L’avis de Carine sur La Dernière Chamane, un roman de Julie Saurel chez Plumes du Web


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La Dernière Chamane


Auteur : Julie Saurel

Genre : Romance Fantasy

Editions : Plumes du Web

Ebook : 4.99 €

Broché : 16.90 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Un paiement. Rien qu’un petit paiement…

Dans un monde où les humains ont été réduits à l’esclavage et répartis en différentes castes sous le joug des Surnaturels, Jenny appartient au bas de l’échelle sociale : les Aturales. Elle n’est rien. C’est pourquoi les siens n’hésitent pas à la livrer au clan MacFillan, de puissants lycanthropes établis en Écosse, pour régler leur dette.

Mais celle qui ne devait être qu’une marchandise va vite faire tourner les sens des loups présents au château et ébranler bien des convictions. D’autant qu’elle se refuse à leur obéir. Surtout à ce rustre de Keir, le fils cadet des MacFillan, aussi collant qu’agaçant. Elle est particulière, il le sent. Le sait… et n’est pas le seul à s’en rendre compte.

Utilisée, convoitée et mise à prix, le danger rôde autour de la jeune femme, dont les alliés se révèlent plutôt surprenants. Pour sauver sa peau et dévoiler les secrets du château, Jenny est désormais prête à bousculer l’ordre établi.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Je ne lis que rarement des romans Fantasy, et en refermant La Dernière Chamane, je me demande bien pourquoi ! J’ai vraiment passé un excellent moment de lecture et j’aurais tant aimé en avoir encore un peu plus…

Jenny, une Aturale éleveuse de moutons se voit être offerte comme compensation pour défaut de paiement au Clan Mac Fillan, les loups-garous qui règnent en maîtres dans le nouveau monde, protégeant les humains des vampires, en échange de taxes. Dès lors, elle se retrouve sur le rocher des tributs elle n’est plus personne, n’a même plus de prénom. Aucun droit de parler, de se rebeller. Elle ne saura qu’en arrivant dans le clan des Mac Fillan le sort qui lui sera réservé. Esclave ? Fille de compagnie ? Revendue à un autre Clan ?

Jenny. Elle est Jenny ! Et elle refuse d’être sacrifiée à cause de principes immoraux, injustes…

Ce sont les fils du chef du Clan, Erwan et Keir qui sont chargés de récupérer l’Aturale. Si l’ainé est froid et suffisant, le second est presque doux comparé à lui sans pour autant être dépourvu d’une certaine autorité. Mais si les loups ce sont eux, Jenny ne manquera pas de montrer les dents !

Rebelle dans l’âme, elle ne cesse de provoquer, et elle fera tout pour rester celle qu’elle est : Jenny.

Mais au final Jenny n’est plus qu’un paiement. Rien qu’un simple petit paiement et n’a pas son mot à dire, elle le sait, même si son instinct se refuse à abdiquer.

Keir n’avait jamais eu à s’occuper d’un paiement aussi récalcitrant ! Cependant, au lieu d’être agacé par sa rébellion, cet instinct de survie qui la caractérise et son caractère de feu, Keir s’en amuse tout au long de leur périple tout en lui faisant savoir qu’elle se fatigue pour rien. Que les pouvoirs c’est lui qui les détient et qu’elle n’est plus rien. Malgré tout, quelque chose cloche. Il faut dire que le petit paiement à une odeur bien particulière… Une odeur qui dès son arrivée au château, semble être le centre d’intérêt de plusieurs loups. Une odeur qui fera que le chef ne sera pas si emballé plus que ça de la garder au château. Au grand désarroi de Keir qui ne comprend pas cette attirance qui la relie à l’Aturale. Certes, elle est très belle, mais c’est plus que cela, bien plus qu’une simple odeur, et il compte bien découvrir quoi. Tout comme il souhaite savoir pourquoi son père cherche à s’en débarrasser aussi vite, alors qu’ils ont une perle rare entre leur mur… De ce qu’il en sait, elle a tout de ces êtres à part qui ont disparus depuis des décennies. Une Chamane…

Avec La Dernière Chamane, j’ai eu un jolie petit coup de coeur livresque. J’ai vraiment été emballée du début à la fin. J’ai aimé tout découvrir en même temps que Jenny. Le nouveau monde, l’ancien, la guerre, les livres interdits, qui sont les Chamanes et leur héritage… Julie Saurel nous plonge dans les US et coutumes d’un monde dirigé par des êtres surnaturels et elle le fait magnifiquement bien en rendant tout très intéressant et distillant les infos à petites doses pour nous garder en haleine d’un bout à l’autre. Toute est là ! Une intrigue, de l’amour, de l’humour aussi. Un brin de suspens auquel on ne peut que se laisser prendre tant on vit tout en même rythme que notre héroïne pour laquelle on éprouve un profond respect. Car Jenny est plus qu’une Chamane. C’est une guerrière, une combattante, une femme courageuse, fière et droite dans son coeur et son âme. Mais c’est surtout, une personne attachante, douce qui pense plus aux autres qu’à elle même, et malgré ce qui lui pend au nez, elle ne cesse de s’inquiéter pour ceux qui lui apportent un peu de soutient.

La romance est bien développée et les héros sont vraiment très attachant. Keir se retrouve face à une humaine qui lui fait ressentir beaucoup trop de sentiments. Ce petit paiement qui aurait du être insignifiant, prend tout à coup beaucoup de place et il ne cesse de la chercher, de la réveiller lorsqu’elle baisse les bras et que la lueur combative dans ses yeux s’éteint peut à peu. De leur relation improbable va naître de la fascination, de la passion, de l’attention alimentée de joutes verbales, mais aussi de peurs…

L’évolution des personnages tout au long du récit est vraiment bien pensée et bien décrite. L’auteure m’a aussi subjuguée de ce côté là. Tout ne se fait pas d’un coup de baguette magique. Chacun d’entre eux avance avec son caractère, sa façon d’être et tout ce qu’il va découvrir. J’ai beaucoup aimé que Keir fasse des voltes faces par amour pour son Clan. Que Nathanaël notre petit louveteau soit décrit d’une manière très naïve et perdu, en accord avec sa personnalité et son âge. L’attraction qu’exerce Jenny sur eux va les pousser à aller contre les règles de leur Clan, mais toujours en gardant en tête le bon fonctionnement de la meute, écartelés entre ce que la présence de Jenny les pousse à faire et leur devoir envers leur Alpha et leur meute. Mais si justement, c’était plus un bien que un mal d’aider l’Aturale ? Comment savoir ce qui est juste ?

Je suis tombée sous le charme de la plume de Julie Saurel qui m’a embarquée sans préavis dans un univers livresque qui n’est généralement pas ma tasse de thé. Je ne peux que m’incliner devant cette plume qui m’a fait vivre ce roman comme un film. Les pages défilent dans une belle addiction. Tout est fluide et bien pensé. Tout s’accorde et se raccorde au moment voulu, pour nous offrir un magnifique moment de lecture.

Un grand merci aux Editions Plume du Web pour m’avoir permis de découvrir cette magnifique romance Fantasy.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

N’empêche, je me sens blessée et je crois que Keir vient de le comprendre. Il s’en étonne une courte seconde, mais reprend très vite cet air moqueur que je souhaiterais qu’il ravale pour s’étouffer avec.

— Tu t’attendais à quoi, Petit paiement ? raille-t-il. Tu imagines les complications que cela aurait pu avoir ?

Je voudrais que tous les événements depuis que ma communauté m’a condamnée implosent dans ma poitrine. Qu’ils ne laissent plus qu’un trou béant fait de vide. Ne plus rien ressentir. Je voudrais que ce trop-plein que j’encaisse depuis le départ disparaisse. Qu’il me permette de garder la tête haute, même si ce n’est que pour les apparences. Je voudrais que ma douleur reste la mienne. Qu’elle s’étouffe à l’intérieur de moi sans s’exposer aux yeux des autres. De ses yeux à lui. Je n’en ai pas la force. À fleur de peau. Marquée par l’attaque récente, qui s’ajoute à celle de Gaëlle et à ma vie ici, je n’implose pas : j’explose !

L’avis de Carine sur le roman de Behja Traversac : Algérie, ma déchirure : Fragments de vie aux Editions CHÈVRE-FEUILLE ÉTOILÉE


▒█░ Algérie ma déchirure : ░█▒

Auteur : Behja Traversac

Illustrateur : Catherine Rossi 

Editeur : CHÈVRE-FEUILLE ÉTOILÉE

Ebook : 9.99 €

Broché : 19.00 €

Résumé : Alger, Oujda, Oran, Portsay… une ballade qui nous transporte dans un voyage insolite. Les personnages peu communs qui ont jalonné la vie de l’auteure, appartiennent à une frange de la société rarement évoquée par les historiens ou les sociologues. C’est dans une langue légère, poétique, que Behja Traversac ouvre, ici, les voies de l’intime lorsqu’il tend à l’universel. Illustrés d’aquarelles en couleur de Catherine Rossi qui a longuement arpenté cette terre, ces textes nous parlent d’une Algérie empreinte d’ombres et de lumières, tendre et violente, dans laquelle se tressent passé et présent.
Alger, de mes enfants, mes amours, dont tu seras toujours l’ancre. Tu fus la nacelle de leurs premiers pas et de leurs premiers mots. Rien ni personne ne peut effacer leurs noms de tes rues. Ni les ostracismes, ni la bêtise, ni les égratignures… ni le temps, ni l’éloignement. […] Pourtant, c’est chez toi qu’ils sont passés au-delà des murs du racisme. C’est toi qui leur as donné ce regard ample d’enfants du monde qui ne voient ni les couleurs de peau, ni les identités figées, ni les idées sans retour. C’est en toi qu’ils ont acquis la force de l’interrogation, la force du doute, la force de l’amour des autres. Ils t’aiment, Alger, ne les abandonne pas.

■━■━■━■ Mon avis : ■━■━■━■

Je n’ai pas connu Alger, mais j’en ai beaucoup entendu parlé. De ses magnifiques rues, de l’ambiance qui régnait dans le temps. Ses couleurs, ses odeurs, son marché aux fleurs et ses bougainvilliers. Des souvenirs qui m’ont été transmis avec une belle nostalgie. C’est ce qui m’a fait choisir cette lecture. Je pensais que l’auteure me parlerai de la même déchirure. Et même si cela ne fût pas le cas, cette autre déchirure m’a pourtant embarquée et fait ressentir aussi beaucoup d’émotions se superposant même parfois, à celles qui m’ont été contées.

Des instants de vies, des poèmes… Algérie ma déchirure est un hymne à ce pays, à ses habitants. A ces lieux que l’auteur nous conte et nous raconte avec son cœur. Un voyage plein de senteurs aux fragrances du jasmin, aux belles couleurs des aquarelles de Catherine Rossi qui subliment ce livre et le rendent palpable et vivant.

Ce sont les gens à histoires, qui souvent font l’Histoire.

Behja Traversac nous ouvre plusieurs portes sur ses souvenirs sans cependant nous les livrer comme une autobiographie. Certes, elle nous offre des instants de vie, mais elle les effleure du bout de sa plume poétique pour les laisser tout à notre imagination. Elle dévoile, puis se voile… Jusqu’à ce qu’un autre souvenir fasse son apparition et elle repart, habitée par sa mémoire qu’elle laisse fuser sur sa page avec des mots qui formeront un tout. Qu’importe dans quel ordre elle va les partager avec nous, qu’importe de qui, et de quand elle parle, ou de la manière dont elle va nous les conter. Que ce soit en proses, forme de poèmes, au travers d’aquarelles signées Catherine Rossi, ces courts instants sortis tout droit de la mémoire de son cœur ou de longues balades, auront tous une importance et une valeur émotionnelle très forte. C’est beau, c’est juste, c’est touchant. Parfois… désolant ou encore mélancolique. L’auteur nous offre un beau panel de sentiments dans un milieu, un pays et à des époques où il n’était pas si facile d’être une femme… Et qui ne l’est toujours pas. Un pays dont on s’arrache, s’exile, mais dont on ne part vraiment jamais tant il reste ancré dans nos cœurs.

Entre les déchirures, les joies, la beauté d’un pays tendre et violent à la fois. De ses illusions, désillusions, possessions et dépossessions et de ses souffrances…. Behja Traversac nous livre ses souvenirs et se délivre par les mots. Un tas de mots mis sur papier qui deviennent alors une histoire. Son histoire familiale. Celle de son pays, de sa mère, sa grand mère. Celle de son père, ou encore de certaines rencontres au travers de qui, et selon de qui elle parle, nous plonge dans l’Histoire en nous emportant dans un voyage peu commun avec des codes de familles et de certaines conditions vie. Par tous ces petits fragments de souvenirs, l’auteure nous parle de l’Algérie comme une entité à part entière, de vie, de survie, d’indépendance et de guerre. Mais aussi de nombreux moments de bonheurs. Petits ou grands… ils comptes et se racontent.

Mais ce que je retiendrais le plus de ce livre, sera sans aucun doute, son fil conducteur qui a été pour moi, les révélations sur la condition féminine dans ce pays et le combat qu’elles mènent pour leur indépendance depuis des décennies. Ces mêmes femmes très présentes et engagées lors de la guerre d’indépendance et qui peinent à faire entendre leurs Voix.

Au commencement était la voix, pas le mots, la voix. (Adonis)

Entre l’ombre et la lumière. Entre les poèmes qui racontent ce qu’on ne peux raconter et qui deviennent alors eux aussi la Voix que beaucoup taisent, L’algérie ma déchirure peut aussi se voir comme un hommage à ces femmes. Les soumises et les insoumises. Les militantes et les combattantes. La femme d’hier et celle d’aujourd’hui avec le grand espoir qu’un jour leur voix porte assez, et qui, comme celle de la mère de Behja Traversac malgré les obstacle saura dire NON.

Un grand merci à La Masse Critique Babelio pour l’envoi de ce service presse papier qui est d’une grand qualité. Merci à l’auteure pour ce magnifique voyage livresque ainsi qu’à Catherine Rossi pour toutes ses magnifiques aquarelles qui magnifient les pages et dont je ne me lasse pas de les apprécier.

■━■━■━■ Extrait : ■━■━■━■

Alger de ma grand-mère du chemin Fontaine Bleue. Elle incarnait pour moi ces personnages féminins de Delacroix. Avec ses foulards à franges, et ses haïks en soie et sa passion indestructible pour Alger,

elle, une fille du Sud. Happée par Alger, elle s’est « citadinisée » de façon parfaite, sans affectation et sans faute de goût. Elle s’est coulée dans tes vêtures, Alger, comme on se coule dans un moule qui a toujours été fait pour soi. J’aimais les visites chez elle qui nous contait Alger dans cet accent mélodieux du Sud que tu n’as pas réussi à lui voler. Je me souviens de l’émerveillement que j’avais quand on allait la voir en parcourant lentement « el boulevarrd» comme elle disait. On dominait la ville et la baie et à chaque pas, Alger l’impudique, Alger l’irrésistible, tu réclamais notre admiration. Nous te la donnions sans retenue.

Il régnait chez ma grand-mère une atmosphère que je ne saurais définir. Une espèce de va-et-vient entre la vie urbaine, sédentaire, policée, et la vie nomade, échevelée comme vents d’oasis, s’esclaffant dans ses accents chantants, longs comme des interrogations sans fin… Aujourd’hui, je me demande comment elle arrivait à marier avec une telle sérénité et une telle harmonie,ces deux aspects de sa personne, de son passé et de son entourage. Deux mondes différents qui se croisaient, coexistaient, avec l’air de ne s’affronter jamais.

Algérie, ma déchirure : Fragments de vie par Behja Traversac

Algérie, ma déchirure : Fragments de vie

Algérie, ma déchirure : Fragments de vie

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L’avis de Carine sur Crazy Will West, un roman de Anna Triss chez Black Ink Editions


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Crazy Will West


Auteur : Anna Triss

Genre : Romance

Editions : Black Ink Editions

Ebook : 4.99 €

Audio : 27.95€ ou 9.99€ avec l’abonnement Kindle

Broché : 18 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Mannequin pieds et jambes, Leeloo collectionne les objets Disney ainsi que les aventures d’un soir. Cette pétillante femme-enfant éprise de joie de vivre milite même activement pour le Front de Libération des Tétons en Otage !

Elle s’embarque dans un fabuleux voyage au cœur de l’Ouest américain avec ses amis. Parmi eux se trouve Elyas, kiné et champion de base-jump, dont le sex-appeal magnétique lui attire d’improbables ennuis au quotidien.

Son béguin d’enfance… L’homme de ses rêves.

Taciturne et renfermé, il a pris ses distances avec elle ces dernières années, au grand désarroi de la jeune femme.

Encouragée par sa meilleure copine, Leeloo se lance un défi de taille : elle fera fondre la carapace glacée du beau Corse au cours des vacances. C’est l’occasion ou jamais !

Elle n’avait cependant pas prévu que ses tentatives de séduction seraient autant semées d’embûches…

De San Francisco à Los Angeles, en passant par le Grand Canyon et Las Vegas, montez dans un vieux van hippie pour le road trip le plus déjanté de votre vie avec une bande de potes aussi frappadingues les uns que les autres !


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

C’est avec une joie immense et une certaines frénésie que je me suis retrouvée embarquée dans ce road trip à travers l’Ouest Américain que je connais si bien pour l’avoir fait aussi pour de vrai ! Anna Triss m’a offert en plus d’un magnifique moment, un bond dans le temps faisant se superposer à ma lecture de nombreux souvenirs propres et engendrant des émotions énormes, même si, pas que des bonnes… Parce que oui on rit beaucoup avec Crazy Will West, mais j’ai aussi versé des larmes…

Anna Triss qui nous embarque à bord de Woodstock en compagnie de Leloo, Stan, Gab, Alice, Elyas et Zara sur les routes poussiéreuses de la côte Ouest où elle prête au décor si bien décrit, l’ambiance parfaite d’un groupe d’amis qui sont tellement plus que ça… Un groupe d’amis très hétéroclite et si complémentaire… Avec, Alice la gentille et douce esthéticienne, trop timide dans la vie, mais reine de l’épilation des maillots. Stan le teigneux, frère de Leloo. Gab, cousin d’Alice, le proctologue qui passe ses journées à faire des touchés rectaux et « pédé » de surcroit ! Zara, la tueuse ! La geekette, et pourtant la plus redoutable de la bande.

Leloo moultipass ! Elle est une bombe atomique (oui c’est même Elyas qui le dit ! ) Un soleil à l’état pur, toujours pimpante et optimiste. Cette femme fatale, mannequin pieds, jambes, qui collectionne les Disney et aime porter fièrement des tee-shirt  » Pan Pan » sans aucun complexe, allumant sur son passage chaque homme qui pose les yeux sur elle, ou ses tétons.. elle est tellement grande et belle que rares sont ceux qui la regarde droit dans les yeux. Le seul qui la regarde vraiment est le seul qui ne veut pas d’elle, à son grand désespoir. Elyas, son béguin de toujours qui lui est aussi inaccessible que la lune ! Celui avec lequel elle a tant partagé de points communs ados dans une magnifique complicité. Aujourd’hui plus de complicité, mais un chat et une souris qui se cherchent, jouent, se chassent sans jamais vouloir attraper l’autre, mais se surveillant comme le lait sur le feu. Qui est cependant le chat, et qui est la souris ? Les rôles ne sont parfois pas ceux que l’on pourrait penser. Mais il serait bien possible que lors de ce road trip, leur petit jeu se change en défi de taille. Leloo est prête à le faire craquer par tous les moyens ! Se pourrait-il que lors de ce voyage le soleil ait rendez-vous avec la lune ?

Elyas… l’attrait Mercury ! Notre beau kiné Corse taciturne qui est bien trop canon pour passer inaperçu et ne pas se faire draguer à longueur de temps… Dragué, mais aussi, harcelé ! La gente féminine ne peut se tenir devant ce spécimen, devant lequel elles tombes toutes comme des mouches. Tomber ? Non, ce n’est pas le bon mot. Coller comme des mouches irait tellement mieux. Pourtant, il ne fait strictement rien pour les attirer tant il se méfie des femmes. Très terre à terre, pragmatique, cynique et pessimiste, il est tout ce que Leloo n’est pas. Et pourtant… Même s’il s’est éloigné d’elle, depuis que leurs divergences de tempérament se sont affirmées en grandissant, mais aussi que leurs premiers émois ont fait leur apparition, faisant souffrir leur amitié fusionnelle qu’ils partageaient jusque là, elle n’est jamais bien loin, de son regard. Malgré tout, Leloo est, et restera pour lui, la limite à ne jamais franchir… Ce bijou inestimable qu’on ne portera jamais de peur de le casser ou de le perdre et qui pourtant nous attire par sa beauté, sa brillance et sur lequel on ne peut que fantasmer, mais surtout pas toucher… Alors, comment résister lorsque face à lui, le défi devient bien trop tentant ? Lorsque la barrière entre amour et amitié devient si fine qu’elle n’en est même plus palpable ? Mercury tient bon. Ils sont un groupe d’amis et cela doit le rester pour leur équilibre à tous… Mais surtout le sien…

Avec Crazy Will West, Anna Triss m’a une nouvelle fois emportée avec elle. Si au début je pensais me retrouver dans un récit rafraichissant et drôle, une chick-lit dans laquelle je n’allais que me marrer, j’étais loin du compte… Me marrer ? Aucun doute ! Les situations cocasses, s’enchainent, sans pour autant êtres lourdes. Tout est bien dosé, et j’ai plus que bien rigolé ! Mais après avoir appris des tas d’infos très importantes sur les « facehuggers », le front de libération des téton opprimés, sur l’épilation du maillot la plus en vogue et comment manger ses Chocapic, l’auteur va aussi nous plonger dans un thème qui remet les pieds sur terre en un claquement de doigt.

Dès les premières pages, on adhère à l’histoire et aux personnages hauts en couleur. Ils ont tous leur propre caractère, mais pour autant ils m’ont tout fasciné. L’auteure met en avant l’amitié avec un grand A et j’ai trouvé cela sublime. Tous, si différents les uns des autres et pourtant si complices. Plus que des amis, Elyas, Stan, Zara, Gab, Alice et Leeloo sont une vraie famille. On ne peut que s’attacher à chacun d’eux, leur amitié est aussi dingue qu’eux ! Cette bande d’amis est exceptionnelle, touchante, marrante, explosive, sensationnelle et plus encore. On a qu’une seule envie, c’est d’intégrer leur groupe dans lequel on ressent ces liens solide d’une famille de coeur. Ce qui est la grande force de ce roman et ce qui donne une profonde intensité à cette histoire. Tous font partie intégrante du récit et des événements. Six personnalités qui nous offrent fou-rire, et émotions entre les colères, les prise de becs, de camps et les bons moment de partages. Mais comment gérer lorsque la frontière entre l’amour et l’amitié devient aussi mince qu’un fil qui pourrait se rompre à tout moment ? Comment passer le cap et oser faire le grand saut au risque de se crasher et de perdre la seule famille qu’on a ? Ce road trip pourrait bien ouvrir les chakras de certains, mais surtout leur coeur…

Entre les peurs, les doutes et les secrets, les péripéties d’un magnifique voyage et un défi qui pourrait tout changer, Anna Triss nous offre une sublime romance déjantée et à la fois émouvante, touchante et forte en émotions. Une magnifique histoire qui m’a emportée d’un bout à l’autre et malgré le nombre conséquent de pages, on en veux toujours plus. Plus de Leeloo, plus de Elyas et plus de toute cette bande de dégénérés et de ces magnifique paysages qui ne pourront que vous donner envie de voyager. Anna Triss m’a une fois de plus séduite par sa plume, fluide, légère et ses idées débordant et d’imagination, toutes plus drôles les unes que les autres et pourtant tout aussi intéressantes et profondes. Mais l’imagination ne peut pas tout faire et on ressent bien le vécu dans chaque description de ce road trip. Tout est si vrai, si parfait ! Les émotions de l’auteure à chaque étape correspondaient tellement avec ce que j’ai pu ressentir moi-même… Un plaisir fou de les revivre à nouveau et ravie de voir que ce que je n’ai pas aimé dans mon voyage est partagé. Tout comme ce qui m’a le plus touchée. Cela a rendu ma lecture encore plus forte.

Le rythme est vraiment très prenant au point d’avoir quelques heures de sommeil à rattraper. Avec Crazy Will West, Anna Triss nous alpague à un point qui dépasse tout entendement. Un voyage livresque de l’esprit et du coeur qui va nous montrer que chaque rêve mérite de se donner les moyens d’être vécu. Même si c’est un « Rêve bleu » parfumé au Chocapic et décoré de dragibus noir, poursuivi par des T-Rex en tapis volant ! Qu’importe sa couleur, son parfum, du moment où justement, ce rêve fait que chaque moment compte…. Dans les bons, comme dans les mauvais. Sur terre ou dans les airs. En France ou dans le désert du Névada.

Crazy Will West, une romance aussi déjantée que profondes dans laquelle on trouve beaucoup de légèreté, mais aussi des sujets forts et douloureux. Un sublime récit que l’on prend le temps de savourer et d’en découvrir les personnages, tous, sans exception. Nos protagonistes comme les secondaires, tout le monde y a sa place et son rôle. Les émotions sont au rendez-vous tout comme le rire et les larmes. Et petite aparté : Anna Triss aime vraiment les princes charmants ! Qu’il soit Italien, tueur à gages ou sortie tout droit de chez Disney, le prince charmant existe et il est sans aucun doute, un Black Boy !

Un grand merci à Black Ink Editions pour m’avoir permis de découvrir cette merveilleuse romance en service presse numérique.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

L’ombre de sourire qui se dessine sur ses lèvres affole mon rythme cardiaque.

Mon Elyas est de retour.

— Tu n’es pas flippante, Leeloo Dallas moultipass. Tu es carrément flippante…

— Pas autant que le T-Rex qui nous pourchasse !

— Ça, c’est toi qui le dis.

Je meurs d’envie de l’embrasser à en perdre haleine pour lui faire oublier sa phobie et sa bêtise, mais ce serait flinguer toutes mes chances avec lui dans un tel contexte. Je me gorge du parfum mentholé de son après-rasage en continuant à papouiller son avant-bras torride par-dessus sa manche. Nos mains moites s’accrochent solidement l’une à l’autre. Tout le reste autour de nous a disparu, pour moi… En est-il de même pour lui ?

L’ avis de Carine sur Miss Catastrophe vs Mister Control, un roman de Hailey Chance chez Addictives Editions.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Titre : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Miss Catastrophe vs Mister Control


Auteur : Hailey Chance

Genre : Romance

Editions : Addictives

Ebook : 4.99 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Elle dit toujours ce qu’elle pense. Il prend toujours ce qu’il veut.

Depuis toujours, Mila est une miss catastrophe : maladroite, étourdie et entière, elle enchaîne les gaffes malgré elle.
Mais plutôt que de s’apitoyer sur son sort, elle a décidé de voir les choses avec humour : tout cela met du piment dans la vie, pour elle comme pour son entourage !
Certes, elle se serait bien passée de renverser son café sur un inconnu sexy lors du voyage l’emmenant à New York… Mais au moins elle a fait forte impression, car il la reconnaît quand c’est du champagne qu’elle lui renverse dessus en pleine soirée chic !
Sauf que cette fois-ci, Ethan est bien décidé à ne pas la laisser filer. Il la désire depuis le premier regard, elle le trouble plus que de raison…
Pour elle, serait-il prêt à renoncer au précieux contrôle qui régit sa vie ?


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Un livre, c’est comme le vin… Il y a celui qui enivre rapidement…. Celui qui se bonifie en vieillissant… Celui qui n’est pas apprécié à sa juste valeur… Sachant qu’il y a connaisseurs et… connaisseurs ! Je préfère la bière il faut dire, donc ceci pourrait expliquer mon avis mitigé sur ce roman, car je me suis certes laissée emporter par les effluves de cette histoire, mais ne suis pas réellement arrivé à le savourer pleinement par le mélange de cépages un peu trop hasardeux à mon goût…


Mina qui a été trahie par son petit ami de la pire des manières, part du jour au lendemain, et traverse l’Atlantique pour passer ses deux mois de vacances scolaires auprès de sa meilleure amie. De Paris à New York, chemin faisant, le destin va mettre sur son chemin Ethan, renversant d’abord son café sur lui, puis sa coupe de Champagne. De cette rencontre, va découler nombres de situations cocasses, sensuelles mais aussi dangereuses. Il faut dire que Mina est une jeune fille, distraite et empotée. Elle a tendance à attirer le mauvais sort, et fait soit sourire, soit rire, soit pleurer… pour ma part si « les premières fois » m’ont donnés quelques sourires, au bout d’un certain temps ce fut des soupirs de lassitude… Je l’ai trouvée aussi un peu frivole… Dont l’opinion et l’avis changeant beaucoup trop vite à mon goût. Je comprends tout fait la bataille qui peut se jouer entre le cœur et la raison, pour autant, certaines de ses réflexions me sont apparues en totale contradiction avec ses pensées et ambitions, et je dois dire que j’ai eu un peu de mal à la comprendre. Ceci dit, nous sommes d’accord, le lecteur doit simplement se laisser porter par sa lecture et non chercher à comprendre les personnages, mais voilà… c’est mon côté lectrice “chiante sur les détails“ chercheuse de petites bêtes qui a aussi parasité ma lecture quand trop d’incohérences à mon sens sont survenues… J’entends bien que pour certain le champagne reste un vin pétillant, mais la répétition de ce type de confusion, au fur et à mesure de ma lecture, a plus qu’entaché cette dernière. Et ce, même si partir à la recherche d’un pantalon égaré au grès des pages fut intéressant, car à n’en pas douter, Ethan en caleçon vaut la peine de prendre le temps de chercher son pantalon !


Ethan… Un brin agaçant, impétueux et autoritaire, mais aussi très attentif et perspicace. C’est un homme plus qu’intriguant dès le départ. Que ce soit par son attitude, ses réflexions ou ses silences, mais aussi probablement par le choix de l’auteure de lui donner si peu voix aux chapitres. Il y a une ambiance bien captivante qui l’entoure, nous entrainant à toujours en découvrir plus à son sujet. Il sera l’énigme de ce roman, et celui qui m’a aussi permis de passez des bons moments lors de ma lecture. Il faudra cependant en attendre la fin pour en saisir tous les tenants et aboutissants, mais il aura été pour moi le fil conducteur de ma lecture.

Si au départ la rencontre d’Ethan et de Mila est une suite de hasards malencontreux, d’incidents provoqués par des maladresses répétées, ils vont vite se prendre au jeu des entrevues provoquées. Et si Mina dit qu’elle joue avec le feu, et que lui, souffle le chaud et le froid, très vite on pourra se rendre compte que c’est surtout elle qui souffle le chaud et le froid, et que c’est lui qui joue avec le feu… Bien évidemment, au fur et à mesure de l’avancée de l’histoire, le feu devient abrasif et surtout explosif, mettant en danger nos héros, mais aussi tous leurs amis. Des ami(e)s qui ont une place bien importante dans cette histoire et apporte un peps que j’ai apprécié. Des ami(e)s qui seront des piliers indéfectibles; qui mettront tout en œuvre pour apporter leur aide. Des ami(e)s comme tout le monde souhaiterait en avoir dans sa vie, ne craignant ni leurs peurs, ni les dangers, bravant les interdits pour apporter tout le soutient dont ils sont capables et plus encore. Et surtout acceptant sans conditions, le monstre destructeur qui va sévir dans leur appartement… mon personnage préféré hors catégorie : Fripon ! Dont le nom a lui seul est plus qu’explicite sur son caractère et ses agissements. Il a été le baromètre de mes amusements et de mes peurs.


Je referme ce roman avec un petit goût bouchonné malgré les effluves enivrantes, car j’aurais aimé pouvoir l’apprécier comme il se doit, mais les incohérences qui m’ont faites bondir ont eu raison de mon enthousiasme et du récit qui a une intrigue cependant bien pensée, mais aussi d’un Ethan… hum… pifiou ! Voilà quoi ! L’ivresse à l’état pure… Je sais que je suis exigeante et que j’ai du mal à me laisser porter lorsque des détails qui peuvent être insignifiants pour beaucoup, sont pour ma part des freins qui me font souvent passer à côté d’une belle histoire. Néanmoins, je serais ravie de redécouvrir la plume de l’auteure avec un autre roman et je reste persuadée que cette histoire saura trouver son public.


Je remercie les Éditions Addictives pour l’envoi de ce service presse, et l’auteure pour ce moment lecture.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧


– C’est quoi, cette histoire ? Je suis perdu. Kalel nous observe à tour de rôle, tentant de deviner les informations croustillantes qui se cachent dans les paroles d’Hélia. C’est vrai qu’il s’en est passé des choses hier. Et des plus agréables !
– Il se trouve que j’ai rencontré le directeur financier de la boîte où bosse Hélia mais que j’ai fait gaffe sur gaffe avec lui. Tu sais, c’est le mec qui doit m’en vouloir le plus sur ce continent. J’accentue le côté dramatique de ma dernière phrase comme si je jouais une pièce de théâtre. Mieux vaut prendre à la légère ce qu’il s’est passé plutôt que de me morfondre sur ce qu’il ne s’est pas passé. Bien sûr, Hélia en profite pour en rajouter une couche. Elle se penche sur la table comme pour dire un secret et elle largue sa bombe.
– Elle a essuyé du champagne sur son érection.– Elle a quoi ? s’étouffe Kalel avec ses pâtes.– Elle a renversé sa coupe de champagne sur le pantalon d’Ethan. Elle a voulu essuyer mais il s’est mis à bander sous sa main. Kalel n’arrive plus à respirer tellement il rit. Moi-même, je me demande comment j’ai pu en arriver là, d’une simple soirée d’entreprise à une gaffe monumentale devant le patron d’Hélia. Je mériterais un oscar !
– J’ai honte quand j’y repense. Mais j’ai un autre scoop pour vous, qui va finir de m’achever. Ethan…Tous deux sont pendus à mes lèvres et s’impatientent d’entendre la suite, qui ne vient pas. Oui, je veux faire durer le suspense dans un roulement de tambour imaginaire.
– Oui ? demandent-ils en chœur.– C’était le mec du train pour Paris. Tadam !
La mâchoire de Kalel en tombe et Hélia part à la renverse sur sa chaise, une main sur le front dans un geste théâtral.
– Quoi ? finit par s’exclamer Kalel. 
Visiblement l’information a du mal à parvenir jusqu’à son cerveau. Il ne me connaît malheureusement pas suffisamment pour savoir que ce genre de bourde est récurrente avec moi. Une bêtise en cache souvent une autre tout aussi improbable que la précédente. Par contre, si ça pouvait rester entre nous… 


L’avis de Carine sur Indécent, 2 hommes, 1 femme, un roman de Billie Morgan chez Addictives Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Indécent, 2 hommes, 1 femmes. ‿︵⁺୭‧₊˚✧


Auteur :Billie Morgan

Genre : Romance

Editions : Addictives

Ebook : 4.99 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Ils n’ont rien en commun… Sauf Ella.

Une soirée libertine dans un club huppé de la ville ? Ella saute sur l’occasion : ce sera parfait pour retrouver l’inspiration afin d’écrire ses romances érotiques ! Accompagnée d’Arthur, son meilleur ami, la jeune femme se rend dans ce lieu où s’accomplissent divers fantasmes tous plus sensuels les uns que les autres : des corps consentants qui se mêlent, des bouches humides qui s’ensorcellent…
Ella y croise aussi son crush de toujours, Soan, un homme libre et sans attaches, et l’ambiance électrique du club l’aide à lâcher prise. Mais Arthur, secrètement amoureux d’Ella, n’a pas dit son dernier mot…
Tous deux aiment Ella, et Ella les aime tous les deux.
Et si elle n’était pas obligée de choisir ?

***


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Intense ! Envoûtant ! Sexy en diable !

Un amour atypique pour lequel la raison et la morale n’auront pas le dessus sur le cœur qui, perdu, refuse de faire un choix en prenant tous les bons moments qu’il peut prendre… Mais pour autant… Est-ce facile ? N’est-ce pas égoïste ? Non et non.

Ella jeune auteure s’est lancée dans l’aventure de l’autoédition il y a deux ans déjà. Avec un bon rythme d’écriture, elle ne regrette pas d’avoir plaqué son boulot pour vivre cette vie dont elle a toujours rêvé. Sa vie se résume cependant à son écriture et son ami de toujours Arthur, avec lequel elle partage la douleur d’un drame qui les a touchés tout les deux. Arthur, tatoueur de renom qui la rend folle à se servir d’elle pour faire fuir ses conquêtes ou encore à se balader nu devant elle comme si tout était naturel entre eux. Mais tout est si facile lorsqu’ils sont ensemble, dans leur bulle perdue comme un petit couple.

Magnifique, pétillante et douce à la fois Ella est cependant un brin plan plan dans sa vie alors qu’elle écrit des romans érotiques. Si elle devait décrire sa vie sexuelle dans l’un d’entre eux, ce serait un vrai navet ! Jusqu’au jour où Arthur lui propose de l’accompagner à l’Épicure, un club libertin qu’il fréquente régulièrement. Ella n’assume pas ses désirs, il le sait. Elle se détourne trop de la tentation alors qu’elle sait si bien l’écrire. Si elle est sensuelle et sexy dans ses romans, dans la vie elle n’ose pas ! Trop soumise avec ses mecs, trop à vouloir bien faire elle s’oublie et s’efface alors qu’il sait qu’elle est peut-être douce et docile, mais qu’elle sait parfaitement sortir ses griffes. Elle le fait bien avec lui non ? Après avoir tant de temps essayer de la réveiller en la mettant face à ses conquêtes au saut du lit et son corps d’Apollon, l’inviter dans ce club est sa dernière chance de lui faire repousser ses limites… tout en espérant fortement qu’elle franchisse La Limite, avec lui. Lui qui rêve si souvent d’elle depuis toujours, et en secret. Il veut la faire sortir de sa chrysalide et lui montrer ce qu’est le désir dans un but bien précis. Il en a marre de la voir s’emmêler dans des relations qui ne lui conviennent pas. Marre d’étouffer ses sentiments et de ne pas oser se dévoiler. Marre de cette peur de la perdre lorsqu’elle saura que cela a toujours été elle, et seulement elle…. Mais le Karma ne joue pas toujours franc-jeu !

Pour Ella c’est dur de côtoyer son meilleur ami au quotidien. C’est un homme à femme, un queutard de première et si en amitié il est son double et fidèle, même si elle jalouse toutes celles qui passent dans son lit, elle sait qu’Arthur n’est pas pour elle. Ella est une grande romantique pas la femme d’une seule nuit. Mais la romance, c’est dans ses bouquins qu’elle la gère le mieux. Pour dire, il y a deux ans elle a même démissionné d’un job qu’elle adorait, car son Crush ne la regardait pas et qu’il était trop dur de partager ses journées auprès de son indifférence. Alors lorsque Arthur lui propose cette soirée à l’Épicure, en lui promettant qu’elle ne sera pas sollicité et que ce sera un atout pour ses écrits, elle va pour une fois oser se lâcher… et voir apparaitre devant elle l’impensable, alors que la surprise derrière elle, lui laisse encore un magnifique gout sur ses lèvres. Les deux fantasmes de sa vie réunie au même endroit et qui n’ont d’yeux que pour elle… Qui des deux aura le cœur de la belle Ella ? Pour les deux hommes, même si dans leur milieu, c’est monnaie courante, hors de question de partager la seule qui compte à leurs yeux ! Et pour Ella…. Difficile de faire un choix.

Les triangles amoureux ne font en général pas l’unanimité des lecteurs de romance et je dois vous avouer que cela n’est pas non plus ma tasse de thé. Pour autant, je pars du principe que tout dépend comment l’auteur va emmener les choses, car la complexité de ce genre de relation est une mine à émotions, sentiments et bouleversements. Avec Indécent 2 hommes, 1 femme, j’ai passé un excellent moment de lecture et de torture émotionnelle. Mon petit cœur a saigné à maintes reprises. Saigné pour Ella qui se retrouve à devoir faire un choix très difficile. On pourrait la trouver égoïste, capricieuse, ou encore volage, mais c’est loin d’être le cas. L’auteur nous a tout porté sur un plateau pour que justement nous soyons tourmenté aussi par nos propres indécisions face aux siennes. Impossible de dire à Ella quoi faire, qui choisir ou comment organiser sa vie. Pourquoi devrait-elle faire un choix d’ailleurs ? Arthur ? Soan ? Mon cœur a battu pour les deux. Mon cœur a pleuré et saigné aussi pour les deux…

Et que dire de Ella… perdu entre ses deux amours dont elle a toujours rêvé et qui font d’elle une femme complète et épanouie… Billie Morgan nous offre une histoire magnifique et dure à la fois… Hors norme et pourtant si pleine d’amour… Les fantasmes, les envies, les désirs font partie de notre vie, mais lorsqu’ils se rejoignent tous en même temps et nous permettent une envolée de bonheur et un lâché prise qu’on a jamais connu, il est très compliqué de trancher complètement paumés dans ses sentiments. Aimer deux personnes à la fois, c’est possible. Chacun apporte une partie de lui à Ella en ne pensant qu’à son bonheur à elle. La rendant heureuse et amoureuse pour la première fois de sa vie. Mais elle ? Pense-t-elle à leurs douleurs ? Impossible ! Pas qu’elle soit mauvaise, bien au contraire, Ella est entière. Et elle aime entièrement les deux hommes. Aimer n’est-il pas aussi laisser l’autre libre ? Si cela n’était qu’une question de plaisir et de corps à corps, chacun pourrait y trouver son compte, mais les sentiments sont bien présents, et il est clair que Ella devra faire un choix.

« Il y a deux sortes d’amour : Celui qui vous transporte ailleurs, et celui qui vous fait sentir chez vous. » Extrait de Le temps de vivre, de Bonnie B

Indécent, deux hommes, une femme est une romance écrite d’une main guidée par l’amour et des sentiments forts, beaux, torturés qui vont vous bouleverser plus que de raison. Je peux vous assurer qu’au fil des pages, vous allez ressentir énormément d’émotions ! Haine, passion, désir, amour, déception. Tout y passe et pas toujours dans l’ordre qu’on le souhaiterait… Un récit intense qui propose successivement le point de vue de chaque personnage et c’est ce qui le rend plus fort. Car on ne peut que comprendre le point de vue de Ella. On ne peut que souffrir pour Arthur et s’attacher autant à Soan. La plume de l’auteur reste très addictive malgré les redondances des indécisions de Ella. Elle se répète beaucoup, mais c’est un peu comme une lituanie qui se voudrait être une excuse à son comportement. On va retrouver également beaucoup de scènes explicites, et même si parfois, c’était un brin de trop, je dois tout de même vous avouer avoir eu très très chaud pendant ma lecture, car ces scènes érotiques sont écrites avec passion et tout en subtilité. Et pour l’une d’entre elle… hum… mamamia !!!!

Ha…. L’amour…. Qui a dit que c’était facile ? Comment faire des choix entre les doutes et les sentiments équivoques… Mais pourquoi on ne pourrait pas vivre libre et butiner là où le cœur et le désir nous mènent ? Le respect de l’autre ? Des autres ? Aimer ne vaut-il pas tous les sacrifices ? Quitte à le laisser s’envoler….

Un grand merci aux Éditions Addictives pour m’avoir permis de découvrir cette superbe lecture.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

– On va sur la piste ! Tu en meurs d’envie !
Et avant que je n’aie le temps de protester, je suis propulsée dans un endroit isolé d’où j’ai une vue plongeante sur plusieurs coins câlins. Ils ont beau être dans le noir, ou très peu éclairés, je constate que dans deux de ces coins, les couples s’en donnent à cœur joie ; cette fois, ils sont nus et s’accouplent comme s’ils étaient dans l’intimité de leur chambre à coucher.
– Alors, ça te fait quoi ?
La voix rauque d’Arthur est différente, ce soir. Plus sombre, plus appuyée. Il est dans mon dos et se colle à moi, attrape mes mains pour les passer derrière sa nuque.
– C’est bizarre que ça ne me fasse pas bizarre ?
Je l’entends rire et je poursuis :
– Ce qui me perturbe le plus, finalement, c’est tous ces couples qui arrivent ensemble, s’embrassent, s’enlacent, s’aiment. Oui, ils s’aiment. Et si une tierce personne s’immisce entre eux, ce n’est rien de plus.
– Tu crois ça ?
– Oui. Ces couples sont solides. Ils se font juste plaisir. Le temps d’une soirée…
Arthur recommence à jouer. Il se colle trop à moi, je sens parfaitement la bosse dure dans son pantalon, qui frotte sur mes fesses, et vais pour me dégager quand il me retient par la taille.
– Ne réfléchis pas, Ella… Fais ce dont tu as envie…
Je me laisse bercer, transporter par la musique qui pulse jusque dans mon ventre, ferme les yeux.
– S’il y a un endroit où personne ne te jugera sur ton attitude ou tes gestes, c’est ici.
Petit à petit, je me laisse envoûter par ses paroles, je me sens si bien. Comme il le dit, on est dans un club libertin. Quoi de plus normal si je danse de façon un peu appuyée avec Arthur, alors que j’ai embrassé Soan il y a quelques minutes ? Et si, au fond, ça me plaisait ? Peut-être est-ce ça, le plus difficile : admettre qu’on en a envie. Assumer ses désirs.

***

Indécent. 2 hommes, 1 femme…, de Billie Morgan, histoire intégrale.

L’avis de Carine sur QUEEN OF HEARTS, un roman de Juliette Pierce et Chlore Smys Chez Black Ink Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ QUEEN OF HEARTS ‿︵⁺୭‧₊˚✧


Auteur : Juliette Pierce et Chlore Smys

Genre : Romance

Editions : Black Ink Editions

Ebook : 4.99 €

Broché : 18.00 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Il est l’un des vingt célibataires les plus convoités de la Silicon Valley, beau, riche et célèbre, mesdames, si vous souhaitez passer la bague au doigt d’Ephraïm Shuster, il vous suffit d’être l’une des dix candidates de The Queen of Hearts !

Peut-être que Virginia, productrice plébiscitée dans le monde de la télé-réalité, a eu raison de rempiler pour une huitième saison. Le but ? Former le couple le plus sulfureux et sexy du moment. Les moyens pour y parvenir ? Tous. Sans exception.

Mais cette fois-ci, le prétendant semble plus malin que ses prédécesseurs. Le play-boy à la langue bien pendue et au charme ravageur partage son objectif : transformer l’émission en un carton d’audience. Rien de plus simple pour celle qui connaît les mensonges et secrets de tous les participants, et qui n’hésitera pas à les utiliser pour créer l’étincelle entre le prince et sa future reine. Du moins, à l’écran.

Dix candidates triées sur le volet l’attendent, lui… et les fiançailles promises à la gagnante.

Dommage que son cœur ne brûle que pour la onzième.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚

Hey ! Bonjour les étoiles ! Après avoir eu le coup de foudre pour Sinner Love, je ne pouvais pas passer à côté de Queen of Hearts, ou plutôt, je ne pouvais pas passer à côté du récit de Ephraïm Shuster Fucker qui avait déjà su faire battre mon cœur ! Me voilà donc en direct de Malibu sur le tournage de The Queen Of Hearts sur lequel je serais votre chroniqueuse et vous dévoilerai tout, ou presque… 

Le décompte est officiellement lancé, les rushs sont dans la boîte et mes émotions à leurs paroxysmes. L’aventure que je viens de vivre m’a faite vivre des sensations inédites ! Une saison fabuleuse où chaque semaine je rêvais d’être à la place des candidates lorsque Ephraïm Shuster leur soufflait avec sa voix suave à faire trembler les petites culottes :» Accepteras-tu d’être ma reine une semaine de plus ? » Ho oui… Qui n’en rêverait pas d’ailleurs hein ? Dites-moi que porter la célèbre couronne de Swarovski ne vous tente pas ? Dites-moi simplement que Ephraïm Shuster ne vous tente pas… Soupir et re soupir… Je n’ai qu’une couronne en toc et je ne participe pas à ce Show. Quoi que… Il est fort possible que cela ne dérange pas notre King le moins du monde… Dix prétendantes pour Ephraïm c’était censé être trop, mais évidement, cela n’est jamais assez pour un homme comme lui…. 

Attention ! Prêts ? Trois, deux, un…. Clap ! Silence, ça tourne… 

Ephraïm est le célibataire le plus sexy et le plus riche du moment. Il collectionne les femmes, les frasques et les tabloïds s’en donnent à cœur joie. Son image publique dégringole au grand dam de son meilleur ami et associé Darrow qui lui demande d’arrêter au nom de leur amitié, mais aussi de leur entreprise qui subit les conséquences de toute cette publicité négative. Pour redorer son image, il lui faut une petite amie, une histoire qui soit crédible et qui l’assagisse, chose qu’il refuse catégoriquement. Pourquoi faire ? Être encore trahi ? Ne pas savoir aimer correctement et être encore malheureux ? Non. L’amour ça fait mal et il n’y croit plus du tout ! Aucun intérêt. Mais Darrow et Hazel, ont déjà tout prévu. Il participera à l’émission The Queen of Hearts. La télé-réalité où le King doit choisir sa Queen et dont l’audimat dépasse tout entendement. Il n’a pas le choix. Il doit le faire au nom de leur amitié, et au nom de Sparks.

Dix prétendantes ont été spécialement choisies dans le seul but de le faire craquer. Encore faudrait-il qu’il prenne la peine de ne pas les voir comme de simples poupées sans cervelle assoiffées de notoriété et d’argent. Car il est clair qu’elles sont toutes là pour ça ! Mais s’il y avait plus derrière les apparences ? Si le fait d’être enfermé permettait à Ephraïm de prendre le temps de découvrir les personnes qui l’entourent et de se découvrir lui-même ? D’autant plus que la productrice de l’émission est un vrai dragon et qu’elle ne lésine sur rien pour le pousser dans ses retranchements. Romantisme, manipulations, coup bas, trahisons, tout est calculé au millimètre près pour que l’audimat cartonne ! Virginia Lewis est une pro et elle compte bien faire de cette saison la meilleure ! Sauf qu’elle va tomber sur un os. Ephraïm Shuster est loin d’être facilement malléable, et surtout, il est beaucoup trop sexy pour qu’elle reste indifférente à ses charmes. Le souci, c’est qu’elle ne pourra jamais porter la tiare… Et devra se contenter de tout faire pour qu’il l’offre à la prétendante qu’elle a choisie pour lui, et affronter leur rapprochement tout en restant à sa place… Vraiment ?

Quelle joie de retrouver les plumes de Chlore Smys et Juliette Pierce qui une fois de plus, se marient à la perfection pour nous offrir une lecture des plus intense. Si dans Sinner Love nous étions dans une romance plutôt sombre, avec Queen of Hearts c’est un tout autre univers qu’elles nous proposent. Un univers plus lumineux fait de paillettes, de notoriété et surtout de faux semblants. Un univers que j’ai pris plaisir à découvrir avec l’envers du décor des télé-réalités qui nous montre bien que tout est monté de toutes pièces, tout est calculé, scénarisé pour faire le buzz. Isolement, impopularité, souffrances, un monde pourri où écraser les autres ou encore sortir les secrets les plus enfouis pour les déstabiliser sans tenir compte de la morale, de leurs sentiments ou encore des conséquences, est monnaie courante. Les candidates sont essentielles et les auteurs on bien cerné les dérapages des télé-réalités ainsi que les sentiments et ressentiments. Il est bien connu que plus les candidats souffrent plus ils craquent et plus cela attirera le regard du téléspectateur, tout comme l’amour, le vrai, le beau, le romantique, celui qui fait rêver. Et tout ça, c’est le Job de Virginia Lewis dans lequel elle excelle !

Cette femme aussi forte sur un plateau que fragile dans la vie. Une femme cabossée qui traine sa peine enfermée dans le cercle vicieux d’une relation toxique dont elle ne peut s’éloigner, ne serait-ce que pour pouvoir bosser. En suivant nos héros, on va apprendre, que si tout est monté de toute pièce, il reste néanmoins un facteur non gérable. Le King !

Ephraïm Shuster. Cet homme intelligent et riche comme Crésus qui va se découvrir avec un QI de moule tant il ne connait finalement pas la nature humaine. Depuis toujours pour Ephraïm, la course à l’argent à été son seul but. Cet homme dégaine son chéquier aussi vite que l’éclair pensant toujours à bien sans se rendre compte du mal qu’il peut faire. L’amour cela ne s’achète pas. L’amour ? Il est passé à côté, obnubilé par la vie matérialiste qu’il voulait se créer avant tout, oubliant jusqu’à sa famille et qui il est. Il n’a pas su saisir sa chance. Un amour perdu dont il gardera plus que des regrets… des remords. Des remords qui lui bouffent la vie et dont il ne pourra jamais se racheter. Alors tomber amoureux encore une fois, oui, mais non merci ! Et partager sa vie à nouveau avec une femme qui n’en veut qu’à son argent ou encore juste pour l’image… plutôt crever !

Coupé du monde, notre King va se sentir de plus en plus à fleur de peau et le déroulement de l’émission va le pousser dans ses retranchements. Le mettre face à la réalité de sa vie, à ses responsabilités et à sa manière de ne pas prendre en considération les sentiments des autres et encore moins de ses proches. Entre les confidences, les rapprochements, les scoops, les révélations, les surprises sur le plateau et ces filles qui font tout pour lui tomber dans les bras, il va devoir tenir le choc. Et une seule parmi toutes les femmes présentes l’aide à tenir autant qu’elle peut l’énerver. La seule qui lui est inaccessible… et malheureusement interdite. La seule qu’il a autant envie d’étrangler, que d’embrasser… La seule qui comprend le fardeau qu’il porte et qui aimerait bien aussi se délester du sien, qui porte le même nom…

Avec Queen of Hearts, j’ai passé plus qu’un excellent moment de lecture. Le récit de Ephraïm est si profond, si intense que les émotions en sont exacerbées, comme si nous étions, nous aussi, enfermés avec eux. On vit autant leurs peines, leurs douleurs que leurs moments magiques et uniques ou encore les plus sensuels… Une belle histoire d’amour intense et addictive. Une histoire originale, profonde, pleine de rebondissements et où nos héros vont devoir affronter qui ils sont vraiment et pourquoi. Accepter la main qu’ils se tendent tout comme accepter leurs erreurs passées. Une fois de plus, on verra qu’il ne faut pas se fier aux apparences, car tous deux cachent bien leurs blessures dans un rôle qui n’est pas vraiment le leur.

Les auteurs ont choisi un univers très peu abordé en romance pour mettre leur trame en place et nous plonger dans leur récit avec ce petit côté princesse qu’on aime toute un peu quand même. J’ai beau ne pas être adepte des télé-réalités, je me doute bien qu’on a toutes déjà rêvé d’être une princesse face à son Bachelor. Ne serait-ce même que furtivement. Mais comme dans tous les contes modernes, on ne peut que rêver d’être plutôt « l’interdite ». J’ai aimé ce côté effronté de l’histoire. Tout comme l’est aussi la plume des auteurs ! Coquine aussi et sadique ! Mais surtout addictivement parfaite dans les imperfections de leurs héros et le cheminement psychologique si bien menés d’un bout à l’autre. Ça me galvanise lorsque tout se tient parfaitement de ce côté-là et pour moi, c’est un sans faute ! Alors je peux vous assurer que j’ai été plus qu’embarquée par Queen of Hearts. Embarquée par le scénario, les héros et les personnages secondaires qui sont aussi parfaitement travaillés pour coller à l’univers. Embarquée par la passion qui électrise nos héros et qui a fait battre mon cœur avec ardeur. Leurs fêlures, qui l’ont fait pleurer. Et, bien entendu, c’est un détail pour beaucoup, mais un qui a toute son importance pour moi : embarquée par la couverture qui m’a complètement faite fondre. J’aimerais dire qu’elle est insolente, mais je me répèterai, pourtant j’en pense pas moins et je l’adore ! Pauvre petit organe malmené par une lecture tout simplement, coup de cœur que je ne peux que vous conseiller de lire à votre tour.

Vous n’avez pas lu Sinner Love ? Pas de panique vous pourrez aisément lire Queen of Hearts sans problème mais… Mon Dieu ! Vous passeriez à côté d’une perle, vous êtes prévenu.

Un grand merci à Black Ink Editions pour m’avoir permise de découvrir cette belle lecture ainsi qu’à Chlore Smys et Juliette Pierce.

Clap de fin!


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Pour la première fois depuis mon arrivée, je ressens une vraie connexion avec une de ces nanas. En dépit de la plus élémentaire sagesse, mes doigts replacent une mèche pâle derrière son oreille, s’attardent sur sa pommette colorée. Son souffle se coupe sous ma caresse, ses prunelles se voilent de muettes interrogations.

De désir.

Je ne sais pas si j’oublie que trois caméras filment chacun de mes mouvements, ou si, au contraire, j’agis à cause d’elles. Je crois qu’au fond, je m’en fiche, je saisis juste le moment. On n’a que le plaisir qu’on se donne.

Ma paume s’enroule derrière la nuque de Maisie, ma bouche happe la sienne. Pas farouche, elle me plante ses ongles dans les épaules lorsqu’elle approfondit notre baiser. Bordel, elle maîtrise le sujet ! D’abord douces, puis autoritaires, nos langues se découvrent mieux que nous ne l’avons fait avec les mots. Quand je la renverse sur le canapé, que nos mains commencent à explorer des contrées intéressantes, un horrible « coupez ! » retentit.

— Excuse-moi, haleté-je en me détachant de Maisie. Je n’aurais pas dû.

— Tu es vraiment quelqu’un de bien, murmure-t-elle, avec un soupçon d’étonnement dans la voix. Je suis une grande fille, Ephraïm, je sais ce que je fais. Je ne regrette rien.

— Tu joues avec le feu…

— N’est-ce pas tout l’intérêt de cette aventure ? S’approcher de la flamme et voir si elle nous consume ?

Et merde. Qui a sélectionné cette fille ? Elle est dangereuse. Beaucoup, beaucoup trop dangereuse.

— Vous avez été géniaux ! nous interrompt Virginia. Dans la boîte, en moins de vingt minutes. Nickel !

L’avis de Carine sur le roman de Jane Devreaux : Les enfants tombés du nid


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Les enfants tombés du Nid ‿︵⁺୭‧₊˚✧


Auteur : Jane Devreaux

Genre : Romance

Editions : Auto

Ebook : 4.99 €

Broché : 14.99 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Lucie Muller croyait son passé derrière elle. Elle est enfin heureuse avec Gauthier et compte bien profiter du voyage au bout du monde qu’ils s’apprêtent à réaliser. Mais quand ses valises explosent en plein aéroport, c’est un brutal aller simple pour l’enfer. Lucie n’a plus le choix : fuir ou se rendre et servir d’exemple.

Raphaël Delaunay a rejoint la police, d’abord pour retrouver le coupable du meurtre de son frère, puis pour réparer les injustices. Des années plus tard, les questions demeurent sans réponses et l’espoir s’est envolé.

Leur rencontre va tout changer.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Commencer la lecture d’un roman est toujours un moment particulier… En tout cas, pour moi. Non pas qu’il puisse déterminer de continuer ou d’arrêter le livre, mais plutôt d’entrer dans mon rythme de lecture. J’ai toujours du mal à démarrer, mais ce moment est aussi très souvent celui où, des interjections telles que  “Waouh…“, “Mmmm…“, “Ah oui…“, “Oh non…“ vont être décisifs à mon ressenti final. Et lorsque j’ai débuté  Les enfants tombés du nid ce fut d’abord un “d’accord…“ suivi d’un “Ok…“ Vous me suivez ? C’est aussi exactement ce que l’auteure aurait pu me dire, et pas uniquement au début de ma lecture, mais jusqu’à la fin de son histoire ! À chaque chapitre, j’avais l’impression d’entendre Jane Devreaux me murmurer à l’oreille: “ Tu me suis ? “ Et vous savez quoi ? J’ai suivi ! Addictivement même !


J’ai suivi Lucie, géomètre de métier, heureuse en couple avec Gauthier, sur le point de faire un merveilleux voyage avec lui. Cependant, il ne sera pas si merveilleux que ça, que ce soit le voyage, ou encore Gauthier, soi dit en passant. Lucie ne quittera jamais le sol français : l’explosion de sa valise en plein milieu de l’aéroport y mettra fin avant même qu’il n’ait commencé… Néanmoins, il en fera débuter un tout autre, en tout point. un voyage inattendu, inconcevable, ahurissant, et dont la destination va se révéler plus qu’effrayante et retranchée.
C’est durant ce voyage là, que le destin va mettre sur son chemin Raphaël. Raphaël, que j’ai aussi suivi assurément ! Qui ne le suivrai pas d’ailleurs… ?


Que ce soit dans sa recherche du ou des coupables de cet attentat, mais aussi et surtout en quête d’une vérité quant au décès de son frère ainé. L’ instant qui aura marqué son changement de destin professionnel, car s’il a toujours pensé suivre les traces de ses parents et de son frère, la disparition de ce dernier fera de lui l’inspecteur qu’il est aujourd’hui. Un vrai roquet, avide de vérités, prêt à tout pour élucider des mystères, démêler les faits et lire entre les lignes. Et autant dire que Jane Devreaux a su dissimuler au milieu de toutes les lignes de son roman, nombre de secrets, d’intrigues, de liens, d’indices et de révélations. Une vraie toile d’araignée dans laquelle Lucie se trouve piégée à l’intérieur. Mais, rien ne dit si elle-même n’en est pas la tisseuse…

Trop de coïncidences ? Une histoire un brin hasardeuse ?

Pour ma part, plus j’avançais dans ma lecture, plus ce sentiment de “Ok..“ du début se dissipait pour laisser place à des “Mais non !“ en rafale !


Les enfants tombés du nid  sera sans aucun doute pour moi un thriller-romance et non une romance à suspens vue que l’enquête prend l’ascendant sur la partie romancé. Et quelle enquête ! Elle est menée de telle sorte que le lecteur ne peut qu’y participer. Parfois en s’interrogeant sur la véracité des faits, d’autres fois en analysant les révélations, un état d’esprit de doutes planant en permanence.
La rencontre de Lucie et Raphaël sera à la fois inopinée et inéluctable, salvatrice et destructrice, pour l’un comme pour l’autre. Quant aux sentiments qu’ils vont développer l’un pour l’autre, ils se mêleront dans un tel maelström d’attentes et de réticences qu’ils rendront nombres de leurs décisions bien plus difficile à exécuter, mais aussi, à appréhender et à accepter. 

Quand aux personnages secondaires, honnêtement il m’a fallu longtemps avant de pouvoir évaluer leur sincérité, et si pour certains, elle s’est avérée évidente, force fut d’accepter que pour nombres d’autres, je fus bien surprise de leur fausseté, rendant les doutes paranoïaques. Lucie semble être une jeune femme tendre, rêveuse, sympathique. On pourrait lui donner le bon dieu sans confession… alors pourquoi toute cette opacité sur son passé ? Raphaël semble intransigeant, irritable, dont la droiture n’a d’égal que son regard perçant et froid… alors pourquoi semble-t-il perdre toute capacité de discernement lorsqu’il s’agit de Lucie? Quant à tous les autres, qui sont-ils réellement? 


Au final, je pourrais affirmer que, tout du long, le maitre mot de cette lecture aura été la confiance. À qui l’octroyer ? À qui se fier ? Qui croire ? Qui juger ? L’auteure n’utilisera ni mensonges, ni non-dits, juste des faits s’exposant, se révélant, s’emboitant petit à petit, affectant les personnages à différents niveaux, mêlant hasard et coïncidences avec destinée et vérités.


Les enfants tombés du nid est un roman qui fait inexorablement s’interroger sur le “Et Si“… si bien connu… Un événement, une rencontre, un instant peut-il changer toute une vie ? Ce “Et si…“ peut-il réellement être la conséquence d’une vie ou simplement sa cause ? Une même personne, dans un environnement différent, aurait-il ressentit, agit, réagit de manière différente ? Peut-être… Probablement… Ou pas…

Avec Les enfants tombés du nid, Jane Devreaux qui m’a littéralement tenue en haleine du début à la fin… Un prologue qui percute, une trame explosive, et une fin… “Mais non !“J’ai littéralement été happée par les intrigues et les recherches de culpabilités, de vérités et de dénouements. Je me suis même réveillée en pleine nuit, car une hypothèse s’imposait à moi, et j’avais ce besoin de la vérifier en poursuivant pour terminer ma lecture, c’est dire !

Vous hésitez encore ? Et si… vous passiez à côté d’une superbe lecture ? Mais non ! On fonce !


Merci à Jane Devreaux pour l’envoi de cette belle découverte en service presse. 


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧



– Trente secondes, Lucie, tes choix viennent de se réduire comme peau de chagrin. Dommage qu’on ait perdu ce temps si précieux à papoter.
Il s’apprête à s’en aller, je le sais sans même le regarder. S’il ment, je serais ridicule, s’il dit la vérité, il ne me reste que quelques secondes à vivre. Je n’ai plus le temps de peser le pour et le contre, j’enjambe à mon tour le ruban de sécurité et je cours en hurlant :
– Écartez-vous, ça va exploser !
Sans ménagement, je pousse l’homme équipé de l’imposant sac à dos et un souffle impressionnant fait le reste. Nous sommes propulsés en avant, un bruit sourd comprime mes oreilles, une brûlure cuisante me laboure les épaules et je m’écroule sur un corps avant de rouler sur le sol.
Pendant une fraction de seconde, le silence remplace le chaos, plus rien ne bouge. Je crois à la mort, au néant, ce n’est rien comparé à ce qui m’attend. 

L’avis de Carine sur Wild Road Trip, un roman de Khemeia B et Marie H J chez Black Ink Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Wild Road Trip ‿︵⁺୭‧₊˚✧


Auteurs : Khéméia B et Marie H.J

Genre : Romance MM

Editions : Black Ink Editions

Ebook : 4.99 €

Broché :18 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧


Parfois, il suffit de peu de choses pour changer le cours d’une vie. Ou même de deux.

Un accident de fourgon de la pénitentiaire, une lettre anonyme d’un inconnu prénommé X (original comme pseudo au passage…) et le destin de Blake se voit quelque peu modifié.

Reclus au cœur d’un bayou hostile et rude, loin du monde et des trahisons qui ont bien failli l’anéantir, Creed ne s’attend pas à voir débarquer dans sa nouvelle vie cette star de la scène, décalée et surtout en cavale.

Il aurait été si simple de l’ignorer… Mais Blake n’est pas le genre d’homme qu’on vire si aisément.

Totalement fêlé, le fugitif sait s’y prendre pour attiser les instincts que l’ancien flic ne cesse de vouloir oublier. Le souci, c’est qu’il est aussi drôlement attirant, et son humour, plus que limite, pourrait avoir raison des défenses du plus grand rustre de la Louisiane.

Et si leur rencontre forcée avait un point commun de taille ?

Peut-être est-il temps d’affronter les problèmes du passé pour enfin vivre, au risque de se planter…

Un Road trip pour trouver la vérité, n’est-ce pas la meilleure manière de recommencer à exister ?


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Bienvenue dans le Bayou et à bord de Chéwie ! Je vous prie de bien vouloir attacher votre ceinture de sécurité, vos caleçons et votre petit cœur pour un road trip de malade ! La température intérieure sera très…. Chaude et humide et ne comptez pas sur les douches pour vous rafraichir, elles seront aussi bouillantes que si vous vous baigniez dans des bains chauds sauvages ! Allumez la radio et laissez vous porter et emporter par une Private Song unique à la symphonie alliant classique et hard rock. Deux genres qu’on n’aurait jamais osé marier et qui pourtant, feront des étincelles…

Je ne suis pas fan à la base des road-Trips qui se ressemblent assez souvent malheureusement. Mais celui-là… il est unique. Pourquoi ? Car tout simplement Blacky et Creed le sont 😉 Uniques, sensuels et déjantés. Lequel est cependant plus barré que l’autre… Ça, impossible à définir, enfin si un peu quand même. Mais quoi qu’il en soit, ils sont aussi sexy et aussi attachants l’un que l’autre.

Blake et Creed deux hommes, deux opposés qui n’auraient jamais dû se rencontrer ni s’accorder et qui pourtant vont faire une sacrée équipe dans un Road Trip qui va les mener tout droit affronter la vérité.

Blacky, bassiste du groupe Les Blues Berry condoms, inculpé de meurtre se voit offrir une porte de sortie vers la liberté après quatre ans de détention lorsque le fourgon pénitentiaire qui devait le transférer dans un autre établissement, se couche comme par enchantement sur l’asphalte. Une lettre d’un certain X. Des directives pour une fuite dans de bonnes conditions, il n’y a rien à redire, tout est beaucoup trop parfait pour que Blake ne soit pas méfiant. Mais entre se méfier d’un bienfaiteur mystérieux ou retourner en taule, le choix est vite fait. Et puis ce n’est pas comme si Blake n’était pas un peu frappé non plus hein ! Les indications qu’il suit à la lettre, vont le conduire dans le Bayou où il est censé se rendre à une adresse tout aussi mystérieuse que peut l’être X. Une adresse qui va le mener tout droit chez un artiste rustre qui s’est reclus depuis quelques années dans un milieu tout aussi hostile que lui, perdu au milieu de vicieux suceurs de sang.

Creed, aime pétrir et façonner la glaise au son de Mozart, Verdi et bien d’autres encore. S’il nous donne l’image d’un siphonné du bocal de prime abord, il va très vite nous montrer qu’il sait être tout aussi posé. Pour autant, il n’en a que faire de la star en cavale que X lui envoi. L’aider ? Hors de question. Et pourquoi le ferait-il d’abord ? Creed refuse de sortir de sa retraite dans les marais, loin de L.A, loin des faux-culs et de ceux qui lui ont tourné le dos. Loin de X qui fait partie de ces derniers et à qui il est loin de pardonner. Cependant, ses instincts de flics vont rapidement refaire surface et tout va se mettre en branle dans sa tête. Trop de coïncidences et de points communs entre l’affaire de Blaky et la sienne. Et le seul moyen de comprendre tout le bordel dans sa tête, c’est de retourner à L.A et trouver les réponses à ses questions…

Alors en route pour un road trip chaud et sauvage, à l’image de nos protagonistes !

Quoi ? Vous êtes encore là ?

La portière de Chewie est ouverte, montez le moteur tourne 😉

Comment ne pas être embarqué dès les premières lignes ?! Intrigue, suspense, sex-attitude et humour désarmant, Khéméia et Marie H.J ont réussi une belle aventure en associant leurs plumes déjantées et profondes qui se marient à la perfection dans une magnifique fluidité. Ont-elles fait appel à Mani et à ses poupées vaudou pour nous ensorceler ? Fort possible ! Ou pas… Car, comment ne pas succomber naturellement à ce récit maitrisé de mains de maitre grâce à sa trame originale et ses personnages qui sont travaillés à la perfection ? Comment ne pas succomber à ses parties de fou-rires qui tombaient à chaque fois comme un cheveu sur la soupe dans des situations qui ne s’y prêtaient pas vraiment et à ce couple qui nait sous nos yeux dans une intensité dévorante et complètement addictive ? Je pense que tout simplement, lorsque deux auteures talentueuses s’associent, elles ne peuvent que nous écrire un quatre mains exceptionnel ! Un cocktail détonnant pour un résultat époustouflant. Et vous savez quoi ? Perso j’en redemande.

Avec Wild road trip on part dans une belle aventure livresque qui ne pourra que vous ravir. Je ne vous raconterai rien du périple que je vous laisse découvrir par vous-même. Ce que je peux par contre vous dire, c’est que les pages se tournent à une allure folle. On ne peut faire de pause tellement on vit cette aventure avec eux. On ne lit pas simplement Wild road trip, on le dévore littéralement ! Cette lecture nous emporte d’un bout à l’autre, en y mêlant à la perfection les sentiments naissants entre deux être complètement différents qui se rapproche néanmoins par la force d’un désir qu’ils ont du mal à contrôler. Le tout dans une intrigue rondement bien menée qui nous tient du début à la fin.

Un roman détonant aux protagonistes…. Sexy en diable et où tout est toujours bien dosé entre l’humour et les moments importants. On peut aisément passer d’une crise de fou rire à une scène torride puis se manger les ongles de ce qui les attends. Leurs joutes verbales et leurs phrases à doubles sens sont finement menées pour nous subjuguer autant que pour nous faire rire.

Creed et Blake, un duo très charismatique parfait dans leurs contraires, leurs oppositions explosives qui lorsqu’elles se rejoignent flambent dans un brasier énorme. Émouvants et extrêmement touchants dans leurs fêlures, j’ai adoré les voir se découvrir, se désirer, s’ouvrir l’un à l’autre et faire voir qui ils sont vraiment. Avec leurs secrets, leurs doutes et leurs forces.

Des personnages secondaires parfois tout aussi perchés que nos héros avec un mystérieux Monsieur X, une chamane décharnée frappée du bulbe et une Chewie qui n’est peut-être pas de chaire et d’os, mais qui a une place d’honneur dans ce récit qui ne serait rien sans elle.

Je referme ce roman le sourire aux lèvres et le cœur qui palpite au son de cette magnifique Private Song. Mais aussi, avec des images insolites qui s’invitent à mon insu…. On en parle que plus jamais je ne pourrais regarder le générique de la petite maison dans la prairie de la même façon ? Tout comme on peut aussi en parler du côté insolite des références des auteurs qui sont d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre ? Le tout écrit d’une belle finesse et glissées par ci-par là, elles ne passent pas inaperçus ! Irrécupérables ces auteures… soupirs… Éclats de rire et cœur qui gonfle. Merci à Marie et Khéméia pour toutes ses pages de bonheur, de bonne humeur et de caliente-attitude.

Un grand merci également à Black Ink Editions pour m’avoir permis de découvrir cette nouvelle perle en service presse numérique.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Ouais…

Quand je pense que la presse et l’opinion publique m’ont traité de zinzin pendant des années.

M’est avis que ces gens ne connaissaient pas le coin en m’attribuant une telle réputation.

Le mec vient quand même de se taper une queue au milieu de son jardin, sous la flotte. J’avais presque l’impression que ce type baisait la pluie. OK, dit comme ça, ça peut paraître étrange. C’est tout à fait le cas. Je dirais même que « étrange » est un mot bien en deçà du compte.

Et c’est vers lui que se tourne mon salut ?

Je crois réellement que j’ai bien fait de ne pas me jeter dans la gueule du loup sans prendre le temps d’évaluer le périmètre.

Alors qu’il charge son pick-up en sifflotant – ouais, normal, il est content, il a eu son orgasme, le timbré –, je commence à me poser des questions sur X. Il est de plus en plus probable que j’aie mis les pieds dans une sorte de secte de malades. Ou un clan d’échappés des services d’une clinique pour dégénérés mentaux ?

Je pose mon front contre la fourrure du volant de Chewie, me demandant réellement dans quoi je suis tombé, alors que le moteur de l’autre siphonné rugit non loin de là, puis qu’un nuage de poussière s’élève dans l’air trop lourd de la région. Il vient de pleuvoir à torrents, au bas mot, et déjà, le sol est redevenu poussière.

J’adore ce coin, franchement.

Et maintenant ? Je fais quoi ?

Les petites étoiles du mercredi avec Cadabou, bam, boum, badaboum


Hello les petites étoiles du mercredi.

Aujourd’hui je vous parle du livre préféré de mes enfants… mais pas que ! Car moi aussi j’ai aimé leur lire, leur relire, et aujourd’hui qu’ils sont grands, j’ai toujours en tête le boum badaboum qu’on prenait tant plaisir à exagérer :

« Dans la jungle, lorsqu’on entend Boum badaboum Badaboum Boum Boum ! Ce n’est ni un lancé de bananes, si un troupeau d’hippopotames. C’est Cadabou qui s’est encore pris ses pieds dans sa liane ! « 

Cadabou, bam, boum, badaboum, C’est l’histoire de Cadabou, un petit singe qui vit dans la jungle et qui n’a pas confiance en lui… Pauvre petit singe. Il ne fait que tomber.

Un livre de Sylvie Fournout

Illustré par Savine Pied

Aux Editions Flammarion

Collection Père Castor

Lance-noix de coco et saute-baobab sont des jeux que les petits singes pratiquent avec une agilité déconcertante pour Cadabou. Ce petit singe a tout le temps peur de tomber. Il s’enroule en entier dans une liane de sécurité et il passe son temps à se prendre les pieds dedans, tombant avec grand fracas à chaque fois. Et les autres petits singes l’ont surnommé pour se moquer Cadabou Bam Boum Badaboum. Un soir, avant de s’endormir en haut de son baobab, il confie ses soucis à sa grand-mère qui entreprend de le rassurer en lui expliquant que la Terre est partout, toujours en dessous de lui pour le soutenir. Dès le lendemain, Cadabou prend confiance et commence une nouvelle vie.

« Cadabou a si peur de tomber, qu’il ne se déplace qu’avec une énorme liane de sécurité.

Il s’y enroule tout entier, même les doigts de pieds.

Alors, évidement, ils s’empêtre, il s’emmêle et ….

Boum badaboum badamoum boum boum « 

…….

« hahahhahahah « Quel nigaud ! Quel lourdaud ! »se moquent les autres petits singes. Quel pataud ! « 

Cadabou, que voulez-vous, a les deux pieds dans le même sabot. Pour un représentant de cette espèce agile, c’est un peu embêtant. Surtout qu’il a bien envie de jouer lui aussi à lance-noix-de-coco et saute-baobab…

Que les enfants maladroits se consolent, ils tiennent ici leur revanche. Et surtout ils ne se sentent plus seul car il n’y a rien de plus agile qu’un singe. Alors voir que Cadabou manque de confiance au début de l’album va leur permettre de se mettre a sa place et de lui insuffler du courage tout en riant dès qu’il va se prendre les pieds dans sa liane. Apprendre à devenir courageux, il n’y a qu’un pas à franchir 😉 Voilà un joli message que transmet son auteur Sylvie Fournout . Un livre joliment illustré par Savigne Pied qui va redonner aux enfants la confiance en eux.

Ayez confiance en vous les enfants 🙂

Et bonne lecture à vous !

L’avis de Carine sur Et maintenant ? Tome 1- Un roman de Gen Martin Chez BlacK Ink Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Et maintenant ? Follow You ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Tome 1
Auteur : Gen Martin

Genre : Romance

Editions : Black Ink Editions

Ebook : 4.99 €

Broché : 18.00 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Jamais de ma vie je n’ai vu un homme aussi parfait, physiquement du moins, parce que pour ce qui est du reste, j’ignore tout de lui. Vous savez, le genre qui correspond à tous vos fantasmes inavoués : sexy à souhait, tatoué, sûr de lui… Voilà ce qu’est Olivier Conley à mes yeux. Leader du groupe des BlackDoors, il a tout pour séduire, et il le sait.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis :

Angélique et Emma sont inséparables depuis toujours. Si l’une est extravertie et fonceuse, la seconde, Ange, est plus réservée, plus… grande. Très grande. Ce qui lui vaut souvent des réflexions ou encore des préjugés et pardessus tout, un manque de confiance en elle. Toujours considérée comme la bonne pote, sa taille a toujours été un frein pour vivre une belle histoire d’amour. Aujourd’hui elle n’attend plus rien et vit sa vie comme elle vient, seule avec son chat, en alternant ses gardes à l’hôpital où elle exerce comme infirmière et ses sorties en boite ou encore dans les bars cosy, chose d’ailleurs qu’elle préfère de loin. Mais ça, avec Emma, c’est pas tous les jours possible ! C’est d’ailleurs pour cette raison que ce soir-là elles se déhanchent toutes les deux au Music, une boite très prisée. La soirée aurait bien pu se terminer si en sortant, Ange n’avait pas malheureusement trébuché. Elle sur des talons, riez pas ! Il est clair qu’il n’y a rien de drôle ni de facile pour une fille aussi grande qui n’a pas l’habitude d’en porter. Mais… Trébucher pour « tomber » sur un mec aussi canon, arrogant, sexy et beau comme un Dieu… Finalement Ange vote pour ! Sauf qu’elle ne pouvait pas prédire à quel point il allait bouleverser sa petite vie pépère….

Oli, le chanteur des blacks Doors qui va tomber aussi sous le charme de la belle infirmière. Son Ange… Et malgré qu’il soit fou d’elle, il ne va malheureusement pas l’épargner… Peut-on détester quelqu’un qu’on aime ? La réponse est OUI ! En matière de relations amoureuses, amour et haine se confondent bien souvent. Et pour Ange, aucun doute ! Elle va finir par détester cet homme, autant qu’elle l’aime à en crever…

Et maintenant ? : Folow you fut pour moi une très belle surprise. Et j’attends avec impatience la suite qui finira de me donner un avis concret sur l’ensemble de l’histoire. Car si j’ai été happée dès le départ par le récit, il m’a fallu cependant « apprivoiser » la plume de l’auteure pour entrer complètement dans l’histoire. Et une fois qu’on y est. On y est ! D’autant plus que l’auteur va malmener ses héros tout en maniant sa plume pour nous apporter une belle addiction à cette relation naissante, et pourtant déjà si intense. Gen Martin s’est peut être parfois perdue dans trop de descriptions qui ne nous servaient qu’à cerner les lieux ou encore les habitudes de chacun. Mais elle a su y ajouter à chaque fois les rebondissements nécessaires pour vivre cette attraction avec eux et aussi, toutes les émotions qui s’en dégagent, et je peux vous dire qu’elles sont nombreuses.

Leurs petit jeu de « je t’aime moi non plus » aurait pu m’agacer fortement, et pourtant… Cela n’a jamais été le cas. Les petites longueurs qui étaient à déplorer s’avèrent alors nécessaire pour certaines. Car elles nous permettent de bien cerner la vie de nos protagonistes et donc d’en comprendre chaque recul, chaque réaction, mensonge ou encore, chaque indécision. J’aurais néanmoins aimé que le rythme ne faiblisse pas malgré tout, car l’effet montagne Russes peut parfois faire perdre l’addiction qui nous maintenait en haleine. On monte très, très haut, puis on chute. Puis nous voilà à avancer à l’allure des escargots pour d’un seul coup repartir sans s’essouffler. Et on remonte, on ralentit à nouveau, on redescend et on accélère. Bref de vraies montagnes Russes sur l’émotion, mais aussi avec la cadence de lecture sachant qu’un ne va pas sans l’autre.

Les personnages sont tous superbes. J’ai vraiment apprécié la complicité entre Emma et Angélique, tout comme cette évidence entre Oli et elle. Oli qui n’arrive pas à gérer ses sentiments face à la complication qu’est sa vie. Cela le rend coléreux, invivable, impulsif même parfois. Il veut son Ange à tout prix, mais le prix à payer est justement trop lourd à porter pour vivre pleinement cette relation sans accros. Angélique n’est pas assez à l’aise dans son corps pour penser un seul instant qu’elle peut faire le poids face à cet homme qui à tellement tout pour lui. Comment peut-il la trouver belle ? Comment lui faire confiance ? Elle qui est habituée une vie pépère a du mal à gérer l’ouragan qu’il provoque dans sa vie. L’intensité d’Emma était déjà pas simple, alors deux… Au Secours !

Avec Follow you, j’ai eu quelques belles surprises concernant des révélations. Je me suis étonnée d’une en particulier que j’ai vraiment trouvé parfaite, et qui m’a valu de faire un retour dans ma lecture pour revivre le moment ! Je suis également passée par différentes émotions, dont certaines, m’ont vraiment extrêmement touchée et ont réveillé en moi un mélange de colère et de douleur sans nom. Et ressentir, c’est la première chose que je recherche dans mes lectures. Alors, malgré toutes les petites imperfections qui ont pu me déranger je n’ai qu’une hâte, c’est de vite découvrir la suite. Car de plus, la fin est juste sadique !

Un grand merci à Black Ink Editions pour m’avoir permis de découvrir cette belle lecture.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Mes doigts parcourent enfin ses abdominaux d’enfer sous son T-shirt. Sa peau est chaude, douce, et divinement ferme. Je prends mon courage à deux mains, puis je l’entraîne vers ma chambre sans cesser de le dévorer. Arrivée au pied de mon lit, je retire son haut. Il relâche mes lèvres un instant afin de s’en débarrasser avec précipitation. Aussitôt le T-shirt au sol, il reprend possession de ma bouche comme un affamé. Oli me soulève, enroule mes jambes autour de sa taille, puis me dépose sur le matelas avant de s’allonger sur moi.

Dans la foulée, j’ai eu le temps d’apercevoir à quel point il a des abdominaux d’enfer. Ils sont bien ciselés et parfaitement décorés d’encre. Je ne pourrais donner des détails sur les dessins dans l’immédiat, mais encore une fois, je perds la tête devant tant de beauté.

— Tu es un vrai régal sans vêtement, tu ne devrais jamais en porter, murmuré-je alors qu’il sourit contre ma bouche.

— C’est plutôt toi qui es bandante, tu me rends fou, bordel !

Il se relève, puis caresse mes cuisses tout en déplaçant ma robe centimètre par centimètre, jusqu’à ce que je me retrouve en string. Je suis absorbée par ce qu’il me fait, ensorcelée par son toucher. Oli revient butiner la peau de mon cou, mais sa soudaine retenue m’indique qu’il a un truc à me dire. J’en ai la preuve indubitable lorsqu’il cesse tout contact.

— Écoute, mon ange, je ne veux pas abuser de toi, donc si t’es pas certaine d’aller plus loin, on arrête tout de suite.

— Non, lui réponds-je, le souffle court. Je te veux, maintenant.

— Sûrement pas autant que moi.

L’avis de Carine sur Little Odessa, un roman de Ange Edmon Chez Black Ink Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Little Odessa ‿︵⁺୭‧₊˚✧


Auteur : Ange Edmon

Genre : Romance

Editions : Black Ink Editions

Ebook : 4.99 €

Broché : 18.00€

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

« J’avais souvent imaginé nos « retrouvailles ».
Comme je l’ai tant fait avec notre futur.
Je ne m’attendais pas à que ce soit dans un cimetière…
À l’enterrement de son père…
Cinq ans après son départ précipité…
Sans me laisser le temps…
Et encore moins que sa sœur serait accrochée à mon bras ce jour-là. »

Quand Lorelia foule à nouveau le quartier russe de Little Odessa, elle n’imagine pas être confrontée si rapidement à ses démons, encore moins à se retrouver face à celui qui fut son premier amour.
Vadim est resté, malgré tout ce qu’il y a eu : chantages, trahisons, menaces, perversions… et son départ.
L’adolescent est devenu un homme et les cinq ans passés loin de lui n’ont pas gommé l’attirance entre eux.
La haine mêlée à des sentiments plus forts vont les entraîner dans des situations dangereuses, autant pour leur cœur que pour leur vie.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Ouvrir un roman d’Ange Edmon, c’est se remplir le cœur de tendresse comme si elle trempait sa plume dans de la Soupline et qu’elle écrivait en surfant sur son slogan : « Un peu de douceur dans un monde de brute. » Et ce, en toute simplicité, sensibilité et envoûtement.

Sous le fond d’une trame sombre, elle nous emporte le cœur dans un tourbillon de tendresse et d’émotions à toutes épreuves. Ange Edmon nous offre une histoire d’amour intensément fusionnelle dans le quartier russe de Little Odessa où rien n’est vraiment légal et où seule la loi du plus fort gagne. Mais aussi, où la loi du silence est la règle tacite imposée dans les rues.

Lorelia revient dans son quartier d’enfance qu’elle a fui précipitamment cinq ans auparavant sans se retourner sur tous ceux qu’elle y abandonnait sauf sa sœur de cœur, Sofia… Elle ne comptait pas refouler un jour le sol de Little Odessa, mais pour son père, elle le devait. Pour ce père aimant qui a toujours été là pour elle, et qu’elle pleure aujourd’hui dans ce cimetière pour son dernier voyage. Seulement, son père n’est pas le seul homme de sa vie dont elle doit faire le deuil. Depuis cinq ans, elle s’efforce de faire aussi celui de celui qui faisait battre son cœur. De son amour pour lui. Elle qui se croyait assez forte pour l’affronter après toutes ces années, le pensant plus apaisé, se rend vite compte que ce n’était qu’un leurre.

Vadim Anatolie, celui qui roule les « R » comme personne et qui les fait vibrer dans chaque particule de son corps est toujours aussi… intense. Trop intense…. Beaucoup trop même… Un charisme condescendant et un charme indécent à la beauté renversante, Vadim est bien trop sexy derrière sa connard-attitude. Tout deux se sont aimés passionnément jusqu’à ce qu’un beau jour, Lorelia plaque tout en laissant Vadim mort à l’intérieur et le cœur en miette. Plus le manque d’elle se faisait ressentir, plus sa haine grandissait. Pourquoi ne lui a-t-elle pas accordé une simple explication ?

Si Lorelia revient plein de colère, car elle est sûre d’être la « victime » de leur relation, Vadim n’en ressent pas moins. Tout deux sont blessés et trahis et malgré tout, leur attirance est toujours aussi intacte. Lorelia veut vite fuir à nouveau et renter chez elle, loin de lui… Mais le destin choisi pour elle, pour eux, une autre option. Elle doit rester à Little Odessa pour les besoins testamentaires et donc croiser Vadim encore et encore puisque ce dernier ne cesse de vouloir se rapprocher d’elle malgré sa colère. Il veut une explication. Elle la lui doit…

Les souvenirs s’animent et se raniment. Les souffrances aussi… Tout leur revient comme un boomerang en plein cœur. Rien ne pouvait présager que cela pourrait faire aussi mal de se revoir… Non, rien… Malgré tout, lorsque le danger pointe le bout de son canon, il ne sera plus question de se protéger le cœur, mais se protéger tout court et surtout, la protéger elle… Sa Little Odessa.

Toujours poétique même sans l’obscurité, la plume d’Ange Edmon m’a une nouvelle fois embarquée dans une romance où l’on vit chaque émotion forte que l’on ressent. La passion qu’elle décrit dans ce roman en est presque palpable, tout comme cette fascination entre les deux protagonistes que l’on ressent au-delà des pages. Une attraction impulsive, sensuelle et toute en tension. Ils vont nous plonger dans leur quotidien où la passion, les trahisons, les menaces et le danger se côtoient sournoisement dans une intrigue en fond qui toute intéressante soit-elle et le piment qu’elle apporte à la lecture, ne prendra pas le dessus sur la romance. C’est la relation entre nos deux protagonistes qui débordent de chaque page. Cet amour si profond et intense que les sentiments que l’on ressent sont assez violents. On aime les découvrir et les voir évoluer et qu’importe ce qu’il peut se passer à côté d’eux. On est dans leur bulle, avec eux et on se délecte de la véhémence de leur relation, ou encore, non-relation.

Les personnages sont torturés, brisés, d’autres plus mystérieux, mais ils éclairent les pages, même dans les pires situations qui souvent, ne manquent pas d’humour. Ils s’attirent, se cherchent, ne se font pas confiance et pourtant il suffit parfois qu’un seul lutte pour les deux pour que les choses évoluent. Mais sont-ils prêts à pardonner ? Un avenir ensemble est-il simplement possible ? Ils sont justes sublimes et très attachants, que ce soit les principaux, comme les secondaires, pour lesquels d’ailleurs je rêverais d’avoir un spin-off.

Entre les coups au cœur, les coups de gueule et les coups de sangs et les éclats de rire, tous n’ont fait que me ravir d’un bout à l’autre. Ils sont une famille avec certes, chacun leur tare ou leur secret, mais unis les uns pour les autres, que ce soit Sofia, sa sœur de cœur pour Lorelia ou encore Youri pour Vadim, l’ami de son premier jour en Amérique dont la loyauté n’est plus à prouver. Ils sont sur le-qui-vive en permanence autant sur l’intrigue que sur cette sensualité qu’ils dégagent l’un pour l’autre sous le coup de leurs impulsions et là, je parle bien pour les quatre ;).

Entre les complots, les vengeances, les trahisons, les coups bas et l’amour avec un grand A, ce roman ne pourra que vous emporter d’un bout à l’autre. Un roman qui en plus de nous apporter une myriade d’émotions les plus puissantes les unes que les autres, nous plonge en plein cœur d’un quartier de New-York en nous faisant découvrir la vie des immigrés Russe. Un récit sur la délivrance de son âme, mais pas que… et le pouvoir de l’amour.

Un grand merci à Black Ink Editions pour m’avoir permis de découvrir cette merveilleuse romance en service presse numérique.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

— Naplock !

Il a suffi de ce petit mot pour qu’elle se retienne d’éclater de rire, seul un petit son étouffé s’évade d’entre ses lèvres. Je les fixe alors que je meurs d’envie de les faire miennes, sans son aval. Qu’elles m’appartiennent à nouveau. Mais c’est sans compter sur son courroux. Pourquoi cette peste m’attire-t-elle toujours autant ?

Parce qu’elle est magnifique… me souffle la petite voix de merde. Et encore plus belle alors que je ne le pensais pas possible. Je les regarde s’éloigner, puis me décide à les rejoindre.

— Mon explication, Lorélia ?

— Je te l’ai donnée, m’oppose-t-elle sans se retourner.

— En effet, mais pas moi !

Elle stoppe ses pas, resserre les pans de son manteau pour certainement se préserver de moi, et pivote enfin. Ses yeux rougis me font un mal de chien. En plus de tout ce qu’elle vient de me cracher au visage…

L’avis de Carine sur : Le highlander de l’appart du dessous, un roman de Marjorie Burbaud chez Addictives Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Le highlander de l’appart du dessous  ‿︵⁺୭‧₊˚✧


Auteur : Marjorie Burbaud

Genre : Romance

Editions : Addictives

Ebook : 4.99 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Ils ont tout en commun : la même rage, le même désir, le même immeuble…

Dès leur première rencontre dans un pub écossais, Lila le sait : si Reid ne lui saute pas dessus, c’est elle qui va se jeter sur lui. L’attirance entre eux est trop puissante pour qu’il en soit autrement. Mais en une nuit, tout bascule.
Deux ans plus tard, Lila veut se venger de Reid et lui ne veut plus jamais entendre parler d’elle.
Le problème ? La passion entre eux est toujours là, presque aussi brûlante que leur rage.
L’autre problème ? Reid vient d’emménager dans l’appartement juste en dessous de chez Lila.
Comment résister, quand seulement un étage les sépare ?


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Une fois de plus je n’ai pas les mots… Je referme ce roman et je suis exténuée. Comme si j’avais lu en gardant mon souffle en apnée tout au long de ma lecture. Comme si mon cœur allait céder à chaque page tournée. Comme si j’avais couru un marathon après une vérité silencieusement retentissante. Une vérité ? Non, des vérités. Leurs vérités. Celles de Lila et Nate ou Lola et Reid? On a tous sa propre version de vérité, car c’est celle que l’on a vécu, que l’on vit et surtout que l’on garde à l’esprit. Elle est celle qui peut nous libérer, mais aussi nous enfermer. Qui nous garde dans un raisonnement, dans un état d’esprit nous protégeant, car se confronter à une autre vérité pourrait être destructeur. Ou révélateur ? Non ?

Le Highlander de l’appartement du dessous est une histoire qui démarre par un mensonge… ou une omission… une frontière bien aléatoire selon les points de vue, selon les vérités de chacun. Lila et Reid passent leurs vacances en Écosse où il aura suffi d’un regard, une bière, un jeu, et leur destin va s’emmêler, ou plutôt s’en mêler. Et lorsque au petit jour, leur nuit disparaît, il ne reste plus que des mensonges cendreux et des vérités imprévues. Chacun emmuré dans sa réalité personnelle…

Mais, lorsque le destin les réunis à nouveau, il est à la fois salvateur et tortionnaire. Un choc des titans entre passé et présent, désir et dégoût, haine et amour. Une lutte sans faille entre le corps et l’esprit, le cœur et la raison… Une dualité à laquelle la plume de l’auteure nous fait participer sans préavis et sans possibilité de s’y échapper. On souffre avec eux… terriblement… intensément… horriblement… à tout de rôle… Lors d’un conflit, il nous arrive de prendre parti pour l’un ou pour l’autre (je suis d’accord avec elle, ou pas. Je le comprends lui et pas elle)… Et pourtant, dans cette lecture, chapitres après chapitres, mon cœur, ma raison, mon attachement et ma compassion n’ont cessé d’osciller entre l’un et l’autre, alors même que la vérité, leur vérité, n’était pas encore dévoilée… C’était à la fois effrayant, galvanisant et super addictif.

En tant que lecteur, on est spectateur de cette histoire. De cette rencontre de deux êtres créant un fossé entre eux, et dont chacun est la limite de l’autre. Lila est une jeune femme plus qu’intelligente, et pourtant ce soir-là face à cet homme qui va piquer sa curiosité, et la nôtre soyons honnête, elle perdra son sens de l’analyse si pointilleuse. Elle avoue elle-même que le cadre et la stabilité font partie intégrante de sa vie. D’ailleurs ce voyage en Écosse a été programmé pour tester ses barrières, et cette fameuse soirée au pub ainsi que cet homme assis en face d’elle fera exploser ses cloisonnements, laissant libre cours à sa spontanéité et son impétuosité sous couvert d’une insolence verbale particulièrement affinée.

L’auteure va nous régaler de joutes verbales entre Lila et Reid. Et que dire des petits noms dont ils s’affublent et nous plongent directement dans leurs origines respectives ? Un pur délice caramélisé !

Tablet est d’ailleurs le surnom de Reid que lui donne ses amis en écosse. Ce caramel mi-dur qui le caractérise parfaitement : un corps tout en sculpture avec un cœur bien tendre, qui ne peut que nous faire fondre. Une douceur mystérieuse, enrobé de non-dits et d’énigmes, laissant un arrière-gout d’inconnu.

Cette avidité incontrôlable, que Lila et Reid auront bien du mal à refouler et encore moins à rassasier, va les engloutir et ne cessera de croître avec les années de diète, deux années plus précisément, séparant leur nuit en Écosse de leurs retrouvailles à Denver, à un étage l’un de l’autre d’un même immeuble. Alors faisant fi de leur désir, ils vont essayer de se haïr, se focalisant sur leur vérité.

Entre silences éloquents et hurlements silencieux, ce roman fut un envoutement désenchantant ! Une lutte permanente, non pas entre le bien et le mal, mais la souffrance et le supplice, la douleur et le déchirement, le tourment et la torture, l’aversion et l’amour. C’est une histoire qui parle de mensonges et d’apparences, mais aussi de vérités et de certitudes, de celles qui confortent sans pour autant apaiser. Une histoire où le passé est omniprésent, le désir explosif, la colère sourde, l’amertume destructrice et l’amour non-dit, le tout raconter par la magnifique plume de Marjorie Burbaud que je découvre avec cette romance. Une plume à la fois sensible, pétillante, captivante et très addictive.

Je ne peux que vous conseiller cette romance qui vous pousse à aller chercher au fond de vos tripes les maux à mettre en mots, qui vous inspire autant que vous aspire dans un souffle de désespoir et un murmure d’espoir…

Ha… j’oubliais le Mot magique 😉 Un grand merci aux Éditons Addictives pour m’avoir permis de découvrir cette histoire en service presse numérique. Merci également à Marjorie Burbaud pour ce coup à mon cœur et à mes tripes. Je me souviendrai longtemps de ce que j’ai ressenti là !


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Face à lui, je suis beaucoup moins confiante que deux tables plus loin, mais il est hors de question de le montrer.

– Depuis quand est-ce qu’un homme commande une femme en la montrant du doigt ? lancé-je en buvant une gorgée de ma bière pour cacher mon trouble.

– C’est ce que tu penses que j’ai fait ? Te commander ? Sa voix grave et sexy s’enroule autour de ma gorge.– Tu appelles ça comment, toi ?

– Inviter silencieusement.

– C’est un oxymore, ça.– Un oxymore qui t’a plu, puisque tu es venue.

– Un oxymore qui m’a intriguée, puisque j’ai bien voulu venir, corrigé-je. Il arque un sourcil et un sourire arrogant étire ses lèvres. Il ne manquait plus que ça.

– Depuis combien de temps es-tu sur le territoire écossais, Miley Cyrus ? rétorque-t-il d’une voix profonde qui me donne envie de me mordre la lèvre. Qu’il fasse référence à la version Hannah Montana ou à la version Wrecking Ball, je le prends moyennement bien. Cela me fait penser à ceux qui répondent « elle est gentille » à la question « comment tu la trouves ? ». Ses yeux sont un mélange saisissant entre le gris et le vert. L’ancre s’enfonce un peu plus. Son parfum flotte dans l’air, brut, suave. L’aura de cet homme est si chargée de luxure qu’il ne pourrait pas faire un pas dans une église. Toutes les croix basculeraient à l’envers.

– Une semaine, Jamie Fraser.

– Ce qui explique le fait que tu sois vierge en matière de manières de Highlanders. Étant donné le regard arrogant qu’il pose sur moi, j’ai dans l’idée que le mot vierge n’est pas utilisé de manière innocente. Cet inconnu est un joueur et il me prend pour sa nouvelle proie. Intéressant. Est-ce que j’ai l’air d’une fichue ingénue ?

– Toi, un Highlander ? Je n’ai pas lu les mêmes livres, visiblement.– Les hommes étaient comment dans les tiens ?

– Charismatique. Sexy. Dangereux.

– Ma personnalité, donc. Oh, j’ai l’impression que c’est tout à fait vrai.

– Tu aimerais bien.

– Ma grande, vu tes lectures, je pense avoir cerné le genre d’hommes que tu aimes.

– Les vrais ? raillé-je.

L’avis de Carine sur New Trip en Alaska L, un roman de Emma Landas chez Black Ink Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ New trip en Alaska L ‿︵⁺୭‧₊˚✧


Auteur : Emma Landas

Genre : Romance

Editions : Black Ink Editions

Ebook : 4.99 €

Broché : 18.00 €

Audible : 19.95 € ou dans l’abonnement Audible pour 9.95 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Quand Meredith descend d’avion, elle est persuadée d’avoir atterri à Hawaï.

Dommage…

Et encore plus dommage, ses copines ont eu la merveilleuse idée de lui offrir un séjour à Sitka en Alaska, sa terre d’origine, pour son enterrement de vie de jeune fille !

Un souci ?

Aucun non. C’est juste là-bas que vit son ex…

Lui ? C’est Peter. Peter le winner, Peter le « I’ve got the power », enfin… plus pour très longtemps.

L’impertinent Peter dont elle était tombée amoureuse enfant. Le si beau, si drôle et si sexy Peter qu’elle avait promis d’épouser. Le traître de Peter qui l’a contrainte à quitter Sitka, il y a trois ans.

Bref, entre leurs griefs, les ragots à son sujet et ses conflits avec sa famille, voilà de quoi promettre à Meredith un New Trip en Alaska absolument magique !


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Bon retour à Sitka ! Les conditions météorologiques, bien que favorables à notre arrivée vont s’amuser à nous plonger dans des retrouvailles glaciales, tout en faisant monter le thermomètre au plus haut niveau ! Emma Landas rempile avec ses boots, sa hache et sa vodka, pour nous offrir une nouvelle fois un sublime voyage aussi hilarant que touchant. Aussi féérique que démentiel. Aussi chaud que froid ! Si je vous disais que j’ai fini ce roman en pleurant autant de rire que d’émotion ? Vous voyez le truc ? Entre les sourires niais, les éclats de rire et les éclats de mon cœur. Entre les retrouvailles avec Kal l’associal et celle qui fera perdre les mots à Peter, notre Don juan arrogant « taciturne » et ténébreux de Sitka, mon New Trip en Alaska, bien que le climat soit glacial, rime définitivement avec : Magistral !

Un an après, c’est un immense plaisir de renouveler le voyage à Sitka où Peter est toujours le meilleur coiffeur/tatoueur de la ville et bien entendu, toujours le seul 😉 Ce qui n’a pas changé non plus, c’est son côté désinvolte et clown de service, tout comme celui d’emmerdeur de première auprès de ses amis Kal le chacal et Meghan qui a su ravir le cœur des deux amis. Continuant de butiner les touristes au gré des arrivages sur l’île, il ne peut être que partant lorsque ses amis lui proposent de les accompagner en excursion pour aider Kal dans la gestion de cinq mannequins New-yorkaises. Sauf qu’à la vue des dites mannequins, il va vite déchanter…

Merry débarque avec surprise dans sa ville natale qu’elle a fui il y a déjà trois ans… Elle qui pensait fêter son enterrement de vie de jeune fille en sirotant les cocktails au soleil, se voit asséné du coup le plus bas que ses amies pouvait lui faire, la ramener auprès des siens et affronter son passé. Passé qu’elle occulte depuis trois ans et qu’elle aurait bien continué d’occulter encore des décennies. Comment l’affronter lorsque toute une ville est contre vous ? Lorsque vos propres parents ne vous ont jamais revu après votre belle fuite ? Après avoir laissé au bord de la route votre fiancé en plein deuil de la personne la plus chère à son cœur…. Et aussi au vôtre ? Pour Merry c’est pas gagné ! Mais une chose est certaine, c’est que du moment où elle pose les pieds à Sitka, exit les talons, les artifices et le confort, l’Alaskienne revient en force ainsi que le caractère qui l’accompagne ! Mais pas que… Car tous les sentiments qu’elle refoulait aussi jusqu’alors, déclenchent une belle tempête dans son cœur…

New trip en Alaskal est un anti-dépresseur livresque ! Malgré le fait que le thème de l’acceptation du deuil revient en partie dans ce spin-off, l’humour et la dérision d’Emma Landas vaut tout les valiums du monde ! Dire que j’ai passé un excellent moment de lecture est un euphémisme. Lire New trip en Alaska c’est comme retourner passer des vacances dans un lieu qu’on a toujours connu et y retrouver ses habitants, ses amis, une ville et ses commérages. Et en parlant de commérages on y sera en plein dedans dès lors que l’avion de Merry va se poser sur le sol Alaskien. Car tout le monde sait tout sur tout le monde ! Pour Merry, ce ne sera pas simple d’affronter les habitants. Mais ceux qui lui font le plus peur et dont elle n’est pas bien fière de retrouver, sont les personnes chères à son cœur, famille, amis, fiancé. Cette partie-là ne sera pas du gâteau ! Mais quitte à être là, autant aller au bout des choses. Bientôt elle sera mariée et il est temps de mettre tout à plat dans sa vie d’avant et de l’affronter lui…

Peter… Cet homme pour lequel on a tous craqué dans le premier opus et dont il nous fallait à tout prix son histoire. Emma Landas ne pouvait pas passer à côté, cela aurait été un tel dommage… Peter que l’on retrouve un an après égal à lui-même, jusqu’à l’arrivée de Merry qui va ouvrir la brèche de tout son mal être en replongeant dans ce passé qu’il préfèrerait oublier. Mais Peter est Peter, cet homme au cœur tendre qui ne va pas avoir honte de présenter des excuses dès lors que l’occasion se présente. Peter qui m’a fait fondre comme neige au soleil et qui déborde tellement d’amour et d’affection que c’est à se demander comment il peut faire froid en Alaska, alors qu’il y vit. Un personnage fort et charismatique pour lequel on ne peut que succomber, même lorsqu’il peut se monter lourd ou encore lorsqu’il fait le clown. Mais un clown qui cache derrière son humour un être hypersensible, émouvant et fragile. Un homme amoureux et très malheureux…

New Trip en Alaska est une magnifique comédie romantique dans laquelle on ressent toutes les émotions des personnages qui sont vraiment fortes et à la fois douces et magnifiques. Des émotions avec lesquelles on surfe sur les eaux glacées de Sitka entre les souvenirs du passé et le présent, face à un futur. Des retrouvailles explosives où les sentiments s’affrontent, se mêlent et se démêlent au gré des affrontements et des souvenirs qui font autant de bien que de mal, et de mal pour un bien, surtout lorsque les non-dits et les vérités font surface et éclairent leurs cœurs, tel un phare qui vous aide et vous guide à rentrer à bon port. Chez vous. À la maison. Mais est-ce que tout cela est encore possible ? Est-ce que pour Peter et Merry c’est toujours aussi fort ou c’est une simple nostalgie qui les réunis autour de cet amour qu’ils avaient un pour l’autre ?

Emma Landas m’a une fois de plus conquise. Par sa plume, son humour, ses émotions qu’elle sait transmettre à la perfection en allant directement parler à mon cœur. Tout est fluide et addictif, on ne s’en lasse pas un seul moment. Parfois froid, parfois clash, de beaux moments romantiques dont on ne peut que se délecter de chaque moment. Des moments chauds bouillants, sensuels et caliente, dans un mélange d’amour et d’affection hors norme. Son humour est juste… Perfect ! Je ne sais pas d’où elle sort autant de co…… à la seconde, mais punaise que c’est bon ! J’adhère ++++

Bad Trip en Alaska et New Trip en Alaska, deux tomes différents qui ne se ressemblent en rien et que j’ai pourtant trouvé très complémentaires. La boucle est bouclé sur la tragédie que l’on découvre dans le premier opus. Une tragédie qui a fait plus de dommages collatéraux qu’on pouvait le penser de prime abord. D’ailleurs, Kal et Meghan sont très présents au même titre que Peter l’était pour eux dans le premier opus, tout en lui laissant son histoire à lui.

Si vous n’avez pas lu Bad Trip en Alaska, pas de panique ! Vous pourrez aisément suivre le récit de New Trip, mais… Ce serait une erreur monumentale ! Je dis ça je dis rien, enfin oui, c’est dit !

Un grand merci à Black Ink Editions pour m’avoir permis de découvrir cette nouvelle pépite en service presse numérique. Merci à Emma Landas de nous l’avoir écrite ! On l’attendait tellement… Et surtout, merci pour ce bonus final qui m’a retourner le coeur et fait vivre une myriade d’émotions incontrôlables !


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Les quatre potiches renvoient des sourires aussi peu confiants et, sur invitation de la patronne, elles prennent place au comptoir.

— Peter et Kal seront là dans moins de dix minutes, me balance-t-elle l’info choc que j’attendais tant.

J’inspire un nouveau bol d’air, bloque ma respiration, puis expire sur la longueur, espérant mettre en application les méthodes de gestion du stress. S’ensuit, de ma part, une longue série de hochements de tête qui ne convainc personne, surtout pas moi.

Sans que nous ayons à demander quoi que ce soit, Carolyn nous dépose dans la foulée cinq bières. Kelly s’apprête à décliner la sienne, mais je lui balance un coup dans les côtes.

— Crois-moi, tu vas la boire, cette bière, ainsi que toutes celles qu’on te filera, la menacé-je entre mes dents serrées. Et c’est valable pour vous toutes. Parce que je compte bien m’enivrer, et je refuse d’être seule. Tout ce qui va arriver dans quelques minutes sera votre faute. Donc en clair, je coule, vous coulez. Je tombe, vous tombez. Je meurs, j’vous bute.

L’avis de Carine sur Fucking King de Ella Lores chez Editions Addictives


✧˚₊‧୭⁺‿︵FUCKING KING ‿︵⁺୭‧₊˚✧


Auteur : ELLA LORES

Genre : Romance

Editions : Addictives

Ebook : 4.99 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Tout les sépare… sauf le désir.

Darian est froid, sûr de lui et habitué à ce que tous lui obéissent sans poser de questions : quoi de plus normal quand on est roi ?
Propulsé très jeune sur le trône de Karanie, petit royaume méditerranéen, il s’est forgé une apparence rigide et ne laisse rien ni personne l’ébranler.
Mais Elsie entre comme une tornade dans sa vie, et tout se retrouve sens dessus dessous.
La jeune étudiante écossaise se moque complètement du titre de souverain de Darian, des convenances et du protocole ; elle n’hésite pas à lui tenir tête et lui dire ce qu’elle pense, ce qui rend le roi complètement dingue. Leurs échanges sont aussi passionnés qu’électriques.
Rien n’est possible entre eux.
Rien, vraiment ?


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Quel bonheur de pouvoir me plonger à nouveau dans les écrits de Ella Lores qui a le don de me faire voyager dans chacun de ses récits. Fucking King ne fera pas exception. C’est une belle romance comme je les aime. Entre les protagonistes qu’on ne peut qu’aimer et le voyage livresque dans lequel la romance nous plonge, on ne peut que se délecter de chaque page.

Un roi froid et énigmatique, une étudiante rebelle qui va piquer son cœur. Des paysages sublimes qui nous font autant vibrer que les personnages, le combo parfait d’une romance aussi royalement addictive, qu’explosive.

Ella Lores nous offre là un récit qui sort un peu des sentiers battus avec une trame originale sur bien des points. J’ai été happée dès les premières pages par l’univers dans lequel l’auteure nous emmène, mais surtout par cette jeune étudiante écossaise qui n’a pas la langue dans sa poche. Langue qui subjugue notre majesté le roi Darian qu’il rêve de lui manger à chaque fois qu’il l’aperçoit. Si de prime abord on est vite fan de Elsie qui apporte une belle luminosité au roman par sa pétillance, sa pertinence, son espièglerie et ses réparties qui ne nous lassent pas, on va fondre pour Darian au fur et à mesure qu’il fond lui-même pour sa belle étudiante qui se fout complètement de son statut de Roi et de son protocole. Entre eux, c’est un peu comme donner le bâton pour se faire battre. Elsie est antiroyaliste et n’aime pas l’autoritarisme, tout ce qu’est Darian… Pourtant, elle est attirée vers lui comme un aimant et son corps, refuse d’écouter son cœur et encore moins sa tête. Darian sait pertinemment que cette femme n’est pas pour lui, mais elle devient sa faille dès le premier regard. Malgré son impertinence et tous les affronts à son rang, il ne cesse de chercher sa présence et de se rapprocher d’elle. Tel Icare attiré par le soleil. Tel un drogué qui veut sa dose en disant que ce sera la dernière et qu’ensuite il ira mieux, Elsie et Darian ne cessent d’avoir ce besoin l’un de l’autre. Leur désir ne se contrôle pas. La tension est palpable et électrique. Ça crépite dans tous les sens. Mais à trop jouer avec le feu, leurs cœurs vont s’enflammer au point de se consumer de ne pas vouloir être ensemble et exploser lors de leurs faces à faces.

Entre les réparties cinglantes et les scènes torrides. Entre le feu, la glace, les mystères et une intrigue parfaitement exploitée et recherchée, Fucking King est une belle pépite. Ella Lores m’a embarquée dans son histoire sans préavis et m’a surtout fascinée par la complexité de son héros et le cheminement psychologique qu’elle a mené d’un bout à l’autre avec brio rendant alors tous ses actes en parfaite adéquation avec cet homme qu’il est, et qu’il découvre lui aussi en même temps que Elsie. Cet homme qui s’est toujours caché aux yeux des autres, doté d’une carapace impénétrable qu’Elsie n’a pas fait que fendiller. Non, elle s’est incrustée en lui et s’est déployée au fil du temps à l’intérieur jusqu’à atteindre son cœur, faisant tomber chaque barrière les unes après les autres. Elsie, que l’on pourrait trouver faible face à son Roi alors qu’elle prône la liberté et le féminisme, mais… c’est un peu comme être au régime. Tant qu’on ne voit pas du chocolat on tient le coup, mais si on vient nous en mettre sous le nez, difficile de ne pas craquer, non ? Si ?

J’ai tellement aimé ces personnages que tout oppose et la manière dont l’auteure met leur histoire en place. J’ai été très touchée par ce roi froid et impénétrable, détruit par ses secrets et la haine qui le ronge l’empêchant d’envisager un avenir. Et Elsie… que dire de cette étudiante pétillante, intelligente et franche qui n’a cessé de me faire rire et qui a réussi à me toucher par sa prévenance et cette attirance qui la consume de désir, mais qui malheureusement va à l’encontre de toutes ces convictions. Généreuse et spontanée Elsie a du répondant et un sacré caractère qu’elle usera à sa guise pour faire sortir de ses gongs, sa majesté le roi. C’est l’homme qu’elle désire et non le Roi. Mais Darian et le Roi ne font qu’un et il devient pour elle alors, autant inaccessible qu’elle peut l’être pour lui. Elsie, Reine de Karanie ? La belle blague ! Comment une antiroyaliste aussi espiègle qui ne respecte ni les convenances et encore moins le protocole pourrait-elle le devenir ?! Impossible ! … Vraiment ? !

Une magnifique romance pleine de peps, mais qui ne manque en aucun cas d’émotions. Elles sont aussi merveilleuses que le récit avec lequel on ne peut passer qu’un excellent moment de lecture. Un récit riche en culture, qu’elle soit imaginaire ou pas, j’en ai apprécié chaque échange et les cheminements de recherches. Des séquences émotions, des scènes hilarantes, d’autres touchantes, ou encore explosives et dans la tension, que ce soit avec les personnages principaux comme avec les secondaires, avec Fucking King, Ella Lores m’a fait passer tout un tas de moments merveilleux. Jusqu’à ce dénouement si bien recherché et mené dans une singularité épatante, mais aussi très touchante. 

Fucking King, une romance à ne pas manquer ! Un grand merci aux Editions addictives pour m’avoir permis de découvrir cette nouvelle pépite d’Ella Lores en service presse numérique.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

– Embrasse-moi, je lui ordonne.
– Non.
Elle a appuyé ses mains sur le revers de ma veste de smoking ; pour autant, elle ne me repousse pas. Au contraire, elle me nargue de ses grands yeux splendides. Je remonte la main sur l’arrière de sa nuque.
D’habitude, j’aime les cheveux longs chez une femme. Chez elle, j’adore le contact de la peau nue de son cou dans ma paume. Je glisse mes doigts dans ses mèches courtes et approche mes lèvres de sa bouche. Son petit sourire ironique me dit qu’elle s’amuse avec mes nerfs. Furieux, je prends le joli cadeau qui s’offre à moi : je vais à la rencontre de sa langue, joue avec et la mange, comme promis.
Elle grogne sous mes légers coups de dent puis soudain, c’est elle qui prend le contrôle. Elle enfouit ses mains dans mes cheveux blonds et enfourne sa langue tentatrice dans ma propre bouche ! Jamais une femme n’avait essayé de me dominer !
Mon sexe est douloureusement à l’étroit dans mon pantalon noir. Ma main glisse sous sa cuisse, je la lève contre ma jambe pour mieux me frotter à son intimité.
Elle se colle plus à moi, enfin si c’est encore possible, car je sens sa peau à travers le tissu multicolore.
J’ai perdu le contrôle.
Ma main descend sur ses fesses et se glisse dans la poche de son short en jean, ses formes rebondies me font complètement craquer. J’ai une envie dingue de la prendre, là sur les marches.
Au-dessus de nos têtes, une porte claque et des voix résonnent dans le couloir du deuxième étage. Nous bondissons tous les deux loin de l’autre. Inquiète, elle se mord les lèvres.
Non, non, pas ça !
Je m’avance vers elle et passe mon pouce sur sa bouche :
– Ne me tente pas plus, je lui murmure. J’ai une inauguration à faire.
– C’est toi qui m’as sauté dessus ! réplique-t-elle tout bas.

***

Fucking King, d’Ella Lores, histoire intégrale.

L’avis de Carine sur In Memoria, un roman de Isabelle Fourié Chez black Ink Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ In Memoria ‿︵⁺୭‧₊˚✧


Auteur : Isabelle Fourié

Genre : Romance

Editions : Black Ink Editions

Ebook : 4.99 €

Broché : 18.00€

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Bienvenue à Harvard !

Parker Montgomery est la star de l’équipe de basket, il est beau, riche, sûr de lui, son avenir est tout tracé.

Hannah Davis, la vedette du club de chant, a des amies en masse, une vie un peu folle, et un gros crush pour Parker.

Au sein de la prestigieuse université, ils auraient tout pour être un de ces couples modèles.

Enfin ça, ce serait si lui était capable de s’attacher à quelqu’un, s’il ne la considérait pas comme hors limites, et si elle n’avait pas ce terrible secret à protéger.

Peut-être que ce voyage entre le Texas et le Montana qu’ils vont partager leur offrira une dernière chance.

Encore faut-il la saisir…


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

In Memoria, un pur plaisir de lecture ! Il faut tout de même savoir que ce dernier est un spin-off de V.E.R.I.T.A.S et malgré le fait qu’il peut être lu indépendamment, je ne peux que vous conseiller de lire le premier opus avant, pour apprécier, encore mieux, votre lecture.


Quelle joie de retrouver notre pétillante Hannah, notre belle rousse incendiaire, autant par les mots que par sa beauté. Texane jusqu’au bout des ongles, elle ne laisse personne lui dicter sa conduite et encore moins faire du mal à ceux qu’elle aime. Hannah est une guerrière. Pourtant, derrière toute cette assurance qu’elle balance à tous, Hannah est loin d’être cette fille solaire sûre d’elle. Car si elle vit sa vie à fond en suivant ses rêves, côté cœur, ses démons l’empêchent d’avancer. Bien trop brisée pour qu’on ne veuille d’elle… Bien trop cassée pour éprouver et se laisser aller malgré toute l’envie qui la dévore… Pourtant, avec le roi du basket, elle aimerait beaucoup pouvoir se laisser aller… Son crush pour Parker, le capitaine de l’équipe de basket, et accessoirement le frère du mec de sa meilleure, ne passe pas inaperçu. Elle ne s’en cache pas. Il l’épousera un jour, c’est le destin ! Et surtout, ne jamais dire jamais ! 


Parker… le solitaire, le fils bâtard d’une des familles les plus riches qui cherche sa place en vain auprès d’un géniteur qui n’en a que le nom. Malgré son âme rebelle, il reste néanmoins un Montgomery ou du moins, il fait tout pour. Il réussit dans tout car, il se doit de se montrer toujours à la hauteur. Pour mériter son nom ? Plaire à son père ? En tout cas, entre son patronyme, son physique ravageur et son charisme, côté filles, il n’a pas besoin de forcer, elles tombent toutes à ses pieds. Seulement, aucune d’entre elles ne sera jamais plus qu’une simple aventure. Il se refuse à toute attache et particulièrement à offrir son cœur… Alors, comment gérer ce qu’Hannah lui fait ressentir sans pour autant lui faire du mal ? Comment ne pas la toucher, la frôler alors que tout son corps la réclame ? Comment donner de l’amour à quelqu’un, lorsqu’on ne sent pas légitime à en donner et encore moins à en recevoir ?…


Hannah et Parker, deux façades parfaites, toutes en apparence… Mais deux âmes brisées, blessées, sur le chemin tortueux de la vie, qui se désirent, s’attirent, s’attisent même, mais qui se refusent au bonheur et au lâcher-prise. Deux êtres que le destin va mettre sur la même route pour qu’ils se réparent l’un et l’autre…


Isabelle Fourié nous malmène avec In Mémoria. Entre les virages de la honte, les sillages de culpabilités et les chemins sans joie, les âmes s’apaisent et les sourires naissent au rythme des battements de cœurs et des combats à mener vers le bonheur pour y trouver le courage et sa place. 


Des personnages qui touchent, alpaguent notre cœur sans aucun préavis, autour des sujets difficiles qu’Isabelle Fourié traitent avec une belle profondeur, mais surtout, beaucoup de pudeurs. Des personnages forts, bouleversants, addictifs, impétueux aux réparties qui ne manquent pas de nous faire rire et qui manquent encore mois de piquant. Les secondaires, bien qu’on les connaisse déjà pour certains, apportent un plus indéniable. Tous sont à connaitre. Tous resteront dans notre cœur. Une magnifique famille… qu’importe les liens du sang.


J’ai ris, beaucoup. J’ai pleuré, aussi. La retenue et la tendresse de l’auteure apporte l’éclat nécessaire à en faire un roman qui fait du bien malgré tout le mal que l’on peut ressentir. Notre cœur ne peut que succomber face à ces deux jeunes adultes qui s’aiment bien trop fort pour se donner une chance de s’aimer tout simplement sans avoir peur de blesser l’autre. Une histoire sombre en arrière-plan avec le passé de chacun, mais si lumineuse par l’aura et le courage que dégagent ce couple que l’amour répare à leur manière. Le passé est peut être le passé, mais il fait ce que nos héros sont à ce jour. Mais lorsqu’on ne sait justement pas qui on est, c’est encore plus compliqué. In Memoria, un récit simple en apparence, mais qui est loin de l’être…


J’ai aimé V.E.R.I.T.AS. Énormément même, mais In Memoria… C’est encore autre chose.  C’est une magnifique histoire, belle et pleine d’émotions. Une histoire poignante dans un mélange de rires et de larmes. Un Road Trip du cœur… et de la reconstruction de l’âme. Je ne saurais pas comment expliquer toute la positivité et la beauté que dégage ce récit, alors que les thèmes sont eux si tristes …. Une leçon de vie ? Peut-être peut-on le prendre comme ça. L’auteur nous montre que le courage est la clé de nos démons. Qu’il suffit d’oser, prendre le risque de laisser entrer la lumière malgré nos fêlures et de choisir la vie. Être maître de soi-même et de ses actions. Le tout mené et exprimé par l’auteure avec une plume très fluide, tendre et douce, mais surtout si addictive, qu’elle ne nous permet pas de pouvoir poser le roman. Aucune longueur, aucun bémol, tout est si parfait dans l’intrigue, les émotions et le temps qu’elle laisse au temps…. Les descriptions imagées à la perfection, nous plongent littéralement dans l’univers et les décors tous sublimes les uns que les autres. Que l’on soit à Harvard, en France ou encore, sur une route entre les Texas et le Montana, on en veut toujours plus. Et même lorsque l’on tourne la dernière page, on en veut encore. On ne lit pas In Memoria. On le vit et le ressent tout simplement…


Une lecture coup de cœur que je ne peux que vous conseiller de lire à votre tour. Un grand merci aux Éditions Black Ink pour m’avoir permis de découvrir ce sublime roman en service presse numérique.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

J’inspire, prêt à livrer bataille, mais il a contourné l’îlot central et me donne une accolade. Pleine de compréhension, de courage et d’amour, cette dernière me fait frissonner.

— Donc, les courses, c’était un prétexte pour se faire des câlins… Si j’avais su, je serais venue avec vous. Qu’en penses-tu, Astrid ?

— Hannah, laisse-les tranquilles.

— Seigneur Dieu ! Tu es irrécupérable. Tu ne fantasmes pas sur un plan à trois quand tu vois deux magnifiques spécimens de l’espèce masculine s’étreindre comme ça ?

Léo grogne ; je me marre et réponds avant que les choses ne dérapent.

— Hannah, nous sommes frères. Arrête tes conneries, quelqu’un pourrait croire que tu es sérieuse.

Ma rouquine hausse les épaules en tournant les talons tout en brandissant son majeur.

— Montgommorale, je t’emmerde. Et quant à toi, Montgomery, raisonne-toi, je m’occupe du barbecue.

— Putain, Hannah, rage mon frangin.

Faisant volte-face, elle place les poings sur ses hanches.

— Qui de nous deux est Texan ? l’interroge-t-elle avec virulence, puis en réponse au silence de mon frère, elle continue. Bien, l’affaire est réglée.

Astrid, restée en retrait, s’approche de son amie, mime son attitude et menace Léo d’un regard.

— Quelque chose de macho à ajouter, mon cœur ?

— Mouais… Par moments, je me dis que tu l’aimes plus que moi.

— Hum… et moi, il y a des fois, je me demande comment je peux être absolument et totalement amoureuse d’un idiot, plaisante Astrid en lui faisant un clin d’œil.

L’avis de carine sur I love the way you lie, un roman de Max L.Tilliac Chez Black Ink Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ I love the way you lie ‿︵⁺୭‧₊˚✧


Auteur : Max L. Tilliac

Genre : Romance MM

Editions : Black Ink Editions

Ebook : 4.99 €

Broché : 18.00€

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Lorsqu’une amitié censée indéfectible bascule dans une haine brûlante, cela peut conduire à bien des dérives.

Andrew et Shawn sont inséparables depuis la maternelle, complices à la vie, à la mort. Jusqu’au jour où les sentiments d’Andrew pour Shawn se teintent d’une nuance tout sauf fraternelle et qu’une tragédie anéantisse leur univers.

Trois ans plus tard, à leur entrée en terminale, Andrew est devenu la victime préférée d’un Shawn qui n’a plus rien à voir avec ce gamin taquin qu’il était.

Le roi du lycée, sportif accompli, harcèle son ancien meilleur ami, tente tout pour le briser. Coups bas, trahisons, manipulation et jalousie sont ses armes favorites.

Mais l’arrivée d’un nouvel élève perturbe cette spirale infernale. Andrew se révèle et le pouvoir pourrait changer de camp.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Shawn et Andrew se connaissent depuis toujours. Leur amitié a été comme un coup de foudre à peine âgé de cinq ans. Une amitié qu’ils pensaient indestructible tant elle était fusionnelle. Ils étaient chacun la lumière de l’autre, leurs forces, encore plus lorsque la bande de Cody les traitait de lopettes. Qu’importe tant qu’ils étaient ensemble et s’amusaient à faire les 400 coups. Mais à l’adolescence tout bascule. Shawn entre dans une spirale de mal-être qui le fait sombrer chaque jour un peu plus. Sa vie devient un véritable enfer. Rongé par la culpabilité, les remords et ses sentiments qui le dégoûtent plus que tout, il a un besoin impérieux de s’élever le plus haut possible, être le centre d’attention et réussir coûte que coûte pour éviter de sombrer encore plus dans ses ténèbres. Mais hors de question qu’Andrew ne sombre pas avec lui. IL est le déclencheur de son enfer, alors pour le punir, il va provoquer le sien. Insultes, violences, coups-bas, mis à l’écart, Andrew supporte tout avec une force et un flegme à toute épreuve. Il est loin d’être masochiste, mais tant que cela vient de Lui… il peut tout endurer. Tant qu’il le harcèle, c’est qu’il lui porte de l’attention… Tant qu’il le voit chaque jour, il peut continuer à fantasmer sur ses sentiments qui n’ont jamais fléchi. Mais à l’aube de cette dernière année de lycée, un nouvel élève pourrait bien mettre à mal tout ce pour quoi Shawn a œuvré pendant ces années et peut-être lui permettre d’ouvrir une nouvelle porte sur son avenir…

De l’amour à la haine, il n’y a qu’un pas comme on dit, mais la réciproque est aussi vraie. À moins que ce soit l’amour qui crée la haine ?

Avec I love the way you lie, Max L. Tilliac joue de sa plume avec virtuosité pour nous mettre les nerfs à vif et jouer avec nos émotions. Il nous emporte dans la vie de ces deux adolescents qui se détestent autant qu’ils s’aiment et dont l’un aime tant détester l’autre tout simplement, car il l’aime mal. Une romance poignante et bouleversante qui m’a tiré à maintes fois des larmes. Une romance qui touche en plein cœur avec des thèmes de société sensibles qui percutent, nous malmènent et aux protagonistes attachants, magnifiques et tellement émouvants. Max L. Tilliac a su faire la balance entre le côté sombre et la lumière pour nous faire passer son message dans l’émotion. Car on ne peut qu’en ressentir fasse à cette violence, mais surtout, face à ce qui la déclenche et nous montrer également que chacun peut trouver sa lumière, même dans l’obscurité. Et c’est avec des retours dans le passé que l’auteur va nous ouvrir le cœur de ces adolescents à plusieurs périodes charnières de leurs vies. Des moments clés qui nous permettront de ne pas juger et comprendre les comportements malsains de Shawn qui souffre tellement, mais aussi ceux d’Andy qu’on aimerait applaudir de la manière dont il assume sa vie et la force qu’il tire de tout ça. Le secouer aussi parfois, mais à quoi bon… L’amour a ses raisons que la raison ignore, et ce garçon a une si belle âme. Un cœur si grand, si beau. Et il sait que le destin ne les a pas rapprochés pour rien… Plus que des amis/ennemies, ils sont des âmes sœurs. Mais comment faire face aux sentiments qui vous animent lorsque les dits-sentiments ravagent votre existence et qui vous êtes ? Lorsque la passion qui vous unit est plus dévastatrice que bénéfique ?

L’affirmation de soi chez les jeunes homosexuels est encore très difficile de nos jours malgré que les barrières tombent peu à peu… Et dans I love the way you lie, l’auteur nous met face à deux adolescents qui vont la vivre différemment. On ne pourra que constater que l’environnement familial y est pour beaucoup dans l’acceptation. Je suis si admirative des parents d’Andy. Si tous les parents pouvaient être comme eux, peu importe les préjugés des autres, même si cela fait mal, on ne peut qu’être assez fort pour avancer lorsque ceux qu’on aime nous considèrent comme « normal ». Et a contrario, on voit bien la descente aux enfers du côté de Shawn qui se dégoute autant qu’il peut dégouter les autres. Combattre qui on est vraiment, se détester au point de se vouloir du mal, car l’homosexualité nous met automatiquement dans une case à part ?

Non, être homo n’est pas une tare et encore moins une maladie. Cette différence qui fait peur et qui rend les gens idiots face à ce qu’ils ne connaissent pas, qui ne leur ressemblent pas, n’en est pas une. L’amour est universel et unisexe. Aimer les hommes ne fait pas de vous des « pédés ». Non les garçons, vous n’êtes pas « pédés » vous êtes des hommes amoureux. Soyez fiers de l’être, assumez-vous et surtout aimez-vous. Votre partenaire, comme vous-même. Votre sexualité n’est qu’une partie de vous, vous êtes qui vous êtes et qu’importe ce que les autres en pensent, l’important est d’être vous-même et heureux. Être Gay ne doit pas vous empêcher d’être Gaie. Voilà le message de Max L. Tilliac dans cette magnifique romance qui nous montre toute la méchanceté humaine face à la différence, ainsi que ses conséquences qui peuvent aller beaucoup trop loin, voire, irréversible…

I love the way you lie, une magnifique cover… Un titre, une chanson qui ne pouvait pas mieux coller à ce sublime récit qui a su me toucher en plein cœur, tant la sensibilité de l’auteur est palpable dans ses mots et qui j’espère, saura vous toucher également. La plume de Max L. Tilliac est très fluide, parfaitement imagée et très percutante malgré quelques répétitions et le fait que j’aurais voulu avancer plus vite pour les retrouver dans leurs vies adultes. Mais est-ce des longueurs ? Ou ma seule envie de ne plus les voir souffrir et de les retrouver heureux ? Mais peuvent-ils seulement l’être un jour ? À vous de le découvrir 😉

  Un grand merci à Black Ink éditions pour m’avoir permis de découvrir ce nouveau roman de Max L. Tilliac en service presse numérique.


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Extrait : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Une dernière année à passer dans cette jungle où je suis, disons-le clairement, un insecte. Il y a les populaires et les impopulaires. Je fais partie de la seconde classe. Elle regroupe les intellos, les geeks, les marginaux. Mais moi, j’appartiens à une espèce spécifique : le gars un peu chelou et isolé. Ce n’est pas un choix, plutôt une simple répercussion de l’enchaînement de situations merdiques.

Pour autant, je me suis habitué à être à part. Les autres m’importent peu. J’ai appris à vivre de cette manière, mon nouveau leitmotiv m’y aidant : dans exactement trois cent huit jours, je dirai adieu à ce trou paumé et à tous ses habitants que je déteste. Un poil mélodramatique, mais je considère que cela participe à mon charme. Je crois que si je n’avais pas eu ce tempérament à tout prendre au second degré, ça fait quelque temps que je me la serais joué à la Anna Becker1.

Au lieu de jacasser, je ferais mieux de me mettre en route plutôt qu’attendre bêtement devant le bâtiment, mon vélo entre les mains. Je traverse la route après avoir vérifié qu’un imbécile ne déboulera pas à toute allure, mais ma poisse légendaire me rattrape : un putain de connard surgit de nulle part dans un 4×4 rouge flamboyant. Le choc sera violent. Peut-être moins que l’est cette chienne de vie.

K2000 pile à l’instant où je suis convaincu de vivre mes dernières secondes.

L’avis de Carine sur Clair-Obscurs Tome 2, un roman de Anna Triss chez Black Ink Editions


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Clair-Obscurs Tome 2‿︵⁺୭‧₊˚✧


Auteur :

Genre : Romance

Editions : Black Ink Editions

Ebook : 4.99 €

Broché : 17.00 €

✧˚₊‧୭⁺‿︵ Résumé : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

« Ars longa, vita brevis. »
« L’art est long, la vie est courte. »

Rachel entretient désormais une relation interdite avec son étudiant sanguin.
Sandro incarne sa source d’inspiration artistique comme elle est devenue la sienne. Il la libère de ses carcans et la pousse à s’affirmer en tant que femme.
Leur passion émaillée de couleurs vives et de nuances douloureuses compose un portrait clair-obscur d’une intensité sans égale.
Mais une tension anxiogène se referme sur eux comme un étau. À l’École des beaux-arts, des incidents inquiétants se produisent parmi les élèves. À la maison, Rachel doit mentir à son mari pour cacher son adultère tandis que Sandro se voit forcé de doucher les ardeurs de ses deux jumeaux, aussi borderline que lui, qui brûlent de jouer avec sa nouvelle muse…
En parallèle, le jeune homme se révèle de plus en plus instable sur le plan psychologique. Il est sujet à de violentes crises de frénésie, exacerbées par son addiction à la drogue.
Mû par ses pulsions destructrices, il repousse sans cesse les limites de leurs défis empreints de perversion.
L’ombre de la peur resserre ses griffes glaciales autour du cœur de Rachel.
Pourtant, elle est prête à prendre tous les risques pour sauver Sandro du gouffre de la folie, quitte à y plonger elle-même.
Entre les ténèbres et la lumière qui définissent les amants maudits, qui remportera la dernière partie du plus dangereux de leurs jeux ?


✧˚₊‧୭⁺‿︵ Mon avis : ‿︵⁺୭‧₊˚✧

Que dire … Wahouuuuuuu !

Si le premier tome était prometteur, je dois avouer que le second a dépassé toutes mes espérances. Je ne m’y attendais vraiment pas. Anna Triss a su me duper et se jouer de moi à la perfection et il est très rare que je ne vois pas venir les choses. Cela m’a rendu euphorique, excitée d’aller de découverte en découverte, de rebondissement en rebondissement, et ce, jusqu’au point final qui là encore, m’a scotchée ! Que c’était bon ! Tordu, machiavélique, passionnel, intense et addictif au plus haut point. Un roman Clair-obscur tout en nuances de variations émotionnelles démentielles. Noir et lumineux à la fois. Angoissant, percutant, bouleversant, palpitant et époustouflant ! Une piqûre d’adrénaline à l’état pure !

Ce roman est juste une bombe livresque !

Sandro et Rachel, les amants maudits du lac…. Roméo et Juliette font pâle figure à côté de leur histoire. Il faut dire qu’Anna Triss ne va pas faire dans la dentelle. Elle va au bout des choses et ne les épargne en rien. Non rien… Une scène restera d’ailleurs, gravée à jamais dans ma mémoire. Quel art dans sa plume ! Ce tableau Clair-obscur m’a fascinée autant qu’il m’a remué les tripes. Je me demandais jusqu’où elle irait et la réponse était pourtant simple… Comme tout artiste qui crée son œuvre, Anna Triss m’a emportée dans sa folie pour faire de cette scène une œuvre d’art magistrale, surréaliste… Je ne pouvais dire si j’aimais ou pas tant c’était dérangeant et pourtant, aucun mot ne pourrait égaler les sentiments qui m’ont envahie… j’ai presque envie de dire que c’était, viscéral ! Magnifique dans sa noirceur ! Sublime dans sa dépravation. Sensuel, sombre et intense à la fois. Il est clair que je dois être aussi un peu tordue pour aimer cette romance sombre et ses personnages à ce point. Mais j’assume et j’en redemande !

Sandro est un mélange à lui seul de plusieurs grands noms de l’art. On peut retrouver en lui un peu de Dali, de Van Gogh, de Rodin ou en encore de Picasso. Surement bien d’autres dont je ne connais pas les histoires. Ce héros qui m’obsède encore par son regard hypnotique et son piercing que je pouvais même sentir par procuration, mais surtout par ses fêlures… Cet homme, cet amant maudit, cet artiste fou balloté par les chaos de son existence et ses bleus à l’âme. Il est si… tourmenté, écorché à vif, spleenétique, beau comme un dieu et complètement habité de sa mélancolie qui le rend à la fois fou et romantique. Son monde est électrique, sauvage, passionnel, mais vide de sens sans sa muse. Rachel, sa professeure d’art…

Sulfureuse, passionnée, elle est pour Sandro sa source de création, mais aussi de destruction. Elle va basculer du côté obscur avec lui et paradoxalement, retrouver la lumière en s’enfonçant dans les ténèbres de son amant. Elle se révèle à travers ses yeux, ses jeux, ses envies et son désir pour cet élève fou pour lequel elle est prête à jouer à des jeux pas très catholiques. Elle, la petite prof dépressive, mariée à un pervers narcissique, qui n’a de cesse de la rabaisser, se voit être du jour au lendemain, le centre du monde d’un homme. Malgré ses doutes et les convenances, malgré les crises de Sandro, malgré ses frères qui lui font peur, elle ne lâche rien. Elle ne peut plus se passer de lui. Mais, jusqu’où est-elle prête à le suivre dans sa folie et ses jeux Clair-obscurs ?

Ne pourrait-il pas la mener au point de non-retour ?

Je n’ai pas lu ce livre, je l’ai vécu tant l’auteure nous happe à l’intérieur de ce dernier. Je dirais aussi qu’elle nous manipule à sa guise tout au long de la lecture et elle est très forte. Sa plume est fantastique, fluide et addictive. Avec ce second tome, elle nous fait monter dans un ascenseur émotionnel et nous tourmente de bien des façons jusqu’à nous apporter une fin des plus exceptionnelles ! Sa plume est d’une telle richesse. Elle possède une belle culture, mais surtout, une palette de nuances d’émotions qu’elle orchestre d’une façon magistrale. Tout comme l’intrigue et la psychologie des personnages. Le travail que l’auteure a dû faire pour écrire ce roman n’a pas dû être facile. Mais tout est fait avec brio dans le moindre détail, au millimètre près et avec une sacrée audace.

Si je n’avais pas vu le côté Dark dans le premier volet, je peux vous garantir qu’avec ce second tome qui clôture la duologie, on est en plein dedans ! Cela fait plus d’une semaine que je l’ai terminé et pourtant, il me hante encore. Je voulais que les palpitations retombent avant de vous écrire mon avis, car, on est rarement objective lorsqu’on est emportée à ce point par une lecture (peine perdue). Une lecture parfois très douloureuse qui remue les tripes, nous déroute et nous apporte son lot d’émotions uniques dans beaucoup de passages clés, et un panel de sentiments électriques qui ne nous quittent pas d’un bout à l’autre.

Je vous invite à découvrir au plus vite cette œuvre d’art qui en renferme beaucoup d’autres entre ses pages et que vous pouvez retrouver exposé sur toutes les plateformes de téléchargements légales, mais aussi dans sa version papier.

Un grand bravo à Anna Triss ! Merci pour ton audace et ton ingéniosité. Merci encore une fois à Black Ink Éditions de m’avoir fait découvrir cette dark romance démentielle.

°·..·°¯°·..· Extrait : ·..·°¯°·.·°

Un vague sourire s’imprime sur mon visage tandis que mes frangins rient à gorge déployée, mais je n’ai pas la tête à triper avec eux ce soir. Je suis attiré comme un aimant par ce qui se cache dans mon atelier. Je serai bien plus détendu une fois que j’aurai passé mon territoire au peigne fin.

Sans proférer un mot, je me dirige vers la pièce verrouillée. Derrière moi, Raph et Andrea redeviennent muets. Je sens leurs quatre yeux peser lourdement sur mon dos nu trempé d’un voile de transpiration alors que j’insère la clé dans le trou de serrure.

Lorsque j’ouvre la porte, le bas de celle-ci bute à mi-chemin sur un objet en bois qui racle le sol. Je baisse la tête en pénétrant dans l’atelier. Mon chevalet, cassé en plusieurs morceaux ! Je blasphème. Je vais devoir en racheter un.

Bilan, un désordre apocalyptique encombre mon antre.

Toiles ratées, brisées par mes mains.

Croquis déchirés.

Chiffons en lambeaux.

Tubes explosés.

Dessins préparatoires rayés.

Pinceaux, crayons, stylos, brosses, rouleaux, burins, colles, éponges et gommes dispersés sur le sol.

Éclaboussures de peinture à droite à gauche.

Gribouillis abstraits sur les murs.

Bouteilles de tequila vides et cendriers croulant sous les mégots de joints : drogue et alcool, les deux essences auxquelles j’ai carburé. Voilà d’où provient l’arrière-goût dégueulasse qui s’attarde sur mes papilles.

Je vais passer des heures à tout nettoyer et ranger. D’ordinaire, ce n’est pas aussi bordélique. On dirait que j’ai été foudroyé par un accès de rage au cours de ma crise et que je me suis défoulé sur tout ce qui m’entourait, comme un animal sauvage incontrôlable. Pas bon, ça…

Mon regard échoue sur une grande toile de forme carrée de deux mètres, adossée au mur, recouverte par un vieux drap blanc et froissé. Je l’ai bâchée avant de me barrer de mon atelier. C’est insolite. Perturbant, même.

Je tire sur un pan de tissu d’un geste sec. Il glisse théâtralement à terre, tel un immense linceul.

J’ai utilisé des pastels. Les tons rouges et noirs prédominent. Le mal de crâne qui martèle mes tempes depuis mon réveil se met à pulser au rythme anarchique de mon cœur.

Avec un frisson instinctif, je recule pour avoir une vision d’ensemble sur la toile XXL où figurent trois scènes encadrées par de longs traits sombres, nerveux et fébriles, comme un enchevêtrement de griffures.

Un triptyque.

Le chiffre trois, encore et toujours.

L’avis de Carine sur La liberté du vent un roman de Priincess Ramera Cassi


Titre : La liberté du vent

Auteur :  Priincess Ramera Cassi 

Genre : Dark romance

Editions : Auto

Ebook : 3.49€

Broché : 16.00 €

Résumé : 

Je m’appelle Laura Delacroix.
Je vais vous raconter ma triste histoire.
Celle d’une fille qui rêvait de liberté et de paix.

Prête à quitter cette terre, j’ai déployé mes ailes.
Il est sorti de l’ombre pour m’en empêcher.

« Nathanaël »

Il m’a prise dans ses bras et a soufflé ces mots en mon âme :

« Jeune demoiselle au cœur meurtri, à la volonté flanchée et à l’estime abîmée. Tu ne dois pas avoir peur de la vie.
Elle te réserve tant de belles choses.
Tu es bien trop jeune pour penser à partir.
Ne perds pas espoir, Laura. Ne prends pas ton envol. »

Je voulais vivre ces instants éphémères.
Avoir des souvenirs.
Ressentir.

Alors j’ai accepté sa requête en posant une condition :

« Livre-moi tes démons et je partagerai les miens. »

• ♡ • ♥ • ♡ •

AVERTISSEMENT
Cette histoire aborde des thèmes adultes et troublants.
Elle comporte des scènes susceptibles de heurter la sensibilité des lecteurs et s’adresse exclusivement à un public averti.

Mon avis écrit par #Carine : 

La liberté du vent… Tout comme celle de la plume de Priincess Ramera Cassi qui une fois de plus a pris des risques inconsidérables en écrivant ce récit dur, fort et si réaliste… La triste réalité de la vie qu’on occulte bien souvent malgré nous. Des faits divers qui nous touchent et pour lesquels on va verser quelques larmes en s’indignant de la toxicité des réseaux ou encore de la presse. Et puis… la vie continue et même si parfois on y pense, cela part aux oubliettes jusqu’au prochain drame qu’on va nous mettre sous les yeux… Et là, on se dira : Mince encore, tu te souviens du petit untel l’année dernière ? Mais entre nous, combien faudra-t-il de drames avant que ne cesse la connerie humaine ?

Ce fléau qui a de moins en moins de limites et qui gangrène le cœur de beaucoup de victimes est devenu impossible à arrêter. Que ce soit par les canaux numériques ou encore par la pression médiatique, le harcèlement et le cyberharcèlement sont devenus monnaie courante et poussent beaucoup de jeunes au désespoir. Le poids des mots… ceux qui créer les maux , mais il ne faut pas oublier que d’autres peuvent les guérir. Alors, ayez les bons mots ! Faites attention à ce que vous dites, au mal être de vos enfants. Faites les verbaliser. Soyez attentifs et compréhensifs. Soyez là pour eux. Car s’il y a bien une chose encore plus grave que les mots, c’est l’indifférence aux maux.

La liberté du vent… un roman choc ! Bouleversant, dramatique et puissant.

Laura est hantée par ses démons et son mal être qui lui colle à la peau et à l’âme. Se lever de son lit est chaque jour un supplice et n’aspire qu’une chose, mettre un terme à tout cela en dansant avec le vent. Retrouver sa liberté et alléger ce poids qui lui pèse chaque jour un peu plus. Laura ne désire qu’une seule chose, que tout s’arrête… Mais sa rencontre avec Nathanaël pourrait bien changer la donne. Grâce à lui, Laura va apprendre que ressentir n’est pas que souffrance. Que la vie peut aussi avoir des bons côtés et que danser avec un garçon est peut-être finalement plus vivifiant que de le faire avec le vent…

Ne t’envole pas Laura. Prend le temps de vivre, de ressentir et d’apprécier la vie. Déploie tes ailes, mais pas pour danser avec le vent. Accepte de danser avec lui Laura. Ressent. Vit… Respire. Attrape sa main et ne la lâche pas.

Deux êtres brisés peuvent-ils renaître ensemble ?

Priincess Ramera Cassi aborde une fois de plus des thèmes de société qui nous percutent et nous laisse complètement chaos avec sa manière bien elle de nous immerger complètement dans les émotions de ses héros et nous pousser à la réflexion. Si elle écrit avec ses tripes, nous on la lit avec les nôtres… Avec La liberté du vent, elle ose. Elle ose nous mettre en face de ce qui nous fait peur, de ce qu’on occulte bien trop souvent en pensant que cela ira mieux demain. Mais si cela nous touchait personnellement ? Comment pourrions-nous faire face ? Avec ce roman, elle montre du doigt l’envers du décor de l’indifférence face au harcèlement que Laura a pu subir… et pas que. Elle nous apprend que laisser le temps au temps ne suffit pas toujours et que les blessures sont là pour la vie si personne n’est là pour aider à les cicatriser. Priincess met en évidence les effets dévastateurs et toutes les répercussions sur la vie de Laura, mais aussi sur la vie de ceux qu’elle aime.

Un roman dérangeant de part son histoire, les thèmes abordés et la manière dont l’auteure à fait le choix de mettre le tout en lumière. Dès le début on est plongé dans une impression de malaise qui ne fera qu’augmenter au fil des pages avec cet espoir qui ne nous quitte pas. On va suivre l’histoire de Laura qui ne désire que reprendre sa liberté et mettre un terme définitif a toutes ses voix et ses ombres qui lui pourrissent l’existence depuis tant d’années. Cela fait si longtemps qu’elle s’y prépare que rien n’aurait pu la faire changer d’avis. Rien n’y personne… même pas sa petite sœur qui veille sur elle et qu’elle aime plus que tout au monde. Pas même son ami Dimitri qui est toujours là pour elle. Personne vraiment ? Sa rencontre avec le beau et ténébreux Bad Boy pourrait-elle lui donner envie de plus ? Plus ressentir au point d’en apprécier la vie ? Au point de ne plus vouloir danser avec le vent ?

Des personnages atypiques que l’on ne peut qu’aimer. Que ce soit les principaux avec leurs imperfections tout comme les secondaires. Ils ont une place chère au cœur de Laura et donc dans le nôtre.

J’ai été profondément bouleversée par la dureté de ce roman et complètement conquise par le message de Priincess Ramera Cassi. J’avais cette impression de tenir la vie de Laura entre mes mains et lui chuchoter au fil des pages des mots de réconforts et assez fort pour lui donner la force de se battre. D’être là pour elle en tant que maman, amie. Lui dire que je comprenais ses maux, et que d’y mettre des mots pourrait la sauver. Mais comment faire confiance lorsqu’on vous a déjà tourné le dos. Lorsque vos mots n’ont eu aucune valeur… Bien au contraire, ils ont même déclenché l’apocalypse et sonner le début de la fin. Comment ne pas se sentir une merde lorsque la personne la plus chère a votre cœur vous considère comme tel ? Comme ce maillon faible qui fait honte et qu’on cache en enfouissant sous un tapis comme une vulgaire poussière…

Avec la liberté du vent, Piincess Ramera Cassi tape fort. Très fort. Mais toujours de manière poétique qui apporte la légèreté d’une plume virevoltante dans le vent. Elle aussi danse. Elle danse en nous maintenant sur le fil du rasoir sans jamais savoir de quel côté Laura va tomber. Pour cela il nous faut tout savoir pour bien comprendre et là encore l’auteur nous fait croire que l’on sait. Mais on ne sait pas tout ! Et lorsque la vérité éclate, c’est insoutenable, écœurant, mais tellement maîtrisé une fois encore par la plume de l’auteure avec les mots justes. J’en reste sans voix tant ce roman m’a fait verser des larmes, serré le cœur aussi. Car ce n’est pas juste un roman, c’est un appel à l’aide. Un appel à la réflexion et une mise en garde. Le harcèlement est une descente en enfer qui ne cesse pas, qui mène à la dépression et parfois au suicide. C’est un virus qui contamine la famille entière et qui ne meurt pas lorsque l’on quitte la source. Abandonné des autres, on s’abandonne à notre tour jusqu’à tomber dans un puits sans fond et ne jamais se relever.

Un grand merci a Priincess Ramera Cassi pour sa confiance et sa patience.

Bon a savoir :

En cas de cyber-harcèlement, vous pouvez contacter le n° net Ecoute 3018, géré par l’association E-Enfance. Au-delà de l’écoute et du conseil, Net Ecoute peut vous aider au retrait d’images ou de propos blessants, voire de comptes le cas échéant.

Les numéros d’aide et d’écoute en cas de dépression :

SOS Amitié

S.O.S. Amitié offre, à tous ceux qui choisissent d’appeler, la possibilité de mettre des mots sur leur souffrance et, ainsi, de prendre le recul nécessaire pour retrouver le goût de vivre. Le site donne les numéros d’appel de chaque région et offre aussi un service d’écoute web (anonymat, confidentialité et non directivité).

Suicide écoute

Accueil et écoute des personnes confrontées au suicide, 24h/24, 7j/7.

SOS Suicide Phénix

Accueil et écoute des personnes confrontées au suicide, 7j/7 de 16h à 20h.

  • Numéro d’appel national : 0825 120 364 (15ct / min)
  • Numéro d’appel régional Île-de-France : 01 40 44 46 45 (prix d’un appel local)
  • Site internet : http://www.sos-suicide-phenix.org/

Écoute-famille

Cette ligne d’écoute créée par l’Unafam est destiné aux familles ayant un proche en souffrance psychique. Des psychologues conseillent et orientent les familles.

  • Numéro d’appel : 01 42 63 03 03 (prix d’un appel local)

Fil Santé Jeunes

Cette ligne d’écoute a été créée plus spécifiquement pour les enfants et adolescents : écoute, informations et orientation des jeunes dans les domaines de la santé physique, psychologique et sociale. Ouvert 7j/7 de 8h à minuit.

Phare Enfants-Parents

Phare Enfants-Parents est une association qui a pour objectif de prévenir le mal-être et le suicide des jeunes. Elle propose un espace d’accueil et d’écoute (gratuit) pour les parents et les enfants en souffrance. Cette association apporte également un soutien aux parents endeuillés par suicide.

  • Numéro d’appel : 01 43 46 00 62 (du lundi au vendredi 10h-17h)
  • Mail : cavaoupas@phare.org
  • Site internet : http://www.phare.org/

Des associations peuvent également vous aider à surmonter votre dépression :

Association France-Dépression

Cette association française contre la dépression et la maladie maniaco-dépressive
soutient les personnes dépressives et leur entourage : groupes de parole, permanence téléphonique, conférences…

L’Unafam

L’Unafam (Union nationale des amis et familles de malades psychiques) accueille, soutient
les familles et défend leurs droits. L’Unafam organise des formations afin d’aider les proches confrontés à la maladie psychique.

  • Numéro d’appel : 01 53 06 30 43 (pour obtenir le numéro de votre section départementale)
  • Site internet : http://www.unafam.org/

Extrait  :

De légères mèches de cheveux lui retombent sur le front et d’après leur forme, je peux en déduire qu’il a passé sa main dedans à de nombreuses reprises, les rendant indomptables.

— Respire, Laura, et il répète ces mots telle une complainte avec un léger froncement de sourcils.

— Expire, inspire, expire, inspire.

Ses lèvres entrouvertes laissent échapper son souffle sur les miennes et je me focalise dessus pour suivre le rythme.

Il est le chef d’orchestre et je ne suis qu’une musicienne.

Il donne le ton et je produis les notes pour la partition.

Combien de temps cela dure ? Je ne saurais le dire.

La chaleur de ses mains sur ma peau me procure une délicieuse sensation. J’imprime chaque petit détail, même les plus insignifiants. Je perds l’esprit et pour une fois, je suis bien contente de devenir folle. Je ne me focalise plus sur mes problèmes, mes douleurs, mon manque d’air et mes crises.

Je ne vois que lui, Nathanaël.

Cet homme est un parfait étranger pour moi.

Pourtant, il arrive là où bien d’autres ont échoué.

Ressentir.

L’auto-édition à l’honneur avec Priincess Ramera Cassi


Salut les étoiles,

Notre rubrique du jeudi consacré à l’auto-édition vous embarque à la découverte de Priincess Ramera Cassi. Pour celles qui ne la connaissent pas, sachez que Priincess Ramera Cassi est une auteure indépendante française qui a déjà 6 livres à son actif dont vous pouvez retrouver mes avis ci-dessous pour chacun d’entre eux. Oui les étoiles et Priincess Ramera Cassi c’est une belle aventure, et ce, depuis les débuts de chacune et c’est avec grand plaisir que nous vous confions cet article aujourd’hui.

The Fallen Angels Tome 1

The Fallen Angels Tome 2

The Fallen Angels Tome 3

The Fallen Angels Tome 4

The Fallen Angels Tome 5 ? Est en cours d’écriture et nous avons hâte de le découvrir ♥️

The Moon represents my heart

La liberté du vent

Cassandra, K6 pour beaucoup de personnes. Son nom d’auteur est Priincess Ramera Cassi. Son inspiration lui vient de sa propre vie. Lorsqu’elle ressent le besoin de s’exprimer, l’écriture lui est venue comme une évidence puisqu’elle a toujours aimé lire et écrire. Délivrer ses maux par les mots soulage son âme, Il faut savoir que chaque tome de sa saga The Fallen Angels, a été écrite pour se libérer du poids de son passé. Chaque tome a été écrit avec son cœur et ses tripes… Elle y met beaucoup de sa personne, de son vécu et de ses propres ombres. Elle brise les codes en osant parler haut et fort de thèmes tabous. Parler de suicide, de drogue, de violence sur les enfants ou encore de la maladie ne lui fait pas peur. Elle nous ouvre les yeux sur des sujets de société extrêmement violents qu’on banalise sans même sans rendre compte. Elle ose juste mettre en lumière les ombres que beaucoup cachent… Que beaucoup chuchotent… Mais K6 elle, les hurlent avec ses tripes dans chaque ligne qu’elle écrit. Et c’est ce qui rend sa plume unique. Car au milieu de toute cette noirceur et de la dureté de ses thèmes, sa plume, elle, est poétique et douce.

Je vous laisse découvrir tous mes avis sur ses romans :

Mon avis sur The Fallen Angels, un roman de Priincess Ramera Cassi – Les Etoiles Des Bibliothèques (lesetoilesdesbibliotheques.com)

L’avis de Carine sur The Fallen Angels-Tome : 2 Abygaïl & Geoffroy – Les Etoiles Des Bibliothèques (lesetoilesdesbibliotheques.com)

L’avis de Carine sur le roman de Priincess Ramera Cassi :The Fallen Angels, Tome 3 : Ava & Jayden – Les Etoiles Des Bibliothèques (lesetoilesdesbibliotheques.com)

L’avis de Carine sur The Fallen Angels T-4: Dany & Liam – Les Etoiles Des Bibliothèques (lesetoilesdesbibliotheques.com)

L’avis de Carine sur The Moon represents my Heart, un roman de Priincess Ramera Cassi – Les Etoiles Des Bibliothèques (lesetoilesdesbibliotheques.com)

La liberté du vent. ( mon avis arrive dans la journée)

Nous vous remercions de l’attention que vous aurez porté à ce Jeudi Auto-Editions et nous vous donnons rendez-vous la semaine prochaine.


Les Petites étoiles du Mercredi avec Mélanie Grandgirard


Mélanie Grandgirard est née dans les Ardennes en 1980.

Après son bac, elle décide d’explorer diverses voies artistiques comme la photographie, la scénographie, le modelage ou le graphisme, à la Faculté d’Art de Valenciennes. Au terme de 4 années d’études, elle retourne en Champagne-Ardenne où, durant un an, elle exerce dans une agence de communication.

C’est en 2007 qu’elle décide de se lancer en tant qu’illustratrice jeunesse indépendante et de s’installer à Lille. Mélanie débute dans l’édition jeunesse, réalisant des illustrations pour la presse, puis pour les éditions Casterman.

Ses premières illustrations dans le domaine du jeu seront réalisées pour les éditions Play Bac et la Fnac éveil et jeux, autour de l’apprentissage de la langue. Depuis 2007, Mélanie travaille principalement pour l’édition jeunesse, qu’il s’agisse d’albums, de parascolaire ou de livres d’activités.

C’est en 2015 que la société américaine Game Wright lui propose d’illustrer le jeu Outfoxed! (Nom d’un renard ! en VF). Un jeu lauréat de l’As d’Or 2018 au Festival International des Jeux de Cannes.

Quand elle ne dessine pas, Mélanie peint, expose, se prête à quelques expériences créatives et anime des ateliers dans les écoles, médiathèques et salons.

Mélanie Grandgirard est membre de la Charte des auteurs et des illustrateurs jeunesse.

(source article)

Aujourd’hui Melanie Grandgirard est à l’honneur chez les étoiles avec la découverte de Mon premier Céline Dion. Et nous remercions chaleureusement La Masse Critique Babelio pour l’envoi de ce service presse.

Mon premier Céline Dion

  • Éditeur : Play Bac; Illustrated édition (3 mars 2021)
  • Langue : Français
  • 12 pages
  • Âge de lecture : 1 année et plus
  • Poids de l’article : 230 g
  • Dimensions : 16.2 x 1.4 x 16.1 cm

Écouter et fredonner Céline Dion aux tout-petits  !
 
Avec ce livre sonore, l’enfant découvre les classiques de la chanson française. Il s’amuse à chercher la puce et appuie dessus pour lancer la musique tout seul  ! Un vrai moment de complicité et d’émotion à partager avec son enfant.
 
Dans ce livre  :
– My Heart Will Go On
– Pour que tu m’aimes encore
– S’il suffisait d’aimer
– I’m Alive
– J’irai où tu iras
 
Avec un niveau sonore maîtrisé, le livre est adapté aux plus petits.
Dès 1 an.
 
LIVRE MUSICAL / LIVRE SONORE / LIVRE À PUCE / ÉVEIL / CELINE DION / STAR / MUSIQUE / CHANSON FRANÇAISE

L’avis des enfants :

Paul et Calista ont pris un réel plaisir dans la découverte de ce petit livre illustré.


Paul (2 ans)aime tourner les pages qui sont d’ailleurs très facile d’accroche pour les petites mains grâce à leur épaisseur ! Il aime beaucoup appuyer sur les puces pour que la musique se mettre en route et à très vite trouvé le bouton marche/arrêt.

Calista (2 ans et demi) Ne quitte plus le livre. Elle chante ( du yaourt dans toute sa splendeur 🙂 ) Elle danse. Elle raconte l’histoire qu’il n’y a pas en se servant des illustrations.

Mon avis :

Je trouve que cette collection de livres est vraiment un très bel éveil musical. Les parents (ou nounou comme moi) peuvent faire découvrir leurs chansons préférées à leurs enfants tout en les éveillant à la musique et à la lecture de manière très ludique.

Mon premier Céline est un bel ouvrage cartonné assez épais qui permet aux enfants la découverte de cinq titres de Céline Dion. Il est robuste ce qui permet de laisser l’enfant le découvrir et le toucher autant qu’il le souhaite sans avoir peur de le casser.

Les illustrations sont vraiment sublimes, les couleurs harmonieuses attirent l’œil, tout comme le fait que ce soit des animaux qui y soient représentés. Il n’y a pas de petites histoires, juste des paroles de chansons, mais les dessins de Melanie Grandgirard laissent une belle place à l’imagination. Pour preuve, la petite Calista se raconte elle-même ses histoires. Le tout réuni, rend la manipulation attrayante et joyeuse.

Sur chaque page, une puce et les paroles de la chanson qui correspond.

L’enfant doit trouver la puce et appuyer dessus pour mettre la musique en route. La musique dure entre 25 et 30 secondes suivant les pages. Certain feront de belles vocalises comme Calista et d’autres, comme Paul, n’arrêteront pas de dire  » encore ! » pour que vous chantiez. Et qui n’aime pas chanter ?

J’ai vraiment aimé faire découvrir ce petit livre illustré aux enfants. Je dois avouer avoir été déçu de prime abord, car je pensais qu’il y aurait les vraies chansons chantées et une histoire en fil conducteur. La musique est aussi assez bizarre, faite par ordinateur ou synthétiseur, mais finalement, on s’y fait rapidement. C’est en voyant les enfants si content avec leur livre à la main et les regarder le découvrir à leur manière, que je me suis vite rendu compte qu’il était tout simplement parfait et que les imperfections que je pouvais lui trouver, n’étaient pas là pour rien. S’il y avait eu les paroles chantées, il n’y aurait pas eu autant d’interactions entre les enfants et moi. Là, ils ont eu besoin que je chante et ont aimé prendre exemple sur moi en essayant de répéter à leur manière avec un langage bien à eux.

Il n’y a pas d’histoire en fil conducteur ? Pas de soucis, les illustrations s’y prêtes parfaitement pour que chacun puisse faire la sienne.

Seul bémol, je trouve que les musiques ne démarrent pas toujours à l’endroit des paroles, mais qui ne connait pas ses grands classiques ?

Un grand merci à la masse critique babelio et aux Editions Play Bac pour l’envoi de ce sublime petit livre qui me donne très envie de me procurer d’autres titres. Le prochain ? Bob Barley !

Dans la même collection vous pouvez retrouver différents chanteurs comme :

Mon premier Gainsbourg, Éditions Play bac

Mon premier Brassens, Éditions Play bac

Mon premier Aznavour, Éditions Play bac

Mon premier Dalida

Mon premier Goldman

Mon premier Renaud

Mon premier France Gall

Mon premier Balavoine

Mon premier Bob Marley

Mon premier Michel Berger

Mon premier Johnny

Mon premier Claude François

Mon premier Elvis Presley

Mon premier Jacques Brel

Mon premier Edith Piaf

Mon premier Céline Dion par Mélanie Grandgirard

Mon premier Céline Dion

Mon premier Céline Dion

Mélanie Grandgirardtous les livres sur Babelio.com

Toute la bibliographie de Melanie Grandgirard

Puzzles Brillants pays imaginaires, Éditions deux coqs d’or

Sables phosphorescents animaux de la nuit, Éditions deux coqs d’or

Moustache a un rival, Éditions Auzou

La princesse de l’île minuscule, Éditions Fleurus

Conte à gratter boucles d’or, Éditions deux coqs d’or

Conte à gratter le chaperon rouge, Éditions deux coqs d’or

Colos velours, Éditions deux coqs d’or

Tableaux à strass, Éditions deux coqs d’or

Scratch l’éléphant est trop collant, Éditions Auzou

Un mensonge de trop pour Moustache, Éditions Auzou

J’aime la galette et autre comptines, Éditions Fleurus

Le super livre à inventer des histoires, Éditions Fleurus

Kiss le serpent s’ennuie tout le temps, Éditions Auzou
Le vilain petit canard – Contes à tiroirs Éditions Retz

Crayola – La Jungle, Éditions Grund

La petite poule rousse, Éditions Fleurus

Moustache le roi des bêtises, Éditions Auzou

Les plus jolies berceuses pour les bébés (+CD), Éditions Fleurus

Histoires pour s’endormir, Éditions Fleurus

L’histoire de Noël, Éditions Fleurus

Mais quelle mouche l’a piqué ?, Éditions Frimousse

L’Histoire de Pâques, Éditions Fleurus

Le loup qui sentait la fraise, Éditions Fleurus

L’histoire de Marie, Éditions Fleurus

Le monde merveilleux de mes 1 an : Pour les filles ! Éditions Fleurus

Le monde merveilleux de mes 1 an : Pour les garçons ! Éditions Fleurus

Bonjour, Éditions Fleurus

Et si je mangeais ma soupe, Éditions du Seuil

La ferme : 3 pantins articulés à décorer, livre d’activités Éditions Fleurus

Notre Père et autres prières, Éditions Fleurus

Lis avec Moi : les Animaux et Leurs Petits, Éditions Lito

Suprise à la ferme, Éditions Hemma (belgique)

Goldylocks and the three bears, Éditions Lady Bird

The three little pigs, Éditions Lady Bird

Petite Girafe fête son anniversaire, Éditions Auzou

Abécédaire du Père Noël, Éditions Fleurus

Une souris verte : Comptines de A a Z (collectif), Éditions Lito

100 Petites Histoires : 100 Histoires de Noël (collectif), Éditions Lito

Le Chat Botté, Éditions Auzou

les bisous de Camillou, Éditions Élan Vert

Abécédaire des bêtises, Éditions Fleurus
À la ferme, Éditions Fleurus

Fini les bonbons, Éditions Lito

Bientôt je lis le Koala, Éditions Atlas

Bientôt je lis le Poulain, Éditions Atlas

Mon cahier d’école maternelle (petite, moyennne et grande section) création des mascottes, Éditions Nathan

Enquête au zoo Alphabeto, Éditions Mic-Mac

Histoires de Noël (collectif), Éditions Lito

Histoire d’animaux, Histoire drôle, Histoire de princesse et de chevalier, Histoire pour dormir (collectif), Éditions Fleurus

Le dictionnaire des questions (collectif), Éditions Fleurus

Histoire à dessiner «Zanskar, le vantar de la jungle», Éditions Fleurus

Grands méchants loups et autres contes, Éditions Magnard

Tom pouce, Éditions Atlas

Barbe bleue, Éditions Atlas

La petite fille aux allumettes, Éditions Atlas

Poucette, Éditions Atlas

Blanche neige et les 7 nains, Éditions Atlas

Le lièvre et la tortue, Éditions Retz

Dinette dans le tractopelle, Éditions Talent Haut

Moustache ne se laisse pas faire, Éditions Auzou

Histoire pour attendre et ptit jeux pour patienter (collectif), Éditions Fleurus

40 Contes pour les Tout-Petits (collectif), Éditions Lito

Mots d’école mon livre de Français, Éditions Sed

Bouline la vache sans tâche, Éditions Lito

1,2,3 comptines, Éditions Lito

50 histoires à lire en turbulette, Éditions Lito

Mots d’école j’apprends à lire au cp, Éditions Sed

Le petit Chaperon rouge, Éditions Atlas

Je chante et je joue avec mon bâton de pluie, Éditions Atlas

Je chante et je joue avec mon irish spoon, Éditions Atlas

Collections les petites bouilles, Éditions Casterman