi. J’ai tellement aimé sa manière de faire évoluer les personnages, et plus particulièrement, Adèle qui va sortir complètement de sa chrysalide en se prenant en main lors de ce voyage. Ce personnage est vraiment très bien travaillé et l’évolution est parfaite. Dès le départ déjà de par le choix de son métier, on ressent un décalage avec le personnage. Elle paraît coincée, neutre, effacée et pourtant… la vraie Adèle ne demande qu’à exploser au grand jour, mais comment le faire lorsqu’on ne sait plus vraiment qui on est ? À quoi on aspire et où l’on veut vivre. Adèle est perdue et son Ex n’y est pas étranger, tout comme sa vieille tante qui l’a élevée, brimant sa personnalité et lui faisant sentir qu’elle n’est qu’un boulet qu’on lui aurait imposé. Mais face à Fyfe, elle devient une autre. Il la voit, elle. Il est même obnubilé par cette femme qui ne correspond nullement à ses goûts et qui pourtant l’attire, l’intrigue même, fortement. Rien ne colle chez elle. Elle peut être le feu comme la glace. Belle et hyper sexy. Elle se cache sous des vêtements informes qu’il aimerait bien arracher pour découvrir ce qu’elle dérobe à ses yeux. Sûre d’elle et pleine de réparties, elle peut se retrouver la minute d’après aussi perdue qu’une petite souris… qu’il aimerait protéger alors qu’elle le fait sortir de ses gongs et que surtout, c’est loin d’être dans ses habitudes, lui le coureur de jupons ! D’ailleurs, qui sort de ses gongs le plus ? Cela en est presque devenu un combat récurent entre eux de par leur attirance très forte qu’ils ne maitrisent pas. Et un combat dont on se délecte autant que Hamish et Fark. Il ne nous manquait que le pop-corn !

Que dire de Fyfe… Soupir… re soupir… encore soupir… mouais soupir jusqu’à demain même, car nous ne somme pas Adèle malheureusement… Hum… Zut je soupire encore… oups. Cet homme est le héros de romance par excellence. J’ai tout aimé en lui ! Il est la perfection même du Highlander dont on rêve toutes sans tomber dans le cliché, y compris celui du kilt 😉 Cet homme est torride, chaud comme la braise et en même temps, il dégage ce côté torturé et sensible qui ne laisse pas indifférent. Il va pousser notre belle Adèle dans ses retranchements comme, elle le poussera dans les siens. Malheureusement, Adèle ne veut plus que personne ne lui dicte sa conduite et veut prendre le temps de se trouver et cela, elle ne peut le faire que seule. Alors, peuvent-ils avoir un avenir ensemble ? Elle qui tient dans ses mains aussi l’héritage qui pourrait lui faire tout perdre à lui comme à ses amis ? Comment séparer ce qui les unit alors qu’en même temps cela peut les désunir ? Et puis, comment faire lorsqu’on a un coup de foudre pour un homme aussi buté, aussi arrogant, mais aussi pour une ville et ses habitants ? Une famille…. Celle du cœur… Après tout n’est-elle pas à moitié Écossaise elle aussi ? Pourrait-elle y faire sa place ou doit elle tout vendre et repartir en France ?

Mina Zadig nous emporte dans une belle histoire très addictive dans laquelle elle jongle à la perfection avec nos émotions, mais aussi avec de l’humour qu’elle intègre parfaitement au récit au milieu des rebondissements. Un récit que je ne peux que vous conseiller à mon tour, car au-delà d’une simple romance rafraîchissante, mais aussi très sensuelle, il y a beaucoup plus que ça. Il y a de la profondeur de ces sujets abordés qui touchent. Il y a les apparences qui parfois sont trompeuses, il faut gratter pour découvrir le cœur des gens, et cela n’a pas de prix. Il y a également tous les personnages qui sont plus qu’attachants dans cette romance, au point qu’on aimerait même avoir un tome pour chacun d’entre eux. Puis, il y a le « fantôme du manoir » qu’on aime aussi sans le connaître. Celui qui réunit tout ce beau monde. Celui pour lequel, on va verser notre petite larme. Celui qu’on aurait aimé tant connaître, nous aussi… Et puis il a Adèle, Fyfe, Hamish et Fark… et bien d’autres encore 😉

Un grand merci aux Éditions Addictives pour m’avoir permis de découvrir ce roman en service presse numérique. Merci à Mina Zadig pour cette belle lecture qui réchauffe les coeurs.

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

– Haaa !
Pourquoi ça crie ? Merde, je crois que je viens de heurter quelqu’un. Mais qui peut bien se balader dans les couloirs au beau milieu de la nuit ? J’ai ma réponse quand je baisse les yeux et que je la découvre par terre. Je réalise que c’est encore la petite Française qui vient de finir étalée sur le sol.
Je ne peux pas m’en empêcher et j’éclate de rire alors qu’elle grogne et se relève avec beaucoup de difficultés.
– Je croyais que les Écossais étaient gentils mais je dois me rendre à l’évidence, ça ne concerne que certains d’entre vous, grommelle-t-elle avec irritation et en se frottant le postérieur.
– Qu’est-ce que j’y peux si tu ne tiens pas sur tes pieds, ma belle ? je la nargue. Je te signale que c’est la deuxième fois que tu t’étales devant moi.
– Pauvre crétin, crache-t-elle en français.
– Ce n’est pas la peine de m’insulter, objecté-je, agacé.
– Vous pourriez au moins vous excuser, non ?
– Pourquoi ? Parce que tu passes ton temps le cul par terre ? rétorqué-je avec une envie monumentale de la faire taire.
– Oh… Espèce de…
– De quoi ?
– Et je ne suis pas votre belle. Gardez vos familiarités pour d’autres, s’indigne-t-elle.
– T’appeler « ma belle » est une familiarité ?
Je me marre. Je sais que je devrais gagner ma chambre. Je vais déraper, je le sens. Mais merde, la meuf que j’ai sous les yeux n’a plus rien à voir avec celle de tout à l’heure ! Ses cheveux blonds lui arrivent presque au bas du dos et le haut de son pyjama laisse entrevoir une paire de seins dont les bouts pointent à travers le tissu. Elle est carrément bandante et je crois que je disjoncte.
– J’ai carrément envie de t’embrasser… ma belle, lui susurré-je.

***

Arrogant Highlander, de Mina Zadig, histoire intégrale.

L’avis de Carine sur Nos âmes Louves #1 : Dans le noir, un roman de Juliette Pierce chez Black Ink Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Nos âmes louves ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Titre : Dans le noir 1/2

Auteure : Juliette Pierce

Genre : Romance Bit-lit

Editions : Black Ink Editions

Collection : Fantas’ink

Ebook : 4.99 €

Broché : 17.00€

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Freya vit avec sa meute dans les forêts glaciales de Norvège. Maudite par les dieux nordiques, elle est incapable de se transformer en louve. Contre toute attente, le beau Caïn, héritier d’une puissante meute rivale, devient son allié. Mais leur relation bascule lors d’une terrible nuit qui la force à s’enfuir et abandonner les siens.
Comme si être une demi-louve ne suffisait pas, la mort de sa mère, son alpha, ne lui laisse pas le choix. Elle doit retourner sur ses terres, affronter Caïn et prendre les rênes de sa meute.
Résolue à suivre sa destinée, Freya voit sa détermination faillir lorsqu’un alpha à l’aura ténébreuse débarque en ville pour lui proposer un mystérieux pacte. L’encre sur sa peau l’hypnotise plus que de raison et elle perd pied.
Tiraillée entre son cœur et son destin, elle remet tout en question. Les dieux nordiques l’ont déjà privée de sa nature de loup ; seraient-ils capables de la précipiter vers sa chute ? Aujourd’hui, ils la mettent en garde : certaines passions finissent dans le sang.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Avec Nos Âmes louves, j’ai pris un risque livresque en sortant de ma zone de confort, car c’est mon premier Bit-lit. Je ne pensais pas pouvoir être fan de ce genre auquel je ne me suis jamais trop intéressée. Mais connaissant la plume de l’auteure à laquelle j’adhère beaucoup dans la romance, je ne pouvais que me laisser tenter, en croisant les doigts très forts que cela me plaise. Et puis comment ne pas craquer face à cette cover qui est un appel à la lecture ? Pari réussi sans aucun doute, pour cette grande première, mieux vaut tard que jamais comme on dit, et c’est avec un plaisir non feint que je vous donne mon avis.

Freya est une Skyk, maudite par les dieux, elle ne peut laisser sortir sa louve. Mais cela n’entache en rien sa faculté de pouvoir devenir cheffe de meute un jour, devenir Alpha est sa destinée. Elle est posée, intelligente et forte. Son mental est sa plus grande force et sa volonté est inébranlable. Face à son incapacité à se transformer, elle doit sa protection à sa meute qui a toujours été là pour elle, mais aussi à Caïn son petit ami. Fils de l’Alpha d’une meute rivale, il est pourtant complètement mordu de Freya, et ce, depuis toujours. Il lui a offert son cœur, sa protection et toute son admiration. Jusqu’à ce faux pas, un soir d’été, qui sèmera le doute chez Freya d’un avenir qui la terrifie. Un doute qui va prendre un nouveau virage lorsqu’un loup venu d’autres terres va semer encore plus le trouble chez notre demi-louve en venant lui proposer un pacte alors qu’elle est en plein questionnement sur son couple, mais aussi sur ce fléau qui emporte les loups. Si elle se méfie de lui, elle est tout de même curieuse de ce qu’il peut lui vouloir et de ce qu’il peut lui apporter comme réponses à toutes les questions qu’elle se pose. Mais ce qu’elle sait surtout, c’est qu’il l’attire bien trop. Il la désire si fort que son aura l’électrise, son noir veut se mêler à son gris, son loup convoite sa louve et Freya aimerait bien envoyer valser toutes ses promesses, son destin et les Dieux. Il va défoncer ses barrières qu’elle avait mises tant de temps à ériger autour d’elle et va entrouvrir la porte d’une liberté qu’elle rêve d’obtenir.

Mais peut-elle prendre le risque de se mettre les Dieux à dos ? Elle, la Skyk déjà maudite, pourrait-elle finir dans les enfers ? Et puis comment faire confiance à ce loup qui arrive de nulle part alors que Caïn a toujours été là pour elle ? Le cœur ou la raison ? L’enfer pour un paradis ? Qui sera auprès d’elle pour faire face à sa destinée ? Cette destinée qu’elle tient dans ses propres mains sans savoir comment, ni quoi faire. Croire qu’en son instinct sera peut-être son plus fidèle allié face à la menace que subissent les meutes qui se font décimer les unes après les autres… Elle doit découvrir de quoi il s’agit… Et le découvrir très vite… Les dieux sont en colère…

Juliette Pierce m’a complètement happée dans son univers et m’a plongée dans un voyage livresque très intéressant. Une quête hors du temps, dans un mélange savamment dosé et surtout très documenté sur les cultures nordiques dont elle va réinterpréter parfaitement les mythes scandinaves en posant des scènes clés aux caractéristiques divines inspirées par les dieux comme Odin, Thor et bien d’autres encore. Un bon nombre d’inspirations traversant les âges et des siècles d’histoire autour de ces cultures, ses légendes, ses prophéties et toute la magie qui en découle et qui vont faire partie intégrante du récit. Cela en sera sa plus grande force dans ce premier tome, car c’est toute l’intrigue qui repose dessus.

Et c’est au travers de l’histoire de Freya, cette demi-louve maudite et les différents royaumes lupins que nous allons nous plonger dans un récit plus qu’addictif. Addictif par cette ambiance mystérieuse, envoûtante, emplie de magie et de cette soif d’en apprendre encore plus dans la quête de nos héros. Mais aussi, addictif par toute cette tension palpable qui prend parfois aux tripes dans l’introspection des sentiments de Freya. Une valse de sentiments oscillant entre couleur des auras, tentation, devoir et promesses, attirance et désir, pouvoir, jalousie et même, provocation.

Le mystère de l’intrigue entretient un suspense qui nous garde en haleine tout au long de la lecture. On ne mange pas du loup à toutes les sauces dans ce roman, d’ailleurs, ils sont même plus souvent humains que dans leurs formes lupines, mais nous sommes parfaitement immergées dans leur univers et imprégnées de leurs auras. J’ai beaucoup aimé ce mélange de Magie, de mythe et la mise en place de la trame qui ne nous en dit ni trop, ni pas assez, juste ce qu’il faut pour qu’on ait envi de tourner les pages encore et encore. Conquise par la plume fluide et légère, mais aussi prenante et captivante de l’auteure et sa manière de nous offrir ce récit en nous plongeant totalement dans cet univers enchanteur dans lequel elle mène une intrigue parfaite dans un rythme transcendant et sans jamais nous perdre en route.

Des personnages bien réussis, les principaux tout comme les secondaires. Ils sont tous importants et ont une place bien à eux, unis par le lien très fort de la meute. Juliette Pierce nous manipule aisément en nous faisant douter d’ailleurs de beaucoup d’entre eux. On ne sait pas finalement à qui faire confiance, tout comme Freya. Je crois bien même que je peux dire, que nous sommes vraiment à la place de notre demi-louve dans cette lecture. On n’est en aucun cas spectateur de son récit. On pense avec elle, on respire avec elle, on enquête avec elle. On ressent tout d’elle ! Ses doutes, ses peines, ses incertitudes, mais aussi toute sa force et la magie qui nous enveloppe.

Entre les légendes, les Dieux, les mystères, les alliances et les trahisons, laissez-vous emporter à votre tour dans cette magnifique quête qu’est Nos âmes louves. Un roman sublime que j’ai pris plaisir à découvrir et dont je n’ai plus qu’une hâte, me plonger rapidement dans le second et dernier tome.

Un grand merci à Black Ink Éditions pour m’avoir permis de découvrir cette magnifique lecture en service presse numérique.

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚

Oh le con ! Je ferme la mâchoire et essaye de retenir la colère qui m’étreint. Les émotions des loups sont beaucoup plus violentes que celles des humains : elles s’emparent de la moindre parcelle de notre être, nous poussant parfois à être un peu impulsifs.

Autant dire que j’ai envie de faire valser la table.

Je me retiens : Lev a beau jouer au grand méchant loup, il n’en reste pas moins l’alpha d’une meute plus que reconnue, comme il me l’a bien fait comprendre, durant la journée. Je ne peux pas simplement le traiter en égal, ou un étudiant de mon cursus, même si j’en meurs d’envie. Il me cherche, punaise ! Il ne faut pas qu’il me trouve.

— C’est vrai. Le mieux ce serait que tu passes à la maison pour le rencontrer.

— Tu pourrais organiser ça ? 

— Tu n’as pas vu mon père ce soir au conseil ?  

Il cligne des yeux une seconde de trop. Je le tiens. Alors, qui de mon père ou de Lev n’est pas allé au conseil ? Et pourquoi ? Bjorn n’aurait jamais manqué cette occasion de remettre les problèmes des Royaumes sur le tapis…

Voilà des mois, déjà, que ma mère se bat contre l’arrivée en masse des chasseurs de plus en plus virulents, toujours à la pointe de la technologie. Sans parler du Fléau qui touche les loups. Si au départ, les alphas étaient persuadés que les chasseurs avaient trouvé un moyen de maîtriser la magie, cette possibilité a bien vite été écartée. Aucun d’entre eux n’aurait la puissance de briser les os d’un loup de cette manière. Peut-être que ça vient d’Odin, agacé par nos comportements ?

La seule meute qui nous soutenait, les Nidavellirs, a été réduite à néant l’année dernière, par cette curieuse maladie. Celles encore en vie en Norvège ont récupéré les louveteaux ayant survécu. Mais la perte de toute une couleur d’aura est peu commune. 

À tel point que nous en venons presque à nous demander si nous ne sommes pas devenus une espèce en voie d’extinction. Nous, les loups ! Façonnés par Odin pour protéger l’humanité !

L’ avis de Carine sur My only exception Tome 1 – Ella , un roman de Delinda Dane chez Black Ink Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ My Only exception ‿︵⁺୭‧₊˚✧

*** Réédition ***

Tome 1/2 : Ella
Auteur : Delinda Dane

Genre : Romance

Editions : Black Ink Editions

Ebook : 4.99 €

Broché : 17.00 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Il est aussi mystérieux que charismatique, et Ella ne vit que pour les quelques minutes où elle peut apercevoir cet inconnu dans le métro new-yorkais.

Jusqu’au soir où elle se fait agresser et qu’il lui porte secours. Une rencontre fortuite qui va les mener à plus… bien plus.

L’ennui, c’est qu’il est aux antipodes du prince charmant dont rêvent les petites filles.

Rien ne les destine à être ensemble, pourtant, cette rencontre pourrait briser toutes leurs certitudes.

Quand l’homme qui fait battre votre cœur n’est pas celui qu’il vous faut, il devient l’exception qui confirme la règle : l’unique exception…


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

My only exception… La belle histoire d’amour de deux êtres complètement différents qui n’auraient jamais dû se rencontrer. Mais face au destin, comment nier l’évidence ?

Ella est une éternelle romantique qui rêve de rencontrer l’amour vrai. Celui qu’on relate dans les romances et qui chamboule tout sur son passage. Celui qui la transportera dès le premier regard emportant avec lui toute retenue au point de s’en brûler les ailes. Oui, Ella est une grande romantique pleine de douceur, mais elle a aussi une obsession… Lui. Cet inconnu du métro pour lequel elle se met chaque matin en transe pour ne pas manquer l’heure de la rame dans laquelle elle va pouvoir prendre sa dose quotidienne de Lui. Cet inconnu mystérieux la fascine et la tourmente jusque dans ses songes et pourtant, elle ne lui a jamais adressé la parole. Mais chaque matin, cette rencontre éphémère lui est indispensable. Comme certains ont besoin d’un café, elle, a besoin de son shoot de lui. Beau, ténébreux et tatoué, il n’a rien de l’homme romantique ni des garçons de bonne famille qui épousent des filles comme elle. Non, il en est même aux antipodes… Chose qui se confirma lorsqu’un soir il va la sauver d’une agression en lui montrant en même temps, toute la violence dont il est capable… Mais pour autant, Ella ne peut se passer de cet homme que le destin ne cesse de mettre sur son chemin. Malgré ses doutes et ses peurs, il est celui qui fait battre son cœur. Celui qui enflamme ses sens. Celui qui la rend vivante et épanouie. Celui qui va envahir son monde. Celui qui deviendra envers et contre tous, son unique exception… Mais pour autant, pourront-ils avoir un avenir ensemble ? La douceur de Ella peut-elle faire rendre la lumière a cet homme si sombre ?

My only exception est une histoire comme l’on en croise assez souvent je dois dire. La belle qui rencontre le mauvais garçon torturé, tatoué pour lequel le coup de foudre est immédiat, mais avec lequel elle ne devrait surtout pas entamer une relation, c’est du vu et du revu en romance. Une histoire simple en apparence, c’est un fait, mais une histoire qui fonctionne ! Et qui fonctionne même très bien pour les amoureuses de l’amour. La plume de Delinda Dane est vraiment entrainante et surtout, elle est pleine d’émotions. Elle a tout de suite rendu ses personnages attachants, que ce soit les principaux comme les secondaires. On entre immédiatement dans leur histoire, même si sur ce premier tome, elle prend le temps de poser un peu les bases de cette relation, on ne ressent pas de longueur. Entre la rencontre et le début d’une histoire qui va s’avérer compliquée, on ne peut qu’adhérer à la manière dont elle nous permet de faire connaissance avec ses héros, mais aussi mettre en évidence le fossé qui les sépare. Un contraste assez marqué entre la princesse, romantique qui rêve la nuit d’une magnifique histoire d’amour et le Bad Boy écorché vif, au caractère explosif qui ne sait pas se maitriser. Pourtant, tout impulsif qu’il soit, et loin d’être un prince charmant qu’on présenterait à papa et à maman, on craque aussi pour le beau Wess qui a du mal à maintenir ses poings dans les poches et qui effraye un peu trop souvent Ella, et aussi son entourage. Mais paradoxalement, derrière sa colère, il est tellement adorable, si beau, si prévenant, si délicieux…. On en mangerait matin, midi et soir et bien plus encore ! Alors, comment lui faire confiance ? D’autant plus qu’il a tout de l’homme violent, même dans sa manière d’agir dans son couple. On rit peut-être de ses expressions d’homme de Cro-Magnon. On trouve foutrement sexy qu’il dise à de nombreuses reprises qu’elle lui appartient, mais malheureusement, c’est le style de comportement qui devrait donner l’alerte et non nous faire fondre. Alors pourquoi on fond ? Wess serait-il notre unique exception à nous aussi ? Que nous sommes faibles face à des hommes aussi beaux que torturés de nos romances… Pauvre de nous. Pauvre Ella… Enfin la pauvre, pour elle, c’est vite dit, car la belle princesse n’est pas toujours à plaindre… hum… hum… Car les scènes caliente sont quant à elles très… bien, caliente. Sensuelles et addictives. On ressent toute cette attraction qui les unit. Ce sont même à ces moments là que l’auteure va faire basculer nos héros dans le partage des sentiments qu’ils ne peuvent maitriser. Des scènes à l’image de ce qu’ils ressentent l’un pour l’autre et qui en montre toute la force et la puissance. Mais trop de secrets tuent les secrets ! Wess ne parle pas. Wess ne se livre pas. Wess garde toute sa rage pour lui et cela ne peu pas fonctionner ainsi. Il l’effraie autant qu’il l’attire. La raison de Ella lui dit de fuir et vite ! Mais son cœur lui… lui rappelle sans cesse qu’il est celui dont elle a toujours rêvé et ce, dès le premier regard.

Delinda Dane laisse planer les doutes, et même si pour nous tout est limpide et sans surprise dans la suite des événements, elle m’a tout de même scotchée en me laissant comme deux ronds de flans sur quelque chose que je n’ai pas vu venir et qui sonnera le glas de ce premier tome. Une fin de roman qui nous laisse un goût amer et qui nous donne qu’une seule envie, se plonger rapidement dans le Tome 2 !

Un grand merci à Black Ink Éditions pour m’avoir permis de découvrir cette belle lecture en service presse numérique.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

On dirait qu’il apprécie, alors je recommence. Je veux laisser ma trace sur son corps, à la manière d’un tatouage. J’ignore d’où me viennent cette bestialité soudaine et cette envie de marquer « mon territoire ». Peut-être que le sentir, lui aussi, mordiller ma clavicule avec insistance y est pour beaucoup. Je n’ai plus eu de suçons depuis la fac, mais l’idée de porter son empreinte me plaît. Assez pour le laisser faire…

Mes doigts trouvent ses cheveux et l’attirent contre ma bouche. Je veux sentir son piercing tournoyer contre ma langue.

Je le veux partout sur mon corps.

— Tu l’auras ! gronde-t-il contre mes lèvres.

Pardon ?

— J’ai pensé à haute voix ?

— Pas besoin, ton regard parle pour toi.

— C’est de ta faute et de ta satanée bille magique…

— Hmmm, ça me plait assez.

Je ne contrôle plus rien ni mes mains qui l’amènent à moi ni mes hanches qui se balancent avec véhémence.

━━━ ❦ ━━━ L’avis de Carine sur le roman de Anne Cantore, Pas sans Elle, chez Cherry Publishing━━━ ❦ ━━━


━━━ ❦ ━━━Titre : ━━━ ❦ ━━━

Pas sans Elle

Auteur : Anne Cantore

Genre : Romance

Editions : Cherry Publishing

Ebook : 4.99€

Broché : 16.99€

━━━ ❦ ━━━Résumé : ━━━ ❦ ━━━

24 décembre, une explosion dans le métro parisien fait voler la vie de Greg en éclats. Charlie, son petit frère, fait partie des victimes, et Cassandra, la petite amie de ce dernier, est grièvement blessée. Brisés chacun à leur façon, Greg et Cassie s’épaulent pendant les années qui suivent pour tenter de surmonter ce drame qui a fracassé leur existence. Jusqu’à prendre conscience qu’ils sont devenus bien plus qu’un simple soutien l’un pour l’autre.
Mais comment les sentiments peuvent-ils s’épanouir alors qu’un fantôme flotte toujours entre eux ? D’autant plus que Greg cache à celle qu’il aime plus que tout maintenant, un lourd secret. Un mensonge qui le ronge depuis cette fameuse nuit où tout a basculé…

━━━ ❦ ━━━Mon avis : ━━━ ❦ ━━━

C’est avec un immense plaisir que je me suis plongée dans ce nouveau roman d’Anne Cantore et avec le cœur lourd et pétillant à la fois que je vous en donne mon avis.

Dès le prologue, Anne donne le ton d’une romance pleine d’émotions qui ne sera pas facile à lire. Un prologue qui fait déjà verser des larmes et rend hommage aux survivants des attentats, mais aussi en mémoire aux victimes. Une romance qui par le thème ne pourra que vous marquer d’une manière ou d’une autre et qui nous offre pas toute la haine d’une injustice, mais tout l’amour qu’il en reste. Le tout, écrit avec douceur et une grande pudeur.

Cassandra, jeune étudiante en art et en droit, voit sa vie basculer un soir du 24 décembre alors que son fiancé, Charlie, allait la présenter officiellement à ses parents. Survivante de l’attentat dans lequel Charlie perdra la vie, Cassie voit son monde fracassé en des millions de morceaux. Son âme, son corps, sa peine… tout devient un combat de chaque jour. Mais dans son malheur, elle ne sera pas seule. Greg, le frère de Charlie va devenir son pilier, son roc. Celui sur lequel elle peut se laisser aller. Le seul à qui elle peut se montrer telle qu’elle est… complètement brisée au sens propre, comme au figuré. Au milieu du chaos qu’est sa vie « d’après ». Au milieu de ses peurs et de ses souffrances, il va lui insuffler toute sa force, son courage et ce pendant les années, dont elle aura besoin pour se reconstruire. Cependant, au bout du compte, l’insurmontable ne sera pas tant de guérir pour Cassandra. Certes rien n’aura été simple durant les quatre ans qui ont suivi. Se reconstruire physiquement et surtout psychologiquement lui aura demandé du temps, beaucoup de temps, de courage et de confiance. Le tout, toujours épaulée par Greg qui n’a rien manqué de toutes ses victoires. Ils ont passé beaucoup de temps ensemble, partagé beaucoup de choses… Mais se rendre compte que ses sentiments envers lui ne sont plus aussi platoniques et qu’elle en est tombée amoureuse, tout en étant accablée de honte envers Charlie, est une bataille qu’elle ne pourra pas mener. Car le seul qui peut l’aider à le faire c’est lui. Mais lui, il lui est interdit. Il est le grand frère de Charlie. Un peu le sien à ce jour pour beaucoup de monde grâce à sa façon de veiller sur elle depuis « la chose »… Alors, même si mettre de la distance entre eux est la pire des décisions, ce sera aussi la seule… Ce qui ne sera pas au goût de Greg qui va se sentir tout à coup aussi perdu que ce fameux jour où tout a basculé… Elle est pour lui, tout ce qu’il lui reste…. Ses sentiments vont alors devenir flous et il va vite se rendre compte que leur relation n’a plus rien d’amical depuis longtemps et qu’il est impossible pour lui qu’il vive sa vie sans elle. Non. Pas sans elle.

Réapprendre à vivre et à ouvrir son cœur. Pardonner, se pardonner et avancer avec sa culpabilité, ses secrets et les fantômes qui s’y rattachent sans appréhender l’avenir sera un chemin difficile pour Greg et Cassie. De par le regard des autres et cette morale qui fait qu’on va les juger un peu trop fort, sans chercher à les comprendre. Mais ensemble, on est toujours plus forts non ? L’amour n’a pourtant pas d’étiquette, alors qui sommes-nous pour en définir la morale ?

Mais parfois les obstacles au bonheur, ne sont pas toujours ceux qu’on croit …

Pas sans elle est une magnifique romance, qui est aussi une tranche de vie importante dans la vie de nos deux héros, vraiment touchante et pleine d’émotions autour de laquelle Anne Cantore va aborder plusieurs thèmes qui vont se rejoindre et dont le point de départ sera l’attentat dans lequel Charlie va perdre la vie. Anne va mettre en avant la force d’une reconstruction après avoir survécu, mais aussi celle de ceux qui ont perdu quelqu’un et les sentiments que tous éprouves face à ça. Le syndrome du survivant qui est presque une fatalité pour beaucoup va alors s’y développer de nombreuses façons se rattachant aux maux de chacun d’entre eux. Entre la culpabilité d’un secret que notre héros dissimule par honte et lâcheté. Un secret qui le ronge jour après jour et qu’il ne peut avouer. Entre cet amour qui va créer un conflit moral pour tout leur entourage et les remords, leur chemin ne sera pas facile jusqu’à la rédemption. Mais le tout peut-il aboutir au bonheur ? Leur histoire peut-elle survivre à la moralité et aux convenances ? Pourquoi ne pourraient-ils pas s’aimer ? Au nom de qui, de quoi ? De celui qui n’est plus là ? De ceux qui restent ?

Un sujet difficile écrit par une plume remarquable, savamment dosée et si douce qu’on ne peut qu’adhérer a chaque mot que l’on lit. Chaque situation… Anne Cantore m’a bouleversée avec ce roman avec lequel elle ne va pas tomber dans le mélodrame, mais juste mettre en lumière deux personnages qui n’ont plus qu’été l’ombre d’eux-mêmes en perdant celui qu’ils ont aimé, mais qui à deux irradient de leurs sentiments à en devenir solaire. Une histoire d’amour, forte et sensible, qui se veut immorale pour beaucoup, interdite pour d’autres, mais tellement belle pour moi. Il faut de la force et un sacré courage pour s’aimer au-delà des préjugés et d’un souvenir bien trop commun qui compte plus que tout. Au-delà des doutes et des secrets. De cette confiance qui a été un fil conducteur, réparateur jusqu’alors et que l’on va couper d’un coup net, comme si le filet de protection qui nous retenait depuis et qui nous forgeait n’était qu’une chimère. Anne Cantore a su créer un cheminement parfait en intégrant au récit tous les personnages et les situations qui faisaient une balance parfaite, tout en faisant ressortir un tas d’émotions et de sentiments qui nous tordent parfois les tripes, nous met en colère pour d’autres, ou encore nous offre de magnifiques moments de douceur et d’amour. Que ce soit en couple, en famille ou avec les amis, les liens se resserrent, se délient se raccrochent et se décrochent.

Des héros attachants pour une histoire qui l’est tout autant. Je ne peux que vous conseiller de découvrir ce nouveau roman d’Anne Cantore qui sublime de sa plume une intrigue et un cheminement psychologique bien mené d’un bout à l’autre pour nous offrir un récit fort qui nous fait beaucoup réfléchir, mais aussi frémir de plaisir. Une plume toujours aussi fluide, sensuelle et sans fioriture qui permet de se délecter de chaque moment sans jamais tomber dans des longueurs. Tout compte. Chaque sentiment ou ressentiment comptent. Tout est ficelé à la perfection pour nous offrir une romance coup de cœur.

Un grand merci à Anne Cantore ainsi qu’aux Éditions Cherry Publishing pour m’avoir permis de découvrir cette belle romance en service presse numérique

━━━ ❦ ━━━Extrait : ━━━ ❦ ━━━

Je m’éloigne en titubant sur mes jambes flageolantes, poursuivi par la voix inquiète de mon ami, qui répète mon prénom en boucle. J’atteins l’ascenseur sans savoir comment. Par réflexe, mon pouce s’enfonce sur le bouton du sous-sol. Et puis je réalise qu’il va être impossible de se déplacer en voiture dans Paris ce soir. J’appuie alors sur celui du rez-de-chaussée. Je sors de l’immeuble comme un boulet de canon. Le vent glacial me coupe en deux, me sortant de ma torpeur. J’ai oublié mon manteau, mais je m’en fous. Au pas de course, je prends la direction de la station Stalingrad. Tandis que je cavale dans la capitale, je ressens cette atmosphère particulière. Il flotte dans l’air ce parfum de désespoir. Sur les trottoirs, les Parisiens sont accrochés à leur téléphone, certains sanglotent. Les couples se pressent l’un contre l’autre, les piétons solitaires baissent encore plus la tête, la circulation se tarit au fur et à mesure que j’arrive à l’épicentre de la catastrophe. Plus je me rapproche de la station, plus le malheur devient consistant et palpable. Je progresse difficilement, la foule en sens inverse me repousse. J’insiste, je force, j’avance. À intervalles réguliers, je compose le numéro de Charlie. Au niveau de l’entrée du métro, ça pue la peur, l’angoisse et le désespoir en plus de cette horrible odeur de brûlé. Le bruit, les flashs bleus des gyrophares, les cris des services de secours saturent la nuit parisienne et mes sens, me laissant hébété sur le pavé.

°·..·°¯°·._.· 𝑳’𝒂𝒗𝒊𝒔 𝒅𝒆 𝑪𝒂𝒓𝒊𝒏𝒆 𝒔𝒖𝒓 𝑺𝒐𝒏 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒋𝒐𝒍𝒊 𝒅𝒆𝒇𝒂𝒖𝒕, 𝒖𝒏 𝒓𝒐𝒎𝒂𝒏 𝒅𝒆 𝑭𝒂𝒏𝒏𝒚 𝑨𝒏𝒅𝒓𝒆 𝒄𝒉𝒆𝒛 𝑱’𝒂𝒊 𝒍𝒖 ·._.·°¯°·.·°


∙∙∙∙∙·▫▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ 𝑻𝒊𝒕𝒓𝒆ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫▫·∙∙∙∙∙

Son plus joli defaut

Auteur : Fanny André

Genre : Romance contemporaine

Editions : J’ai lu

Ebook : 10.99 €

Broché : 14.90€

∙∙∙∙∙·▫▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ▫ₒₒ▫ᵒᴼᵒ 𝑹𝒆𝒔𝒖𝒎𝒆ᵒ▫ₒₒ▫:ᵒ▫ₒₒ▫

Maman solo, charge mentale, linge sale et autres rejouissances ! Cléa Matisse, mère célibataire, vit au rythme de sa petite Merrylou. Son quotidien ? Élever seule sa fille, courir à droite et à gauche, régler les factures qui s’accumulent et dormir quelques heures. En parallèle, elle est l’autrice d’un premier roman à succès qui sera adapté au cinéma. Le scénariste pressenti : Nate Keenan, un écrivain spécialisé dans les polars et les thrillers, que Cléa adore. Ce dernier semble bien peu enthousiaste à l’idée de travailler sur un « feel good à tendance romance ». Leur rencontre est explosive et fait retomber comme un soufflé tous les espoirs de Cléa. Mais la jeune femme au caractère bien trempé n’a pas dit son dernier mot. Elle tient fermement à être impliquée dans le projet, et elle le sera !

..••°°°°••.. Mon avis : °°••….••°°

À toutes les mères ceinture noire…

À toutes celles qui sont débordées et qui assurent… ou pas !

À toutes les mamans solos…

À toutes ces héroïnes de chaque instant… Sachez que même Wonder Woman met de l’anti-cerne et une culotte gainante.

Son plus joli défaut a été pour moi une jolie surprise qui m’a fait passer un excellent moment de lecture. Une belle tranche de vie qui va apporter beaucoup. Que l’on soit maman ou pas. Que l’on soit maman solo, maman warrios ou maman ceinture noire, ce roman est une perle pour chacune d’entre nous. Une Ode à la maternité que nous offre Fanny André en nous immergeant dans la vie de Cléa et Merrylou… mais pas que !

Cléa Matisse est une jeune maman célibataire à la beauté naturelle qui vit sa vie dans un rythme infernal entre les couches, les nuits blanches et les corvées quotidiennes qu’elle a du mal à assumer depuis son accouchement. En parallèle, elle est aussi l’étoile montante de la romance féminine éditée aux Éditions Malafois. Et lorsqu’elle se voit proposer une adaptation cinématographique de son roman, elle ne peut qu’être fière et sauter de joie, surtout que le scénario devrait être écrit par un auteur qu’elle admire depuis toujours, Nate Keenan… Le dandy sexy, écrivain hors pair. Mais est-il la bonne personne pour comprendre son roman ? Malgré tout le talent qu’elle lui connaissait, elle ne pouvait cependant qu’être sceptique. Si au moins elle avait le temps de l’écrire elle-même ce scénario… Entre deux couches et deux crises de larmes ça pourrait le faire, non ? Mais comment confier ses doutes alors qu’on lui offre une superbe opportunité ?

Et elle ne se trompait guère, car Nate de son côté se voit confier ce projet contre son gré. Il écrit des thrillers, des polars et ce genre littéraire qu’est la romance lui donnerai presque de l’urticaire. Il se sentait complètement exclu de ce genre littéraire féminin. Bien que le succès de Cléa Matisse ne soit pas de la poudre aux yeux et qu’elle soit adulée par la presse féminine et tous les réseaux sociaux, il ne voulait pas avoir son nom associé à ce genre de littérature. Ce sous-genre aisé à écrire et destiné un lectorat facile à convaincre et peu regardant ! Bonjour les clichés Monsieur Keenam ! Cléa ne pouvait que virer au rouge face à de tels propos, mais aussi lui donner raison sur le fait que leurs univers étaient diamétralement opposés pour une bonne collaboration. Ce qui bien sûr, ne sera pas au goût de l’éditeur qui ne leur laissera pas le choix et sonnera le départ d’un partenariat que Nate pensait faire à deux, et qui finalement sera à trois ! Car en plus de s’adapter à ce sous-genre de littérature, il doit composer avec un petit être qui accapare bien trop sa maman et avec lequel il devra composer !

Son plus joli défaut est une romance contemporaine qui fait du bien au cœur, mais aussi à son égo de maman tout comme à sa féminité. Fanny André a réussi là un coup de maître avec ce roman dans lequel on peut toutes s’identifier. Que l’on soit maman, autrice, lectrice ou blogueuse, on ne peut qu’adhérer à l’univers dans lequel elle va faire évoluer ses personnages. J’ai presque même envie de dire qu’elle a joué la carte de la séduction pour les lectrices accros que nous sommes. Jongler entre notre amour de la littérature, nos chères têtes blondes et l’accent So British de notre héros, tout en touchant notre égo de mère et de fan de romance était le combo parfait ! Sans oublier la parenthèse « Livre Paris » qui m’a rappelé tant de souvenirs. J’avais l’impression d’y être et de me promener dans les allées avec eux. Je revoyais les files d’attente et mes amies auteures en stress. Une immersion réelle aussi de préjugés sur les genres de littérature et l’étiquette que portent les auteurs tout comme les lectrices.

Une immersion parfaite dans une vie imparfaite d’une maman débordée qui a trop vite oublié qu’elle était une femme avant tout. Mais aussi celle d’un homme qui est tout son contraire. Fanny André aborde là de nombreux thèmes forts et réalistes qui parlent aux femmes, mais qui pourraient aussi le faire aux hommes. Car oui messieurs, découvrir » Son plus joli défaut » serait aussi spécial à vos yeux. Tout comme cela l’a été pour Nate qui va découvrir la vie et le bonheur d’une vie à trois sans passer par la case à deux, mais aussi toute l’ampleur des peurs et des doutes qui en résultent.

« Un père n’est pas celui qui donne la vie, ce serait trop facile, un père, c’est celui qui donne l’amour » Denis Lord.

J’ai plus qu’adoré les épigraphes en début de chaque chapitre qui étaient parfaitement choisies pour chacun d’eux. J’ai vraiment pris plaisir à les découvrir, car ils donnaient vraiment le ton de ce qui arrivait d’une manière très originale. Une belle alternance de sagesse, de dérision, de malice ou de fantaisie qui se mariait à la perfection avec le vécu de nos héros. Tout comme ce beau clin d’œil de superposition entre la romance fictive de Cléa et toutes les références littéraires qui se superposent à leur tour dans celle qui se déroule sous nos yeux.

La plume de Fanny André est douce, légère et magnifiquement bien imagée. Elle nous emporte et nous transporte dans l’univers de Cléa, Nate et Merrylou avec une émotion pure et un humour sans filtre très bien dosé. Le récit nous est raconté à la troisième personne dans une narration interne ce qui permet d’être dans la tête de chacun des personnages principaux et de ressentir leurs sentiments et leurs émotions d’une manière très aérienne laissant le lecteur s’attacher et s’attarder sur les moments qui paraissent le plus important pour lui. J’ai aimé l’évolution des héros dans chacun des points abordés. Des points que je vais taire, même si vous avez les grandes lignes de certains d’entre eux, car il est important que vous gardiez la surprise de leurs découvertes, et qui sont loin d’être anodins. Tabou pour certains, intimes pour d’autres, ces thèmes vont graviter autour de la confiance en soi, confiance dans la vie ou aux autres, chacun d’entre eux auront leur importance et seront exploités un par un dans le but de se remettre en question pour avancer, de se construire, ou encore se reconstruire. Le tout sera fait avec délicatesse et compréhension, ce qui apportera encore plus de sensibilité à cette romance que j’ai vraiment beaucoup aimée et avec laquelle j’ai passé un excellent moment de lecture en tant que femme, maman et lectrice.

Un grand merci aux Éditions J’ai Lu pour l’envoi de ce service presse dans son format broché à la couverture magnifique et très parlante. Merci à Fanny André pour sa confiance et ce merveilleux moment de lecture. Un roman qui fait partie de ceux que je relirais un jour avec grand plaisir.

..••°°°°••.. Extrait : °°••….••°°

Cléa consulta de nouveau l’écran de veille de son portable et geignit, paniquée. Les aiguilles de l’horloge tournaient toujours dans le mauvais sens et le temps était son ennemi personnel ! Elle ne voyait pas d’autres explications au fait qu’elle soit sans cesse en retard.

Bien sûr, il avait fallu qu’il y ait une panne de courant dans le métro, alors que sa journée avait déjà mal commencé avec une Merrylou particulièrement grognonne. À peine levée, la petite avait chouiné sans discontinuer, s’était débattue sur la table à langer au point que, système D oblige, Cléa avait fini par la changer sur le lit pour limiter les risques. Évidemment, le contenu de la couche s’était répandu sur le plaid en mohair, et elle avait dû réparer les dégâts en pestant, son retard devenant officiellement irrécupérable.

La veille et l’avant-veille, sa fille n’était pas allée à la crèche. Résultat : Merrylou s’était réveillée à 6 h 30. Et bien entendu, le seul jour où Cléa avait un rendez-vous, Merrylou n’avait pas bronché jusqu’à 7 h 45 ! Tout le timing établi par Cléa en avait été ruiné.

Après ce marathon et tant d’énergie déployée de bon matin, elle serait bien retournée directement sous la couette au lieu de foncer à cette réunion. Mais l’emploi du temps d’une maman solo est toujours rempli d’aléas ! Pour preuve de cette théorie : Merrylou s’était réveillée pas moins de quatre fois dans la nuit, puis avait régurgité sur l’épaule de sa mère sur le chemin de la crèche.

Bien évidemment, Cléa ne s’en était aperçue qu’une fois dans le métro, quand un inconnu chauve et plutôt malodorant avait détaillé son blaser avec insistance. L’élégance parisienne en avait pris un coup !

Dans l’ascenseur des locaux de Malafois, elle consulta de nouveau l’heure sur son portable. Elle était effroyablement en retard. Elle ne se rendait pas à une réunion informelle ni à un rendez-vous sympathique avec son éditrice Élise, non, c’était la rencontre débattue sur la table à langer au point que, système D oblige, Cléa avait fini par la changer sur le lit pour limiter les risques. Évidemment, le contenu de la couche s’était répandu sur le plaid en mohair, et elle avait dû réparer les dégâts en pestant, son retard devenant officiellement irrécupérable.

La veille et l’avant-veille, sa fille n’était pas allée à la crèche. Résultat : Merrylou s’était réveillée à 6 h 30. Et bien entendu, le seul jour où Cléa avait un rendez-vous, Merrylou n’avait pas bronché jusqu’à 7 h 45 ! Tout le timing établi par Cléa en avait été ruiné.

Après ce marathon et tant d’énergie déployée de bon matin, elle serait bien retournée directement sous la couette au lieu de foncer à cette réunion. Mais l’emploi du temps d’une maman solo est toujours rempli d’aléas ! Pour preuve de cette théorie : Merrylou s’était réveillée pas moins de quatre fois dans la nuit, puis avait régurgité sur l’épaule de sa mère sur le chemin de la crèche.

Bien évidemment, Cléa ne s’en était aperçue qu’une fois dans le métro, quand un inconnu chauve et plutôt malodorant avait détaillé son blaser avec insistance. L’élégance parisienne en avait pris un coup !
Dans l’ascenseur des locaux de Malafois, elle consulta de nouveau l’heure sur son portable. Elle était effroyablement en retard. Elle ne se rendait pas à une réunion informelle ni à un rendez-vous sympathique avec son éditrice Élise, non, c’était la rencontre officielle qui inaugurait sa collaboration avec Nate Keenan ! Rien que d’y penser, elle avait l’impression de rêver éveillée. Et voilà qu’elle arrivait avec cinquante minutes de retard ! Tout allait bien.


Son plus joli défaut
De Fanny André
Editions J’ai Lu

Cette chronique a fait partie d’un blog tour avec les copines blogueuses: 

 Les lectures de Mylène

 Les magiciennes des mots

 Topie vous parle de livres

 Un brin de lecture

 Games Of Books

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 Le monde enchanté de mes lecture

 Sweety & Honey Addictions

 By Kimysmile – Des livres, des films, des séries

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 Les chroniques d’évenusia

 Lire ou dormir, il faut choisir

 The Lovely Teacher Addictions

 Triple L

🎧♪┏(°.°)┛🎼L’avis de Carine sur le roman de Cara Solak Inflamed aux Editions Plumes du Web 🎼┏(°.°)┛♪🎧


Titre : Inflamed

Cet ouvrage est une réédition du même titre, sorti en février 2020 dans une autre maison d’édition.

Auteur : Cara Solak

Genre : Romance

Editions : Plumes du Web

Ebook : 4.99€

Résumé :

Une chanteuse désabusée au sommet de sa gloire.

Un auteur-compositeur inconnu pas très coopératif.

Une soirée qui aurait pu mal finir.

Une collaboration forcée… qui fait des étincelles.

Si tout les oppose, June – alias la chanteuse River – et Brody sont inexorablement attirés l’un par l’autre. Il s’est trouvé au bon endroit, au bon moment, mais le rôle du sauveur, il n’en veut pas ! Pourtant, ils vont devoir travailler ensemble malgré eux, et jouer le jeu… pour le public.

Que cache la jeune chanteuse derrière son masque d’indifférence ? Entre blessures du passé et jeu de séduction, ces deux âmes blessées par la vie seront-elles capables de mettre leurs différends de côté pour avancer ?

🎧♪┏(°.°)┛🎼Mon avis : 🎼┏(°.°)┛♪🎧

Encore une jolie pépite de Cara Solak. J’ai une nouvelle fois été sous le charme de sa plume que je ne connaissais pourtant que dans ses récits dystopiques. Je dois dire que la découvrir dans une romance est tout aussi vibrant. Car, oui j’ai vibré sous l’attraction de nos deux protagonistes, j’ai vibré au son du piano, de la guitare et de leurs voix que je pouvais presque entendre sortir des pages… Mais aussi sous les mots de Cara que l’on ressent, que l’on vit au travers des lignes et qui atteignent directement notre cœur.

Brody est le héros que l’on aime trouver dans nos romances. Il n’est pas l’homme parfait, mais qui l’est me direz-vous ? Il est cependant celui sur qui on peut compter malgré son caractère de cochon parfois et son arrogance qui le caractérise tant. Il n’est pas un connard, mais pas un ange non plus bien que pour moi, il en est un à sa façon. Peur de l’échec, peur de l’abandon, il se donne pourtant à fond pour arriver à ses fins et qu’importent les moyens employés même si ensuite il les regrette. comme se servir de la nièce d’un grand producteur dans l’espoir d’obtenir un rendez-vous par exemple. Impulsif, peu sûr de lui malgré les apparences, il n’en reste pas moins adorable avec sa petite sœur Tess ou encore fidèle et présent pour son meilleur ami. Son existence a été basée sur un nombre incalculable de galères, mais il a toujours su garder la tête haute et y faire face. Mais, lorsqu’il se retrouve face à la chance de sa vie, il ne sait plus s’il est vraiment à la hauteur de ses ambitions…

River est une jeune chanteuse qui a été trop vite propulsée dans le monde du show-biz. Longtemps chouchoute du grand public, elle est aujourd’hui plus populaire par ses coups d’éclat dans la presse à scandales que par ses tubes interplanétaires. Dans une mauvaise passe, elle a vraiment besoin de remonter la pente, besoin de renouveau. Hank, son producteur reste persuadé qu’avec Brody, ça peut le faire. Seulement, ce dernier est loin de vouloir lâcher ses idéaux pour une quelconque célébrité. River ne lui inspire que des paroles insipides à l’image de ce qu’il voit en elle, une femme complètement superficielle. Mais s’il apprenait à vraiment à la connaitre, il se pourrait qu’en grattant un peu « River « , cette arme massive d’auto-destruction, il découvrira « June » cette jeune fille fragile, bouleversante, magnifique qui sombre sans espoir de voir un jour la lumière… Seule la lumière des projecteurs la rend un tant soit peu vivante dans son rôle de River, mais dès qu’elle n’est plus sur scène, elle s’éteint aussi sèchement qu’un vulgaire appui sur un interrupteur et June fait alors son apparition dans la plus grande discrétion.

June…. Que personne ne voit, ne connait vraiment et qui refuse catégoriquement d’être heureuse. Que cache-t-elle ? Pourquoi autant de douleur dans son âme ? Sa rencontre avec Brody va tout changer, tel un sauveur sur son cheval blanc qui sera désarçonné un peu trop souvent par sa princesse, ou encore par ses convictions.

Tout les oppose à part la musique avec laquelle ils ne font plus qu’un. Avec laquelle et grâce à laquelle ils vont baisser le masque et tenter de se découvrir un et l’autre, mais aussi se redécouvrir eux-mêmes. Entre eux, c’est électrique, magnétique et complètement explosif. Comme le feu ardent qu’ils attisent en essayant de ne pas s’y brûler jusqu’à ce que tout s’enflamme et les emporte dans un brasier qui se voudrait destructeur, mais qui paradoxalement les apaise. Ils se détestent, mais s’attirent indéniablement. Ils se font du mal et autant de bien à la fois. Mais une chose reste très claire entre eux. Aucun sentiment, juste un semblant d’amitié qu’ils essaieront de maintenir à flot. L’un comme l’autre ne croit pas en l’amour et ne souhaite en aucun cas s’y brûler. Mais comment ne pas se brûler lorsque cela crépite autant entre deux personnes ? Comment résister au fait de ne devenir plus qu’un liquide hautement inflammable au contact de l’autre ?

Le cheminement est juste parfait. Les scènes hot sont à couper le souffle tant l’attraction entre les personnages est palpable et au-delà des pages. On se délecte de chacune d’elles, tout comme de tous les moments qu’ils partagent, que ce soit les bons comme les moins bons. Tous deux se font du bien tout en ayant peur de se faire du mal. Ils n’ont aucune confiance en l’amour et pourtant…  Mais les démons de leurs passés sont trop présents au quotidien et particulièrement pour June ! Elle ne peut que survivre cachée sous ses sourires de façade en étant River un peu trop souvent face à Brody.  Brody qui lui voit clairement le désespoir qui hante June et jeu de rôle de River.

Une romance hautement addictive avec laquelle j’ai passé plus qu’un très bon moment de lecture. Je l’ai juste dévorée et sans modération. Elle a été mon petit déjeuner, mon déjeuner et mon dîner. Une belle parenthèse qui a accompagné ma première journée de vacances mise en stand-by par pur plaisir de cette belle découverte.

🎧♪┏(°.°)┛🎼Extrait : 🎼┏(°.°)┛♪🎧

À la sortie du resto, je remarque un paparazzi du coin de l’œil, et j’hésite sur l’attitude à adopter. Hank veut que le public croie à notre pseudo couple.
Alors c’est le moment de faire le show. J’essaie de me convaincre que la beauté à couper le souffle de la chanteuse ce soir n’a rien à voir dans ma décision stupide et irréfléchie. Tout comme le fait qu’elle m’attire malgré tout ce qu’elle représente et que j’exècre.
J’indique discrètement à River le photographe, puis je passe en mode pilotage automatique : je la prends au dépourvu en l’attirant brusquement à moi.
Mes mains entourent ses joues et je me penche vers elle alors que son souffle s’accélère. Une de mes mains glisse le long de son bras, puis sous nos vestes, qu’elle porte encore sur sa robe, pour entrer en contact direct avec la peau nue de son dos, qui se met instantanément à frissonner.
Je me délecte de ses réactions qui sont loin d’être insensibles, un peu moins des miennes, que j’ai bien du mal à contrôler. Sa bouche est aussi chaude que ses joues sont froides et je me sens soudain plus qu’à l’étroit dans mon pantalon.
Sans réfléchir, je force la barrière de ses lèvres et trouve sa langue que j’enroule autour de la mienne avec volupté, tandis que ma main libre descend doucement mais surement vers ses courbes d’enfant femme.
Merde, j’ai vraiment envie d’elle. Je me retiens de faire un bond en arrière lorsque cette traitresse me croque la lèvre sans prendre de pincettes.
— Je te préviens, si tu recommences ça, je t’émascule, susurre-t-elle avec un sourire amoureux, prête à donner le change.
— Tu as signé pour jouer ? Alors on joue ! répliqué-je avec le même sourire de défi, sans ciller.
Elle fait demi-tour et je la regarde comme un con s’éloigner vers la voiture, avant de la suivre au pas de course. Qu’est-ce qui m’a pris bon sang ?
***
Inflamed, de Cara Solak, histoire intégrale.

✧˚₊‧୭⁺‿︵ L’avis de Carine sur Stepbrother. Ne me tente pas, un roman de Sonia Eska chez Addictives Editions. ‿︵⁺୭‧₊˚✧


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Titre : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Stepbrother. Ne me tente pas

Auteur : Sonia Eska

Genre : Romance

Editions : Addictives

Ebook : 4.99 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Ne pas craquer, ne pas craquer… et merde.

Depuis que sa mère est partie, Maze lui en veut à mort. Alors quand celle-ci l’invite à rencontrer sa nouvelle famille, elle voit rouge !
Sauf que rien ne se passe comme prévu : sa mère est adorable, son nouveau mari charmant, ses demi-frères accueillants… surtout Cassius.
Sexy, sûr de lui, taquin, il s’amuse à la pousser dans ses retranchements et à la faire sortir de ses gonds !
Rien n’est possible entre eux, au risque de mettre en péril le fragile équilibre de la famille.
Et pourtant, le goût de l’interdit n’a jamais été aussi savoureux…

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✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Quelle magnifique lecture ! J’ai passé un excellent moment avec ce roman. J’en ai apprécié chaque mot, chaque ligne, chaque situation. Sonia Eska m’a juste conquise et fait battre mon cœur emporté avec Maze en Australie où j’ai pu la suivre elle, mais aussi sa magnifique famille.

« Au temps, c’est l’amour impossible qui résiste le mieux »

Stepbrother. Ne me tente pas, un roman coup de cœur, sexy et addictif !

Huit jours… C’est tout ce que Maze a promis à sa mère qui vit de l’autre côté du pays en échange de ne plus jamais entendre parler d’elle. Neuf ans qu’elle ne l’a pas vu refusant chacune de ses invitations y compris celle de son remariage. Mazikeen vit avec son père depuis l’abandon de cette dernière qui est partie sans se retourner alors qu’elle n’avait que dix ans et qu’elle était tout pour elle. Une mère aimante qui a toujours été sa référence et jusqu’a ce qu’elle anéantisse la confiance qu’elle lui portait en l’abandonnant pour refaire sa vie avec un aristo chypriote. Mais aussi son cœur… Maze ne décolère pas. Déjà en acceptant de venir, elle rate une audition importante qui aurait pu faire prendre à sa carrière de musicienne un nouveau tournant. Elle ne compte pas faciliter la vie de cette mère lâcheuse pendant ces huit jours et encore moins faire des efforts avec son beau-père et ses deux demi-frères. Elle qui a toujours manqué de tout, se retrouve dans une villa clinquante où sa mère vie une vie de reine. Ce qui a le don d’augmenter un peu sa rancune. Voilà ce qu’elle a préféré à elle. Voilà ce qu’elle a choisi à sa place… Sa belle petite vie…

Mais son séjour ne va pas se passer comme prévu. Maze a du mal à trouver cette femme aussi horrible qu’elle ne pouvait le penser, tout comme son beau-père et que dire de ses deux demi-frères…. Canons, amusants, solaires et tellement adorables. Mais qui ont eu eux l’amour de cette mère qu’ils lui ont volée. Elle a beau jouer à faire la peste, tous lui tendent la main et l’intègre à la famille sans aucun préavis, la laissant s’adapter à son rythme. Elle a beau ne pas vouloir ressentir quoi que ce soit pour sa mère, son cœur la trahit jour après jour allant jusqu’à mentir à son père qui l’a toujours élevée dans la haine qu’il voue à cette femme qui les a abandonnés. Maze est perdue dans ses sentiments face à Karen, cette mère qui déclenche en elle des brides d’affection qu’elle fait tout pour refouler. Perdue aussi face à son demi-frère Cassius qui va la pousser dans ses retranchements et faire naître en elle une attirance… interdite. Mais l’interdit pour une fille rock’n’roll comme elle, n’est pas fait pour lui déplaire, en pensée, surtout que ce dernier la bouscule, la chamboule et n’hésite pas à lui faire remarquer qu’il la voit vraiment… elle et non pas celle qu’elle montre aux yeux de tous… Cassius qui menait une vie bien tranquille jusqu’à ce que cette tornade brune déboule dans sa vie et y foute un bordel monstre guidé à coup de regrets. Comment pourrait-elle tuer dans l’œuf ce nouveau bonheur qu’elle commence tout juste à connaître alors que sa relation avec sa mère prend une nouvelle direction ? Pourrait-elle la fragiliser plus qu’elle ne l’est déjà ? À qui donnera-t-elle une chance ? Quel amour choisira-t-elle ? Et surtout, où est sa place ? Elle, la laissée pour compte… si pleine de rancœur et de rancune…

Stepbrother. Ne me tente pas, un récit en trois parties qui nous emportent dans une magnifique histoire pas si simple que ça. J’ai vraiment été scotchée par les directions prises par l’auteure auxquelles on ne peut s’attendre. Surprise à de nombreuses reprises, j’ai dû me laisser mener par la plume de Sonia Eska en me délectant de tout ce qui se déroulait sous mes yeux. Une plume que je découvre avec ce roman et qui m’a mis une belle claque par sa faculté de m’immerger en plein cœur de son histoire avec dynamisme, efficacité et émotions. Aucun ennui. Aucun faux pas. Tout se tient et se maintient dans le temps et les rebondissements qui nous percutent en même temps que les personnages. Des personnages fabuleux et tellement attachants, principaux comme secondaires, qui nous happent avec eux dans la joie, les peines et les désespoirs en nous offrant des myriades d’émotions. On peste, on sourit, on pleure aussi. Sonia Eska a fait faire à mon cœur des loopings dignes des plus grandes montagnes russes. Et elle le fait dans le temps, avec chaque fois une limite de péremption qui laisse un goût amer alors que le sucré est si doux, si beau, si chaud, si plein de bonheur. Et ce bonheur, on le souhaite tellement que cela en devient aussi douloureux pour nous, pauvres lectrices aussi malmenées que nos héros.

Des héros dont l’enfance a fait ce qu’ils sont aujourd’hui. Une jeune fille pleine de colère et d’amertume pour Maze qui a grandi dans la haine de l’abandon de sa mère auprès d’un père qui a nourri sa colère jour après jour. Cette même mère qui a contribué à rendre Cassius aussi heureux et épanoui dans une famille soudée, aimante qui n’a jamais manqué de rien. On ne peut que comprendre la colère de Maze. Et pourtant… Petit à petit, on s’attache tout comme elle à cette famille, Haros, si parfaite. Maze aura beau vouloir les détester, elle va ouvrir tout doucement son cœur. Par palier, un pas après l’autre, puisque en plus de la complexité de sa vie familiale, sa vie professionnelle va prendre un nouveau tournant qui va venir tout chambouler une fois de plus. Cassius deviendra alors en plus de cet amour interdit, le phare de son cœur. Craquera, craquera pas ? Demi-frère ou pas, il la tente beaucoup trop. Un demi-frère qui souffre de ses absences tout comme de sa présence. Un amour qui résiste au temps et aux intempéries d’une vie pas facile pour Maze. Mais on ne sous-estime pas la puissance de l’amour, même avec un caractère de merde. Même si on traine des casseroles des kilomètres de long. Alors, peut-il être assez puissant pour en faire un « nous pour eux » ?

Stepbrother Ne me tente pas est une belle romance à la trame originale et un parfait mélange de moments intenses, durs, forts et de moments légers qui nous touchent tout autant. Un sujet d’actualité par le nombre de remariages et de familles recomposées, un sujet caliente qui ne va pas laisser votre cœur indemne et encore moins votre petite culotte ! La plume de Sonia Eska nous propulse complètement dans le personnage en nous faisant ressentir tous ses questionnements, tous ses doutes, ses peurs, mais aussi ses espoirs. L’univers que cette dernière met en place est captivant, émouvant et dans une tension électrique sublime, ce qui rend le roman addictif et qui fait qu’on ne décroche pas un seul instant. Cette tension qui ne cesse d’augmenter au fil du temps, et qui est le gros atout de ce roman. Tout comme les échanges entre eux qui s’en trouvent intensifiés. On se régale de leurs dialogues, de leurs non-dits aussi, de leurs parcours, de leurs vies tout simplement. On ne veut en aucun cas qu’ils appuient sur la touche pause, on veut encore et toujours plus.

L’histoire interdite entre demi-frère et demi-sœur est du vu et revu je vous l’accorde, mais là, je peux vous dire que l’originalité de la trame m’a conquise. De plus, elle aborde plusieurs thèmes qui se marient bien ensemble et qui font de ce roman une lecture à ne pas manquer.

Un grand merci aux Editions Addictives pour m’avoir permis de découvrir cette belle lecture en service presse numérique.

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

– Tu ne vas pas m’arrêter ? dit-il à mi-voix.
– J’en suis totalement incapable.
– C’est presque décevant, grogne-t-il avec un soupçon de sarcasme.
L’impact est proche et, enfin, le tonnerre gronde. Avec force et détermination, sa main encadre ma nuque et m’approche urgemment de ses lèvres. Immédiatement, mes bras s’enroulent autour de son cou. Je ne le laisse pas mener ce baiser, et ce malgré la rage qu’il y met. Je me bats moi aussi, sans arme, à la seule force des sentiments puissants qui m’assaillent. Chaque assaut de ma langue est une délivrance, chaque mouvement de la sienne est une revanche. Je ne réfléchis plus, je vis, j’accepte et m’enivre de sentir sa hargne quand il encadre mon dos de son bras libre pour pulvériser le peu d’espace libre qui subsistait entre nous.
Je voudrais lui hurler combien il m’a manqué, combien j’ai détesté me perdre, combien je me suis sentie vide sans lui, mais plus aucun mot n’a de place à cet instant. Seule l’expression de nos corps compte.

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Stepbrother. Ne me tente pas, de Sonia Eska, histoire intégrale.

✧˚₊‧୭⁺‿︵ L’avis de Carine sur Impulsif, le roman de Emily Kind chez Addictives Editions ‿︵⁺୭‧₊˚✧


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Titre : Impulsif‿︵⁺୭‧₊˚✧

Auteure : Emily Kind

Editeur : Editions Addictives

Collection : Luv

Genre : Romance

Ebook : 4.99 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Il n’avait plus rien à perdre. Avant elle.

Isak revient dans la ville de son enfance avec un but bien précis en tête, et rien ni personne ne l’en détournera.
Épris de justice, rebelle, impulsif, il emploie ses propres méthodes et n’a de loyauté que pour ses idéaux.
Mais ça, c’était avant de croiser la route d’Echo. La gamine qu’il a laissée derrière lui autrefois est devenue une femme dure, indépendante et en colère contre le monde entier.
Leurs retrouvailles sont houleuses, aussi brûlantes que passionnées, mais impossible pour Echo de craquer : tomber amoureuse, signifie « tomber » avant tout et ça, c’est hors de question.
D’autant qu’Isak dissimule bien des secrets, et qu’il suffirait d’une révélation pour que tout explose…

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Impulsif ! Un titre en parfaite adéquation avec ce roman tout comme sa magnifique cover qui lui correspond à la perfection. Je te veux, tu me fuis… Tu me veux, je te fuis… Il court, elle fuit… Telle est l’histoire de Echo et Isak qui pourtant entre deux fuites savent bien se trouver.

Une ville d’Alabama qui ne porte décidément pas bien son nom… Aphrodite… La déesse de l’amour, de la beauté est en aucun cas le reflet de ce lieu pourri dans lequel Echo et Isak ont grandi. Si Isak a pris la tangente pour ne plus y vivre en s’enrôlant dans l’armée, il a cependant abandonné dernière lui la petit Echo âgée alors de 14 ans… Sa petite voisine qu’il protégeait d’un père violent et dont il lui avait fait la promesse d’être toujours là pour elle… Cette gamine magnifique aux dents de la chance, ne savait sourire qu’à lui.

Mais neuf ans après le revoilà de retour ! Le temps a passé, mais rien n’a vraiment changé. Echo vit toujours ses parents et porte encore les stigmates physiques d’un père bien trop violent et celles moins visibles d’une mère effacée. Si elle arbore toujours fièrement ses dents écartées qui met Isak dans tous ses états, elle est cependant bien différente. En colère perpétuellement, elle ne cesse de tremper dans les affaires prohibées de la ville dans un seul but, fuir. Fuir de cette vie d’enfer, fuir de cet homme brutal qu’est son père et de sa mère qui n’a jamais levé le petit doigt pour la protéger. Fuir de cette ville gangréneuse dans laquelle tous y pourrissent au milieu des mobiles homes des classes défavorisées, des suprémacistes, des homophobes, des dealers et toutes les drogues qui circulent. Vivre aux Styx n’épargne pas les âmes. Aphrodite porte vraiment mal son nom… Sauf peut-être en ce qui va concerner les retrouvailles entre Isak et la belle Echo. Et encore…

Peut-on appeler cela de l’amour ? Isak est trop différent pour savoir ce qu’il en est. C’est un homme droit, franc loyal, mais incapable d’exprimer ses émotions ou de décrypter celles des autres. La seule qu’il connaisse, est sa propre colère et ça, il n’en manque pas. Pour lui, tout est clair et concis, toujours. Droit au but ! Noir c’est noir, blanc, c’est blanc. Il ne connait pas les nuances et en amour, c’est pareil. Il est incapable de mettre un nom sur ses sentiments, mais tout ce qu’il sait, c’est qu’il est revenu et qu’il La veut. Et quand Isak veut, il prend. Des retrouvailles à leur image, impulsives… dysfonctionnelles, colériques, torrides, amères et passionnées. Brut, sans concession, Isak est un animal qui devient prédateur face à celle qui le rend plus fou qu’il ne doit l’être. Elle sera à lui. Sa propriété et il fera tout pour que tout reste ainsi, car elle peut fuir autant qu’elle veut, elle n’aura nulle part d’autre où aller, rien à quoi se raccrocher à part lui. Il sera toujours sur sa route pour qu’elle s’arrime à la sienne, à lui. Son Echo… Mais peut-elle lui faire confiance ? Peut-elle briser ses propres rêves de fuite alors que lui n’a pas hésité à l’abandonner neuf ans auparavant.

Aujourd’hui il est le shérif de cette ville aux manières peu orthodoxe certes, mais bien décidé à démanteler tout un réseau de pourris. Pourrait-elle rester là, dans cette vie de misère pour lui ? Sachant que rester c’est perdre cette liberté qu’elle a toujours convoitée ? Rester près de lui sans jamais savoir si elle est vraiment importante à ses yeux ? Elle qui a toujours barricadé son cœur après son départ pourrait-elle le laisser y entrer à nouveau ?

Non. Hors de question qu’il perce ses défenses !

Impulsif, une lecture qui m’a conquise par son univers. Les lieux, l’ambiance anxiogène, et tout ce qui s’y rapporte a apporté à cette lecture le gros point fort. Une héroïne qui n’est pas stéréotypée en princesse bien au contraire. C’est un électron libre, indépendante aux tenus à son image et au fort caractère face à un héros qui l’est encore moins. Qualifié de déficient pour certain, attardé pour d’autres, mais pourtant, juste différent. Juste lui. Isak, l’impulsif… Celui qui dira toujours ce qu’il pense au moment où il le pense sans prendre de gant ni faire de détour. Celui qui ne regarde personne dans les yeux, mais qui ne ment jamais. Celui que l’armée a encore plus endurci et pas canalisé pour deux sous puisqu’il s’en est fait virer. Trop violent, trop insubordonné. Un Isak beau comme un dieu, mais si difficile à cerner et surtout, pas si bête que ça…

J’ai vraiment craqué pour lui en cherchant à deviner pourquoi il était revenu ? Quel est ce trouble à cause duquel il est incapable d’exprimer ses émotions par des mots tout comme celles des autres ? Poser une étiquette sur sa différence a été pour ma part une course tout au long de ma lecture. Un peu Asperger peut-être ? Malheureusement je n’ai pas trouvé, ce trouble doit bien exister, seulement, cela sera une question sans réponse. Il est Isak ce garçon un peu étrange, impulsif et point. À prendre comme il est et s’en délecter. Est-ce vraiment important au fond ? Je ne pense pas, mais vous qui êtes prévenues vous n’aurez pas à attendre de réponses. Personnellement, sa façon d’être et de faire m’a beaucoup fait rire. Un homme de Cro-Magnon sexy comme un dieu, c’était du jamais vu ! J’ai vraiment aimé ce personnage, même si j’ai eu mal à le cerner complètement. Il restera pour moi le héros complexe, atypique qui change un peu la donne dans les romances et cela, ça fait un bien fou.

En ce qui concerne Echo je n’ai pu être que touchée par cette petite fille qu’elle est toujours vraiment au fond d’elle. Echo qui a perdu le seul ancre qu’elle avait à 14 ans lorsque Irak est parti, le seul à lui porter de l’attention en la protégeant. De l’attention qu’elle aimerait tant trouver dans son foyer et qu’elle n’aura jamais. Le seul pour qui son cœur savait battre, mais qui a été brisé le jour de son départ. Partir un jour… Je l’imagine tellement rêveuse à voir au-delà des murs d’une ville le paradis qu’elle pourrait y trouver. Mais pour partir, il faut de l’argent et l’argent à Aphrodite se trouve d’une seule façon. Ce qui la mettra souvent dans les pattes d’un Shérif qu’elle aimerait pourtant bien éviter. Ces deux-là passent leur temps à se suivre et se fuir, ils m’ont fait penser à deux aimants qui s’attirent sans pouvoir faire autrement, mais qui dans l’autre sens se repoussent et ne peuvent s’ancrer l’un à l’autre dans leurs choix de vie.

Impulsif, une belle lecture qui m’a happée dès le départ par son univers et son ambiance qui m’ont mis l’eau à la bouche. Enfin une romance qui sortait des sentiers battus, des lieux sublimes, des riches héros auxquels tout leur tombe à point nommé. Nous sommes là immergés dans une ville de misère où vivre à dix dans des préfabs est normal, où les voisins qui tapent sur leur fille est « presque normal » tant la misère et l’alcool bercent leur quotidien. Une ville où chacun sa pomme et personne n’ira dire au voisin que ce qu’il fait n’est pas bien. J’ai envie de dire même, chacun sa merde. Mais passé cette frénésie de la mise en place de la trame, il m’a cependant fallu un peu de temps pour m’habituer à la plume de l’auteure que j’ai trouvé un peu saccadée, brute, sèche, impulsive et tranchante à l’image de ses héros et d’Isack en particulier. Point à la ligne et la suite ? On ne nous en dit pas plus là ! Cela m’a perturbée une bonne partie de ma lecture, car entre les non-dits, et le mystère qui plane autour d’eux cela m’a même angoissée, frustrée, sachant de plus, qu’une partie de l’intrigue était limpide pour moi depuis longtemps. Seulement voilà, reculer pour mieux sauter doit être l’adage d’Emily Kind, car lorsque tout redémarre, ça redémarre ! Et là le rythme prend un autre tempo. Les doutes s’installent, les secrets se dévoilent, l’action arrive et les sentiments s’en mêlent. Un beau méli-mélo très bien mené d’un bout à l’autre qui nous fait alors comprendre beaucoup de choses qui n’étaient pas essentielles auparavant avaient toutes leurs importances. Des héros avec la rage au ventre et dans le bas ventre ! Des héros qui à eux seuls portent ce roman d’une manière fabuleuse jusqu’au mot fin. Et quelle fin ! Comme je les aime 😉 Aussi atypique que le reste !

Un grand merci aux Éditions Addictives pour m’avoir permis de découvrir ce roman en service presse numérique. Une belle lecture qui change de l’habituel.

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Ma paume s’écrase sur la vitre. Mes paupières papillonnent, mes yeux s’accordent sur la ligne de ses jambes, bondissent sur l’arrondi de ses hanches. Rampent le long de son ventre plat et butent sur son nombril. Accrochent ses tétons d’une étonnante couleur dorée. Dans mon champ de vision s’immiscent ensuite ses mains. Elles jouent avec ses cheveux lâchés avant de couler sur ses seins. Ses paumes les malaxent puis migrent sur son thorax alors que de nouveau, elle se rapproche de la fenêtre, féline. Soudain, elle éclate de rire, dévoilant ses putains de dents du bonheur et, d’un geste vif, saisit la persienne qu’elle rabat en me tirant la langue, son majeur dressé dans ma direction.
Depuis l’enfance, j’ai appris une ou deux choses sur moi-même. Un, que je ne suis pas comme la plupart des gens. Deux, que je ne m’encombre pas de détours. J’ai toujours détesté m’embarrasser de faux-semblants. Parce que je ne les comprends pas et qu’ils ne m’intéressent pas. Seules mes pulsions me guident. Or là, elles convergent absolument toutes dans une seule et même direction.
Elle.
Echo.
Je la veux.

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.. 。。◦◦。。◦゚· L’avis de Carine sur le roman de Erin Graham : Strong Addiction aux Editions Addictives ·゚◦。。◦◦。。..


───●◎●───Titre : ───●◎●───

Strong Addiction

Anciennement publié en numérique sous le titre Sex Addict

Auteur : ErinGraham

Genre : Romance

Editions : Addictives

Ebook : 4.99 €

Broché : 16.90

Erin Grahamtous les livres sur Babelio.com

───●◎●───Résumé : ───●◎●───

Quand le sexe est une drogue et l’amour, un interdit… Auteur à succès le jour, Liam est sex addict la nuit. Le sexe, c’est toute sa vie, il en veut toujours plus et va toujours plus loin dans sa déviance. Mais sa maladie le ronge. Quand, par hasard, il rencontre Jade, une jeune psychologue, il se soumet corps et âme à sa thérapie expérimentale. Et découvre des sentiments jusqu’alors inconnus… Quant à Jade, elle a bien du mal à résister à cet homme qui promet tant de plaisirs et semble s’ouvrir à elle comme jamais aucun homme auparavant. Mais Liam est-il réellement prêt à changer sa vie ? Et si la dépendance la plus dangereuse n’était pas celle que l’on croit ?

───●◎●───Mon avis : ───●◎●───

Bonjour, je m’appelle Carine, je suis une Erin Addict depuis plusieurs années et je refuse catégoriquement qu’on me soigne de mon addiction ! Hors de question de manquer des pépites livresques pareilles ! Je suis hautement dépendante et j’assume sans désespoir mes isolements pour lire en paix chacune de ses sorties. 🙂

Liam, écrivain célèbre est tourmenté par ses pulsions qui dirigent son quotidien et où l’amour n’a pas sa place. Derrière ses troubles, c’est un homme tendre, sincère et résigné. Son couple n’est qu’un arrangement pour lui, une dose à portée de main, pourrait-on même dire, content d’avoir trouvé une femme qui le suit dans ses travers, qui ne le brime pas et lui offre un certain cadre. Il ne ressent aucun plaisir, tout est mécanique comme une bouteille trop pleine qu’il faut vider avant qu’elle ne déborde… Il se hait, se dégoûte, mais c’est son corps qui commande et son esprit n’a aucun moyen de lutter. Encouragé par sa compagne qui veut être là pour lui avec seul impératif, jamais l’un sans l’autre, Liam s’enfonce un peu plus chaque jour dans ses déviances et va toujours plus loin. Multipliant les expériences en cherchant le soulagement se complaisant chaque jour un peu plus dans la luxure. Qu’importe où, quand, comment, et à combien, ils testent ensemble des milliers de choses pour avoir la paix, bien que la durée soit bien trop courte… Bien que la satisfaction lui laisse un goût amer et de honte. Ambre a même choisi d’aller plus loin en racontant leurs expériences sur un blog lu par des milliers de personnes. L’anonymat y reste bien entendu la chose la plus importante. Car si Liam découvre qu’elle l’affiche comme un pervers sans morale sur la place publique … il ne ferait sûrement plus rêver dans les chaumières. Ironie du sort pour ce personnage public que l’on nomme : l’ange de la romance. Il est clair que ses deux univers ne doivent jamais se mélanger. Comment un homme à l’image du lover tendre, aussi fleur bleue et romantique dans ses écrits pourrait-il être tout le contraire avec les femmes dans la vie et surtout, aussi tordu ?

Dépendance, isolement, souffrance et désespoir… Telle est la vraie vie de Lima Nicol’s dirigée par des Shoots sexuels nécessaires pour atténuer la douleur et se libérer de ses frustrations… Telle est la vie d’ un Sex Addict !

Jade jeune psychologue très timide qui a du mal à s’imposer, va voir son sujet de thèse s’envoler un beau matin. C’est ce qui la mettra sur la route de Liam Nicol’s, cet écrivant qu’elle adule tant et qui se retrouve du jour au lendemain sans possibilité d’assouvir ses besoins qui le rendent fou ! Jade va lui proposer alors de suivre une thérapie qu’il acceptera à la seule condition, qu’elle connaisse son ennemi, sa perversité et ce, d’une manière par très professionnelle.

Mais ne risque-t-il pas de la faire aussi plonger dans son enfer ? Ne risque pas t-elle de tout perdre ?

Erin Graham aborde là un sujet de société tabou dont on ne parle malheureusement pas ou si peu… Le sujet difficile qu’est l’Addiction sexuelle à laquelle on collera plus facilement l’étiquette de perversion, ou nymphomanie… Une véritable maladie, au même titre que l’alcoolisme et les dépendances aux drogues, elle est endurée dans la honte, dans la souffrance d’un manque jamais comblé. On nous alerte beaucoup sur les dangers de la drogue, la cigarette ou l’alcool, des addictions dont il est difficile de s’en sortir sans aide extérieure, mais qu’en est-il de l’addiction sexuelle ? Pourquoi est-ce si dur d’en parler ? Est-il même possible d’en sortir ?

Avec Strong Addiction, Erin Graham va nous plonger dans le récit de Liam, son enfer tout d’abord, puis sa reconstruction qui se fera grâce à une nouvelle dépendance : L’amour. Une addiction qui cette fois-ci, ne l’emprisonne pas dans un cercle infernal et qui au contraire, va le libérer de ses chaines. Une addiction qu’il ne peut assouvir de son propre chef et qu’il va devoir apprendre à apprivoiser sans salir ce qu’elle va lui apporter. Une Addiction qu’il ne pense pas mériter et qui s’appelle Jade. Jade qui n’a pas l’intention d’être un pur jouet sexuel et encore moins être celle qui s’immiscera dans son couple. Plaisir ou besoin ? Ombre ou lumière ? La différence sera cruciale !

Une romance sublime, authentique qui nous emporte de la première page à la dernière dans un flot d’émotions énormes. On se laisse embarquer par tout ce qu’Erin nous offre. L’histoire est magnifique à la fois drôle, émouvante, trash, romantique, tragique, poétique, sexuelle, sombre, lumineuse… et bien plus encore, car les adjectifs pour la qualifier ne manquent pas. Tout y est addictif ! La trame, les dialogues, les scènes caliente qui sont justes exceptionnelles. On ne peut en aucun cas arrêter sa lecture et pour preuve, j’ai lu ce beau pavé en seulement une seule journée. Le sujet de l’addiction est traité ici avec tact et pudeur en montrant juste l’essentiel, nous donnant tout ce qu’il faut savoir pour connaitre la maladie. En ressentir toutes les douleurs et les émotions qui en découlent, mais aussi et surtout, l’amorce pour s’en sortir. Dans ce récit, c’est l’amour qui va être mis en évidence, le vrai, le romantique, celui qui apporte la lumière à la vie, en vous faisant sortir des ténèbres, mais vous tenant toujours sur un fil avec la peur d’y replonger.

Un récit à plusieurs voix qui permettent d’avoir les pensées de chacun, ce qui apporte un gros plus à l’histoire. J’ai aimé être dans la peau de chacun d’eux, et particulièrement dans celle d’Ambre qu’on cerne au fil des pages. Est-elle un dommage collatéral d’une relation malsaine où cache-t-elle autre chose ? Son personnage apportera à l’histoire encore plus de complexité que Liam côté psychologie et c’est ce qui me fera dire aussi qu’on s’attache à tous les personnages quels qu’ils soient, car tous ont une histoire à raconter, leurs démons ou encore leur hamster ;). Erin Graham sait tellement jouer avec nos sentiments et nous mettre à fleur de peau tout en jonglant avec un humour douteux qui pue le camembert et qui nous fait mourir de rire en désamorçant des situations un peu tristes. J’aime sa plume, c’est pas nouveau. Mais comment se fait-il qu’elle me surprenne encore autant ?

Strong Addiction, une lecture hautement addictive que je vous recommande. Une fois de plus, la plume d’Erin Graham m’offre là un énorme coup de cœur. Il ne manque rien, tout est là et bien là pour que l’on passe un sublime moment de lecture avec des personnages qui sont tout aussi sublimes et très attachants.

Un grand merci à Babelio pour l’envoi de ce service presse dans le cadre de la masse critique dans sa version broché qui est tout simplement sublime.

───●◎●───Extrait : ───●◎●───

– Embrasse-moi, Jade.

J’obéis pendant que Liam ondule contre moi. Ses lèvres, sa langue, ses dents me démontrent à quel point il a envie de moi. Je bouge contre lui, cette fois c’est moi qui l’utilise pour assouvir mon désir.

J’adore qu’il dirige les opérations, alors qu’il a les mains attachées. Il est terriblement sensuel. Je retire mon tee-shirt, toute retenue envolée.

Je passe une main entre nous pour déboutonner son jean. Il m’aspire doucement et me mord plus durement qu’au début, et il me propulse ainsi entre un plaisir intense et une infime douleur.

Les deux se mélangent en moi et, en réponse, mon corps se cambre contre sa bouche.

L’avis de Carine sur Restart, le 6e tome de Love Shot de Marie HJ !


Hello les étoiles, voici un avis sur le 6e et dernier volet de la saga Love Shot de Marie HJ. Restart clôture la saga avec l’histoire de Hugo et Melissa que nous suivons depuis Love Shot 2 : Scars ainsi que l’enquête menée par Hugo. Ce dernier volet boucle la boucle à la perfection. Un tome précédemment édité sous le titre The Jail, Tome 4.

Titre : Restart – Love Shot #6

Auteure : Marie HJ

Editeur : Auto-édition

Genre : Romance

BrochéLien d’achat

Résumé :  » Plus fort qu’aimer ; aimer à nouveau »

Est-il réellement possible de recommencer à zéro ? D’oublier ceux qui ont constitué votre vie depuis toujours ? Et surtout, de ne pas se souvenir de la personne qui a longtemps fait battre son coeur ?
Mel et Hugo ne pourront pas échapper à cette nouvelle épreuve que leur présente la fatalité. Sauront-ils retrouver ce feu qui fut si ardent en eux ?
C’est ce moment que choisissent les ennemis du Jail pour se manifester. La famille et les amis percutés de plein fouets par la riposte venue d’Espagne ont plus que jamais besoin d’Hugo. Saura-t-il relever tous les défis qui composent sa nouvelle vie ?

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Waouh !… et oui cela ne fait pas très pro dans une chronique, mais c’est tout de même le premier « mot » qui me vient en commençant mon avis… Un énorme coup de cœur pour ce dernier opus ! Je voudrais attirer votre attention sur une chose cependant avec de débuter, car si pour chaque tome, je vous ai prévenues qu’ils pouvaient se lire indépendamment, ce n’est pas le cas de celui-ci. Il faut savoir que Love Shot 6 : Restart clôture la saga et que nous suivons Hugo et Melissa depuis Love Shot 2 : Scars (ainsi que l’enquête menée par Hugo) et que ce dernier volet boucle la boucle de cette saga à la perfection. Si je me délecte à chaque fois de suivre de nouveaux personnages, je dois vous avouer que pour ce dernier tome j’étais sceptique de trouver le récit de Melissa et Hugo malgré le fait que je les adore. Septique, car nous les connaissons depuis déjà 5 tomes et qu’ils sont ensemble depuis plus de 12 ans. J’aime les premières émotions, les premières rencontres, et là, je me demandais comment l’auteure allait pouvoir me donner tout ça. J’ai envie de rire en écrivant cela, je me moque de moi-même, car à chaque fois Marie HJ a su me surprendre et je n’aurais jamais dû douter d’elle…. Elle m’a carrément bluffée ! Je crois que je suis littéralement amoureuse de sa plume et de sa saga….

Encore plus fort qu’une première rencontre, encore plus fort qu’un premier baiser… Se rencontrer à nouveau… Nous avions quitté à la fin de Love Shot 5, une Melissa complètement paniquée suite à une mauvaise nouvelle, suite à laquelle elle allait devoir se rendre rapidement en Espagne. Mais c’est Douze ans auparavant que nous allons la retrouver et vivre avec elle sa première rencontre avec son flic de choc…. Hugo, meilleur ami de Nath est l’homme sur qui tout le monde peut compter. Fidèle et droit, plein de principes, il n’hésite pas à tendre la main et on dira même qu’il est prêt à se sacrifier pour le bien de tous… Ce jour-là, il tendra la main à Melissa, et en la prenant à son propre jeu… il va l’envoûter et la faire succomber… C’est avec ses souvenirs, pleine la tête et plein le cœur, que nous retrouvons Mel en Espagne où cette fois-ci, c’est elle qui tient la main de son amoureux… Cette main qu’elle aime tant, mais qui n’a aucune réaction au milieu de Bips incessants. Melissa en a oublié sa propre vie à force d’attendre que celle d’Hugo revienne… Tout le monde est autour d’elle, de lui, tous attendent… Bip… Je n’irais pas plus loin dans le récit, car pour une fois le résumé vous laisse la surprise de découvrir par vous-même ce qui attend nos héros. C’est très difficile pour moi de ne rien vous dire et je ne pourrais pas disséquer cette fois-ci le thème qu’a choisi l’auteure. Alors, je vais simplement partir sur mon ressenti pur en laissant venir les mots comme ils viennent.

Marie HJ a frappé une nouvelle fois très fort et va boucler la boucle d’une enquête que nous suivons depuis le début de Scars. Tous les personnages sont présents, tous sans aucune exception, et nous allons avec une immense joie, mais aussi avec beaucoup d’émotions, voir cette famille se souder encore plus, ne faire plus qu’un et l’adage tous pour un, un pour tous » n’a jamais été aussi vrai … Avec « Restart » l’auteure nous plonge au cœur de l’enquête, mais aussi dans le cœur et l’âme de nos protagonistes. Le tout dans un panel d’émotions intenses et douloureuses. C’est dur pour Melissa, très dur… Dur au point que mes larmes ont coulé en écho avec les siennes… Dur pour Hugo qui est complètement perdu et en colère, mais qui au fond, reste toujours lui-même. Mais aussi douloureux pour tous les autres membres de la famille du Jail. Comment aider Hugo à se reconstruire tout en regardant Mel s’effacer au point de ne faire plus qu’une avec son ombre… Comment affronter l’avenir lorsque le passé n’est plus que chimère… Mel et Hugo sont confrontés à une épreuve difficile pour leur couple qui va être vraiment mis à mal. Si par le passé, ils ont réussi à traverser les tempêtes dues aux absences répétées de Hugo, ce sera très différent cette fois. C’est une autre sorte d’éloignement qui va se mettre au travers de leur route, un éloignement contre lequel seul l’appel du cœur pourra lutter. Un éloignement qui va mettre en péril leur relation et surtout la sincérité et la force de leurs sentiments. Hugo s’éloigne, tente de se retrouver, et Mel ne fait pas partie de ses plans dans l’immédiat… Si notre belle tatoueuse souffre au point de sentir son cœur se déchirer en lambeaux, une question la taraude et nous taraude aussi : pourrait-elle lui rendre sa liberté par amour ? « Never gonna let go » Les paroles d’une chanson parlent pour elle… Je ne lâcherai jamais ! Au milieu de ce chaos émotionnel vient se rajouter un problème de taille. Et si l’accident d’Hugo n’en était pas vraiment un ? Sur quoi travaillait-il exactement et pour qui menait-il l’enquête ? Les ennemies du Jail rodent et patientent… Mais jusqu’à quand ? Alex qui n’est plus dans le circuit essayera tant bien que mal de sécuriser tout le monde, mais est-ce bien assez ?

À vous de le découvrir en vous plongeant dès à présent dans cet ultime tome coup de cœur, coup de théâtre, coup dans le cœur, enfin bref vous m’aurez comprise. Un ultime tome qui nous mène tambour battant de rebondissement en rebondissement jusqu’à ce final explosif, époustouflant qui boucle cette boucle avec une émotion forte. Mais aussi avec une certaine nostalgie… car on sait qu’après la dernière page tournée, ce sera fini… Je vous invite donc à pousser les portes du Jail à votre tour. Je vous fais la promesse que vous ne serez jamais déçues, car cette « famille », vous adoptera dès la première seconde, tout comme vous l’adopterez, elle… Qui sont-ils ? Et bien tous ceux que nous avons pu rencontrer et aimer au fil des tomes comme, Hugo, Melissa, Didou, Nath, Ines, Zia, Alex (mon coup de cœur) Gabrielle, mais aussi Diane, Greg… et même Claudio !

Un grand merci à Marie. HJ pour cette merveilleuse saga coup de cœur ! Mais aussi pour sa fabuleuse playlist très électrique !

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L’avis de Carine sur Rebel, le 5e tome de la saga Love Shot de Marie HJ !


Titre : Rebel, Love Shot #5

Auteure : Marie HJ

Éditeur : Auto-édition

Genre : Romance

Broché : Lien d’achat

Résumé : « Il la désire depuis toujours. Mais il n’est pas le seul »

Qui a dit que faire la cour à une femme n’était plus d’actualité ? Greg, lui, tourne autour de Diane depuis deux ans déjà, et ne cesse de redoubler d’attentions à son égard. Messages quotidiens, humour douteux, drague évidente, cadeaux déplacés, rien ne l’arrête.Au Jail, personne n’est dupe : l’ancienne mannequin n’est pas insensible aux charmes du chanteur des Orgasmics Puppets. Alors pourquoi continue-t-elle à nier l’évidence et à le repousser ?Lorsque son petit frère revient dans sa vie avec son lot de soucis, la jeune femme décide de l’aider à n’importe quel prix, au risque de décourager définitivement Greg.Quelles souffrances la patience d’un cœur amoureux est-elle prête à tolérer ?

PS : Romance précédemment publiée sous le titre The Jail, Tome 3

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Comme tous les tomes de la saga Love Shot, Rebel peut être lu indépendamment. Vous pouvez cependant retrouver l’origine de cette histoire dans Love Shot 1 : Broken. Les Orgasmics Puppets vont, une nouvelle fois, mettre le feu au Jail ce soir et s’ils aiment faire le Show et font l’unanimité sur scène avec leur musique rock qui décoiffe, c’est d’un autre spectacle que les habitués du Jail aiment se repaître chaque semaine. Un Show que leur offrent Diane et Greg par les frasques de ce dernier pour attirer sa belle dans ses filets. À coup d’allusions lourdingues, de belles paroles et de cadeaux aussi loufoques les uns que les autres, le beau Greg n’a jamais cacher son attirance pour Diane, sa Miss Monde, comme il l’aime l’appeler. Il la veut, c’est sa femme et rien ne l’arrêtera dans sa quête. À force de persévérance, il a réussi à créer un univers parallèle de la vie quotidienne dont Diane devient dépendante…

Mais voilà, même s’il a réussi à percer sa carapace pourtant bien épaisse en se dévoilant au fil du temps tel qu’elle est vraiment, même si elle commence à le regarder comme son petit ami potentiel avec qui elle aimerait bien se laisser aller… Diane se refuse à toute histoire. Elle ne le peut pas, elle ne le mérite pas… Il ne comprendrait pas, ne lui pardonnerait pas… Sa situation familiale et son passé un peu spécial l’empêche de lâcher prise à son plus grand regret… Pourtant l’alchimie est là et bien là, l’attraction est explosive et incandescente à chaque contact… Mais Diane préfère agir égoïstement à l’encontre de ses propres sentiments en le gardant prêt d’elle en tant qu’ami et en continuant de le laisser espérer. Ce petit jeu l’agace autant qu’elle l’aime, tout comme Greg l’agace autant qu’elle en est accro. Mais il est aussi important pour elle et si elle venait à tout lui dire… elle le perdrait pour toujours …

Mais jusqu’à quand Greg sera-t-il prêt à attendre sa belle ? Lui le coureur de jupons invétéré qui fait tourner la tête de toutes les filles, ne pourrait -il pas se lasser de prendre autant de râteaux depuis deux ans ? Quelles souffrances la patience d’un cœur amoureux est-elle prête à tolérer ?

Nouveau tome, nouveaux personnages, nouveau thème. Marie H.J n’aime pas tourner en boucle dans ses sagas et nous propose à chaque fois une nouvelle pépite. Si le thème et le rythme sont bien différents des autres récits, il n’en reste pas moins intéressant, addictif mais aussi profond. De nouveaux personnages hauts en couleur qui méritent d’être connus et avec qui vous aimeriez sûrement passer de belles soirées, mais aussi aider, soulager et conseiller… Greg est un personnage à part, complètement décalé, loufoque que l’on aurait tendance à ne pas prendre au sérieux. En ouvrant son cœur à Diane, il va aussi nous ouvrir les portes de son âme et nous laisser le découvrir et l’aimer tel qu’il est vraiment. Cette facette qu’il montre à tous est son côté détente dans lequel il s’amuse et profite de sa passion. On ne le prend pas au sérieux et le voit comme un gamin trentenaire qui s’amuse et butine sans attaches. Pourtant dans sa vie de tous les jours, il pourrait vraiment vous surprendre…

Diane, quant à elle, parait sage, en apparence… mais derrière la façade lisse de cette comptable anciennement mannequin, on va y trouver le poids d’un passé qui l’a mise face à des choix qu’elle assume certes, mais qui font d’elle la personne qui ne peut offrir son cœur à l’homme qu’elle aime. Une personne qui se sent responsable de ne pas avoir aidé son frère mieux qu’elle l’aurait souhaité et qui revient près d’elle avec de très lourds bagages. Une fois de plus, elle va devoir donner de sa personne pour l’aider à s’en sortir à n’importe quel prix, mais est-ce la bonne solution ? Comment aider quelqu’un qui ne souhaite pas l’être ? Comment ne pas faire d’erreur en voulant bien faire lorsque la situation nous est complètement inconnue et nous échappe ? Greg sera auprès d’elle pour la soutenir, mais reste à savoir si elle le laissera faire…

Avec Love Shot 5 : Rebel, on croit entrer dans un récit simple qui nous fera rire et avec lequel on passera un très bon moment rafraîchissant. Mais ça, c’est ne pas connaitre Marie H.J qui va traiter une fois de plus un sujet poignant qui est malheureusement d’actualité dans de nombreux foyers. Et ce ne sera pas le seul, car plusieurs thèmes seront traités, mais pour revenir et n’en faire qu’un : L’amour et les sacrifices qui s’y rattachent. Est-on vraiment prêt à tout par amour jusqu’à le perdre pour le bien de l’autre ? Je vous laisse découvrir cette histoire magnifique que j’ai lue évidement d’une seule traite, car lorsque l’on commence un roman de Marie, il est clair que j’ai fini par comprendre qu’il fallait prévoir du temps devant moi. Impossible de le poser et il n’y a vraiment rien à redire. Tout est limpide et les lignes qui défilent sous vos yeux se transforment en images, en très belles images aux couleurs des sentiments, et nous plongent tête première dans le roman pour n’en ressortir qu’à la fin. Tous les personnages, qu’ils soient principaux ou secondaires, ont leurs propres caractères et des personnalités à part qui les rendent intéressants, profonds et uniques. Des personnages bons et attachants, même les mauvais ;). Car ils ont tous une histoire et chaque histoire fait d’eux ce qu’ils sont aujourd’hui. Des personnages dont on veut tout connaitre…

Un roman coup de cœur une fois de plus qui mériterait aussi un autre titre » La couleur des sentiments » 😉 Merci de m’avoir fait découvrir cela aussi 🙂

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L’avis de Carine sur Les Élus – tome 1, un roman de Veronica Roth chez Michel Lafon


Titre : Les Élus – tome 1

Auteur : Veronica Roth

Genre : Science Fiction

Editions : Michel Lafon

Ebook : 13.99€

Broché : 19.95€

Résumé : Appelés par une prophétie pour vaincre l’Obscur, les Élus ont sacrifié leur jeunesse pour sauver le monde.
Dix ans plus tard, les cinq adolescents ont désormais trente ans et célèbrent une décennie de paix. Tous ont oublié cette sombre période et profitent de la célébrité que leur a accordée cette victoire. Tous sauf Sloane, encombrée par sa notoriété et hantée par le souvenir de son ennemi.
Lorsque d’étranges phénomènes se produisent, les Élus sont une nouvelle fois sollicités par l’État. Si tous pensent qu’il ne s’agit que de coïncidences, Sloane, elle, est persuadée que l’Obscur est de retour. Acceptera-t-elle de reprendre le rôle de l’héroïne potiche que le public aime tant, ou prendra-t-elle enfin le contrôle de son destin, quitte à briser la prophétie ?

Être un héros n’est pas une destinée… c’est un choix.

·::·゚゚·::·゚ Mon avis : ✿゚·::·゚゚·:

Trop fan de la trilogie Divergente, je ne pouvais passer à côté de cette nouvelle sortie de Veronica Roth. Pourtant malgré ma frénésie d’embarquer rapidement, il m’a fallu le reprendre plusieurs fois avant d’arriver à entrer complètement dans l’histoire, qui a été pour ma part complexe sur le départ.

Une complexité due à la mise en place de la trame qui alterne la présentation des personnages et leurs histoires, ainsi que des rapports top-secret officiels qui vont retracer les évènements à des moments précis pour nous en apprendre plus. C’est original comme mise en scène et j’aurais pu l’apprécier si j’en avais su un peu plus auparavant. Ne lisant pas les résumés, il m’a fallu beaucoup de temps pour remettre toutes les pièces du puzzle ensemble et surtout, comprendre où l’auteure allait m’emmener. Au départ dans un Vortex sans fin, j’en avais bien peur !

Cependant, une fois que tout s’emboite et que l’on saisit le « avant » le « pendant », on n’a qu’une hâte, c’est de connaitre le « après ».

Le 15 mars 2010 victoire sur l’obscur. Les Élus, cinq adolescents qui avaient été identifiés pour être susceptibles de vaincre l’Obscur grâce à une prophétie classée secret-défense, Matt, Sloane, Ines, Albie et Esther se retrouvent 10 ans plus tard pour fêter cette commémoration de leur victoire. Ils ont sauvé le monde, mais, que sont-ils devenus ? Pourquoi Sloane est-elle toujours méfiante ? Comment ont-ils vécu le « après l’Obscur » ? Aucun d’entre eux n’a vécu les mêmes choses, ni perdu les même êtres chers… En apparence ? Ce sont des héros qui s’assument et que tout le monde acclame, idolâtre sans se soucier vraiment de ce qu’ils ont tous traverser… mais, intérieurement, ils sont toujours hantés ou encore sur leurs gardes. Ils ont perdu leur jeunesse, leur insouciance. Leur vie… Et bien plus encore. Ils sont différents aujourd’hui. Mais les connaît-on vraiment ? Que cachent-ils derrière cette façade de faux semblants qu’ils montrent aux yeux du monde ?

Veronica Roth nous la fait à l’envers avec ce roman ! Nous sommes habitués dans nos lectures à découvrir des personnages qui vont évoluer, trouver leurs destinées, devenir nos héros que l’on chérit, on se régale et nous voilà au mot fin de l’histoire. Hors, dans les Élus, nous sommes dans l’après. Tout c’est déjà passé. Ce sont des héros. Ils ont déjà sauvé le monde alors, où va-t-on aller ?

L’auteure va exploiter différents axes dans cette lecture, en jonglant entre le passé et le présent, nous menant vers un futur en mettant en évidence une chose assez importante, le stress post-traumatique de nos héros. Leurs façons de vivre à ce jour avec des valises bien trop lourdes à porter pour les uns ou à contrario profitant de la notoriété pour d’autres. Mais lorsque d’étranges phénomènes se produisent à nouveau, quelles vont être leurs lignes de conduite face à leurs découvertes ?

Les élus de Veronica Roth est un roman magnifiquement mis en scène, même si cela ne l’a pas fait pour moi sur une très grosse partie. Je pense que c’est parce qu’il faut qu’il soit lu tranquillement. Sans omettre aucun détail, et prendre son temps sans vouloir avancer trop vite en laissant les protagonistes venir à nous. On doit le prendre comme si nous étions en immersion avec des héros sans les connaître. Sans rien connaitre leur histoire. Ce qu’ils ont vécu ont laissé de grosse séquelles, il est donc normal qu’on ne puisse pas les comprendre ni les analyser immédiatement. Il nous faut d’abord comprendre leur parcours. Cela me donnait presque l’impression que… ils attendaient de me faire confiance pour se dévoiler. Non je ne suis pas dingue, promis ! Mais leur méfiance, particulièrement celle de Sloane est tellement anxiogène qu’on ressent une oppression lors de la lecture. Au début, je me disais que c’était la lenteur et les longueurs qui me mettaient dans cet état, jusqu’à ce que je comprenne que c’était tout simplement la plume de Veronica Roth qui a parfaitement su créer pour le lecteur, l’univers oppressant des protagonistes. On ne sait pas où on va ? On ne sait pas dans quoi on embarque ? Mais… Eux non plus ! Alors mis à part de les suivre, faut pas chercher plus loin dans un premier temps. Et c’est là qu’on va accrocher ou pas. Sommes-nous prêts en tant que lecteurs à laisser venir autant de choses à nous ?

C’est en suivant Sloane que le récit s’offre à nous dans une narration qui se veut malheureusement trop impersonnelle pour se mettre à la place des personnages. D’ailleurs, Sloane pourrait ne pas être attachante, je crois qu’elle ne doit même pas l’être pour beaucoup de lecteurs qui ne prendraient pas le temps de la comprendre. Personnellement, elle a su me toucher, à sa façon. Lorsqu’on retrace sa vie et ce qu’elle a vécu lors de « L’Obscur », on ne peut pas s’attendre à ce qu’elle soit solaire. Elle ne l’était déjà pas avant, alors comment le devenir après ! Les médias ont créé une image d’elle qui ne la montre pas sous son meilleur jour, mais en a-t-elle vraiment un ? Sloane pourrait paraitre fade, personnellement, je l’ai trouvée éteinte… Engloutie par l’Obscur et hantée par ses ombres. Et là la question se pose : comment s’attacher à un personnage qui, elle, ne s’attache à personne ?

La plume de l’auteure est toujours aussi bien imagée et l’univers y est décrit à la perfection. Je n’ai rien à redire là-dessus. J’ai tout vu défiler comme dans un film et les dernières pages…. Que vous dire, phénoménales ! Malgré une chute que j’espérais bien meilleure, mais qui reste très bonne car cette dernière partie est époustouflante et m’aurait presque, je dis presque, fait oublier que ce roman a été très difficile à lire.

Pour résumer, la fluidité m’a certes manqué sur une bonne partie, par toutes les coupures, mais la seconde est beaucoup plus dynamique et rythmée de manière différente. Je suis consciente que mon avis est en demi-teinte, car ce qui m’a posé un problème sur la première moitié fait partie de l’originalité que j’ai apprécié y trouver. Et dans l’action et l’idée de la trame, le talent de Veronica Roth n’est surement pas à remettre en cause dans ce roman. Loin de là. Lorsqu’on referme le roman, paradoxalement, on se dit, mais non, mais encore ! Alors pourquoi ce manque d’enthousiasme ? Je préfère lire un One Shot, mais il est clair que ce roman aurait mérité d’être coupé en deux pour que l’auteure prenne le temps d’approfondir ses héros, pour qu’on s’attache un peu plus à eux avec une narration qui leur aurait été propre et que le fil du récit soit moins complexe. Complexe, comme le mélange de genre dans lequel on va se retrouver qui oscille entre le Urban fantasy, la science-fiction et le fantastique. Je ne saurais pas vraiment lui coller une étiquette, je n’ai d’ailleurs jamais su le faire en tant normal alors avec un mélange encore moins. Moi qui comptais lire une dystopie, il est déjà clair que cela n’en est pas une.

Pour clôturer mon avis en demi-teinte, je dirais que ce roman est à l’image même de son héroïne. Et pour vous imager mon ressenti, quoi de mieux que de reprendre les mots de Matt concernant Sloane, je trouve qu’ils sont aussi parfaits pour le roman en lui-même : « La coquille dure, mais un fondant praliné à l’intérieur que peu de personnes pourront y goutter ou encore en sentir les effluves. « 

Je reste persuadée que seuls les vrais fans du genre, ceux qui prennent le temps de l’analyse en tenant compte de tous les paramètres, pourront l’apprécier à sa juste valeur. Pour ma part cela reste vraiment dommage qu’il faille attendre autant de temps pour apprécier une lecture.

Un grand merci aux Éditions Michel Lafon pour l’envoi de ce service presse broché dont la couverture est tout simplement sublime. Il trône fièrement depuis en vu car, j’aime y passer devant et le voir coup à coup mate, brillant, lumineux… ou Obscurs. Un grand bravo pour ce choix.

Extrait :

C’est là que je percute : je ne l’aime pas. Cette fille a sauvé des milliers – des millions de vies. Dont la mienne, sans doute. À treize ans, elle a été désignée par une prophétie comme l’une des cinq jeunes destinés à vaincre un être tout-puissant d’une nature purement maléfique. Elle a survécu à plusieurs affrontements avec l’Obscur – y compris un bref enlèvement dont elle n’a jamais voulu parler – et en est sortie saine et sauve à dix-huit ans, superbe et au sommet de la gloire. Cerise sur le gâteau, elle est en couple avec Matthew Weekes, golden boy et Élu parmi les Élus, globalement considéré comme « peut-être bien le gars le plus gentil de la Terre ». Il n’empêche que je n’aime pas Sloane.

Et elle s’en fout comme de sa première chemise.

C’est précisément ce qui me donne envie de coucher avec elle. Comme si, en la mettant dans mon lit, je pouvais la forcer à ressentir quelque chose. Elle fait de moi un mâle alpha, un chasseur résolu à capturer cette proie insaisissable et à arborer sa tête dans son salon comme un trophée. C’est peut-être pour ça que les gens l’accostent partout où elle va : non parce qu’ils l’aiment, mais parce qu’ils veulent l’aimer, la rendre aimable.

Lorsqu’elle pose son mug, mes yeux tombent sur la cicatrice qui traverse tout le dos de sa main droite, large, noueuse, en dents de scie. Sloane n’a jamais dit comment elle l’avait eue et ne me l’avouera pas davantage, mais je me dois de lui poser la question.

– Coupure de feuille de papier.

Je ris, supposant que c’est censé être une blague. Puis je lui demande si elle va aller à l’inauguration du monument de la Décennie, une œuvre d’art érigée sur le lieu de la défaite de l’Obscur, et elle me répond que ça fait partie du taf, comme si elle parlait d’un boulot derrière un bureau et non d’un destin.

– Ça n’a pas l’air de vous emballer.

– Mince, ironise-t-elle. Qu’est-ce qui m’a trahie ?

Avant l’interview, j’ai demandé à quelques amis ce qu’ils pensaient d’elle, pour me faire une idée de la façon dont le citoyen lambda perçoit Sloane Andrews. L’un d’eux m’a répondu qu’il ne l’avait jamais vue sourire. En la regardant, je me demande soudain si ça lui arrive. Je me le demande même à voix haute, histoire de voir comment elle va réagir.

Pas très bien, en fait.

– Vous me poseriez cette question si j’étais un mec ?